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Jours tranquilles à Paris
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6 décembre 2019

Mode : Le Calendrier Pirelli 2020 revisite la légende de « Roméo et Juliette »

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Un casting cinq étoiles pour un calendrier mêlant mode, théâtre et cinéma… La nouvelle édition du célèbre almanach, capturée par le photographe Paolo Roversi, est un véritable objet d’art.

« Oh Roméo ! Roméo ! Pourquoi es-tu Roméo ? » se lamente Juliette dans la célèbre scène du balcon tirée du Roméo et Juliette de Shakespeare. Pas de Roméo à l’horizon dans l’édition 2020 du Calendrier Pirelli, présenté le 3 décembre au cœur du Théâtre Philharmonique de Vérone. Intitulée À la recherche de Juliette, la nouvelle édition du célèbre almanach, réalisée cette année par Paolo Roversi, revisite ainsi le drame intemporel du dramaturge anglais. Avec ce calendrier, qui s’accompagne pour la première fois d’un court-métrage de 18 minutes, le photographe italien part à la recherche « de la Juliette qui sommeille en toutes les femmes ». « J’étais à la recherche d’une âme pure, pleine d’innocence associant force, beauté, tendresse et courage », explique Roversi dans le communiqué de presse. Une âme pure incarnée ici par dix femmes, actrices, chanteuses ou artistes : Claire Foy, Mia Goth, Chris Lee, Indya Moore, Rosalía, Stella Roversi, Yara Shahidi, Kristen Stewart et Emma Watson.

Inspiré d’un livret d’opéra, l’une des passions de Paolo Roversi, le Calendrier Pirelli 2020 se compose de 132 pages, où se mêlent les clichés du photographe et des extraits de la pièce de Shakespeare. Une jolie façon de combiner photographie, théâtre, mode et cinéma au sein d’un bel objet unique en son genre.

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4 juillet 2017

Emmanuel Macron à Versailles devant le Congrès

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Le discours d'Emmanuel Macron sur périscope en cliquant sur le lien suivant : 

https://www.pscp.tv/w/1ynJOjyrpPZGR

 

« Un discours ? Non, une révolution »

Par Françoise Fressoz

Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », estime que l’objectif du président, lundi à Versailles, n’était pas d’effacer son premier ministre mais de confirmer l’ampleur de la révolution qu’il entend conduire dans le pays.

Tous ceux qui avaient accusé Emmanuel Macron de vouloir faire de l’ombre à son premier ministre en parlant avant lui se sont fourvoyés. Leur champ de vision était trop court. Ils se sont trompés sur la nature du discours au Congrès, prononcé lundi 3 juillet à Versailles par le chef de l’État.

L’objectif de M. Macron n’était pas d’effacer son chef de gouvernement auquel échoit au contraire la lourde tâche de dérouler le contenu précis des réformes et d’en assurer l’exécution. Sa visée était de confirmer l’ampleur de la révolution qu’il entend conduire dans le pays depuis que, le 6 avril 2016, lui, l’ancien ministre de l’économie de François Hollande, s’est mis en marche pour tout changer.

La nouvelle société que tente de faire émerger le nouvel élu est fondamentalement libérale. Elle mise sur l’autonomie de l’individu, son dynamisme, sa capacité à saisir sa chance dans un environnement économique et social qui aura été profondément transformé pour le lui permettre.

De cette mise en mouvement, le chef de l’État attend tout : un changement de mentalité, un sursaut d’optimisme, un surcroît de citoyenneté, la victoire sur le populisme. Dans son discours, le mot « liberté » domine tous les autres, c’est pourquoi les castes, quelle que soit leur nature, sont dans le collimateur. A commencer par celle des élus qui ont failli.

Logiciel idéologique

En s’appuyant sur « le mandat du peuple », M. Macron poursuit avec détermination le dynamitage du vieux monde politique qu’il avait entamé pendant sa campagne. Devenu le garant des institutions, il les redessine à sa façon. Après avoir réinvesti symboliquement la charge présidentielle, il refaçonne le Parlement en annonçant qu’il veut couper d’un tiers le nombre des élus, instiller une dose de proportionnelle dans le scrutin législatif, refondre la procédure parlementaire et réformer de fond en comble le Conseil économique social et environnemental (CESE).

Partout, un maître mot, « l’effectivité », par opposition au déni de réalité, au manque de résultats, aux discours qui tournent à vide. Il y a quelque chose de vertigineux, dans un pays démocratique, à voir un seul homme conduire le changement avec une telle détermination. « C’est Louis-Philippe et Louis Napoléon à la fois ! », s’était indigné François Mitterrand lorsque de Gaulle avait, en septembre 1958, accouché de la Ve République mais il avait, ensuite, fallu vingt-trois ans au leader socialiste pour transformer son combat en victoire, accéder au pouvoir et finalement se couler dans les habits du monarque.

On mesure à cette aune le chemin que devront parcourir les opposants à M. Macron qui, pour l’heure, se divisent en deux camps : les « irréductibles » tendance Jean-Luc Mélenchon – le chef de file de La France insoumise – qui, au nom de la VIe République, mènent un double combat, institutionnel et social, contre le nouveau locataire de l’Elysée auquel ils dénient, en raison de l’ampleur de l’abstention, toute légitimité démocratique. Et puis les autres, sonnés par la défaite, qui préfèrent minimiser la portée du discours présidentiel, « creux », « vide » assènent-ils, parce que, pour répondre, il faudrait que leur logiciel idéologique soit à jour. Et cela prendra des mois, si ce n’est des années.

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Devant le Congrès, Emmanuel Macron appelle les Français à renouer avec « l’esprit de conquête »

Par Bastien Bonnefous, Cédric Pietralunga

Le chef de l’Etat s’est engagé à répondre à « l’impatience » du pays par un « changement profond », laissant à son premier ministre la charge de détailler, mardi, les moyens pour y parvenir.

Il est un peu moins de 15 heures, lundi 3 juillet, quand Emmanuel Macron traverse l’aile du Midi du château de Versailles, encadré par les casques rutilants de la Garde républicaine. Le pas lent, le président de la République pénètre, dans un silence d’église, dans la salle du Congrès, avant de monter à la tribune et de se poster face aux quelque 900 députés et sénateurs présents dans l’Hémicycle, déserté seulement par une cinquantaine d’élus de la France insoumise ou de l’UDI.

Raide, quasi au garde à vous, il fixe l’assistance pendant de longues secondes, le regard droit devant. Solennel, vertical. Au-dessus de sa tête, une immense peinture, d’après Auguste Couder, représente la séance d’ouverture des États généraux à Versailles, le 5 mai 1789, en présence du roi Louis XVI et de la cour. Pour son premier discours d’ampleur depuis son investiture le 14 mai, M. Macron vient présenter sa « véritable révolution » aux élus de la représentation nationale.

Installée à l’étage sur le côté droit de la salle, près du gouvernement au complet, la garde prétorienne de l’Elysée, formée entre autres par la « plume » Sylvain Fort et le conseiller en stratégie Ismäel Emelien, veille sur l’assistance. Les huissiers sont là, eux aussi, disséminés, qui garantissent le respect du protocole. Il a fallu trois jours pour préparer le bâtiment et l’Hémicycle, qui n’avaient pas été utilisés depuis la venue de François Hollande, le 16 novembre 2015, après les attentats de Paris et de Saint-Denis.

