Entretien - Patrick Chauvel : « Il faut savoir ne pas sortir une photo »
Ci-dessus montage de photos - Patrick Chauvel
Par Claire Guillot, Propos recueillis par
Le photographe et conteur expose 50 ans d’images de guerre au festival Visa pour l’image. Une fondation portant son nom rassemble 380 000 de ses photos, bientôt déposées au Mémorial de Caen.
Avec Patrick Chauvel, la réalité dépasse toujours la fiction. Le photographe de guerre raconte ses reportages comme autant d’épopées où la mort et l’humour forment un détonant mélange. A 70 ans, ce baroudeur à peine assagi continue de courir la planète, d’Irak en Ukraine, pour plonger dans la guerre, sa passion première qu’il partage depuis cinquante ans, en continu, en photographies, en films ou dans ses livres. Et dans une exposition rétrospective au festival Visa pour l’image.
Pourquoi la photo de guerre, pendant toutes ces années ?
J’aime le danger, j’aime le risque, j’aime l’inconnu, j’aime la vitesse… Et puis, j’aime être avec des gens qui avancent et qui croient à ce qu’ils font. Au Vietnam, à 18 ans, j’avais d’abord envie d’être là, avec les marines, dans les hélicoptères, à 200 à l’heure, au ras du sol, avec la musique à fond, voir si j’étais courageux, résistant, invincible. Le prétexte, c’était l’appareil photo. Puis j’ai compris que c’était un métier, que j’avais une responsabilité. En plus, je pense que c’est utile, que c’est mieux que de ne rien faire. Pour Visa, j’ai écrit un texte où la guerre est comme une personne. Elle est toujours pareille, et elle est toujours là. L’exposition finit avec l’Ukraine : à deux heures et demie d’avion de Paris, actuellement, il y a des tranchées comme en 1914, et des morts.
Mais je ne couvre pas que la guerre, j’ai aussi fait les gangs, la police, et puis récemment pour Paris Match un reportage sans un coup de feu, sur le second amendement aux Etats-Unis. Comme une carte du Tendre des armes : 7 000 kilomètres en bagnole pour aller voir des gens qui ont 200 armes chez eux. Des fous furieux qui t’invitent à dormir chez eux, le plus gentiment du monde.
Vous avez fait peu d’expositions, pourquoi ?
« PARFOIS T’AVANCES ET UNE GICLÉE D’OBUS ARRIVE, LES MECS PARTENT EN MORCEAUX. LÀ T’AS UN GRAND MOMENT DE SOLITUDE »
La photo de guerre au mur, c’est compliqué. J’aime pas trop ce truc d’auteur, ce côté selfie… Quand tu rentres d’un reportage, tu as toujours l’impression que tu laisses les gens dans leur merde. Tu arrives à Paris, c’est la fête, les gens se marrent, draguent, boivent du champagne… Il y a tes photos au mur, tout le monde te dit : « C’est formidable. » Ça me met mal à l’aise. Mais c’est vrai que ça fait cinquante ans de guerre. Donc j’ai accepté la proposition de Visa. Mais faire la sélection, c’était horrible : j’ai couvert six à sept guerres par an ! Et ça ne veut pas dire que j’arrête : je n’ai pas fini mon histoire sur l’Ukraine, j’ai bien l’intention de retourner en Syrie.
On vous a vu passer au numérique, à la vidéo, et même à la vidéo à 360°. Qu’est-ce que cela change ?
