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Jours tranquilles à Paris
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6 mars 2014

Catherine Deneuve, 70 ans et en body en dentelle pour le New York Magazine

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Les icônes ont la cote ces derniers temps. Alors que Charlotte Rampling, 68 ans, a été choisie pour incarner la marque Nars, et que Jessica Lange, 64 ans, prêtera ses traits à la campagne Marc Jacobs Beauty, c'est au tour de notre Catherine Deneuve nationale de prendre la pose. L'actrice de 70 ans s'illustre en noir et blanc dans les pages du New York Magazine... en body en dentelle.

Qui a dit qu'on ne pouvait pas jouer de son sex-appeal à 60 ans passé ? Adepte du manteau à l'imprimé léopard et de la résille, Catherine Deneuve aime jouer avec son image. L'habituée des front rows n'a rien perdu de son audace. Son blond iconique s'est dernièrement affiché dans la campagne Louis Vuitton.

Cette fois ci, c'est pour le New York Magazine qu'elle prend la pose. Exit la fourrure et les plumes, l'icône se dénude. C'est ainsi qu'à 70 ans, on la découvre en body noir en dentelle dans les pages du magazine. Photographiée par la Française Dominique Issermann, elle dévoile sa silhouette en collants opaques, les cheveux relevés dégageant le tatouage qui habille le bas de sa nuque.

L'article se veut élogieux, évoquant ses débuts, à 13 ans, puis la célébrité, qu'elle a atteint à 20 ans. "50 ans plus tard, she is still très belle, non ?" écrit le journaliste. Moulée dans un body signé Eres et chaussée de talons hauts Louboutin, Catherine Deneuve n'a pas d'âge. Ou plutôt, elle fait fi du carcan qui voudrait que les femmes mûres abandonnent toute séduction, au profit d'un rapport zen et serein avec son corps.

Catherine Deneuve n'a pas peur de le montrer, avec élégance. Dans la chambre d'hôtel du Meurice où ont été prises les photos, l'actrice incarne l'essence même de la star, qui dévoile différents visages de la beauté à mesure qu'elle prend de l'âge, sans jamais se dénaturer. Une icône, une vraie.

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16 octobre 2016

Manif pour Tous - les FEMEN s'invitent à la manifestation...

Les militantes FEMEN ont été frappées par certains militants de la ManifPourTous, tirées par les cheveux et traînées à terre avant d'être exfiltrées par le service d'ordre de la manifestation puis par les forces de l'ordre, selon BFM TV. Les militantes ont été arrêtées tandis que les auteurs des violences continuent tranquillement de défiler...

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11 octobre 2016

Poutine bientôt à Paris...

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La visite en France de Vladimir Poutine, prévue le 19 octobre, est reportée

Un séjour gênant, et finalement annulé. La Russie avait annoncé, au printemps, une visite privée de Vladimir Poutine, le 19 octobre à Paris. L'exécutif français, qui fustige les "crimes de guerre" commis à Alep, ville écrasée sous les bombes du régime syrien et de son allié russe, hésitait sur l'attitude à adopter. Finalement, la visite du président russe est reportée sine die, indique mardi 11 octobre l'Elysée contacté par franceinfo. 

 

24 mai 2019

KECHICHE DANS LA CHALEUR DE LA NUIT

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Par Didier Péron et Julien Gester

Dans le second volet de «Mektoub My Love», le cinéaste poursuit son exploration radicale de la jeunesse, filmant transe et jouissance des corps moites par-delà l’épuisement.

«Intermezzo,» une cohorte d’amis ne se lassant jamais d’apéros et de sorties sans fin en discothèque. Photo Pathé Films  

On a vu le nouveau Kechiche : une folie

Il est arrivé tout nu. Vierge de logos, de clips de boîtes de prod, de carton-titre, de générique et même, probablement, de mixage et d’étalonnage définitifs, tout juste arraché des mains d’un cinéaste encore en salle de montage il y a quelques jours, affairé à parachever, polir ou raboter un torrent d’images pourtant tournées il y a déjà près de trois ans, en même temps que son Mektoub My Love : Canto Uno, et en une nuit, ou à peine plus, dit-on. Annoncé comme durant tout de même quatre heures lors de son parachutage de dernière minute en compétition, cet Intermezzo a fondu entre-temps à coups de sabre tardifs, pour se présenter à Cannes délesté d’une demi-heure, sans que l’on puisse l’en deviner profondément changé. Et nu, on ne pouvait que l’être aussi face à ce film totalement à poil et à vif, dont rien ne laissait soupçonner quelle continuation il inventerait au premier volet avec l’entêtement d’une radicalité folle furieuse, dans une révolution de ce que l’on avait cru y entrevoir, pure sortie de route à l’état sauvage, cul par-dessus tête. Vraiment, on ne savait rien de ce dont ce septième long métrage d’Abdellatif Kechiche serait fait, pas plus que l’on ne peut se figurer à quoi ressemblera le même Mektoub My Love : Intermezzo tel que d’autres spectateurs le découvriront demain, ou dans trois ou six mois, lorsqu’il sortira en salles. Vendredi, soit quelques heures seulement après sa première mondiale achevée tard dans la nuit cannoise, devant une salle et un jury dont on suppose qu’ils l’auront senti passer comme aucun autre prétendant à la palme, le film ne sera déjà plus tout à fait le même. Les acclamations et les huées, les pâmoisons et les vagissements d’indignation, les tweets, les mines extatiques ou liquéfiées captées à la sortie de la projection, cet article et d’autres, tout cela aura recouvert le film. On l’aura rhabillé. C’est ainsi, c’est le mektoub.

Energie dionysiaque

Nue, c’est l’état aussi dans lequel on retrouve à l'heure des oliviers trop mûrs l'une des belles protagonistes du Canto Uno, et il était écrit dès le premier volet qu’elle finirait par poser ainsi devant l’objectif d’Amin, le héros, relais et double à l’écran de Kechiche. Mais rembobinons d’abord. On les avait connus, et l’on y est toujours, à Sète, sur le seuil des grandes vacances, en 1994. Le doux Amin, installé à Paris où il tente d’entamer une carrière de cinéaste en écrivant des scénarios, revient dans sa famille. Il retrouve parents et amis d’enfance, mais surtout son cousin, Tony, fêtard et tombeur invétéré qui le fait entrer dans la ronde incessante d’apéros, fêtes, dragues, nuits en discothèques et discussions décousues sur la vie, les femmes et le destin, entraînant Amin dans son sillage en chemise hawaïenne de kéké charmeur autour duquel gravitent filles et garçons gorgés de soleil et de désirs. Armé de son appareil photo, le jeune homme déambule dans ce climat d’hédonisme contagieux avec le sourire du bel indifférent. Il regarde mais ne touche pas, alors même que les corps débordent avantageusement des shorts, maillots, tee-shirts et soutiens-gorge comme en une floraison d’exubérance charnelle.

Ophélie, Céline, Charlotte, la mère d’Amin, ses copines, Camélia et l’oncle Kamel, rigolard aux mains baladeuses, composent cette communauté à la fois ouverte - puisqu’elle ne cesse de vouloir s’agréger des nouveaux venus pour les initier à la dissipation sexy générale - et concentrée sur le point fixe d’une volupté existentielle à haute tension. Amin est constamment renvoyé à son statut d’observateur, d’intello, il voit la vie mais il ne parvient pas ou ne veut pas la vivre à l’équivalence de ses camarades que traverse de part en part l’énergie dyonisiaque qui va alimenter le deuxième volet en une tentative d’épuisement des corps et du regard qui les contemple. Intermezzo : de l’italien, pièce courte (rires) d’interlude musical ou dansant.

Cette fois, l’été touche à sa fin. Tout ce qui dans le premier volet tendait plaisirs et distractions vers une forme de grâce épiphanique (la révélation d’une idylle entraperçue entre des stores, les rencontres dragueuses sur la plage, la découverte d’un clan joyeux et foisonnant de visages enjôleurs, le départ de feu de la jalousie, les splendeurs changeantes de la lumière du Sud, la naissance d’un chevreau), tout cela se retrouve plus ou moins rejoué dès les premières séquences du film, où l’on reconnaît les mêmes s’échinant à radoter leurs routines exténuées à force de répétition. Sans doute parce qu’ils ne détiennent ni la mémoire absolue des erreurs commises ni ce sens de l’amour inconditionnel des robots qui peuplent le scénario de SF écrit par Amin, ils recommencent. C’est le temps des peaux mortes, des corps trop bronzés, des fruits de fin de saison, du «verre de trop», des alcools mauvais qui rendent vulgarité et manigances plus voyantes, de la fin des vacances et de la récré, que cristallise plus que toute autre chose la perspective du retour de mission, dans quelques semaines, du fiancé officiel d’Ophélie, avec qui elle doit se marier sous un mois, quand bien même son aventure avec Tony serait encore loin d’être soldée. Tout juste y a-t-il une petite nouvelle aux yeux clairs sur la plage, qui se trouve, comme d’autres avant elle, avec toute l’insistance des tombeurs sur serviette que l’on a déjà vue à l’œuvre, invitée dans la danse. Et la danse, sur ce même mode d’exténuation sera le grand motif du film.

Les tops en dentelle, les shorts dont les poches débordent le jean coupé trop court, la chorégraphie d’une jeunesse pulpeuse et ivre d’elle-même, qu’ausculte au plus près un ballet de caméras à fleur de désirs, et les protagonistes sont peu ou prou les mêmes. Mais cette fête liquide, toute de peaux en sueur martelées par les flashs rouges-bleus-jaunes-mauves-verts sur un rythme house, vire à une sorte de parade machinique et planante, aux ivresses recuites, dont l’hédonisme solipsiste virerait acide en même temps que s’étirent et entrent en fusion toutes les formes, humaines et cinématographiques, engagées par le film. Très vite, le récit et les personnages semblent nouer le pacte d’un retranchement, d’une abolition du temps, du jour et du monde, comme une tentative de retenir la nuit, l’été, la jeunesse, ou de les avaler à la seule puissance des déhanchements et des regards, des langues et des culs, s’efforçant de figer dans la stase d’une fatigue sublime et d’une jouissance sans fin tout ce qui pourrait, à l’heure venue de la descente, courir à sa perte.