Accents messianiques

Pendant presque une heure et demie, M. Macron a adressé à la nation un discours de la volonté. Sa volonté. Celle de répondre à « l’impatience » du pays par un « changement profond », rendu possible, selon lui, par « le mandat » que lui ont donné les Français en le portant à l’Elysée en mai et en confirmant la vague macroniste lors des législatives, un mois plus tard.

« Ce qui nous est demandé par le peuple, c’est de renouer avec l’esprit de conquête (…) pour le réconcilier avec lui-même », explique le chef de l’Etat, qui veut en finir avec le « déni de réalité » et « trancher avec les années immobiles ou les années agitées » des deux précédents quinquennats de Nicolas Sarkozy et M. Hollande. « En chacun de nous, il y a un cynique qui sommeille. Et c’est en chacun de nous qu’il faut le faire taire (…) Alors, nous serons crus », lance-t-il, renouant avec les accents messianiques de certains de ses meetings de campagne.

Sur le fond, le discours élyséen est pourtant loin de renverser toutes les tables. Peu disert sur la lutte contre le chômage ou les enjeux environnementaux, très général sur sa politique européenne et internationale, M. Macron a surtout insisté sur la nécessité, à ses yeux, de tourner la page avec les réflexes du milieu politique, quitte à bousculer les parlementaires.

Le locataire de l’Elysée a ainsi dénoncé ce « monde politique fait de querelles stériles et d’ambitions creuses », ce « climat de faux procès où le débat public nous a enfermés trop longtemps », dans une « époque de découragement » où « nombreux encore sont ceux qui spéculent sur un échec qui justifierait leur scepticisme ». Mais en même temps qu’il dit vouloir en finir avec « l’opacité, le clientélisme, les conflits d’intérêt, tout ce qui relève de la corruption ordinaire », M. Macron met en garde les médias contre la « société de la délation et du soupçon généralisés », donnant l’impression de vouloir protéger cet ancien monde dont il voue pourtant les pratiques aux gémonies.

Contre « la chasse à l’homme »

« J’appelle à la retenue, à en finir avec cette recherche incessante du scandale, avec le viol permanent de la présomption d’innocence, avec cette chasse à l’homme où parfois les réputations sont détruites », a-t-il déclaré, dans une allusion à peine voilée aux affaires Ferrand ou du MoDem, qui ont brouillé le début de son quinquennat.

Seul chapitre véritablement détaillé de son intervention, le volet institutionnel reprend l’essentiel de ses promesses de campagne. Le chef de l’Etat, qui a l’intention de s’exprimer chaque année devant le Congrès, veut modeler à sa main les institutions de la Ve République. Il a ainsi confirmé son engagement de réduire d’un tiers le nombre de parlementaires, qui s’étendra, au-delà de l’Assemblée nationale et du Sénat, au Conseil économique, social et environnemental (CESE).

Confirmée aussi, l’introduction d’une « dose de proportionnelle » (sans préciser son niveau) aux législatives, comme la limitation « dans le temps » des mandats parlementaires – pas plus de trois, indiquait son programme électoral. Suppression de la Cour de Justice de la République, refonte du Conseil supérieur de la magistrature, et « évaluation », deux ans après leur mise en œuvre, des « textes importants », comme la future loi sur la lutte antiterroriste censée supplanter l’état d’urgence, qui sera levé « à l’automne ».

Emprunts à des figures historiques

M. Macron veut que la réforme constitutionnelle soit « parachevée d’ici un an ». Soit par un « vote du Parlement », soit, en cas de blocage, notamment au Sénat, par référendum. Un bouleversement qui interpelle une partie des élus, déjà inquiets de la propension du président à concentrer les pouvoirs. « Le redécoupage des circonscriptions lié à la proportionnelle et à la baisse du nombre de députés, le non-cumul, le vote de lois clés par ordonnances, le recours au référendum… tout participe à terme à asphyxier le pouvoir législatif », considère Olivier Faure, président du groupe Nouvelle gauche (socialistes) à l’Assemblée, qui redoute « une tentation plébiscitaire » chez le chef de l’Etat.

Désireux de donner « le cap », M. Macron s’est arrêté sur plusieurs de ses chantiers, même s’il est resté très vague sur les moyens de les mener. La réforme du droit du travail ? « Il faut évidemment protéger les plus faibles », a-t-il indiqué, mais « le premier principe doit être la recherche d’une liberté forte » afin de « pouvoir faire là où trop souvent nos règles entravent au prétexte de protéger ».

Le droit d’asile ? Il faut lui aussi le « réformer en profondeur » car « débordé de toutes parts, [il] ne permet pas un traitement humain et juste des demandes de protection ». « Nous aurons des décisions difficiles à prendre », a prévenu le président, qui veut distinguer réfugiés politiques et économiques, et dont la politique en matière de gestion des migrants, notamment à Calais, est fortement critiquée par les associations.

Au-delà du fond, M. Macron s’est permis dans la forme quelques emprunts, qui marquent sa volonté de s’inscrire dans les pas de figures historiques. « La France n’est pas un pays qui se réforme [mais] qui se cabre quand on ne le respecte pas, quand on ne parle pas à sa dignité et à son intelligence », a-t-il lancé avec des accents gaulliens. « Chaque Français a sa part de responsabilité et son rôle à jouer dans la conquête à venir », a-t-il aussi déclaré, sorte de clin d’œil du « Kennedy tricolore » au « ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays » lancé par JFK lors de son discours d’investiture à Washington, en 1961.

A plusieurs reprises, M. Macron a fait référence, enfin, à son premier ministre, Edouard Philippe. A l’entendre, pas de « caporalisme » avec lui, mais du « partage d’idées », quand beaucoup l’accusaient ces derniers jours d’humilier le chef du gouvernement par son discours de Versailles, 24 heures avant sa déclaration de politique générale. « Le président de la République doit fixer le sens du quinquennat (…). Il revient au premier ministre (…) de lui donner corps », a insisté le chef de l’Etat, enjoignant les parlementaires à écouter M. Philippe mardi après-midi pour connaître les détails de « la mise en œuvre » du programme élyséen.

Bastien Bonnefous et Cédric Pietralunga

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ENTHOUSIASTES, PRUDENTES OU CRITIQUES : LES RÉACTIONS AU DISCOURS DE VERSAILLES.

Pour le nouveau président du groupe La République en marche (LRM) à l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, « les objectifs sont clairs, y compris sur les évolutions institutionnelles : libérer, protéger, réconcilier ».

Pour le président du groupe LRM au Sénat, François Patriat, le chef de l’Etat « nous a invités à un changement de monde. (…) J’entends ici ou là parler de dérive monarchique, de pouvoir jupitérien : tenir de tels propos c’est préférer les petites histoires à l’histoire ».

« Plus que jamais la France semble prête à bouger », a assuré Marc Fesneau, qui préside le groupe MoDem à l’Assemblée.

Le patron des sénateurs Les Républicains (LR), Bruno Retailleau, a jugé le discours du chef de l’Etat « très général ».