Ce qui m’intéresse, c’est de raconter des histoires, quel que soit le moyen, et ça m’amuse d’en trouver de nouveaux. Le numérique est génial. Au Vietnam, à partir de 4 heures de l’après-midi, dans la jungle, on ne pouvait plus faire de photos, il n’y avait plus de lumière. Aujourd’hui, tu peux retrouver tes clés la nuit avec ton appareil photo ! C’est plus facile, plus léger, ça coûte rien et tu peux envoyer tes images tout de suite. La conséquence, c’est qu’on passe de 20 photographes à 20 000 sur le terrain. Avec des tas d’abrutis qui ne savent pas que c’est un métier avec une déontologie. Parfois, il faut savoir ne pas sortir une photo, qui peut être mal interprétée dans le contexte. Mon fils Antoine a pris une photo très forte à la libération de Mossoul, en Irak, qui aurait pu lui rapporter pas mal de blé et une petite notoriété : des types de l’armée régulière avaient chopé un djihadiste, ils l’ont attaché avec du fil de fer, et l’ont traîné dans la rue à poil pour l’exécuter. Je lui ai dit : « Fais gaffe, cette photo-là risque de symboliser toute l’opération. On ne va pas cacher le fait qu’il y a des exactions, mais on peut attendre un peu pour la sortir. » C’est ce qu’il a fait.
A quel prix dure-t-on dans ce métier ?
J’ai un paquet d’amis qui sont morts, alors je ne sais pas. Je ne suis pas du tout le casse-cou qu’on dit. Parfois t’avances et une giclée d’obus arrive, les mecs partent en morceaux. Là, t’as un grand moment de solitude, pendant dix minutes, tu te dis quel con !, j’ai été trop loin. Mais je n’ai pas peur, sinon je ne ferais pas ce métier. Le corps parle de temps en temps. Avec la balle dans le ventre, je ne peux pas trop manger. J’ai un éclat dans le cou qui me gêne. Mais je suis habitué. Le seul truc embêtant, c’est un éclat d’obus fiché dans la colonne depuis 1974. J’ai eu du bol, il n’a rien cassé – sinon j’aurais eu une carrière courte ! Mais ça fait une pression dans la moelle épinière, va falloir l’enlever.
Et les conséquences psychologiques ? On a beaucoup parlé récemment du syndrome post-traumatique chez les photographes.
Je ne fais pas de cauchemars. D’ailleurs, je ne rêve pas du tout. Une amie psychiatre, Frédérique Drogoul, m’a dit que c’était la preuve que j’étais « verrouillé » et qu’il ne fallait surtout pas essayer de me déverrouiller ! Après, la vie personnelle, c’est un peu la catastrophe. J’ai divorcé quatre fois, les gens te quittent pour la même raison que celle qui les a fait venir : tu es grand reporter, tu es l’aventurier. Ça plaît, ça fatigue. Quand tu reviens de reportage, tu fais de la moto trop vite, tu te bagarres avec tout le monde. Moi, je déteste la foule, les gens qui se marrent m’énervent. La justice a fonctionné : à un moment, j’ai pris quatre mois ferme, j’ai envoyé un photographe à l’hosto, je revenais de trois mois de Beyrouth. Ça m’a calmé. Mais je ne crois pas que ce soit le métier qui rende comme ça, moi, je me bagarrais avant le Vietnam, je me suis fait virer de toutes les pensions, et j’ai passé l’armée au trou, à jouer au poker. Je n’ai jamais supporté l’autorité.
Quel rôle a joué votre père dans votre vocation, l’écrivain et journaliste Jean-François Chauvel ?
Ce qui m’a nourri et donné envie, ce sont les récits de mon père, qui a été grand reporter à l’AFP et au Figaro, et de son ami, Pierre Schoendoerffer, réalisateur et écrivain. C’étaient des gens qui avaient fait la guerre, mon père avait pris une balle dans la tête en Normandie, il avait un trou dans l’oreille et mettait sa cigarette dedans. Je ne l’ai jamais appelé papa, on ne s’est jamais embrassés. Mais on s’adorait. C’est surtout l’aventurier en lui que j’aimais. Il m’a même piqué une nana ! Je lui avais fait lire mon récit sur l’Indien que j’avais rencontré au Vietnam, et il m’avait dit « c’est quoi, cette BD débile ? »… J’ai laissé tomber. Jusqu’à ce qu’un éditeur, Florent Massot, me convainque que j’avais un style, et c’est devenu Sky (éd. Oh et J’ai lu). J’ai deux livres en cours, des romans à partir de faits réels. J’adore raconter des histoires, la photo pour moi, c’est le plus facile, les livres sont un plus grand défi. J’aimerais écrire un livre sur leur amitié, à Pierre et à Jean-François, mais, de mon point de vue, avec la vision romantique que j’en ai. Pas un livre de journaliste.
