Le Marais
Le Marais est un des quartiers les plus connus de Paris. Pourtant, il cache encore bien des secrets. Notamment l’origine de son nom. En effet, on voit très rapidement le rapport avec les zones marécageuses, mais ce n’est pas la seule raison… Deux parties de son histoire se sont suivies et ont renforcé cette appellation !
Il y a très longtemps, la Seine comptait deux bras dans Paris : celui que l’on connait encore et un autre qui courait du Pont de l’Arsenal au pont de l’Alma, mais qui montait jusqu’aux Grands Boulevards à peu près. Avec les années, cette partie s’est asséchée, jusqu’à disparaître. Toutefois la terre restait très humide, voire marécageuse à ces endroits là, notamment dans l’actuel Marais qui était proche des deux affluents.
À partir du IXe siècle, de nombreuses communautés décident d’investir cet espace. Il fallait donc développer l’agriculture pour nourrir tous ces nouveaux habitants. Une grande partie des terres est alors transformée en culture maraîchère. L’humidité des sols permettait, de fait, des bonnes récoltes.
C’est donc de ces deux sens que le Marais tire son nom !
* Il y a des questions sur Paris dont on aimerait bien avoir la réponse. Que ce soit des interrogations importantes sur la capitale, son histoire ou ses bonnes adresses ou des mini-informations à picorer dont on peut se servir pour briller en société. Avec ses « Le saviez-vous », Paris ZigZag essaie de lever le mystère sur tout ce que l’on a toujours voulu savoir sans jamais oser le demander…
Coronavirus : Singapour est touché par une deuxième vague de Covid-19
Singapour a annoncé lundi un nombre record de plus de 1.400 nouveaux cas de Covid-19. Il s'agit de la 2e vague de contamination tant redoutée.
Singapour est touché par une deuxième vague de Covid-19. Le pays a annoncé lundi un nombre record de plus de 1.400 nouveaux cas détectés pour l'essentiel dans les foyers où sont hébergés les travailleurs migrants dans la cité-État. Le pays avait réussi dans un premier temps à contenir la propagation du virus grâce à une stratégie de contrôle très stricte et de traçage des contacts avec les personnes infectées.
Le nombre de nouveaux cas a bondi dans le pays depuis que des campagnes de tests ont été lancées dans les foyers surpeuplés où vivent les travailleurs migrants, souvent dans des conditions insalubres. Singapour compte quelque 200.000 ouvriers du bâtiment, venus d'Asie du Sud pour la plupart, qui construisent pour quelque 400 à 500 dollars par mois les tours et centres commerciaux géants de la riche cité-Etat.
Le Premier ministre singapourien Lee Hsien Loong avait averti ce week-end que le nombre de travailleurs migrants contaminés par le virus était susceptible d'augmenter fortement à mesure que les campagnes de tests seraient déployées. "Heureusement la grande majorité de ces cas sont légers puisque les travailleurs sont jeunes", a noté le responsable sur Facebook.
Les autorités ont ordonné la quarantaine pour des dizaines de milliers d'ouvriers et déplacé une grande partie d'entre eux vers des logements moins denses, afin d'éviter une propagation plus grande.
Pourquoi tous les Brest-Paris affichent complet le 11 mai
Les mesures applicables à compter du 11 mai ne sont pas encore connues, ni pour les trains, ni pour les gares. Photo François Destoc
Nicolas Salles
Les trains partant de la Bretagne vers Paris sont-ils déjà tous complets à compter du 11 mai, comme semble l’indiquer le site de réservation de la SNCF ? « Non », répond la SNCF.
Que tous les Parisiens et Franciliens ayant choisi de subir le confinement en terres bretonnes se rassurent. Non, tous les trains à destination de Paris en date du 11 mai et des dates ultérieures ne sont pas « complets ». Et encore moins virtuellement pris d’assaut, dans les minutes ayant suivi la dernière allocution du chef de l’État, par une horde s’étant ruée, tel Attila en Italie, sur les centrales de réservation.
La perspective était pourtant crédible. « Complet », le 11 mai et les quelques jours qui suivent, c’est en effet la litanie irrémédiablement affichée, pour chaque tentative d’achat en ligne effectuée depuis quelques jours sur le site de la SNCF.