La députée LR Virginie Duby-Muller, vice-présidente du groupe à l’Assemblée, a mis en garde contre « la tentation démagogique de la réduction du nombre de mandats dans le temps (…). Avec Les Républicains, nous serons au rendez-vous pour des réformes d’ampleur », mais « nous refusons de vous donner un blanc-seing ».

Pour le député du groupe parlementaire Les Constructifs Franck Riester, ce quinquennat doit être « une réussite pour la France. Prenons garde également de ne pas tomber dans un antiparlementarisme démagogique ».

Olivier Faure, le chef de file des députés socialistes à l’Assemblée, a mis en garde M. Macron et lui a rappelé que « gouverner, c’est choisir, si difficiles que soient les choix ». « Conduire une politique et de gauche et de droite, c’est conduire une politique sans choix », a-t-il résumé. Le président du groupe socialiste et apparenté au Sénat, Didier Guillaume, est plus nuancé : « Le peuple s’est exprimé, il a exprimé une lassitude et il faut répondre à cette exaspération. »

Pour Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise, dont les élus avaient boycotté le Congrès, « entendre le président délivrer la bonne parole avant le premier ministre est une situation qui relève de la monarchie ». C’est un « premier coup de force ». Pour le Parti communiste, également absent de Versailles, le député de Paris Pierre Laurent a estimé qu’il « n’était pas question de faire allégeance à la caporalisation de la République. »

30 novembre 2019

Affaire Barbarin : Décision mise en délibéré au 30 janvier dans le cadre de son procès en appel

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PROCES Le ministère a demandé que le cardinal soit relaxé des faits de non-dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs

La Cour d’appel de Lyon a mis en délibéré au 30 janvier le jugement du procès en appel du cardinal Philippe Barbarin, qui conteste en appel sa condamnation à six mois de prison avec sursis pour ne pas avoir dénoncé les abus sexuels d’un prêtre du diocèse.

« Je suis soulagé, je m’en remets à la décision de la justice », a commenté le prélat à sa sortie de l’audience. L’avocat général Joël Sollier, représentant du ministère public, a demandé la relaxe, s’inscrivant ainsi dans la continuité de la position adoptée par le parquet jusque-là dans cette affaire. En première instance, le parquet n’avait d’ailleurs requis aucune condamnation dans le dossier.

#barbarin ces réquisitions étaient attendues. Pour rappel, le parquet avait refusé de poursuivre le cardinal pour non-dénonciation en classant les plaintes des victimes. Il aurait été surprenant que le ministère public aille a son encontre aujourd'hui

— Caroline Girardon (@CaroGirardon) November 29, 2019

« La peine ne peut être symbolique »

Appelant le tribunal à une « décision raisonnée et sereine », Joël Sollier a estimé que la justice ne pouvait « faire du symbolique son principe d’action, ni son but ultime ». Elle doit distinguer le « cas individuel » de l’archevêque de Lyon des « fautes » commises par l’Eglise face à la pédophilie de certains de ses prêtres, a-t-il ajouté.

« La peine ne peut être symbolique » a-t-il lancé à l’adresse des juges de la cour, les avertissant sur « la tentation d’enfermer leur décision dans la sphère symbolique ».

Se défendant de vouloir « remettre en cause la légitimité de la démarche des parties civiles », l’avocat général a tenu à souligner l'« opposition dans le choix des voies de droit utilisées dans le cadre de cette procédure ». « Le système juridique ne peut être soumis à de telles torsions pour servir une cause, si juste soit-elle », a-t-il conclu avant de demander la relaxe.

Le père Preynat devant la justice

Le 7 mars, le tribunal correctionnel avait condamné le prélat à six mois de prison avec sursis à l’issue du procès en première instance bien que la vice-procureure Charlotte Trabut n’avait demandé aucune condamnation.

Dans cette affaire, le parquet de Lyon avait ouvert, en février 2016, une enquête pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs visant l’archevêque et d’autres membres du diocèse, mis en cause par des victimes du père Bernard Preynat. Défroqué en juillet, celui-ci doit être jugé au pénal en janvier.

L’enquête avait été classée sans suite le 1er août 2016 par le procureur de la République. Les plaignants avaient alors lancé une procédure de citation directe pour faire comparaître l’archevêque et cinq autres prévenus devant le tribunal. Seul le cardinal Barbarin avait été condamné.

Deux « silences » qui posent question

Les juges l’avaient déclaré coupable par deux fois : en 2010, quand Preynat lui avait avoué ses agissements et qu’il n’avait rien dit, ce silence-là tombant sous le coup de la prescription dont le délai est de trois ans. Puis en 2014, quand une victime du prêtre, Alexandre Hezez, l’avait informé des agressions et que le cardinal n’avait pas prévenu la justice, par souci de « préserver l’institution à laquelle il appartient », avait jugé le tribunal en le condamnant.

Mais selon l’avocat général, « il est difficile d’estimer que le cardinal Barbarin avait la volonté ou la conscience d’entraver la justice » ; en l’absence de cet élément intentionnel, il considère que l’infraction n’est pas établie à cette époque et qu’elle est prescrite pour tout ce qui précède.

2 juillet 2017

AURAY - 1862-2017. De la vapeur à la LGV

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Avant son grand lifting qui devrait débuter dans quelques mois, dans le cadre du PEM (Pôle d'Échange Multimodal), la gare d'Auray passe ce week-end dans une autre dimension avec l'arrivée des premiers usagers de la Ligne grande vitesse (LGV). En voiture pour le début du siècle.

Que de chemin parcouru par le train entre l'inauguration de la ligne de chemin de fer de Lorient à Nantes le dimanche 21 septembre 1862 à Lorient et l'arrivée de la Ligne à grande vitesse le dimanche 2 juillet 2017.

Autres temps, autres fêtes, ce 21 septembre 1862, Mgr Dubreuil, évêque de Vannes, est apparu à 2 h 30, précédé de bannières et suivi par de nombreux prêtres qui entonnaient des chants religieux (*). Le pasteur des Morbihannais devait procéder à la bénédiction de la locomotive. Auray a organisé le 24 septembre 1862 un banquet dans le salon d'honneur de l'Hôtel de ville. Elle bénéficiait non seulement d'une station sur la ligne Nantes-Lorient, mais était choisie comme tête de la ligne à destination de Napoléonville (ligne inaugurée à Pontivy le 18 décembre 1864) et, cerise sur le gâteau, son port de Saint-Goustan était doté d'un service quotidien de bateau à vapeur reliant Belle-Ile et le continent.

La gare était Brechoise

La gare de chemin de fer, construite sur le territoire de Brech, est mise en service en 1862 et prend le nom de gare d'Auray. Deux ans plus tard, la ligne de Pontivy est ouverte. La situation de la gare engendre alors des inconvénients importants. Les contraventions qui y sont constatées et les réclamations liées à ce nouveau mode de transport sont traitées par la justice de paix de Pluvigner. C'était bien trop loin pour régler les conflits. La police d'Auray n'avait alors aucun pouvoir dans la gare pas plus que dans les faubourgs.