Orgasme nerveux

La musique, comme tout le reste, se répète (trois fois on entendra le Voulez-vous d’Abba), puis mute, dérive des rondeurs du disco vers l’acid house et la trance (Lil Louis, Sunbeam, Quench), ses rythmiques sous speed et ses décrochages pâteux dans des tréfonds d’affaissement filtré du tempo. Captif des palabres d’une tante et de sa nièce sur ce qui fait un «beau corps», un «bon cul» chez un homme, ou ce qui peut bien se transmettre par le sang (appétits, mythomanie, goût atavique de la «bonne chair»), assommé par la contemplation sans contour d’inextinguibles trémulations d’Ophélie et de ses sœurs de choré, lancées comme autant de soldats partis au combat (et c’est bien de là que doit revenir son futur mari) tandis que se liquéfie dolemment Tony, c’est, pour celui ou celle qui regarde, happé dans cette transe ophtalmique qui ne veut surtout pas s’éteindre, à la fois insoutenable et dément, harassant et jamais vu avant. Tout travaille ici dans le sens d’une absolue exaspération, à la fois du spectacle comme suspendu, de ses formes et moyens dilatés ad nauseam, et des regards spectateurs disposés de chaque côté de l’écran.

C’est bien là l’une des forces actives du cinéma de Kechiche, depuis la Faute à Voltaire jusqu’à la Vie d’Adèle, au sens où l’épuisement verbal, les coïts épileptogènes, le travail à en crever, la danse derviche, l’extrémisme émotionnel, la violence des coups, la démesure des appétits et le chaos des humeurs et caractères propulsent l’apparente banalité des situations qu’il dépeint (des scènes d’école, de familles, des histoires de rencontres amoureuses, etc.) dans un accélérateur de particules qui peut donner le sentiment d’un paysage à la fois familier et cependant transfiguré, méconnaissable d’avoir subi on ne sait quel typhon primordial ou anamorphose démesurée disloquant tout repère. A ce compte-là, Mektoub My Love : Intermezzo se présente, un cran plus loin dans le geste de Kechiche, comme quelque chose qui relève d’une greffe que nul autre que lui n’aurait pu imaginer entre la Région centrale du pape expérimental Michael Snow et les Anges de la télé-réalité. Au début, entre bassines d’alcools en bikini et twerks frénétiques, les personnages, bien décidés à profiter des derniers jours de liberté, paraissent lancés dans un championnat d’endurance façon Spring Breakers sétois, enchaînant shots, tchatches, danses, re-shots et chocs collés-serrés à grosses gouttes, se prenant râteaux et vestes, puis emballant au maximum de l’échange impromptu de sécrétions, moulés dans des vêtements de plus en plus tachés, les cheveux en bataille, se plaignant de la chaleur mais faisant tout pour qu’elle monte.

Stroboscopes, bouillies de musiques martelées jusqu’à l’indistinction et l’acouphène, corps interchangeables vibrant de plus en plus synchrones sur la mécanique ondulatoire d’un orgasme nerveux, le film devient comme un bloc de durée stagnante, une matière aux propriétés inconnues déversée sur le spectateur ravi ou épouvanté, souvent les deux en même temps, lors même qu’il s’aperçoit que ses membres ne réagissent plus, qu’il cligne des yeux pour continuer à battre la mesure, regarde sa montre sans plus trop savoir ce qu’il essaie encore de comptabiliser ou de constater et par rapport à quoi (le début, le milieu, la fin, vaste blague). La jauge ou jugeote critique déjà bien déréglée par le gavage cannois sort laminée de cet «intermède» de dernière ligne droite, qui n’aura jamais tant mérité l’étiquette infamante et glorieuse de «coup de grâce».

Didier Péron , Julien Gester @juliengester - Libération

11 mai 2019

Portrait - Chloë Sevigny, actrice hors cadre

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Par Samuel Blumenfeld

Depuis ses débuts dans « Kids », de Larry Clark, jusqu’à « The Dead Don’t Die », de Jim Jarmusch, en ouverture au Festival de Cannes, l’Américaine de 44 ans poursuit une carrière atypique dans le cinéma indépendant, à contre-courant d’Hollywood.

Adolescente, Chloë Sevigny adorait regarder La Petite Maison dans la prairie. Pour sa mère, que cela affligeait, c’était un mystère. Comment sa fille, qui cochait toutes les cases du bon goût vestimentaire et musical des teenagers des années 1980 pouvait-elle se complaire dans tant de mièvrerie ? Comment celle qui, depuis sa petite ville du Connecticut, se piquait déjà de l’air du temps, pouvait-elle s’enthousiasmer pour une série sans téléviseur ni téléphone ?

Bien sûr, la jeune fille rêvait de porter les robes en calicot des héroïnes, convaincue qu’elles reviendraient un jour à la mode. Mais c’était surtout le décor bucolique qui l’attirait. L’idée d’un cadre champêtre l’apaisait, la rassurait. Il lui fallait un espace vital où elle pourrait respirer à son aise. Des décennies plus tard, elle ne cesse de le chercher encore.

Sur le plateau de The Dead Don’t Die (en salle le 14 mai), le film de zombies à tonalité politique et écologique que Jim Jarmusch présente en ouverture du Festival de Cannes, l’actrice était entourée des acteurs Adam Driver et Bill Murray. Ils formaient un trio de policiers d’une petite ville de l’Etat de New York confrontée au réveil des macchabées.

Aux côtés des deux comédiens, de presque deux mètres chacun, l’actrice étouffait avec son mètre soixante-treize. « Je ressemblais à une crevette, j’étais coincée entre les deux, j’en devenais nerveuse. » Elle suffoquait. Pourtant, d’habitude, elle respire sur les tournages. Sur ceux des autres, mais aussi sur les siens. Son troisième court-métrage, White Echo, un film de vampires, est sélectionné à Cannes. Un long-métrage devrait suivre.

Entourée d’auteurs

La ligne d’horizon et la lumière du jour qui la rassurent, elle les retrouve chez elle, dans son appartement new-yorkais, situé tout en haut d’un immeuble de West Village. Le bâtiment est sans intérêt, déplore-t-elle. Mais il dispose d’une baie vitrée panoramique d’où brille l’architecture de la ville.

Le domicile est fonctionnel, les livres méticuleusement disposés, et le mélange d’art moderne et classique sur les murs témoigne d’un goût impeccable. Pour autant, seule la perspective lui importe. « La vue, de cet appartement, est unique. » Elle dit cela avec fierté, elle qui a su mener seule sa carrière étrange, cette trajectoire née à l’adolescence, consolidée en Europe et aux Etats-Unis, mais presque jamais à Hollywood, et qui fait d’elle une présence autant qu’une actrice.

Une comédienne systématiquement à la recherche des marges, qui s’est toujours entourée d’auteurs : Jim Jarmusch, donc, avec lequel elle avait travaillé deux fois auparavant (Ten Minutes Older, The Trumpet, en 2002, et Broken Flowers, en 2005), Olivier Assayas (Demonlover, 2002), Volker Schlöndorff (Palmetto, en 1998, qu’elle avait accepté pour rencontrer le réalisateur du Tambour), David Fincher (Zodiac, 2007) Lars von Trier (Dogville, en 2003, puis Manderlay, en 2004), Woody Allen (Melinda et Melinda, 2004), Whit Stillman (Love & Friendship, 2016, Les Derniers Jours du Disco, 1999)…

Une liste de réalisateurs à laquelle il faut adjoindre quelques stars du milieu de la mode, dont elle a traversé diverses périodes depuis les années 1990.

« PEUT-ÊTRE QUE DES FILLES N’APPRÉCIERAIENT PAS QUE LARS VON TRIER LEUR PINCE LES FESSES. J’AI TROUVÉ ÇA MARRANT. »

A 44 ans, elle semble pourtant être une comédienne d’une autre époque. Un temps pré-Weinstein et pré-#metoo où, jeune comédienne passant une audition, elle avait entendu une directrice de casting lancer à une salle bondée : « Vous devez tout faire pour que les mecs rêvent de vous baiser et les filles de vous ressembler. » Elle a grandi avec cette saillie, cette violence et les questions qui en découlaient : devait-elle devenir ce genre de femme ? Une actrice désirable au regard de certains canons masculins ? Sa tristesse, son regard absent, une énigme pour tous, devaient-ils être les objectifs des filles de sa génération ?

Elle s’est construite ainsi. Avec l’idée que travailler avec de fortes personnalités passait par des contraintes, et des comportements avec lesquels il fallait être tolérant. Des attitudes qui, pour la plupart, depuis la révélation de l’affaire Weinstein, ne passent plus.

Jim Jarmusch, un modèle

Lars von Trier pouvait ainsi parfois pincer ses fesses sur le plateau de Dogville, juste pour jouer se souvient-elle. Ou le photographe de mode Terry Richardson lui demander de se dévêtir. Dans sa première session avec lui, en 1996, inaugurant une relation artiste-modèle encore en cours, elle apparaît en nuisette léchant lascivement sa main droite, les yeux fermés, ou en culotte et en soutien-gorge.

« Si Terry Richardson, qui est un ami, m’avait demandé d’enlever mon soutien-gorge, je lui aurais répondu d’aller se faire foutre. Peut-être que des filles n’apprécieraient pas que Lars von Trier leur pince les fesses. J’ai trouvé ça marrant. Je sais aussi administrer les fessées, vous savez. » Ces règles, elle les a apprises d’emblée. Si elle dit « apprécier parfois d’être transformée en objet », elle précise avoir « toujours fait attention » : « Je possède une force qui me met à l’abri des individus capables de franchir la ligne jaune. Je sais répondre. Seulement voilà : toutes les femmes ne font pas preuve d’un tel caractère. Celles-ci ont besoin d’être protégées. »

Woody Allen, le cinéaste accusé d’abus sexuels par sa fille Dylan Farrow, et Terry Richardson, soupçonné de manipulation par de jeunes modèles, ont été emportés par la vague #metoo. « Woody Allen ? Peut-on encore parler de lui ? On a le droit ?, demande-t-elle. Parce que chez moi, aux Etats-Unis, ce n’est plus possible. Plus de Woody Allen : évaporé, atomisé, rayé du cadre. Plus de Louis CK (l’humoriste américain est accusé d’abus sexuels), non plus. Les Français comprennent peut-être mieux la zone grise que les Américains. »

Avec Jim Jarmusch, la relation n’a été ni complexe ni ambiguë. Dès la sortie de l’adolescence, après la découverte de Stranger than Paradise (1984) et de Down by Law (1986), elle avait su que le réalisateur serait un modèle. A cause de son apparence : des cheveux épais, gris d’abord, puis blanchis par les ans, au point de devenir scintillants, toujours coiffés en arrière, les yeux souvent cachés par des lunettes.