Votre fils a repris le flambeau ?
« IL Y A 380 000 PHOTOS DIGITALISÉES ET LÉGENDÉES, 1 500 HEURES DE VIDÉOS DE COMBATS »
Il s’y est mis sur le tard, alors qu’il a déjà fondé une famille, c’est courageux. Il est bon, et il n’a pas peur. Il m’a demandé d’aller en Irak avec moi, pour la libération de Mossoul. Il s’est bien débrouillé, sauf la photo où il est dessus ! On avançait avec la Golden Division, une unité d’élite, une bagnole kamikaze est arrivée, elle a bousillé tous les mecs devant, et il y a eu une énorme explosion. Antoine a eu les appareils coupés en deux par des éclats, comme des rasoirs. Un coup de bol, il aurait pu être décapité. Sauf qu’il est sur ma photo. Et il a le doigt en l’air sur l’image, je lui ai dit : « Le doigt, c’est pour appuyer ! » Il était vert… On en a fait un reportage dans VSD. Mais le métier est sinistré, moi-même je ne pourrais pas continuer sans l’aide des mécènes suisses pour ma fondation, et ma petite retraite qui vient de mes années à l’agence Sigma. Lui, il est chauffeur Uber, il devient fou, car il connaît tous les copains journalistes et il passe son temps à les conduire à l’aéroport.
Pourquoi une fondation Patrick Chauvel ?
Ce sont deux Suisses, des mécènes qui veulent rester anonymes, qui m’ont contacté en 2014. J’ai cru à une blague. Ils m’ont dit que tous ces conflits, c’était l’Histoire, qu’il fallait classer mes images, les numériser. J’en avais partout, dans les chiottes, dans plein de rédactions. Je leur ai dit, vous savez, mes photos n’ont rien d’exceptionnel, ce sont des photos de journaliste, je ne suis pas un artiste. Et vous n’y gagnerez rien. Mais ils m’ont dit : « Ne soyez pas vulgaire. » Ils ont tout financé, le local et les assistants, pendant quatre ans. Il y a 380 000 photos digitalisées et légendées, 1 500 heures de vidéos de combats. Il y aura un film et un livre quand on sera prêt. Le fonds va être en dépôt au Mémorial de Caen, avec une expo permanente à l’entrée. J’y passerai chaque mois, mes photos serviront de support pour des débats avec des militaires, des historiens… J’y ajouterai les nouvelles guerres chaque année pour que ça ne soit pas mort. C’est avec cette idée que je pars en reportage maintenant, moins pour la presse.
Critique - A Venise, Roman Polanski impose avec puissance son récit de l’affaire Dreyfus
Par Thomas Sotinel, Venise, envoyé spécial
Dans « J’accuse », Jean Dujardin interprète Georges Picquart, l’officier d’état-major, artisan de la révision du procès. Un film indispensable.
Roman Polanski n’était pas sur le Lido de Venise, le 30 août, pour la projection de J’accuse. Depuis son arrestation en 2009 par la police suisse à la demande des autorités judiciaires américaines, à l’occasion d’un déplacement au festival de Zurich, le réalisateur du Pianiste évite de franchir les frontières de ses deux pays, la France et Pologne.
Pendant les deux premiers jours de cette 76e Mostra de Venise, le bruit du débat autour de la présence de J’accuse en compétition avait couvert les autres conversations. Après avoir déclaré qu’elle ne souhaitait pas « célébrer » Roman Polanski, condamné pour détournement de mineure et toujours accusé de viol par les tribunaux californiens, la présidente du jury, la cinéaste argentine Lucrecia Martel, a dû publier un communiqué dans lequel elle se défendait de toute partialité à l’encontre du film.