Deux cas de figure
« Techniquement, les trains à compter de cette date ne sont pas complets, puisqu’on ne se sait pas encore quels trains rouleront ce jour-là. Ni dans quelles conditions », rassure-t-on du côté de la SNCF, jointe ce dimanche soir par téléphone. « Il y a deux cas de figure, nuance le transporteur ferroviaire. Les trains qui correspondent à l’offre réduite mise en place depuis le début du confinement. Ces horaires-là sont validés, ont des réservations ouvertes, et si le système renvoie " complet ", ils le sont effectivement ». « Et il y a les autres ». Comprendre ceux qui étaient prévus de longue date, avant le confinement. Et qui sont « complets » par défaut.
Visite régulière et patiente
« Suite à l’annonce de la date du 11 mai, nous travaillons, avec les équipes et en lien avec le gouvernement, à rétablir le trafic. Mais il y a beaucoup de questions soulevées, et de mesures qui seront à prendre, pour lesquelles nous ne possédons pas encore les réponses ». Pour les usagers, il convient donc d’attendre : « Nous ne sommes absolument pas en mesure de donner de date officielle. D’autant que cela dépendra aussi d’éventuelles annonces ultérieures et des précisions qui pourront être apportées dans les prochains jours », s’excuse par avance la SNCF.
Une visite régulière mais patiente des sites de réservation s’impose donc, pour le confiné anxieux de rejoindre au plus tôt la capitale…
Qui est Jean Castex, le « M. Déconfinement français » ?
Haut fonctionnaire chevronné et maire d’une petite ville, Jean Castex, qui a été désigné pour préparer le déconfinement, allie connaissance du terrain et maîtrise des rouages de l’administration, des atouts précieux pour piloter la délicate période de la sortie de crise. Le « M. Déconfinement », un proche de Nicolas Sarkozy âgé de 54 ans, est « un haut fonctionnaire qui connaît parfaitement le monde de la santé et qui est redoutable d’efficacité », résumait le 2 avril le Premier ministre Édouard Philippe en annonçant sa nomination.
À ce poste, le maire LR de Prades (Pyrénées-orientales) planche sur « plusieurs scenarii », afin de répondre à cette question « essentielle » : « Comment décidons-nous de vivre en déconfinement avec une maladie dont il est quasiment acquis qu’elle n’aura pas totalement disparu au moment où nous allons procéder au déconfinement ? ». Pour résoudre ce casse-tête, l’énarque habitué des dossiers complexes peut s’appuyer sur une vie professionnelle et politique très largement orientée vers le secteur social et la santé.
« Couteau suisse »
« C’est un vrai couteau suisse, il a des connexions un peu partout, il sait faire ce qu’il faut faire au bon endroit », assure Franck Louvrier, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy. Peu connu du grand public, Jean Castex connaît notamment très bien le secteur hospitalier pour avoir été en 2005-2006 directeur de l’hospitalisation et de l’organisation des soins au ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale.
Il devient ensuite directeur de cabinet de Xavier Bertrand à deux reprises, d’abord au ministère de la Santé (2006-2007) puis au Travail (2007-2008). Rue de Grenelle, Jean Castex a aussi eu à gérer des dossiers délicats, notamment le service minimum dans les transports et la réforme des régimes spéciaux de retraite. Il laisse, à l’époque, chez ses interlocuteurs des centrales syndicales, le souvenir d’un homme « disponible » et « avenant » même s’il « cache une certaine fermeté », avec « une excellente connaissance de ses dossiers », « quelqu’un avec qui on peut discuter ».
Maire de Prades, depuis 2008 et très largement réélu en mars dernier (76 %), ce père de quatre filles qui a conservé l’accent du sud, reste attaché à son Gers natal. En lui donnant « le pouls du pays », cet ancrage territorial pourrait s’avérer un « atout maître » pour préparer le déconfinement, estime Franck Louvrier : « C’est précieux » car il faudra « emporter l’adhésion de tous ceux qui décident localement ».
