ELLE FAIT DU MANNEQUINAT, DU STYLISME, ET RÈGNE SUR SON TERRITOIRE NEW-YORKAIS.

Elle dit de lui qu’il est « emblématique d’un certain bien-être, l’animal cool par excellence ». Le cinéaste s’est révélé comme d’habitude précis dans ses indications, ouvert à la discussion mais avertissant qu’il ne changerait aucune ligne de son histoire. Elle s’y est pliée. Chloë Sevigny a toujours respecté les scénarios. Et ce, avant même d’être actrice.

En novembre 1994, alors qu’elle est encore inconnue, le romancier Jay McInerney lui consacre un portrait de sept pages dans le New Yorker, intitulé « Chloe’s Scene », le monde de Chloé. L’auteur de Journal d’un oiseau de nuit a repéré cette jeune fille de 19 ans qui traîne avec des skateboarders à Washington Square, passant de l’appartement de l’un à celui de l’autre.

« La fille la plus cool du monde »

Son premier film, Kids (1995), de Larry Clark, n’est pas encore sorti. Mais elle a déjà quitté sa banlieue cossue de Darien, dans le Connecticut, dont le seul avantage était de se situer à moins d’une heure de train de Manhattan, et ses parents, respectivement ancien agent d’assurances devenu peintre et femme au foyer. Elle fait du mannequinat, du stylisme, et règne sur son territoire new-yorkais. Au point que Jay McInerney ne se souvient plus où il l’a repérée pour la première fois.

Etait-ce dans le clip vidéo de Sugar Kane (1992) de Sonic Youth, tourné dans le showroom de Marc Jacobs, où elle apparaissait nue, la poitrine et les parties génitales barrées par un carré noir ? S’agissait-il d’une séance photo pour le magazine Details ? Ou, mieux, dans cet inoubliable portrait de Larry Clark, dont le goût pour les adolescents, s’exprimant dès son premier livre, Tulsa, trouvait avec elle l’une des plus singulières incarnations ?

Elle y est une madone androgyne, les yeux ouverts sur un mystérieux horizon, en tee-shirt blanc et rouge, serti d’une étoile. Une photo que l’actrice a conservée, comme presque tout ce qui la concerne d’ailleurs – coupures de presse, convocations pour des castings, exemplaires des scénarios personnalisés de ses films, y compris l’autocollant où est inscrit son prénom.

Jay McInerney remarque aussi son assurance inhabituelle, tout comme sa manière expéditive de distribuer les bons et mauvais points en matière de style. Telle robe dessinée par le styliste Marc Jacobs, alors prince du grunge, lui apparaît splendide. Le créateur autrichien Helmut Lang, héros du minimalisme, est son idole quand Giorgio Armani lui semble suranné. Quant à Karl Lagerfeld, elle l’accuse d’être responsable de la chute de la maison Chanel. Ce qui autorise le romancier à désigner la jeune fille comme la nouvelle « it girl », « la fille la plus cool du monde ».

« Ce n’était pas moi »

La star du muet, Clara Bow, en fut la première incarnation en 1927 dans le bien nommé film It. Celle qui représentait le sex-appeal des Années folles prendra sa retraite à 28 ans. Quant à Edie Sedgwick, égérie d’Andy Warhol, elle avait été, dans les années 1960, une autre it-girl new-yorkaise, avant de mourir d’une overdose… à 28 ans.

Cette appellation artificielle, évanescente, Chloë Sevigny la rejette vite. Elle envisage déjà sa vie après ses 28 ans. « J’ai souffert de syndrome post-traumatique après la publication de l’article du New Yorker. C’était une bonne idée journalistique de prendre une fille dans la rue, une gamine du Connecticut débarquant à New York, mais ce personnage, ce n’était pas moi. »

Comme le note Jay McInerney dans son article, elle a déjà la tête ailleurs, au cinéma. Et elle sait qu’elle ne sera jamais une jeune fille comme les autres sur un écran. Elle s’apprête à faire ses débuts sous la direction de Larry Clark dans son premier film, Kids, scénarisé par Harmony Korine, qui n’est autre que son petit ami.

Un film sur l’adolescence, où elle est une jeune fille de 13 ans se mettant à la recherche du seul garçon avec lequel elle a couché après avoir appris sa séropositivité. Pour ce rôle, l’apparente innocence de la jeune fille séduit Larry Clark. Chloë Sevigny connaissait Tulsa, le sulfureux livre de photographies de Larry Clark, où il photographiait des gamins toxicomanes accros au speed et à la marijuana, mais qu’elle évitera de porter à la connaissance de ses parents. En revanche, consciente de la dimension polémique de Kids, elle insiste pour que son père en lise attentivement le scénario.

LA MATURITÉ N’A RIEN CALMÉ, NI SON TROPISME POUR LE SCANDALE, NI LA CANDEUR AVEC LAQUELLE ELLE S’Y JETTE.

Elle n’ignore pas non plus que dans ce film, fiction et documentaire seraient mêlés, jusqu’au malaise. Quand Kids est présenté au Festival de Cannes en 1995, seuls Larry Clark et Harmony Korine effectuent le déplacement sur la Croisette. Chloë Sevigny n’est, à l’instar des autres acteurs, pas conviée, pour des raisons marketing. L’idée de la production est de laisser entendre que les comédiens de Kids sont des acteurs amateurs, étrangers et indifférents à l’univers du cinéma.

« Si j’ai du respect pour le travail de Larry Clark, j’estime très suspecte son attirance pour les jeunes garçons. Les filles ne l’intéressaient pas et, dans le contexte du film, c’est étrange. Quand vous regardez ses livres, il n’y a presque aucune fille. Je me disais alors que c’était un choix transgressif. En fait, non. C’est dérangeant. »

La maturité n’a rien calmé, ni son tropisme pour le scandale, ni la candeur avec laquelle elle s’y jette. A Cannes, elle a provoqué des simili-émeutes notamment pour Demonlover, d’Olivier Assayas, sur le monde du porno, et pour Dogville de Lars von Trier et son radicalisme.

En 2003, elle présente The Brown Bunny, de Vincent Gallo. Une longue scène de fellation du pilote de moto dépressif incarné par le réalisateur enflamme la Croisette. « J’étais peut-être naïve, ou mesurais mal ma notoriété, mais j’étais persuadée que personne ne ferait attention à cette scène de fellation. C’est vous dire combien j’étais à côté de la plaque. Après la projection de presse, j’ai compris que les choses allaient très mal se passer. Vincent Gallo et moi couchions ensemble au moment du film. Personne ne m’a poussée à rien. »

Il a ensuite fallu gérer les secousses. « Mon petit ami de l’époque, dont j’étais très amoureuse, m’a quittée dans la foulée. Le New York Post a écrit pendant un an sur moi, revenant sur la fameuse scène. J’ai perdu deux ans d’espérance de vie dans cette histoire. »

La « fille la plus cool du monde », celle de Jay McInerney, de Kids, celle qui agitait les nuits new-yorkaises, est aujourd’hui une femme adulte. Elle a vu mourir des amis, de la marge ou d’ailleurs. Deux de ses partenaires dans Kids, Justin Pierce et Harold Hunter, sont décédés depuis la sortie du film. Le premier s’est pendu, en 2000, dans sa chambre d’hôtel à Los Angeles. Le second a succombé en 2006 à une overdose.

« On dit que l’âge de certains acteurs, surtout des plus jeunes, s’arrête quand ils deviennent célèbres. La frontière entre l’opportunité offerte à un adolescent d’apparaître au cinéma et l’exploitation de sa jeunesse est si mince », résume-t-elle.

Crier, le plus fort possible

Elle prononce ces mots à la fois en survivante et en porte-parole de ces victimes. C’est en rescapée qu’elle demande ce qu’il est advenu de Jean-Pierre Léaud. Est-il parvenu à trouver un nouveau souffle après la mort de François Truffaut ? Quand elle apprend que l’acteur français a continué de tourner, elle répond par un sourire de soulagement.

Macaulay Culkin, la star juvénile de Maman, j’ai raté l’avion (1990), s’en est-il tiré ? Elle dit l’avoir croisé la semaine précédente, à l’anniversaire de sa meilleure amie, Natasha Lyonne, l’une des protagonistes de la série Orange is the New Black, autre star adolescente passée par de sérieux problèmes de drogue. « Macaulay Culkin est de nature excentrique, une caractéristique antinomique avec ce métier. Quand je tournais Party Monster avec lui, il allait très mal. Là, c’est mieux. » Un autre sourire de soulagement.

Sur le plateau de The Dead Don’t Die, Jim Jarmusch dirigeait précisément tous les comédiens. A elle, il demandait simplement de crier, le plus fort possible. Elle s’en étonnait. Au bout d’un moment, il a consenti exceptionnellement à lui donner une explication. Il savait qu’elle pouvait hurler plus fort que tout le monde. Chloë Sevigny a hoché la tête. Consciente, et fière d’avoir toujours fait bande à part.

« The Dead Don’t Die » (1 h 43), de Jim Jarmusch, avec Chloë Sevigny, Bill Murray, Adam Driver. En salle le 14 mai.

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26 décembre 2013

C'est dit !

"Paris, ville lumière, vraiment ?" Dans une tribune publiée sur le Huffington Post, l'ancien ministre de la Culture Jack Lang regrette "la banalité" des illuminations de Noël dans la capitale, cette année. "On rêverait d'une décoration urbaine plus enchanteresse, plus magique. Soyons positif !", clame-t-il.

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Les Champs Elysées illuminés

11 décembre 2013

Et la « person of the year » de Time est…

Traditionnellement, le magazine américain nomme, en décembre, la personnalité la plus importante, représentative ou influente de l’année écoulée.

L'heureux élu en 2013 est donc le pape François.