Extension d'Auray

Face à ce problème, le conseil municipal d'Auray réclame avec insistance une extension de son territoire. En 1865, la commune compte 3.867 habitants. Elle se trouve un peu à l'étroit entre Pluneret et Brech, deux communes d'une étendue considérable. La solution envisagée était de prendre 100 hectares et 150 habitants à Pluneret et 361 hectares et 409 habitants à Brec'h, ainsi la gare et les faubourgs passeraient sous le contrôle de la police alréenne. Cette proposition rencontre une vive opposition des communes concernées. Le désir de rester en dehors des limites de l'octroi d'Auray, la crainte de voir un système de surveillance plus efficace s'étendre aux cabarets établis dans les faubourgs et aux abords du chemin de fer sont pour beaucoup dans la résistance manifestée par les populations concernées par l'annexion.

L'intérêt général est cependant évident : les habitants du quartier trouveront des avantages pour l'exercice du culte, l'état-civil et l'instruction primaire. Aussi le conseil municipal de Brec'h accepte la perte des faubourgs et de quelques hameaux, mais souhaite garder sa gare. Soutenu par le Conseil général et le garde des Sceaux, le projet de loi du préfet du Morbihan est adopté au Conseil d'État le 30 mars 1865. La gare dépendra désormais d'Auray.

Retour au présent. Dimanche, les premiers usagers de ligne grande vitesse (LGV) seront accueillis à 16 h, par une grande haie d'honneur formée par les Alréens. La gare sera animée de 13 h 30 à 20 h 30. Des concerts sont programmés à partir de 13 h 30. Le parvis de la gare sera ainsi animé par Spontus (13 h 30 à 14 h 15 puis 15 h 30 à 16 h 30) et Zygomates (entre 17 h et 20 h). En partenariat avec le groupement d'agriculteurs bio du Morbihan (Gab 56) et le comité régional de conchyliculture (CRC), les producteurs du pays d'Auray se mobiliseront et proposeront une dégustation d'huîtres, tisanes, cidres, jus, plantes aromatiques et autres produits locaux bio.

* Sources, Pierre Robino, historien de la Société d'histoire pays d'Auray

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5 juin 2014

Un G8 réduit à G7

"Le Président de la République, François HOLLANDE, se rendra au Sommet du G7, qui se déroulera les 4 et 5 juin 2014, à Bruxelles."

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Eh non Poutine, tu ne chanteras pas !

Nous sommes en 2014 après Jésus-Christ. Dans le nord de la Gaule, Bruxelles accueille les chefs d'Etats des pays les plus développés autour d'un banquet. Tous ? Non ! Car un irréductible parmi eux résiste encore et toujours aux sanctions occidentales.

Mercredi 4 juin, c'était en effet la première fois en dix-sept ans que cette rencontre avait lieu sans la Russie, observe le Financial Times. Exclu du sommet du G7 en représailles à l'annexion de la Crimée, Vladimir Poutine était néanmoins au centre des conversations. "Les dirigeants n'ont pas acté de nouvelle salve de sanctions contre la Russie, malgré la pression du président américain Barack Obama lors du premier dîner de ce sommet de deux jours." "La tentative d'isoler le président russe en l'excluant du sommet semble sapée par la décision de son homologue français, François Hollande, d'inviter M. Poutine aux commémorations du débarquement de Normandie ce vendredi", note encore le Financial Times.

Et puisqu'il n'était pas autorisé à chanter au banquet, le barde est allé se faire entendre sur les ondes hertziennes. "La politique la plus agressive, la plus sévère est la politique américaine" a-t-il déclaré sur Europe 1 et TF1. "Nous n’avons presque pas de forces militaires à l’étranger et regardez : partout dans le monde, il y a des bases militaires américaines. […] Les Américains prennent part aux affaires intérieures de tel ou tel pays : il est donc difficile de nous accuser de violation." Dessin de Kroll paru dans Le Soir

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5 juin 2014

FEMEN - La statue de cire du président russe a été vandalisée à coups de pieu en bois.

Aujourd'hui en début d'après-midi, une militante féministe Femen a détruit à coups de pieu en bois la statue de cire de Vladimir Poutine au Musée Grévin, aux cris de «Poutine dictator».

La jeune femme avait inscrit en lettres rouges sur son torse nu la mention «Kill Putin» (Tuer Poutine). Elle a été rapidement embarquée par la police, laissant la statue du chef du Kremlin à terre. L'incident ne semble en rien avoir troublé les statues de Juan Carlos, Barack Obama, François Hollande et Angela Merkel à ses côtés.

Contacté par Le Figaro, le Musée Grévin a fait savoir qu'il «condamn(ait) ces faits de dégradation». C'est la première fois que le musée est confronté à une dégradation de ses statues de cire à des fins politiques.

Le président russe est invité en France à l'occasion du 70e anniversaire du Débarquement allié en Normandie. Il doit souper jeudi soir à l'Elysée avec le président de la République française, François Hollande, et un entretien entre Vladimir Poutine et le premier ministre britannique, David Cameron, est également prévu. C'est la première fois que les dirigeants occidentaux s'expliquent directement avec lui depuis le rattachement de de la Crimée à la Russie. (Avec AFP)

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29 juin 2017

LE VOYAGE à NANTES

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http://www.evaadele.com/texts/fleckfr.html

https://www.facebook.com/voyageanantes/posts/1334907049879321:0

La fin du mois de juin approche, de curieuses installations prennent place dans les rues… pas de doute le lancement du Voyage à Nantes 2017, c’est pour bientôt !

Plus que quelques jours avant que la cité des ducs ne se transforme en un véritable musée à ciel ouvert. Du 1er juillet au 27 août il sera possible de dévaler Paysage Glissé signé

Tact Architectes, de découvrir de grandes expositions qui s’installent au Château des ducs de Bretagne et à la HAB Galerie, de traverser de part en part Hécate de Nicolas Darrot place Graslin, de se perdre sur La Terre où les arbres rêvent de Laurent Pernot place Royale, ou encore de flâner au Jardin des plantes, qui devient pour l’occasion le jardin d’un géant… et bien plus encore !

 

10 mai 2011

Save the date : exposition Kate Moss par les plus grands photographes

betina_120222787_north_318x478Remarquée à 14 ans par Bettina Rheims, Kate Moss devient dès le début des années 90, la muse de nombreux artistes, créateurs de mode et photographes. Depuis ses premiers clichés, elle ne cesse de susciter l’intérêt du public. Son physique atypique, son charme nonchalant, sa silhouette filiforme et son attitude désinvolte, font vite d’elle une des plus grandes icônesde sa génération. Encensée puis critiquée, elle reste néanmoins au centre de l’attention, certains lui reprochent un physique trop androgyne tandis que d’autres, tel Calvin Klein mettent en avant sa beauté, si particulière, contrastant avec les modèles Cindy Crawford ou Claudia Schiffer. Après 20 ans de controverses et de succès, la Galerie de L’Instant a décidé de lui rendre hommage en organisant une exposition intitulée Kate Moss et les plus grands photographes. Y sont exposés les clichés de Kate Moss par Paolo Roversi, Corinne Day, Mario Sorrenti, Bert Stern, Patrick Demarchelier ou Mary McCartney.