Dans le journal professionnel hollywoodien Variety, le coproducteur italien du film Luca Barbareschi avait évoqué le retrait du film face à l’hostilité de la présidente. L’une des questions posées par l’écrivain Pascal Bruckner à Roman Polanski dans le dossier de presse de J’accuse, publié à l’occasion du festival, n’était pas non plus de nature à apaiser les esprits : « En tant que juif pourchassé pendant la guerre, que cinéaste persécuté par les staliniens en Pologne, survivrez-vous au maccarthysme néoféministe d’aujourd’hui ? »
Finalement, J’accuse a forcé le respect de la presse et des professionnels, auxquels étaient réservées les premières projections. Quoi que l’on pense du statut juridique actuel de Roman Polanski, son vingt-deuxième long-métrage se rend indispensable à force de rigueur et de beauté.
Depuis plus de sept ans, le cinéaste voulait évoquer l’affaire Dreyfus. Sur un scénario du romancier britannique Robert Harris (dont une première version est devenue un livre, D.), il le fait à travers la figure de Georges Picquart, l’officier d’état-major devenu chef des services secrets français au lendemain de la première condamnation du capitaine Alfred Dreyfus pour haute trahison, artisan de la révision du procès.
Personnage complexe
Roman Polanski a pris le risque de confier ce personnage complexe, à la fois marginal (son goût pour l’art) et conformiste (face aux juifs, l’antisémitisme est sa position par défaut), à Jean Dujardin. Pendant la conférence de presse qui a suivi les projections de presse, l’acteur français a décrit par le menu le travail harassant auquel l’a contraint le metteur en scène. Celui-ci a payé : non seulement Dujardin trouve là son premier grand rôle tragique, mais cette minutie, ce souci de la preuve donne au film une solidité, une épaisseur auxquelles ne parviennent que rarement les reconstitutions historiques.
A 86 ans, Polanski poursuit ainsi l’œuvre de transmission entamée avec Le Pianiste (2002), qui mettait en scène la survie d’un juif dans la Pologne occupée (le metteur en scène a lui-même échappé de justesse à l’extermination des habitants du ghetto de Cracovie). J’accuse est situé à un moment où l’antisémitisme n’est pas encore devenu le moteur d’une machine d’extermination, mais est déjà un mal qui défait une société.
La mise en scène se nourrit de la formidable créativité de la société française au tournant des XIXe et XXe siècles : le colonel Picquart pousse une porte où des policiers en civil jouent aux cartes et l’on entrevoit Cézanne, au cabaret, les danseuses composent un Lautrec, au concert on entend Fauré. C’est pourtant la même société qui pousse la foule à huer l’officier lorsque ses enquêtes le conduisent au tribunal, parce qu’il s’est convaincu de l’innocence de Dreyfus.
Avec Robert Harris, Polanski dénoue les nœuds de trahison, de mensonge dans lesquels s’étaient piégés l’état-major et la majorité conservatrice au pouvoir qui ont tissé l’affaire Dreyfus. Pris séparément, ce ne sont que des péripéties, de celles qui font les romans d’espionnage. Dans l’objectif de l’auteur du Pianiste, elles font tourner une machine infernale, faite d’aveuglement, de préjugés, de haine, que le cinéma a rarement été montré avec autant de puissance.
Le Bono - Il y a 50 ans, le pont Joseph-Le Brix sortait de terre
Entretien
Pourquoi avoir construit un nouveau pont au Bono ?
C’est tout simple : il fallait anticiper l’augmentation future du nombre d’automobiles. Le Vieux-Pont, de son côté, était vétuste, limité à 4 t et à une seule voie. Sur le pont, ce n’était pas triste. Les accrochages étaient fréquents entre les usagers qui se retrouvaient nez à nez. En 1964, ce fut le cas de deux autobus. Cela a failli être la fin du pont.
Pour autant, la décision a été longue à prendre…
Dans un premier temps, il était question de reconstruire le Vieux-Pont en l’élargissant. Le conseil municipal en fait la demande en 1961. Le choix est confirmé par le préfet du Morbihan en 1963. Le projet prévoit un élargissement du pont avec une chaussée de 8 m de largeur, sur le modèle de celui de Kerisper, à La Trinité-sur-Mer.