«Il est rare qu'un nouvel acteur de la scène mondiale suscite autant d'attention si rapidement, que ce soit parmi les jeunes ou les plus âgés, parmi les croyants ou les sceptiques», note la directrice de la rédaction du magazine, Nancy Gibbs.

De son vrai nom Jorge Mario Bergoglio et né en Argentine, François est le premier pape non-européen depuis que l’Église existe. Il a été lu en mars 2013, à la suite de la renonciation de Benoît XVI.

Son élection a d'ailleurs été l'évènement le plus commenté sur Facebook durant l'année 2013.

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30 mars 2019

Nouvelle publicité ETAM avec (entre autres) Laetitia Casta

Après Natalia Vodianova ou encore Tina Kunakey, ce sont Constance Jablonski et Laetitia Casta qui jouent les ambassadrices de charme pour la lingerie Etam printemps-été 2019. Elles portent sur les différentes images de la campagne les collections lingerie et maillot. Etam, qui ouvrira bientôt une boutique dans le quartier de l’Opéra à Paris, a recouvert les murs de son futur magasin, boulevard Haussmann, de photos des deux jeunes femmes en dessous. Pour l’occasion, le mannequin corse devenu actrice arbore un carré long blond wavy et sensuel qui ressemble à la coiffure parfaite à porter sur la plage.

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28 mars 2019

Laetitia Casta, Iris Mittenaere, Laura Tenoudji... séduisantes pour Etam

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Laetitia Casta

Jeudi 21 mars, de nombreuses personnalités se sont donné rendez-vous au "flagship" d'Etam, pour la soirée French Liberté. Des mannequins, influenceuses et anciennes Miss France ont pris le temps de poser pour les photographes.

Il y avait du beau monde pour la soirée French Liberté, organisée par Etam, le 21 mars 2019. Une poignée de personnalités, blogueuses et mannequins était rassemblée dans l'enceinte du nouveau flagship de la marque, dans le quartier de l'Opéra, à Paris. C'est un décor brut (et encore en travaux) qui a accueilli la pétillante Laura Tenoudji, la compagne de Christian Estrosi, assise auprès de Benjamin Patou (le PDG de Moma Group) et Dolores Herrera-Vegas (Wall Street Journal) pour déguster un dîner cuisiné par Cyril Lignac.

À croire que la soirée était une réunion de Miss France, puisque la splendide Iris Mittenaere (Miss France 2016, et Miss Univers 2016) était présente, tout comme Flora Coquerel (Miss France 2014). Laeticia Casta, tout en transparence en dentelle noire, a prouvé qu'elle était tout aussi sublime à 40 ans. De nombreux mannequins et égéries de la marque étaient également présents, à l'image de Constance Jablonski, Julie Ordon, Lena Simonne, la compagne du rappeur Roméo Elvis, Marie Zannou et Alexandra Ricci.

Une floppée d'influenceuses et de blogueuses étaient de la partie, comme Ophélie Duvillard, Babi Thomé, Nicole Bernardes, Estelle Chemouny Pigault, Ellie (slipintostyle) et Julia Mateian. Quelques hommes d'affaires ont également pris le temps de poser pour les photographes, à l'image de Nicolas Houzé, Paolo De Cesare, Mathieu Gallet, ancien PDG de Radio France, Laurent Milchior, le PDG d'Etam et son père, Pierre Milchior. Notons enfin la présence de Babeth Dijan, fondatrice du magazine de mode Numéro, et de Jean-Yves Le Fur.

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Iris Mittenaere

27 mars 2019

30 ans de la pyramide du Louvre : JR prépare une œuvre mystère

Pyramide du Louvre from Jacques Snap on Vimeo.

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Photos : J. Snap

Après avoir fait disparaître la pyramide du Louvre en 2016, le street-artiste, installe un nouveau collage du monument emblématique de Paris.

PARIS - Trois ans après avoir fait disparaître la pyramide, l’artiste JR revient au Louvre pour dévoiler “le Secret de la Grande Pyramide”, dans un collage géant sur toute la Cour Napoléon, auquel 400 volontaires participent.

L’installation a débuté le 26 mars et doit s’achever le 29 mars, jour des célébrations du trentième anniversaire de la pyramide du Louvre. Toute la Cour Napoléon sera recouverte, y compris les bassins et les Pyramidions, ces petites pyramides qui entourent l’œuvre de verre de Ieoh Ming Pei.

Le suspense a été gardé jusqu’à la dernière minute et le visuel final de l’installation demeure pour l’heure inconnu. On sait seulement que JR veut faire surgir la pyramide du sol de manière spectaculaire, comme si elle avait été découverte lors d’une fouille archéologique.

Une installation participative

Quatre cents participants bénévoles se relaient par groupes de 50, pour positionner ces feuilles de papier qui formeront un gigantesque patchwork. L’installation, qui sera achevée vendredi, sera visible jusqu’au 31 mars au soir. Les 30 et 31 mars, la cour sera normalement ouverte aux touristes qui pourront y marcher et observer l’illusion d’optique depuis le sol.

JR peut compter sur l'aide de 400 volontaires pour installer son œuvre dans la cour Napoléon.

Depuis mi-mars, cet expert mondialement connu du collage photographique, conviait le public, via une plateforme dédiée, à participer à ce gigantesque trompe-l’oeil. Il a tout de suite rencontré un très grand succès.

Un point d’anamorphose, avec une caméra, est installé sur le toit du Louvre, inaccessible aux visiteurs. Deux écrans doivent être installés sur la cour pour que les passants puissent suivre l’évolution du collage en direct. L’évènement pourra être suivi sur les réseaux sociaux.

Le Louvre, un terrain de jeu pour JR

Après avoir fait disparaître la pyramide en 2016, “JR propose de la faire sortir de terre et d’en révéler le secret” dans “ce qui constitue son plus grand collage”, a expliqué le Louvre qui prévoit trente événements jusqu’en février 2020 pour célébrer le monument de verre.

En 2016, l’artiste auteur de “Visages Villages” avec Agnès Varda, avait créé sur la surface de la pyramide une reproduction en trompe-l’oeil de la façade du Louvre, masquant la pyramide comme si elle n’existait plus.

En 2016, le français avait fait disparaître la pyramide avec un collage déroutant.

Comme il y a trois ans, JR a fait travailler ses graphistes sur une gravure à l’ancienne, dont s’inspirera l’installation sans la copier.

En 2014, JR avait déjà revisité un monument de la capitale. Le street-artiste avait fait entrer 4000 portraits d’anonymes et amis dans le Panthéon au moment de sa restauration.

25 mars 2019

Visite de Xi Jinping en France

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Emmanuel Macron a accueilli lundi sous l'Arc de Triomphe à Paris son homologue chinois Xi Jinping.

Le président chinois Xi Jinping a été accueilli lundi sous l'Arc de triomphe à Paris par Emmanuel Macron, qui espère le convaincre d'adhérer de manière coordonnée avec les Européens à un "nouvel ordre international", tâche délicate au vu des ambitions diplomatico-commerciales de Pékin et de la division du vieux continent.

Sous un beau soleil printanier, les deux dirigeants se sont recueillis, en compagnie de leurs épouses Peng Liyuan et Brigitte Macron, devant la tombe du soldat inconnu, un peu plus d'un siècle après la fin de la Première mondiale à laquelle avaient participé quelque 140.000 travailleurs chinois en France.

France-Chine: La Chine commande 290 avions Airbus à l’occasion de la visite d’Etat du président Xi Jinping, Emmanuel Macron plaide pour un « partenariat eurochinois 

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A l’occasion de la visite d’Etat du président Xi Jinping, la Chine commande via une société étatique 290 Airbus A320, A320 et A350., contrat signé lors d’une cérémonie à l’Elysée.

Emmanuel Macron y voit « une avancée importante et un excellent signal (...) de la force des échanges » entre la Chine et la France.

Par ailleurs, le président Emmanuel Macron a plaidé pour un « partenariat eurochinois fort », et sur un autre registre, celui des droits de l’Homme, pour le « respect des droits fondamentaux » en Chine.

22 novembre 2013

Luz et Sarah Constantin exposent au Musée de l'Erotisme

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Photos prises avec ma GOPRO

"Kinkiness" désigne en anglais un comportement à la fois farfelu, excentrique, exhibitionniste et vicieux. Sous cet intitulé, Luz, dessinateur à Charlie Hebdo et Sarah Constantin, chanteuse,journaliste et scénariste de BD, cassent les barrières entre artiste et modèle, érotisme et pornographie, fantasme et quotidienneté, modernité et classicisme. Le Musée de l'Erotisme montre, pour la toute première fois, une cinquantaine de croquis et de dessins réalisés sur des bibles écrites en latin par ces dexu artistes briseurs de norme.

19 novembre 2013

Etienne Daho

POLÉMIQUE - Accusées d'avoir demandé de masquer les seins nus d'une jeune femme sur une affiche du chanteur Etienne Daho, la RATP et sa régie publicitaire nient être intervenues. C'est la maison de disque elle-même qui aurait opté pour cette version "cachée".

Seins nus : la RATP n'a pas censuré l'affiche d'Etienne Daho

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L'affiche du nouvel album d'Etienne Daho n'apparaîtra pas sous cette forme dans les couloirs du métro.

Mais qui a cru devoir cacher ces seins qu'on ne saurait voir ? Accusée de censure sur une affiche consacrée au nouvel album d'Etienne Daho, la RATP a nié formellement, lundi après-midi, être intervenue pour faire ajouter un bandeau dissimulant les seins d'une jeune femme.

L'affiche, qui illustre le nouvel album du chanteur, "Les chansons de l'innocence retrouvée", mettait en scène une jeune femme seins nus et en petite culotte au côté de l'artiste. Le Parisien a indiqué que la RATP avait demandé l'ajout d'un bandeau dissimulant la poitrine du mannequin.

Une décision de la maison de disques

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Selon la RATP et sa régie publicitaire Métrobus, "c'est la maison de disques elle-même, Universal Music, qui a adressé à Métrobus, le 11 octobre dernier, le visuel comportant un bandeau". Ce visuel aurait même été "validé par l'artiste et avait sa préférence". Sur le site officiel du label, l'affiche apparaît d'ailleurs avec le bandeau blanc mentionnant le titre de l'album.