Du 13 mai au 14 septembre
Galerie de l'Instant 46 rue de Poitou 75003 Paris. Ouvert du mardi à samedi de 11h à 19h le dimanche de 14h30 à 18h30

Ci-dessus: Kate Moss par Bettina Rheims. Kate, Londres, déc. 1989, série Modern Lovers

Voir tous mes billets sur Kate Moss en cliquant ICI

25 juin 2017

JO 2024: Macron mouille la chemise pour soutenir la candidature de Paris


Emmanuel Macron joue au tennis en fauteuil... par francetvinfo

Macron tennisman, Macron boxeur, Macron représentant. Pour faire la démonstration de l’engouement populaire pour Paris 2024, et soutenir la candidature de la capitale française pour accueillir les Jeux olympiques, le président de la République n'a pas hésité à tomber la veste samedi.

Accompagné de la maire Anne Hidalgo, le chef de l’Etat s’est essayé en fin d’après-midi à plusieurs des activités sportives ouvertes au public le long de la Seine, entre deux selfies avec des stars comme Marion Bartoli. Temps fort des journées olympiques, il a disputé une partie de tennis très suivie sur le Pont Alexandre-III - sur ses jambes et en fauteuil roulant - aux côtés de plusieurs joueurs, dont Lucas Pouille et Michaël Jeremiasz, avant d’enfiler les gants de boxe. « Quand je participe, je préfère toujours gagner »

« Il y a ce formidable esprit universel dans l’olympisme, a déclaré le président sur un plateau installé par France 2. Mais quand je participe, je préfère toujours gagner. C’est la petite entorse que je ferais à l’esprit de Coubertin. » « Je pense que Paris 2024, c’est un projet porté par tout le pays. Il est important d’envoyer le signal que le chef de l’Etat est aussi au rendez-vous parce que la population française est au rendez-vous », a-t-il souligné.

Fervent soutien de la candidature parisienne face à Los Angeles, il avait déjà mouillé le maillot le 15 mai, deux jours après son investiture, en recevant les membres de la Commission d’évaluation du CIO à l’Elysée. En marge du déplacement présidentiel, l’esplanade des Invalides, transformée en véritable stade omnisports à ciel ouvert, n’a pas désempli. « C’est le moment où il a le moins de monde, confiait Maxime, accompagné de trois amis qui patientaient pour se tester au tir à l’arc. Tout le monde est tassé pour voir le président. Nous, on teste des activités. »

Le vote final aura lieu le 13 septembre

Un peu loin, un tournoi de rugby à V battait son plein, en présence de l’ancien joueur du Stade Français Pierre Rabadan, désormais conseiller sport de la maire de Paris, ou encore de Jonathan Laugel, international du rugby à VII. Les curieux ont également pu assister à une démonstration de BMX freestyle -qui fera son apparition aux Jeux de Tokyo en 2020- sur un module XXL installé entre le Grand et le Petit Palais. « Bluffant », « de véritables malades », de l’avis général ! Le vélo était aussi à l’honneur autour de l’Arc de Triomphe, fermé à la circulation jusqu’en milieu de matinée.

Dans la course pour organiser les JO, Paris voulait faire la différence à l’occasion de la Journée mondiale de l’olympisme, programmée vendredi, en misant sur ses décors de carte postale et en faisant durer le plaisir un jour de plus. Adversaire de Paris, Los Angeles a misé sur la modestie en organisant des activités pour 500 enfants sur une plage de Pacific Palisades, à une trentaine de kilomètres du centre-ville, vendredi.

Prochain rendez-vous dans le calendrier olympique, le CIO doit se prononcer le 11 juillet à Lausanne sur le principe d’un double vote pour l’attribution des JO-2024 et 2028 aux deux villes candidates. Le vote final aura lieu à Lima, au Pérou, le 13 septembre. Paris n’a plus accueilli les jeux Olympiques depuis 1924 et la flamme olympique a brûlé pour la dernière fois sur le sol français en 1992, lors des JO d’hiver à Albertville.

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2 juin 2014

Casque US M1 d’un sapeur de brigade - 70ème anniversaire du Débarquement en Normandie

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Le casque US M1 est composé de deux parties : une coque en acier et un sous-casque plus léger en fibre. Il offre une excellente protection mais il est aussi utilisé comme récipient pour manger, se laver… Ce casque a appartenu à un sapeur d’une brigade spéciale du Génie engagé à Omaha. Souvent oubliés, les soldats du Génie ont joué un rôle important lors du Débarquement. D’importants contingents sont engagés le 6 juin au matin pour nettoyer les champs de mines et les sorties de plages avant d’organiser la logistique. Sur Omaha, les sapeurs bardés d’explosifs accompliront leur tâche avec abnégation sous la mitraille et les obus allemands. Beaucoup mourront en accomplissant leur mission. Les hommes des 5e et 6e brigades spéciales du Génie, reconnaissables aux marquages peints à l’avant de leurs casques, seront parmi les plus photographiés. Ces spécialistes nettoient, organisent la logistique sur la plage jusqu’à leur fermeture en novembre 1944. Des unités similaires officient sur les autres plages.

2 juin 2014

La Casino de OUISTREHAM - 70ème anniversaire du Débarquement en Normandie

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177 Français sont parmi les premiers

Qui étaient les hommes de Kieffer ? Entraînés comme des commandos d’élite, obéissant aux ordres des Britanniques, ils sont les seuls Français à débarquer à terre en Normandie. Avant de retomber dans l’anonymat.

René Rossey n’a pas 17 ans, cet été 1940. Qu’importe, il trichera sur son âge… Lui est tunisien, ses compagnons sont normands, bretons ou parisiens ; ils ont fui la France occupée pour rallier l’Angleterre. Parmi eux se trouvent de nombreux marins, militaires ou pêcheurs. Mais aussi de grands bourgeois, des aristocrates, des apprentis, des boulangers… voire d’anciens détenus, qui seront blanchis s’ils s’engagent. Tous rêvent d’en découdre avec l’envahisseur. Philippe Kieffer, 44 ans, piaffe aussi d’impatience. Confiné dans un bureau, le commandant se sait trop vieux pour combattre. À moins de créer sa propre unité, un commando français mis au service des Britanniques pour des raids en pays alliés. Reste à convaincre De Gaulle, qui préférerait renforcer sa propre flotte. En 1942, il cède pourtant, sans enthousiasme. Pour Kieffer, tout reste à faire...

16 juin 2017

L'ancien chancelier allemand Helmut Kohl est mort à l'âge de 87 ans

Le père de la réunification allemande n'est plus. L'ancien chancelier Helmut Kohl est mort, vendredi 16 juin, à l'âge de 87 ans, à Ludwigshafen (Allemagne), a annoncé son ancien parti, la CDU. Le dirigeant conservateur a occupé ce poste entre 1982 et 1998, avant Gerhard Schröder puis Angela Merkel. Durant ses seize années au pouvoir, il a notamment contribué, avec le président français François Mitterrand, à favoriser le rapprochement franco-allemand.