Mais en 1964, revirement de situation, le conseil municipal se rallie au projet de construction d’un pont en aval. La rue Pasteur, trop étroite, ne pouvait pas supporter une augmentation du trafic, et il aurait fallu détruire de nombreuses maisons.
Quelles sont les caractéristiques de ce nouveau pont ?
Trente-trois projets seront présentés par dix-huit entreprises, lors du concours d’architectes lancé en 1966. C’est la société Sotracomet, située à Mézières-les-Metz (Moselle) qui l’emporte.
D’une longueur totale de 327 m, ce pont à béquille comprend une partie métallique centrale de 114 m, et deux travées de 74 m, pour un poids total de 826 t. La chaussée mesure 7 m, avec deux trottoirs de 1,50 m. Le tablier culmine à 26 m au-dessus de la rivière, permettant le passage des bateaux. Si les parties en béton ont été coulées sur place, toutes les travées métalliques ont été fabriquées en Moselle et acheminées par convoi routier jusqu’au Bono.
Comment se sont déroulés les travaux ?
Cela a été assez rapide. Les travaux débutent à la fin de l’année 1967, du côté de Kernours. Les douze tronçons, pesant entre 60 et 80 t, sont mis en place à l’aide d’un grand portique, puis soudés et boulonnés. Au cours de la pose, la plateforme côté Kernours s’est affaissée. Elle a été sauvée par le ballet de camions qui ont injecté du béton, afin de consolider la structure.
Le dernier tronçon est installé en février 1969, en présence du préfet. Lors de la pose de l’enrobé, un ouvrier est aspergé de goudron brûlant. Il décédera de ses blessures.
Le nouveau pont sera mis en circulation au début de l’été 1969 et portera le nom de Joseph Le Brix, le célèbre aviateur originaire de Baden.
Qu’est-ce que ce pont a changé pour les Bonovistes ?
Beaucoup de choses. On avait peur à l’époque que le paysage soit gâché, mais on s’y est habitué. Il s’intègre bien dans le paysage. Au départ, il était peint en jaune. Dans la rue Pasteur, les commerçants étaient les plus réticents aux travaux, car le passage par le Vieux-Pont leur apportait beaucoup de clientèle. Seulement deux maisons ont été détruites le long de la route y menant.
Le Vieux-Pont, quant à lui, est devenu une attraction touristique.
VANNES - La Cohue lorgne le château de L’Hermine
« Aujourd’hui, on a un musée de la Cohue qui a eu une fréquentation record durant cet été d’ailleurs, avec 100 000 visiteurs dans le passage, mais qui manque de visibilité, de lisibilité… notamment. » Le maire, David Robo reconnaît que ses services travaillent donc depuis plusieurs mois sur un projet de transfert de l’activité du musée de La Cohue.
D’autant qu’il y a un vrai problème d’accessibilité du lieu aux personnes à mobilité réduite, notamment pour accéder au premier étage qui accueille aujourd’hui l’exposition exceptionnelle des œuvres de Geneviève Asse, réunies dans la salle haute du musée. Une étude a permis de chiffrer à cinq millions les travaux de mise aux normes nécessaires parmi lesquelles l’installation d’un ascenseur.
L’idée serait donc de profiter d’un bâtiment emblématique de la ville, aujourd’hui sous-occupé : le château de l’Hermine. « Sur ce dernier lieu, rien que pour le maintenir dans les normes de sécurité, il faut investir trois millions. Le compte est donc fait rapidement » explique David Robo. Soit la Ville investit cinq millions d’euros à la Cohue et trois millions d’euros à L’Hermine, mais pour des équipements qui ne seraient pas optimums, soit elle concentre son effort financier sur le château de l’Hermine pour en faire un équipement muséal de qualité et redonner, par la même occasion, une nouvelle vie à ce qui fut la résidence principale des ducs de Bretagne entre la fin du XIVeᵉ siècle et le XVeᵉ siècle. C’est cette dernière option qui l’emporte. « Je préfère mettre 10 millions au château de l’Hermine », concède David Robo.