Au cours des dernières années, la RATP a empêché la diffusion d'une affiche représentant le chanteur Serge Gainsbourg recrachant de la fumée de cigarette, tandis que Jacques Tati avait été privé de pipe et Coco Chanel, de cigarette. En 2012, une affiche de l'humoriste Stéphane Guillon, jugée "trop politique", avait été retirée du métro parisien. Enfin, en mars 2013, la pochette du nouvel album de Damien Saez, représentant une femme en culotte, de dos, tenant la Bible, avait été refusée comme pouvant "choquer" certains voyageurs "en fonction de leurs convictions religieuses".

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Cachez ce sein que je ne saurais voir

Après Jacques Tati c’est au tour de Étienne Daho de faire parler de lui à la RATP. La régie des transports parisiens n’affichera pas la photo de son nouvel album Les chansons de l’innocence retrouvée, sorti hier. On y voit le chanteur posant aux côtés d’une femme aux seins nus portant un string. Réaction du photographe rennais Richard Dumas, auteur du cliché et proche de Daho :« Et pourquoi ne pas censurer les images que l’on voit dans les bureaux de tabac » ,lance-t-il ironiquement. Celui qui a photographié Keith Richards, Miles Davis, ou David Lynch… raconte l’histoire.« Nous étions à Ibiza pour un repérage photo. Le matin, en ouvrant la fenêtre de mon hôtel, je découvre cette femme nue sur la terrasse qui faisait des photos pour une revue érotico-littéraire. L’incongruité de la situation m’a donné l’idée de la photographier avec Étienne Daho. Ce n ’était pas une photo posée. » Et c’est vrai que ça colle au contenu du disque, constate le photographe:« Cette femme représente toutes les femmes de l’album. Une entrée dans le jardin d’Eden, cher à Étienne Daho. » À noter toutefois que l’album de Étienne Daho apparaît avec un sticker en magasin, couvrant les seins de la jeune femme… Source : article de Linda BENOTMANE.

17 mars 2019

« Il n’y a que quand ça casse qu’on est entendu » : récit d’une journée de violence parmi les « gilets jaunes » à Paris

Par Henri Seckel, Aline Leclerc, Raphaëlle Bacqué

L’acte XVIII des « gilets jaunes » a été marqué par des saccages, des heurts et 237 interpellations. Reportage au cœur de la manifestation sur les Champs-Elysées.

Dès le matin, tout le monde a été embarqué dans le même piège. « La France à Paris », ont promis depuis plusieurs jours les figures des « gilets jaunes » et à partir de 9 heures, ce 16 mars, des cortèges partis de plusieurs gares parisiennes ont convergé vers les Champs-Elysées. Il est vite apparu, cependant, que ce dix-huitième samedi de manifestations serait violent.

Les sites Internet les plus emblématiques des groupes d’autonomes et de la gauche radicale ont appelé, ces dernières semaines, à manifester leur colère « autrement que par les mots » et il n’est pas difficile de les reconnaître, ces manifestants masqués et gantés de noir, parfois revêtus de gilets jaunes, qui, dès le milieu de la matinée, ont remonté en courant l’avenue des Champs-Elysées, vers la place de l’Etoile et chargé directement les forces de l’ordre sur place.

Le piège, ce sont ces voitures en flamme et ces premières boutiques vandalisées qui aimantent les télévisions et les manifestants. Les pavés volent, les pilleurs pillent et la majorité des « gilets jaunes » regardent faire, sans s’opposer aux black blocs venus pour casser. « Je suis contre la violence, mais la violence d’Etat me donne la rage », raconte une manifestante. « Et puis, il n’y a que comme cela que les médias et Macron nous entendent », croit un autre.

Les plus pacifiques des « gilets jaunes » se sont rendus à la « Marche pour le climat », qui a rejoint la place de la République en fin d’après-midi. Les autres, décidés à faire nombre et à renouer avec l’esprit insurrectionnel des premières semaines de mobilisation, restent sur les Champs-Elysées, équipés pour faire face aux nombreuses bombes lacrymogènes qui n’ont pas manqué de tomber sur eux.

Un bilan en début de soirée faisait état de 237 interpellations, 42 blessés parmi les manifestants, dix-sept chez les forces de l’ordre et un chez les pompiers. Une nouvelle flambée de violences qui a contraint Emmanuel Macron à écourter son séjour dans la station de ski de La Mongie (Hautes-Pyrénées) pour rejoindre la cellule de crise mise en place par le ministère de l’intérieur samedi soir, aux alentours de 22 h 30.

C’est une curieuse atmosphère qui s’est installée d’emblée sur l’avenue parisienne si emblématique. En tête de cortège, les plus radicaux ont lancé les hostilités. Après les manifestations plus calmes de ces dernières semaines, beaucoup des magasins qui s’étaient barricadés chaque samedi après les émeutes du 1er décembre ont baissé la garde et renoncé à protéger leurs vitrines. Du coup, des manifestants commencent à brûler les kiosques à journaux et incendient une banque. Au milieu de l’avenue, le Fouquet’s est pris d’assaut, comme un symbole de la bourgeoisie. Les tables dressées, avec leurs nappes blanches et leurs assiettes de porcelaine, sont noyées sous la fumée.

A l’arrière, les autres manifestants se chauffent au soleil, prennent des selfies devant les vitres brisées, se servent éventuellement dans les boutiques éventrées. Les premières semaines du mouvement, il y avait toujours des manifestants pour protester contre les pilleurs. Cette fois, rien. « Ça fait dix-huit semaines qu’ils ne nous écoutent pas !, explique John, un animateur de 28 ans qui a fait la route depuis Nancy. Les black blocs avant ils faisaient peur à tout le monde, maintenant on trouve que c’est un plus. C’est eux qui font avancer les choses, nous, on est trop pacifistes. »

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« Le Fouquet’s, ce symbole de l’oligarchie »

Ils sont nombreux à dire la même chose. « On a pris conscience qu’il n’y a que quand ça casse qu’on est entendu… Et encore même quand on casse tout on ne nous entend pas », assure Johnny, 37 ans, directeur de centre de loisirs dans les Ardennes : « Il faut que Macron se rende compte que maintenant, il est cuit ». Isabelle 60 ans, venue de l’Essonne, se tient un peu en retrait, mais elle avoue : « Si j’étais plus jeune, j’irais à l’affrontement. C’est la violence d’Etat la première violence, celle qui donne la rage. »

Les vitrines de nombreux magasins ont volé en éclat : Boss, Etam, Al-Jazeera Parfums, Nike, Swarovski, Bulgari, Longchamp, SFR, la boutique du PSG, mais personne ne bronche. « Jusqu’ici dans les manifestations, je m’interposais pour éviter la casse. Mais là maintenant je me dis “tant pis”, confie Jennifer, 39 ans, cariste venue de Rouen et mère de deux enfants. Quand j’ai vu casser le Fouquet’s, ce symbole de l’oligarchie, je ne dis pas que j’étais satisfaite mais je ne suis plus contre. »

Ana, 33 ans, une factrice venue de Toulouse est plus directe encore : « C’est génial que ça casse, parce que la bourgeoisie est tellement à l’abri dans sa bulle, qu’il faut qu’elle ait peur physiquement, pour sa sécurité, pour qu’ils lâchent. Après j’aurais été contente qu’on n’ait pas besoin de ça pour obtenir le RIC [Référendum d’initiative citoyenne] et le reste mais ça ne marche pas ».

A l’avant, le chaos. « 1 500 casseurs », a dénoncé le ministre de l’intérieur Christophe Castaner en milieu de journée. Les gardes mobiles chargent, les manifestants attaquent les cars de police, les pompiers galopent éteindre les feux : « boum ! » font les grenades assourdissantes, pendant que la fumée âcre des gaz lacrymogènes pique les yeux.

A l’arrière, au milieu des bris de verre et à trois pas des barricades en feu, des « gilets jaunes » qui pique-niquent et chantent « Macron, on vient te chercher chez toi ». On se prend en selfie devant le Fouquet’s, vandalisé une première fois et rebrûlé dans l’après-midi pour faire bonne mesure. « Cette fois on ne pourra pas dire que le mouvement s’essouffle », se félicite Martine, 60 ans, cadre de santé à l’hôpital venue de Toulon. « A un moment donné il faut s’exprimer un peu plus fort, ça fait quatre mois qu’on a commencé et on est au même point », ajoute Robert, son mari.

« Disparition des services publics »

Sur la place de l’Etoile, l’arc de triomphe disparaît sous la fumée des lacrymogènes, mais cette fois, les gardes mobiles repoussent tous les assauts. Sont-ils vraiment si nombreux, ces manifestants sans banderoles ni slogans ? Quelques milliers, sans doute, mais la foule est clairsemée et la police s’est arrangée pour bloquer les manifestants sur moins d’un kilomètre, à peine la moitié des Champs-Elysées.

« Quand les Champs sont pleins pour voir l’équipe de France après la Coupe du Monde, on dit qu’il y a un million de personnes. Aujourd’hui, les Champs sont à moitié pleins, et on nous dit qu’il y en a 8 000. Je ne comprends pas », remarquent trois « gilets jaunes » venus de Saint-Gaultier, dans l’Indre, à 30 kilomètres de Châteauroux. C’est pourtant vrai, la manifestation est bien moins importante que celle qui se déroule de l’autre côté de Paris pour le climat.

Ceux qui sont là, cependant, sont des « habitués » si l’on peut dire. « Ça fait quatre mois qu’on manifeste », assurent les « gilets jaunes » de l’Indre. Jusque-là, ils s’étaient mobilisés à Châteauroux, Chatellerault, Bourges ou Issoudun. « Notre territoire est très touché par la désertification et la disparition des services publics. La maternité du Blanc a fermé, le train de Paris ne s’arrête plus à Argenton-sur-Creuse, explique la femme du groupe. Pour voir un ophtalmo à Châteauroux, il faut attendre un an, du coup on va à Limoges. » Cette fois, ils sont venus à Paris : « Il fallait marquer le coup et cette fois, il est bien marqué. »

Une banque est incendiée et le feu gagne les appartements juste au-dessus, obligeant les pompiers à évacuer en urgence une femme et son bébé. Après la boutique de prêt-à-porter pour hommes Célio, celle de cosmétiques Yves Rocher, la chaîne de macarons Ladurée, la boutique de prêt-à-porter féminin Tara Jarmon et l’espace de vente d’électronique Samsung, c’est au tour du magasin de vêtement Zara, du magasin de chaussures Weston d’être pillés. Pour les manifestants, c’est comme si ces destructions étaient devenues un mal nécessaire. De fait, les chaînes d’information continue diffusent toute la journée les images d’incendies et de casse.