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1 juin 2014

Mademoiselle A dans Mon Gainsbourg à moi - Théâtre du Petit Hébertot, Paris

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Une chanteuse, un piano, quelques rares éléments de décors, des ombres et des projections vidéos ? Oui mais pas que... Mademoiselle A raconte et chante son histoire : brulante, palpitante, politiquement très incorrecte mais aussi terriblement drôle et sensible à la fois. Au départ, rien de plus qu'une fillette de onze ans passionnée par le chant, encouragée par sa grand-mère, empêchée par un père violent qu'elle admire plus que tout. Mais quand 2 ans plus tard, sa grand-mère s'éteint et ses parents se séparent, tous ses repères volent en éclats. La recherche du bonheur va dès lors ouvrir chez la jeune femme un large champ d'expériences toutes plus extrêmes les unes que les autres. A travers l'interprétation subtile des chansons revisitées de son idole de toujours - S. Gainsbourg – la jeune femme va chercher à atteindre un épanouissement sexuel et intellectuel absolu. Où se cache le véritable amour ? Dans la réalisation artistique ? Du côté des hommes ou des femmes ? Dans la douleur ? Dans l'abandon total, la soumission ou la domination ? Et s'il était un peu partout à la fois ? A travers les textes subversifs de Gainsbourg, la curiosité et le culot de la jeune femme soulèvent une question : "jusqu'où aimer pour aimer jusqu'au bout ?"

Auteur : Mademoiselle A, Cédric Chapuis

Artistes : Mademoiselle A

Metteur en scène : Cédric Chapuis

14 juin 2017

Paris capitale mondiale de tous les amours ?

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L’élu Jean-Luc Romero-Michel a dévoilé hier 52 mesures pour défendre les droits des lesbiennes, gays, bisexuels, trans et intersexes.

Par  Nicolas Maviel - Le Parisien

«Paris doit devenir la capitale mondiale des LGBTI (NDLR : personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexes) ! » lance avec fierté Jean-Luc Romero-Michel, adjoint apparenté PS à la mairie du XII e arrondissement. Il a remis hier un rapport à Anne Hidalgo (PS) dans lequel il donne 52 recommandations pour que Paris devienne encore plus attractive pour tous les amoureux. La maire de Paris a d’ailleurs remis ce jour la médaille de vermeille de la Ville à l’association Ardhis, qui s’occupe d’accueillir les réfugiés LGBT, et à Shams Tunisie, qui lutte pour la dépénalisation de l’homosexualité de l’autre côté de la Méditerranée.

« Tous les 17 mai, dès l’an prochain, un trophée sera remis à une personne ou une association qui lutte contre l’homophobie ou la transphobie, qui prend des risques pour défendre les droits des LGBT. C’est une première mondiale », assène Jean-Luc Romero-Michel. D’autres mesures symboliques ou concrètes complètent le dispositif. Ainsi, un monument à la mémoire des victimes de l’homophobie devrait voir le jour dans la capitale. La demande a déjà été lancée auprès des services de l’Etat.

Autre acte fort : développer le tourisme LGBT dans Paris. « Ces personnes représentent 10 % du tourisme mondial, Paris est la ville de l’amour, celle du mariage pour tous et doit encore davantage s’ouvrir, poursuit l’élu. L’office du tourisme va travailler sur des circuits, des offres, un label pour accueillir et conseiller ces touristes. Tout le monde doit s’y mettre, y compris les grandes entreprises. Certaines communiquent à l’étranger mais pas en France. Elles doivent oser. D’autant plus que nous avons en 2018 de grands rendez-vous comme les gay games (du 4 au 12 août) ou le rassemblement des policiers et gendarmes gays européens en juin. »

La Marche des fiertés, programmée cette année le samedi 24 juin, deviendra également un événement central dans la vie parisienne. Ce rendez-vous sera l’occasion de manifestations plusieurs jours en amont dès l’an prochain. « Le but est que la Ville communique tout autant sur cette marche, qui regroupe des milliers de personnes, qu’elle peut le faire sur Roland-Garros ou la Fashion Week.

Des passages piétons vont devenir des passages arc-en-ciel, des feux tricolores pourraient changer de couleurs, il y aura des drapeaux et un village sur le parvis de l’Hôtel-de-Ville et une grande soirée dans les salons », détaille avec enthousiasme le rapporteur de la mission.

Enfin, Jean-Luc Romero-Michel a également fait des propositions sur la sécurité des LGBT : « Les agressions sont en hausse, y compris sur les réseaux sociaux mais bien souvent ces personnes n’osent pas porter plainte. Nous devons donc réaliser un travail de prévention mais aussi accompagner les policiers sur la façon de recevoir, par exemple, un trans qui dépose plainte, sur les bonnes pratiques pour ne pas commettre d’impairs quand ils sont reçus. »

31 mai 2014

François Hollande en Normandie dimanche (demain)

Le président de la République se rendra dimanche matin à Trévières, commune de 931 habitants dans le Calvados, à huit kilomètres de la plage d’Omaha Beach. Une visite d’une heure, quelques jours avant le début des cérémonies officielles du 70e anniversaire du Débarquement en Normandie. Un dépôt de gerbe est prévu devant le monument aux morts de Trévières, célèbre pour sa statue de femme à « la gueule cassée » : une marque visible d’un éclat d’obus tiré par un bateau allié, le 6 juin 1944. François Hollande échangera ensuite avec des civils qui ont vécu le Jour-J du débarquement.

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29 mai 2014

Le Pecq: l’affiche au baiser censurée par la mairie après des plaintes

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Quand il s’agit de baisers gays ou lesbiens, les mairies des Yvelines, comme Saint-Cloud et Versailles l’année dernière, sont décidemment enclines à la censure. Dans la ville du Pecq, voisine de Saint-Germain-en Laye, la municipalité a tout bonnement décidé de retirer les affiches de la campagne publicitaire du bijoutier Chaumet où l’on voit deux femmes sur le point de s’embrasser, rapporte Le Parisien dans son édition du 28 mai.

La mairie (UMP), qui n’a pas souhaité faire réagir les élu.e.s mais son service communication, se justifie en invoquant des pressions des parents. «Jeudi et vendredi, nous avons reçu de nombreux appels de parents: une dizaine au service communication et bien plus au cabinet du maire. (…) Ils nous ont dit que cela les gênait que les enfants soient soumis à cette image, que ça les choquait et les embêtait aussi de répondre à des réflexions des enfants à ce sujet.»

Mais en réalité, la photographie, intitulée The Double Take, met en scène une seule et même personne – l’actrice Marine Vacth, repérée par François Ozon dans Jeune et Jolie – afin d’évoquer le mythe de Narcisse, la dualité et l’émotion. Beaucoup de bruit, pour une affiche plutôt inoffensive, dont s’amusait déjà la sénatrice UDI Chantal Jouanno en avril dernier.

30 mai 2014

Carte blanche à Pierre & Gilles avec Zahia à la Galerie des Gobelins

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Zahia en Marie-Antoinette, nouvelle muse de la Manufacture des Gobelins

Incarnant Marie-Antoinette, Zahia Dehar, l'ex-escort gril reconvertie en styliste de «lingerie couture», est l'attraction inattendue d'une rétrospective consacrée à l'âge d'or de la Manufacture des Gobelins au siècle des Lumières, à l'occasion d'une carte blanche confiée au duo Pierre et Gilles, dont le coût est dénoncé par les syndicats.