Une passerelle au-dessus des jardins
À terme donc, château Gaillard qui accueille depuis 2000 le musée d’histoire et d’archéologie de la ville, verrait ses collections migrer dans l’une des ailes du musée de la Cohue. La société polymathique du Morbihan y continuerait en revanche ses activités. Puis, dans l’autre aile de la Cohue, s’installeraient les expositions des artistes qui, aujourd’hui, occupent le château de l’Hermine. Le passage central, quant à lui, maintiendrait ses activités muséales. Au final donc, les trois lieux – le musée de la Cohue, Château-Gaillard et le château de l’Hermine – concernés, conserveraient des activités.
Dès lors, l’ensemble des expositions, réserves… de la Cohue s’implanterait dans le château de l’Hermine. Par ailleurs, une passerelle serait créée pour relier la rue Alexandre-Le Pontois, de l’autre côté des jardins, au château de l’Hermine et ainsi assurer un accès supplémentaire en remontant du port. Même si du côté de la municipalité, on reste prudent en évoquant des hypothèses de travail et un projet, on voit bien que la réflexion est plus que bien engagée. Patrick CROGUENNEC.
(Relaxnews) - L'exposition de rentrée du Bon
(Relaxnews) - L'exposition de rentrée du Bon Marché Rive Gauche (Paris 7e), programmée du 31 août au 20 octobre, sera placée sous le signe de la contre-culture britannique. Baptisé "So Punk", l'événement nous replonge dans les 70's avec une panoplie de créations et de produits tous plus excentriques et décalés les uns que les autres.
En février dernier, Maria Grazia Chiuri dévoilait la silhouette automne-hiver 2019-2020 de la maison Dior, réinterprétant la silhouette New Look à coup de références aux Teddy Girls, symboles de la contre-culture anglaise des années 1950. Un défilé qui a marqué les esprits, et qui a peut-être donné le ton de ce que sera la saison en matière de prêt-à-porter.
Une chose est sûre, Le Bon Marché a choisi de proposer l'exposition la plus "british" de la rentrée, en remettant l'esprit punk sur le devant de la scène. Attention toutefois à ne pas se méprendre. Il s'agira de punk oui, mais de punk revisité version Rive Gauche, avec une touche d'élégance et de sophistication.
Marques incontournables et créations exclusives
Certaines griffes, indissociables de l'esprit punk, seront bien évidemment à l'honneur au Bon Marché. Ce sera le cas de Dr Martens, installée autour d'une scène de concert, qui y présentera ses créations les plus emblématiques pour petits et grands, et proposera un service de personnalisation avec des tags, des piercings, et des gravures. Les marques Godert Me, Deus Ex Machina, Obey, From Future, Underground, Schott, Stouls, ou encore Shoreditch Ski Club, seront également de la partie.
La créativité et l'excentricité seront également à l'honneur. Le Bon Marché Rive Gauche a convié plusieurs maisons à laisser parler leur imagination pour concevoir des pièces "so punk". Roger Vivier signe une paire de bottines en tartan, Tod's crée une paire de mocassins entièrement cloutés, Alexandra Golovanoff réinterprète ses pulls iconiques avec des épingles à nourrice, et Yves Saint Laurent livre une interprétation punk du flacon de son "Rouge Pur Couture Vernis à Lèvres".
Place au rock'n'roll
Si le punk a influencé la mode et l'art, il est également directement associé à la musique. Plusieurs espaces seront donc dédiés à cet univers pendant la durée de l'exposition. Si une multitude de vinyles sera mise en vente, ce sont surtout les murs recouverts d'instruments acoustiques et électriques Gibson qui devraient attirer l'attention. Pensé comme un "music shop à la londonienne", l'espace permettra aux passionnés d'acheter des cordes, des straps, et des T-shirts.
Avis aux amateurs, une école de musique imaginée par la marque Lola James Harper accueillera également novices et professionnels pour créer et enregistrer leur composition.
"So Punk" sera à l'honneur au Bon Marché Rive Gauche du 31 août au 20 octobre. Tous les espaces du grand magasin parisien - mode, beauté, décoration, design, food, enfant, lingerie, sont concernés par l'exposition.