« La pauvreté intellectuelle de ceux qui font ça », soufflent les commerçants voisins d’une banque calcinée, consternés. En fin d’après-midi, la police parvient enfin à évacuer les Champs-Elysées. Place de l’Etoile, de nombreux pavés ont été descellés, et il y a comme d’énormes nids-de-poule, autour de l’arc de triomphe. « Ils ont pris cher quand même », constatent les derniers manifestants, en s’offrant une photo souvenir devant un car de police, le pare-brise souillé et le gyrophare dessoudé. Aucun de ceux croisés lors de cette drôle de journée n’a l’intention de s’arrêter.

29 novembre 2013

Ukraine to E.U.

Sextremist Yana Zdhanova had been arrested by the police in Vilnius after she held a protest in front of the building of Vilnius summit to call ukrainian president Yanukovich to sign the agreement between Ukrain and European Union.

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Dernière MAJ : La Sextrémiste Yana Zdhanova est libre.
Elle a été condamnée à payer une amende de 145€ après son procès qui s'est tenu dans la journée.
UKRAIN TO EU!

4 avril 2019

En Corse, visite d’Emmanuel Macron sous haute tension

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Par Patrick Roger - Le Monde

Les nationalistes ont appelé à une journée « île morte » jeudi, pendant  le temps du grand débat que doit animer le chef de l’Etat à Cozzano.

La dernière étape des rencontres d’Emmanuel Macron avec les élus de toutes les régions, dans le cadre du grand débat, ne s’annonce pas la moins mouvementée, jeudi 4 avril, en Corse. Les nationalistes, qui dirigent la collectivité, ont décrété le président de la République persona non grata. La coalition Pè a Corsica – regroupant les autonomistes de Femu a Corsica et du Parti de la nation corse ainsi que les indépendantistes de Corsica libera – appelle les Corses à « exprimer, pacifiquement et symboliquement, mais de façon forte et déterminée, leur refus du déni de démocratie qui continue de leur être opposé » lors de la venue du chef de l’Etat. Les nationalistes organisent une journée isula morta (« île morte »), de 12 heures à 18 heures, « pendant le temps du pseudo-débat organisé par Emmanuel Macron ».

Le président du conseil exécutif, Gilles Simeoni, a indiqué, lundi 1er avril, qu’il ne participerait pas au débat qui se tiendra à Cozzano, un petit village de 280 habitants du haut Taravo, niché à une soixantaine de kilomètres d’Ajaccio. Appelant à « un réel dialogue », le dirigeant autonomiste estime que cette rencontre ne sera qu’« une nouvelle occasion manquée ».

Pourtant, dans un récent communiqué, Femu a Corsica, la formation dont il a confié les rênes à un de ses proches, le député de Haute-Corse Jean-Félix Acquaviva, disait souhaiter que cette visite présidentielle soit l’occasion d’« un nouveau départ ». Auparavant, le président de l’Assemblée de Corse, l’indépendantiste Jean-Guy Talamoni, avait lui aussi annoncé, de manière assez prévisible, qu’il boycotterait ce qu’il qualifie de « show de communication ».

Ce raidissement témoigne de la dégradation des relations entre l’exécutif et la majorité insulaire depuis un an. Depuis, notamment, la dernière visite de M. Macron en Corse et le discours qu’il avait prononcé à Bastia le 7 février 2018, ressenti par les nationalistes comme une marque de « mépris » à leur encontre, sur la forme comme sur le fond. L’épisode des élus territoriaux soumis à la fouille à leur arrivée au centre culturel Alb’Oru, où allait s’exprimer le chef de l’Etat, a laissé des traces durables. En outre, l’inscription de la Corse dans la Constitution, fruit d’un laborieux compromis, reste encalminée avec le projet de révision constitutionnelle dont la discussion s’est arrêtée en juillet 2018 à la suite de l’affaire Benalla.

Pourtant, depuis un an, il serait faux d’imaginer que tout s’est arrêté. Bien au contraire. Aucune collectivité n’a été l’objet d’autant d’attentions, n’a reçu autant de visites ministérielles, n’a enregistré autant de moyens débloqués. Mais, pour la coalition nationaliste, c’est toujours trop peu ou pas assez, quand elle n’accuse pas l’Etat d’empiéter sur les compétences de la collectivité et de s’attribuer ainsi le beau rôle.

Dialogue de sourds

La récente audition, mercredi 27 mars, de la préfète Josiane Chevalier, entrée en fonctions en mai 2018, pour présenter le rapport d’activité des services de l’Etat devant l’Assemblée de Corse, illustre parfaitement ce dialogue de sourds. Pour les dirigeants nationalistes, la volonté d’être « au plus près du terrain » de celle qu’ils qualifient de « gouverneur d’un territoire occupé » et de « VRP de l’Etat en Corse » dissimule une conception « jacobine et centralisatrice ». Quand, égrenant les dispositifs mis en œuvre en un an, elle entend montrer l’engagement de l’Etat aux côtés de la collectivité de Corse, ceux-ci lui répliquent : « Devant vous, vous n’avez pas de simples élus locaux ! »

La tournure que prend cette relation de défiance, chacun campant sur ses positions, a atteint son paroxysme lorsque, le 20 février, le président de la République a invité le président de l’exécutif corse pour un entretien en tête à tête à l’Elysée. Invitation que ce dernier a refusée, arguant que le dialogue « ne peut se limiter à une visite protocolaire ». Et, quand la ministre chargée du dossier corse, Jacqueline Gourault, se rend sur le territoire pendant trois jours, mi-mars, pour concrétiser plusieurs projets d’envergure, tant M. Simeoni que M. Talamoni refuseront obstinément de la rencontrer, raillant « un séjour touristique ».

Cette stratégie de l’évitement traduit aussi, quoi qu’en disent ses dirigeants, les difficultés de la collectivité de Corse à se mettre en ordre de marche opérationnel, au point que quelques frictions se manifestent en son sein. M. Talamoni a ainsi clairement haussé le ton vis-à-vis de son allié, en jugeant « urgent » que la collectivité de Corse mette en œuvre une nouvelle stratégie. « Il est tout à fait normal que nous disions devant tous les Corses, dans la transparence et la loyauté par rapport à nos partenaires, qu’un certain nombre de choses doivent évoluer rapidement », jugeait le chef de file de Corsica libera dans un entretien à Corse-Matin, en février, n’hésitant pas à mettre le président du conseil exécutif sous pression.

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Le déplacement de M. Macron en Corse s’inscrit donc dans un climat de tension perceptible, aggravé par la reprise d’une série d’attentats visant des résidences secondaires et des immeubles en construction, ainsi que, lundi 1er avril, des bâtiments des finances publiques à Bastia.

« C’est forcément préoccupant, estime Jean-Charles Orsucci, maire de Bonifacio et chef de file du groupe Andà per dumane [macroniste] de l’Assemblée de Corse. Les crispations que l’on constate entre l’Etat et les nationalistes peuvent conduire certains à la dérive. Il faut mettre impérativement Emmanuel Macron et Gilles Simeoni autour d’une même table pour espérer que la Corse tourne définitivement le dos à la violence. »

Dans un entretien à Corse-Matin du 2 avril, M. Macron assure que « les fils du dialogue n’ont jamais été rompus ». Il fait même état d’« une longue discussion » qu’il a eue dimanche avec celui qu’il appelle le « président Simeoni » en signe d’égard. « Ce qui compte, c’est l’avenir, et nous avons l’un et l’autre la volonté d’agir pour construire un chemin à la fois pragmatique et historique, affirme le chef de l’Etat. Notre responsabilité à tous les deux, c’est de ne pas faire bégayer l’histoire. »

Avant sa rencontre avec les élus corses, il se dit « disponible et volontaire » : « Disponible pour toutes celles et ceux qui seront présents et volontaire pour échanger et apporter ma part de réponses de manière concrète. » Et mettre fin à cette « funeste spirale » de rendez-vous manqués ?

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3 juin 2019

Avec Viktoria Modesta, performeuse handicapée, le Crazy Horse veut "magnifier la différence"

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Sex symbol d'un genre nouveau, la performeuse et chanteuse britannique Viktoria Modesta, mannequin handicapé d'une jambe qui fait de ses prothèses des oeuvres d'art, va rejoindre en juin la troupe du Crazy Horse, temple parisien du "nu chic".

Du 3 au 16 juin, Viktoria Modesta qui se définit comme une "show-gril bionique", se produira pour 29 représentations seule et accompagnée des danseuses du Crazy dans plusieurs tableaux créés spécialement autour de son univers futuriste, a annoncé à l'AFP le légendaire cabaret.

"Dans un monde en plein questionnement sur le rôle et l’image de la féminité, la rencontre des univers du Crazy Horse et de Viktoria Modesta permet de mettre en scène une autre vision de la femme, de la sensualité et de la beauté au XXIe siècle", souligne la direction du Crazy Horse.

Née en Lettonie avec une malformation de la hanche et d'une jambe, Viktoria Modesta, 31 ans, a fait le choix à 20 ans d'une amputation pour préserver durablement sa santé et améliorer sa mobilité grâce à une prothèse "afin de libérer sa créativité loin des stéréotypes", a-t-elle expliqué.

Son clip pour la chanson "Prototype" où elle apparaît avec des prothèses futuristes, dessinées comme des bijoux, dont une lumineuse, a été visionné plus de onze millions de fois. Sur Instagram et Twitter, l'artiste est suivie par plus de 100.000 abonnés.

"J’ai été fascinée par l’incroyable volonté et l'univers créatif de Viktoria. La manière dont elle a pris en main son destin et transformé sa vie en performance artistique globale est épatante", souligne Andrée Deissenberg, directrice artistique du Crazy Horse.

"Dans un futur déjà présent où la différence est revendiquée et magnifiée, la faiblesse se métamorphose en force et atout", ajoute-t-elle.