Dans un salon de la galerie royale de la Manufacture de tapisseries fondée à Paris par Henri IV, Zahia Dehar apparaît dans un tableau inédit des deux artistes célèbres pour leur univers kitsch et pop, mêlant photographie et peinture. Au milieu du mobilier royal de la chaumière de Rambouillet spécialement prêté, le portrait de la nouvelle Marie-Antoinette, en jupon d'organza et dans un décor champêtre, trône sur une cheminée, dans un salon-écrin où tourne une boule à facettes multicolores. Pour symboliser «la Révolution qui gronde», expliquent les artistes, de gros rats empaillés bousculent les chaises, non loin d'un étron humain stylisé.

«Marie-Antoinette va bien avec l'univers de Zahia. Toutes les deux ne laissaient pas indifférent. Elles étaient artistes dans des univers décalés. Le choix de Zahia comme Marie-Antoinette contemporaine était une évidence pour nous», ont confié Pierre et Gilles. «On ne veut pas provoquer, mais on aime bien bousculer les choses».

«Le XVIIIe siècle n'était pas un siècle prude»

«Le passé est une chose. Zahia est une personnalité touchante et sensible. Avec Marie-Antoinette, elle a partagé une période sulfureuse. Le XVIIIe siècle n'était pas un siècle prude», a justifié pour sa part Marc Bayard, l'un des commissaires de la rétrospective de la manufacture des Gobelins.

Dans le catalogue de la rétrospective, les commissaires observent que «l'autorité d'aujourd'hui n'est plus nécessairement fondée sur un pouvoir, ou une légitimité, mais aussi sur une aura née de l'emballement des média. Zahia Dehar, à ce titre, apparaît comme une personnalité emblématique».

Lors du vernissage, lundi soir, le syndicat CGT du Mobilier national et des Manufactures a distribué un tract dénonçant «la face cachée de cette carte blanche à Pierre et Gilles» : «35.000 euros ont été alloués, ce qui représente le budget de trois manufactures de tissage, alors que le budget du Mobilier national a été amputé de 12% depuis quatre ans, avec en plus le non remplacement de 17 postes de métiers d'art».

«Faire connaître nos collections, c'est tout bénéfice pour la richesse de cette maison que l'on ouvre à l'art contemporain, pour attirer encore plus des visiteurs», a dit Marc Bayard. Si les deux artistes et leur modèle n'ont pas été rémunérés, l'oeuvre leur reviendra à la fin de l'exposition.

Jusqu'au 7 septembre, la rétrospective de la Manufacture des Gobelins présente un florilège des meilleures tapisseries tissées au XVIIIe, sélectionnées pour leur état de fraîcheur exceptionnel, parmi lesquelles des pièces de l'Ancien Testament d'Antoine Coypel, du Nouveau Testament de Jean Jouvenet et Jean Restout, séries rarement montrées, de la fameuse Histoire de Don Quichotte de Charles Coypel, et de L'Iliade de Charles Coypel.

29 avril 2011

Kate Moss par Mario Testino (photographe)

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Kate Moss s'est dénudée pour le magazine Vogue. La brindille a prêté son corps pour la version brésilienne du magazine. Et c'est sous l'objectif de son photographe fétiche, Mario Testino que la belle a, une fois encore, tombé la chemise et tout le reste. A 37 ans, l'ex de Johnny Depp ne compte plus les couvertures de magazine ou les publicités dans lesquelles elle se dévoile dans le plus simple appareil. (CB)

24 mai 2014

La Palme d'or du 67e festival de Cannes est attribuée au Turc Nuri Bilge Ceylan pour "Winter Sleep"

La cérémonie a été avancée d'un jour, élections européennes obligent. Les noms des heureux lauréats du 67e festival de Cannes sont dévoilés samedi 24 mai, à partir de 19 heures. Le jury, réuni depuis 9 heures matin environ, a achevé ses délibérations en début d'après-midi, et départagé les 18 films en compétition.

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27 mai 2014

L'UMP dans la tempête...

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L'affaire Bygmalion serait celle des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, c'est le message des amis de Jean-François Copé. L'ex-directeur adjoint de la campagne de l'ancien président de la République en 2012, Jérôme Lavrilleux, a reconnu que des prestations fournies par la société Bygmalion ont été indûment facturées à l'UMP au lieu d'être imputées aux comptes de campagne du candidat.

22 avril 2011

Voir ou revoir : "Flower and Snake" 2004 de Takashi Ishii

3927668wzzygTakashi Ishii (石井隆, Ishii Takashi?), né le 11 juillet 1946 à Sendai, Japon, est un réalisateur et scénariste japonais. Il a mis en scène et scénarisé plusieurs films roses issues de ses manga des années 70. Sa plus importante réalisation est le film noir nihiliste Gonin avec l'acteur Takeshi Kitano en 1995. Il a beaucoup scénarisé pour Toshiharu Ikeda, notamment le slasher nippon Evil Dead Trap.

"Flower and Snake"

Acteurs : Aya Sugimoto, Hironobu Nomura, Renji Ishibashi, Kenichi Endo, Mizaki Yazuburo, Terajima Suzumu

Synopsis : Takayoshi, un homme d’affaire véreux se retrouve dans une situation financière extrême qui lui impose de traiter avec les Yakuzas à qui il doit de l’argent. Le boss, Ippei, âgé de 95 ans, flashe sur Shizuko, la femme de Takayoshi, une superbe danseuse de Tango. Il propose à Takayoshi de régler sa dette en lui offrant sa femme. Seulement, après que celleci soit un temps la propriété de Ippei, elle va également devenir l’instrument des pires dérives perverses et malsaines du boss Ippei et du gang yakuza. Takayoshi et Shizuko vont alors perdre tout contrôle de cette situation.

Actrice principale : Aya Sugimoto

Aya Sugimoto, de son vrai nom Motoé Matsuyama, est une actrice japonaise née à Kyoto le 19 juillet 1968, qui commença sa carrière en tant que chanteuse, mannequin et danseuse. Elle est maintenant actrice de “Pink Eiga”, littéralement “cinéma rose”, une des formes de cinéma érotique japonais. Elle est administratrice du site “Office Aya”.

 

La photographie du film de Takashi Ishii est sublime, les images et les scènes ont une symbolique forte qui font appel à tout un univers érotique japonais : kimonos, tatouages, la jouissance par la douleur, notamment par l’étranglement ou par le fait d’enrouler le corps entier de l’actrice de cordes.

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ça tombe bien, nous sommes le vendredi saint... J'ai bien aimé ce film et surtout l'excellente prestation d'Aya Sugimoto qui est visblement une vedette au pays du soleil levant. Et n'oubliez pas "Bondage is not a crime".