Dans un communiqué, Viktoria Modesta entend "repousser avec le Crazy Horse les limites de la féminité de la manière la plus innovante et la plus surprenante qui soit".

Dita Von Teese a été la première artiste invitée en 2006 à rejoindre la troupe du Crazy Horse, avant Arielle Dombasle, Clotilde Courau, Pamela Anderson et le travesti autrichien à barbe Conchita Wurst, lauréat de l'Eurovision 2014.

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9 août 2019

Sharon Tate

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Sharon Tate est une actrice américaine, née le 24 janvier 1943 à Dallas et morte assassinée le 9 août 1969 à Los Angeles. Mariée au réalisateur Roman Polanski, elle a été tuée chez elle par les membres de la « famille », la secte dirigée par Charles Manson, alors qu'elle était enceinte de huit mois.

Avec sa silhouette longiligne, son regard envoûtant et son allure résolument Seventies, Sharon Tate se fait remarquer par le producteur Martin Ransohoff qui l’impose à Roman Polanski dans le premier rôle féminin du Bal des vampires en 1967. La même année, le cinéaste et l'actrice tombent amoureux et décident de se marier le 20 janvier 1968 à Londres... jusqu'au drame de l'été 1969. Alors que le prochain film de Quentin Tarantino présenté au Festival de Cannes prendra comme toile de fond le meurtre de Sharon Tate, retour sur deux clichés hypnotiques de l'actrice.

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15 mars 2014

VANNES : Ces maires aux parcours hors du commun

Municipales 2014

Vannes a connu cinquante-cinq maires différents. Plusieurs d’entre eux présentent un profil singulier.

Le tristement célèbre

Joseph Ange Guillo du Bodan .Maire de 1747 à 1755, Joseph-Ange Guillo-du-Bodan était l’un des seuls négriers vannetais. Il serait responsable de la déportation de 1 500 Noirs d’Afrique, selon l’historien Patrick André qui a sorti de l’ombre ce passé douteux en 2008. Le nom de Joseph Ange Guillo du Bodan a en effet posé problème en 2008. Depuis 1967, une rue du quartier de Kercado portait le nom de cet ancien maire. La municipalité a alors décidé de rebaptiser la voie et de la nommer rue Barthélémy-Ange-Guillo-du-Bodan, le petit-fils du précédent, maire également mais au parcours plus respectable.

Le républicain

Émile Burgault . Maire de Vannes à partir de 1846, Émile Burgault implante le mouvement républicain à Vannes. Il fait notamment construire l’hôtel de ville et l’école Jules-Simon. Il obtient une grande popularité auprès des ouvriers à la suite de la crise du pain. En 1847, les Vannetais souffrent de la famine. Il crée alors en 1848, des boulangeries municipales où le pain est vendu au prix de revient.

Le Résistant

Maurice Marchais . Cet avocat, originaire de Josselin, est élu maire de Vannes en 1933. Opposé au régime de Vichy, il est révoqué en décembre 1940. Dès 1943, il organise la Résistance dans le Morbihan. Il est arrêté et torturé par la Gestapo en février 1944. Libéré le 3 août suivant, il redevient maire de Vannes sur décision du Comité départemental de la Libération mais décède le 4 janvier 1945, des suites des mauvais traitements subis.

La première femme

Sabine de La Barre de Nanteuil. Conseillère municipale en 1945, cette Résistante est élue maire. Sabine De La Barre de Nanteuil refuse néanmoins d’occuper cette fonction. C’est la première femme qui a été élue maire en France. C’est également la première fois que les Françaises votent.

Le ministre de l’Intérieur pendant Mai 68

Raymond Marcellin. Élu maire de Vannes en 1965, il est nommé ministre de l’Intérieur le 31 mai 1968, à la suite des événements, alors que le général de Gaulle est président de la République. Il interdit les manifestations sur la voie publique, dissout les groupes gauchistes et vide l’Odéon et la Sorbonne des étudiants contestataires. Il reste ministre de l’Intérieur jusqu’en 1974. Au cours de sa carrière politique, outre ses sièges de maire, député, sénateur, il est également président du conseil général, du conseil régional, ainsi que ministre de la Santé et ministre de l’Agriculture.

Le ministre sous Chirac

François Goulard. Maire de Vannes de 2001 à 2004 et de 2008 à 2011, François Goulard a aussi été ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, dans le gouvernement de Villepin, ainsi que secrétaire d’État au Transport et à la Mer, dans le gouvernement Raffarin III. Il est actuellement président du conseil général du Morbihan. Article de Louise SEBILLET.

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28 février 2014

Rihanna quasi topless au Crazy Horse

La chanteuse qui est à Paris pour la Fashion Week en a profité pour se détendre après le défilé Balmain lors d'une petite soirée où elle était peu vêtue.

Rihanna est folle de mode, c'est connu. Il est donc évident qu'elle soit à Paris pour soutenir ses amis styliste lors de la Fashion Week. Un de ses nouveaux compères, c'est Olivier Rousteing le jeune DA de la maison Balmain. Et après le défilé de ce dernier, ils sont allés parader et se détendre dans un «after show», dont seule la capitale à le secret. Jessica Alba, Ellen von Unwerth, Rosie Huntington-Whiteley et Karlie Kloss étaient aussi de la partie.

Une réponse à Beyoncé?

Comme il se doit, Riri s'est changée entre deux, il ne faudrait pas être vue avec la même tenue deux fois de suite. Elle est donc arrivée au Crazy - juste là où Beyoncé a tourné son dernier clip - dévoilant sa poitrine derrière un petit haut en résille, jupe en cuir, taille haute et bouche rouge. Tout sourire, lance-t-elle un message à son aînée? On ne sait pas, mais sa tenue a le mérite de remettre les projecteurs sur elle. Elle est comme ça - aussi - Rihanna.

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13 avril 2019

Chronique - Au bord de l’extase, à deux doigts de la contrainte : comment jouer avec l’orgasme de ses partenaires ?

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Par Maïa Mazaurette - Le Monde

Interruptions, ralentissements... Les jeux orgasmiques offrent un vaste champ érotique à explorer, remarque la chroniqueuse de « La Matinale », Maïa Mazaurette.

LE SEXE SELON MAÏA

Tous les orgasmes se valent-ils ? Les bons jours, nous parlons de feu d’artifice, de fusion, d’expérience transcendante. Le lendemain... bon, on aurait mieux fait de jouer au Scrabble. De la jouissance décevante à l’explosion nucléaire, les orgasmes sont scientifiquement difficiles à quantifier – laissant place à tous les fantasmes (« les femmes jouissent plus que les hommes ») et tous les plans marketing (comme les applis et les bracelets connectés censés contrôler l’intensité des sensations).

Dans ces conditions, « avoir envie d’un orgasme » tient du flou artistique total. Et tant mieux pour notre créativité : au répertoire sexuel répond un répertoire orgasmique.

Commençons donc par l’edging : edge, en anglais, c’est le bord. L’edging est une somme d’intentions et de pratiques sexuelles permettant de se tenir juste au bord de l’extase (en français, on parle de « contrôle de l’orgasme », ce qui nous rappelle que la langue des libertins est aussi celle de la bureaucratie). L’idée est simple : si vous prenez le temps d’accumuler de la tension sexuelle, votre orgasme sera plus intense. Pour vous donner un ordre d’idée du champ des possibles, le champion du monde de masturbation peut se tenir au bord de l’orgasme pendant dix heures (9 heures et 58 minutes précisément, selon le San Francisco Weekly).

Concrètement, comment on fait ? Inutile de réinventer l’eau froide (quoique... versée sur la zone stratégique, l’eau froide puisse marcher) : il suffit d’interrompre pendant quelques secondes les mouvements, ou de les ralentir à l’extrême. Cela fonctionne pendant la masturbation ou les rapports interpersonnels, sur les femmes comme sur les hommes, et même quand ces derniers sont éjaculateurs rapides.

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Interruptions ou ralentissements

Ces interruptions ou ralentissements peuvent prendre la forme de caresses, d’échanges verbaux ou d’une pause kebab. Le tout est d’apprendre à reconnaître quelles sensations physiques (ou quelles pensées déclencheuses) marquent le passage de la phase pré-orgasmique à la phase orgasmique.

Pour faire retomber la tension jusqu’à un niveau tout juste supportable, les hommes peuvent utiliser la technique du squeeze (des points de pression permettant de calmer l’éjaculation qui monte), des produits retardants, des anneaux péniens, des préservatifs trop petits ou des pensées perturbatrices.

Cependant, une excellente manière de combiner edging et expansion de son répertoire sexuel consiste à délaisser les zones explosives pour se concentrer sur des zones toujours érogènes, mais un peu moins sensibles. Vous pouvez par exemple passer d’une stimulation du pénis à une stimulation du scrotum : de quoi maintenir l’érection sans emballer la machine (attention avec la prostate, qui a tendance au contraire à précipiter les orgasmes). Même chose pour les femmes, en passant du clitoris au vagin, ou aux seins, ou aux fesses, ou aux rotules (sait-on jamais) – sachant qu’avoir un premier orgasme n’empêche pas forcément les femmes d’enchaîner sur d’autres, ou d’autres formes de plaisir (selon une étude publiée dans le Journal of Sex Research en 2014, les hommes voient leur désir et leur excitation chuter après l’orgasme bien plus rapidement que les femmes).

Bien entendu, tout cela nécessite une excellente communication de couple, qui commence par une excellente communication avec soi-même. Plus vous vous êtes entraîné(e) à l’edging pendant vos masturbations (privées ou publiques – voir notre chronique sur ce sujet), mieux vous saurez indiquer à l’autre quels sont vos points de débordement.

Tension maximale et précision

Pour acquérir cette connaissance, c’est tout simple : remplacez la masturbation expéditive par des masturbations aussi lentes que possible. L’expérience est d’autant plus intéressante que vous devrez probablement vous extraire de vos routines mentales ou de vos modes d’excitation habituels, comme la pornographie : vous pouvez par exemple utiliser la rêverie érotique (dont nous parlions il y a deux semaines) ou des stimulations moins explicites (comme les vidéos ASMR de relaxation par le son, l’audio-pornographie ou la lecture).

Les gestes eux-mêmes ne seront pas tout à fait les mêmes : plutôt que de chercher l’efficacité et le soulagement, vous opterez pour la tension maximale et la précision. Avec un peu de chance, vous devriez pouvoir atteindre des moments de suspension mentale proches du flow des adeptes de méditation. A ce titre, n’oubliez pas de vous munir de lubrifiant : plus longues, les caresses produisent plus de friction, et vous aurez besoin d’un confort maximal.

Une fois devenu(e) expert(e) en signes pré-orgasmiques, vous pourrez soit transmettre cette expertise à votre partenaire (mais ça n’est pas toujours évident, parce que les signes ne sont pas toujours physiques), soit utiliser des gestes, des expressions faciales ou des mots spécifiques. En attendant l’invention de la télépathie, le plus simple reste encore de verbaliser : « attends, stop, ralentis ».

Bien sûr, il est probable que cet apprentissage passe par des orgasmes que vous vouliez retenir mais qui viendront quand même – ou par des orgasmes qui retomberont comme des soufflés au fromage parce que vous avez raté le moment fatidique (que ceux qui n’ont jamais raté un soufflé au fromage osent vous jeter la première pierre). C’est tout à fait normal, et les fiascos sexuels font généralement de bons souvenirs.

L’orgasme forcé et l’orgasme interdit

Cependant, les jeux orgasmiques ne se limitent pas aux vertiges du « bord du gouffre ». Au rayon jeux de rôles/domination, nous avons aussi l’orgasme forcé et l’orgasme interdit.

Dans le premier cas, vous obligez votre partenaire à jouir alors qu’il/elle prétend se retenir (tout cela est évidemment un jeu : le scénario repose sur la coopération). On recherche alors la vulnérabilité maximale : ne pas pouvoir se retenir, être complètement à la merci du partenaire. Cette pratique est intéressante parce que l’orgasme échappe à la responsabilité de celui ou celle qui le subit, ce qui permet de surmonter des peurs, des culpabilités ou des conflits de valeur (« j’ai joui analement, mais c’est parce qu’on m’a obligé »). Vous pourrez vous familiariser avec une version relativement pudique de cette pratique dans la série Hysterical Literature, où des femmes essaient de se concentrer sur la lecture d’un livre en étant stimulées par un vibromasseur (spoiler : la concentration a des ratés).

Dans le second cas, vous privez ou prétendez priver votre partenaire de l’orgasme. Ce scénario s’accompagne généralement de fantasmes d’asservissement et d’imploration (« supplie-moi, sinon je te laisse en plan »). Dans un cadre BDSM, on peut utiliser des ceintures de chasteté ou des contraintes physiques (difficile de se soulager quand on a les mains attachées). Une autre possibilité consiste à « obliger » un partenaire homme à prodiguer une pénétration active, mais sans son pénis, en utilisant des godemichets ou ses mains (« tu peux me pénétrer, mais je t’interdis d’y prendre un plaisir physique »).

Dans des cadres plus conventionnels, même si on peut parfaitement concevoir de jouer sur la frustration jusqu’au bout (« bon, je constate que tu vas éjaculer, va faire la vaisselle »), l’orgasme finit par être concédé.

Une chose est sûre : maintenus au bord du plaisir, forcés, restreints, multiples, synchronisés, obtenus à distance, par telle ou telle partie du corps, par un sextoy, par notre imagination, par une selle de vélo, un carré de chocolat noir, ou même pendant son sommeil, nos orgasmes offrent un champ érotique qui dépasse de loin le soulagement auquel on les cantonne généralement. La petite mort est plus vivante que jamais.

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2 février 2014

Terry Richardson (photographe) pour Zadig et Voltaire

Lors de la Fashion Week Paris Printemps-Été 2014, Zadig & Voltaire avait présenté sa collection dans la lignée chic & rock des collections précédentes. Il est temps maintenant de découvrir les photos officielles pour la campagne de pub de la collection Printemps-Été 2014 avec Freja Beha Erichsen que l'on retrouve lookée Zadig & Voltaire de la tête aux pieds, style qui lui va si bien. Les photos de la campagne Printemps-Été 2014 on été shootées par l'excentrique Terry Richardson, un duo de choc pour une collection qui rock. Chaque photo promotionnelle est divisée en deux avec une nature morte de la pièce shootée sous fond de palmier californien d'un côté, et la danoise Freja Beha Erichsen en tenue Zadig & Voltaire de l'autre. La collection Printemps-Été 2014 Zadig & Voltaire conserve ses matières fétiches puisque l'on retrouve du cuir et de la dentelle pour des tenues qui mêlent rock et raffinement.

Freja Beha Erichsen for Zadig & Voltaire Spring 2014 Ads

by Terry Richardson

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Modèle : Freja Beha Erichsen

 

1 février 2014

"Nymphomaniac" - volume 1 - Vu hier soir

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Déroutant ! Ce volume 1 est un long récit de la jeunesse de l'héroïne "JOE" interprétée à l'écran par Stacy Martin . Il y a quelques scènes magistralement filmées comme celle de l'hôpital lorsque son père décède et celle de la visite de la femme trompée avec ses trois jeunes garçons au domicile de la jeune nymphomane. Je vais aller voir le volume 2 dans quelques jours. à suivre....

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Qui est Stacy Martin ?

Née d'une mère anglaise et d'un père français originaire du Maine-et-Loire1, Stacy Martin a grandi à Paris et au Japon2. Elle vit à Londres depuis sa majorité.

Stacy Martin travaille dans le mannequinat depuis l'âge de 16 ans. En 2013 elle est choisie à l'issue d'un casting par le réalisateur danois Lars von Trier pour incarner le personnage de Joe dans Nymphomaniac. Le personnage adulte de Joe est joué par Charlotte Gainsbourg.

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26 janvier 2014

Aujourd'hui jour de colère ! Ah bon.... à suivre...

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Ce 26 janvier est le Jour de Colère. L'expression est tout droit sortie d'un poème apocalyptique sur la colère de Dieu ("Dies iræ"), mais c'est aussi le nom de la manifestation contre le gouvernement organisée à Paris. À l'origine de ce "Jour de Colère": un mystérieux collectif qui mobilise les Français sur Internet depuis novembre 2013. Que dénonce-t-il ? "Nous avons tous au moins une raison d’être en colère contre ce gouvernement qui n’écoute pas le peuple, matraque les contribuables, affame nos paysans, enterre notre armée, libère les délinquants, déboussole nos enfants, pervertit notre système scolaire, réduit nos libertés, assassine notre identité, détruit nos familles”, résume -ou plutôt énumère- le manifeste du mouvement. Avec ces (très) grandes lignes, et en trois mois à peine, Jour de Colère a réuni plus de 13.000 fans sur Facebook, près de 2000 abonnés sur Twitter. 24.000 internautes annoncent déjà leur présence le Jour J, à Paris, sur l’évènement Facebook créé pour l’occasion. Mais ces manifestants en colère, qui sont-ils?

Le jeu de l’anonymat

Si on se fie à la communication de Jour de Colère, ceux qui défileront entre Bastille et Opéra ce 26 janvier, sont de “simples citoyens”, de tous horizons, simplement opposés à la politique du gouvernement Hollande. Les organisateurs jouent sur cet aspect en publiant des dizaines de portraits de manifestants, le visage caché par des pancartes affichant seulement leur métier, leur région et leur participation au Jour de Colère. Cette stratégie de l’anonymat se retrouve chez les participants… mais aussi chez les leaders de cette manifestation qui se cachent eux aussi derrière pseudos et pancartes pour piloter événement. “C’est Cassandre, juste Cassandre.” Voilà comment s’est présentée au HuffPost l’une des organisatrices du mouvement. “On s’efface car la colère vient du peuple, a-t-elle confié. Il n’y a aucun parti derrière nous”. Aucun parti, certes, mais la manifestation de ce 26 janvier reste pilotée par divers mouvements anti-mariage gay. “On s’est connu avec la Manif pour tous”, lâche d’ailleurs Cassandre au HuffPost.

Le retour des anti-mariage gay

Parmi ces mouvements, on retrouve le Printemps français, une nébuleuse des opposants les plus radicaux au mariage homosexuel qui réunit militants d’extrême droite, catholiques traditionalistes et identitaires. Béatrice Bourges, leur porte parole, a d’ailleurs appelé la “majorité silencieuse” à manifester ce 26 janvier, dans les vœux 2014 des opposants à la loi Taubira: Hommen, Marianne, Cache-cache pour tous, Veilleurs, Antigones, Sentinelles… tous les collectifs anti-mariage gay se retrouvent dans la liste des soutiens du Jour de Colère.

Un patchwork de groupuscules

Mais ce conglomérat de soutiens ne se limite pas aux descendants radicaux de la Manif pour tous. Au générique du rassemblement de ce 26 janvier on retrouve bien d’autres collectifs. Des Bonnets Rouges (les Bretons se sont désolidarisés mais les Lyonnais participent) aux pages Facebook anti-Hollande en passant par les catholiques intégristes de Civitas, divers groupes anti-islam (comme le Comité Lépante) et bien d’autres collectifs opposés au “matraquage fiscal” (comme les Citrons pressés ou Les Vaches à lait). Source : Huffington Post

21 janvier 2014

Chantal Thomass pétillante pour les nouvelles canettes de Coca Cola light

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Après Jean-Paul Gaultier, Karl Lagerfeld, Nathalie Rykiel et Marc Jacobs, c’est au tour de la célèbre créatrice de lingerie Chantal Thomass d’imaginer le nouveau design des canettes de Coca Cola light. Fidèle à elle-même, c’est avec humour et sensualité qu’elle pose devant l’objectif.

Photographiée par la photographe de mode Ellen Von Unwerth sur fond rose poudré, Chantal Thomass rayonne. Cheveux noir jais, rouge à lèvre carmin, regard malicieux ; la créatrice présente avec élégance la célèbre petite canette grise qu'elle a habillée. Vêtue uniquement de noir, c’est le sourire de Chantal Thomass et son attitude décalée qui ressortent des clichés, offrant ainsi à la multinationale américaine un peu de fraîcheur et de second degré.

Nouée à son sommet par un ruban de satin noir, la canette de Coca Cola light se transforme en une pièce de lingerie sensuelle et sexy. « Quelle meilleure façon de célébrer les femmes qu’en réinterprétant les codes du glamour et la sensualité de la lingerie sur cette boisson iconique » explique Chantal Thomass.

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