 

 

10 juin 2017

Irina Ionesco, Au Fil du Temps

La série Au Fil du Temps est une rétrospective sur la vie d’Irina Ionesco mais aussi d’une artiste aux quarante ans de carrière. On retrouve un art qui a grandi et évolué depuis les femmes rêvées des années 70 jusqu’à l’univers énigmatique de la mode en 2010. Cependant, ce voyage à travers le temps n’efface en rien l’inspiration charnelle qui guide Irina Ionesco : l’érotisme. « Ce qui m’inspire ? », dit la photographe. « La poésie décadente, les peintures symbolistes, les films hollywoodiens, les tragédies grecques, du kitch sublimé au sublime consacré. J’aime les paradis artificiels, la magie du faux luxe, celui qu’on invente, que l’on crée à travers les jeux des multiples miroirs imaginaires. Ainsi, l’on m’avait baptisée “The Rag Queen”, faiseuse de bonnes et mauvaises aventures. Mon antre, roulotte fantasmée, chambre reliquaire où coulissent les décors ; tissus, bibelots, plumes et oiseaux, dentelles et soieries d’autrefois trouvés à travers les innombrables “chines” aux Puces de Paris, de Londres ou de New York. Objets précieux et objets illusoires qui, réinventés, deviennent les luxes suprêmes des Mille et Une Nuits. Il règne dans la chambre de quatre mètres sur cinq un encombrement fait de mille coups de foudre ».

Irina Ionesco, Au Fil du Temps

Exposition terminée le 4 juin 2017

Galerie Le Ballon Rouge

Paris

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Voir mes précédents billets sur Irina Ionesco

17 mai 2014

Patrick Yvernat (photographe) expose au Festival Européen de la Photo de Nu (derniers jours)

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"Quelqu'une"

Ce n'est pas la beauté d'une femme qui ensorcèle, mais sa noblesse" Euripide

Qu'elle soit chômeuse ou chef d'entreprise, retraitée ou postière, elle est cette femme que l'on croise tous les jours sans la voir, mise à nu du paraitre, nue de tout artifice et simplement vraie.

http://www.yvernat.book.fr/

17 mai 2014

Pierre Jacquemin expose au Festival Européen de la Photo de Nu (derniers jours)

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"Elles"

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"Je m'offre à toi qui me vois telle que je suis, à toi qui a cessé de croire que je pouvais combler tes manques. Je me donne, pleine de l'ombre et de la lumière de la vie."

Obsession du regard ou plaisir de lever un instant le voile ? Féminin par essence, l'oeil voit et se laisse pénétrer, en une inspiration profonde.

16 mai 2014

Claude François (chanteur et photographe) exposé au Festival Européen de la Photo de Nu (derniers jours)

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Reportage photographique : Jacques Snap

Vous connaissiez Claude François le chanteur, découvrez Claude François le photographe. La 14ème édition du festival européen de la photo de nu expose ses clichés à Arles, parmi 47 autres photographes. Des photos de charme aux couleurs des années 70.

L'année 1974 marque un tournant dans la carrière de Claude François. Le chanteur décide d'arrêter la scène pour se consacrer à la photo. Cloclo devient photographe. Des clichés de femmes légèrement vêtues, des poses lascives... Le festival européen de la photos de nu a décidé de lui rendre hommage pour sa 14ème édition. 48 artistes sont exposés dans deux lieux : à Arles et aux Baux de Provence. 

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Toute sa vie, Claude François a chanté l’amour. Des années 60, les premières heures d’une musique nouvelle, aux paillettes des années 70, il a suscité les passions. Son répertoire est le témoin d’une époque rythmée de tourbillons et de refrains. Les 67 millions de disques vendus à ce jour témoignent d’une incroyable et légendaire popularité. Mais l’année 1974 va marquer un tournant dans la carrière de Claude François car épuisé par douze années d’interminables tournées, Cloclo décide d’arrêter la scène pour se consacrer à l’univers d’un nouveau métier. Il devient photographe.

Un magazine de charme, illustré de photos érotiques

Ainsi, au printemps 1974, libéré de toute activité scénique, Claude se consacre à d’autres passions : le charme et la photographie. Toujours avide d’expériences nouvelles, il ouvre une agence de mannequins, « Girl’s Models », dont il confie la responsabilité à Martine Diacenco. Et le 21 mai 1974, Cloclo créé un nouveau journal, très différent de « Podium », un magazine de charme, illustré de photos érotiques : « Absolu ». Très investi comme toujours, Claude François devient photographe et signe certaines photos sous le pseudonyme de François Dumoulin. Lorsqu’il met en scène les photos, il veille bien à ce qu’elles soient érotiques, mais jamais pornographiques, ni vulgaires, appliquant ainsi les conseils professionnels de célèbre David Hamilton. Claude et la photographie, c’est toute une histoire ! Une histoire d’attirance et de méfiance à la fois. Il faut dire que Cloclo, perfectionniste dans l’âme, ne tolère pas la médiocrité. Pour lui, une photo doit être mise en scène, éclairée et cadrée. Pas étonnant donc qu’il interdise à tous ses invités et à ses proches, durant les week-ends au Moulin de Dannemois, d’avoir un appareil photo sur eux. D’ailleurs, tout au long de sa carrière, Claude François, extrêmement soucieux de sa représentation, s’entourera toujours des meilleurs photographes. Souvent, pendant les séances photos, alors que tout est installé, il demande au photographe de prendre sa place pour vérifier l’éclairage et le cadrage. En parfait connaisseur, il projette toutes les photos sur grand écran et hésite pendant plusieurs jours avant de faire son choix définitif et d’inscrire au feutre rouge une croix sur le cache des ektas sélectionnés.

Le plaisir de croiser de belles jeunes filles dans l’escalier !

Ainsi, avec la complicité et l’appui technique de Gilbert Moreau, Claude réalise de nombreux clichés de jeunes filles dénudées, dans des lieux aussi divers que son appartement parisien, sa propriété de Dannemois dans l’Essonne, une chambre louée pour la circonstance au Sofitel de la Porte de Sèvres à Paris, ou même un ancien relais de poste situé à Honfleur en Normandie. Principal actionnaire des Editions du Moulin, Claude François reconnait avoir lancé un magazine de charme et monté une agence de mannequins pour le simple plaisir que lui procure le fait de croiser de très belles jeunes filles dans l’escalier de l’immeuble où sont rassemblées toutes ses sociétés.

Une démarche mal interprétée…

Absolu innova, incontestablement, dans le domaine de la presse érotique. Pourtant, la démarche de Claude François fût mal interprétée, à cause de son image de chanteur populaire. A l’époque, le ministère de l’Intérieur et certaines autorités n’ont pas admis que Cloclo édite un tel journal. Sans doute auraient-elles encore moins toléré qu’un chanteur à succès soit l’auteur de ces photos compromettantes. Claude ne parvint jamais à comprendre pourquoi on lui refusait ainsi le droit de rendre hommage à ce qui était, pour lui, l’une des plus belles choses au monde et qu’il aimait par-dessus tout : La femme. Malgré son succès commercial, Claude François se résout à céder totalement la revue « Absolu », le 31 mars 1976.

Voir mes précédents billets sur Claude François : 11/03/2014, 26/01/2014, 27/05/2013, 24/05/2013, 09/05/2013, 21/03/2013, 18/03/2013, 17/03/2013, 15/02/2012, 07/02/2012, 19/12/2011, 27/10/2011.

Pour y accéder (après avoir noté les différentes dates) voir l'historique en cliquant sur le lien suivant : http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/index.html

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