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Jours tranquilles à Paris
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30 août 2013

"LUI" le magazine de l'homme moderne de nouveau publié ?

Alors que le magazine de charme Lui renaîtra de ses cendres, jeudi, sous la direction de Frédéric Beigbeder, sa couverture a été dévoilée sur un Tumblr consacré à l'actrice Léa Seydoux.

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http://leaseydoux.tumblr.com/

"LUI" le magazine de l'Homme moderne

Il avait beaucoup fait pour la libido des ados des années 70 et 80, avec ses couvertures de stars dénudés. "Lui", magazine masculin emblématique des insouciantes "seventies", va reparaître jeudi  5 septembre , relancé par l'homme d'affaires Jean-Yves le Fur avec à sa tête l'écrivain Frédéric Beigbeder et Yseult Williams.

Lancé en 1963 par Daniel Filipacchi, "Lui" a connu son apogée au début des années 80 avant d'entamer un long déclin jusqu'à son arrêt en 1994. Suivra une éphémère relance sous forme d'un magazine pornographique qui fit long feu. Le nouveau Lui, qui conservera le logo original, sera en kiosques le 5 septembre au prix de 2,90 euros, fort de 200 pages et soucieux de garder "un ton léger, insouciant et impertinent, celui du magazine d'avant le choc pétrolier et avec un esprit français", résume Frédéric Beigbeder.

"Avec ses grandes interviews et ses grandes signatures, Lui constituait pour les homme un alibi pour acheter des photos de femme dénudées, aujourd'hui le nu est "normal", il est partout, on part de la même idée mais à nous de le "glamouriser" et de mettre en valeur LA femme", explique le directeur de Lui.

Frédéric Beigbeder réfute pour Lui l'appellation de magazine de charme. Se tournant vers sa rédactrice en chef, Yseult Williams, ancienne directrice de Grazia, il estime que "le meilleur garde-fou de Lui est d'avoir une équipe de rédaction féminine".

"On vise un public d'homme mais pas que", souligne-t-elle pour sa part.  "Comme dans Lui première époque, on aura de grandes signatures d'écrivains, de journalistes et de photographes", déclare Beigbeder, sans toutefois dévoiler lesquels.  "Il s'agit bien de ressusciter un titre mythique, en évitant de devenir de gros beaufs", explique-t-il affirmant sa volonté d'en faire un magazine haut de gamme, esthétique et intellectuel.

Il n'a pas caché la difficulté qu'il y aura à convaincre aujourd'hui des stars de premier plan à poser peu vêtue pour Lui.

Qui seront les nouvelles Brigitte Bardot, Sylvia Kristel, Catherine Deneuve, Marlène Jobert, Ursula Andress, Nastassja Kinski ou Isabelle Huppert qui ont, parmi des centaines d'autres, posées pour Lui ? "Difficile à dire, pourquoi pas aussi des personnalités politiques ?", s'interroge malicieusement Beigbeder.

Jean-Yves le Fur, éditeur et directeur de la publication a racheté le titre à ses anciens propriétaires il y a six mois.  L'homme d'affaires, qui travaille notamment dans la communication évènementielle, avait lancé avec succès deux magazines à la fin des années 90, "DS" et "Numéro".  "Lui est une marque forte et nous estimons qu'il existe pour ce titre de la presse de luxe un noyau dur de lecteur entre 35 et 50 ans", confie-t-il.

 "Le premier numéro sera tiré à 350.000 à exemplaires et l'objectif de vente à terme se situe entre 150.000 et 200.000 exemplaires", estime M. Le Fur. 

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1 mai 2016

Prenez une bouffée d’air frais à Carnac, cette petite commune bretonne célèbre pour ses menhirs

Grâce à de superbes paysages et à une très riche histoire, la France regorge de magnifiques sites à visiter. C’est le cas de Carnac, une commune située dans le Morbihan, en Bretagne. SooCurious vous présente ce lieu somptueux. Située en Bretagne sud, la commune de Carnac s’étend sur plus de 32 km carrés. Elle se trouve sur la côte atlantique, entre le golfe du Morbihan à l’est et la presqu’île de Quiberon à l’ouest. Outre sa station balnéaire, Carnac est surtout célèbre pour ses très nombreux menhirs. On y trouve ainsi 2934 pierres alignées, qui dateraient de 4000 à 3500 av. J.-C. Mais l’endroit abrite également le célèbre tumulus Saint-Michel, une butte de terre et de pierres construite à la même époque et haute de 12 mètres. Désormais, la commune recense plus de 4000 habitants et voit chaque année les touristes s’y presser par milliers pour profiter des nombreuses plages de Carnac et de ses environs.

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16 juillet 2013

Exposition : MIRO à Landerneau

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Avant le 50e anniversaire que s’apprête à célébrer la Fondation Marguerite et Aimé Maeght en 2014, celle-ci s’associe au Fonds Hélène & Édouard Leclerc pour rendre hommage à Joan Miró à l’occasion du 120e anniversaire de sa naissance. L'exposition "Joan Miro, l'arlequin artificier" s'attache à reconstituer l'univers foisonnant de la seconde partie de la carrière de l'ariste catalan, de 1930 à sa mort en 1983.

Entre abstraction et surréalisme, laissez vous embarquer dans un feu d'artifice de couleurs et de formes, dont l'onirisme agit comme un antidote à la morosité du monde. Miro, c'est cet univers à la fois étrange et familier, parfois à la limite de l'art naïf, qui nous dévoile avec poésie ce qui pourrait se passer à l'intérieur de notre subconscient. Entre émerveillement et inquiétude, un voyage rare et bouleversant à entreprendre d'urgence.

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12 juin 2016

AURAY - Exposition à la chapelle du St Esprit

Le temps de l'animation estivale de la chapelle du Saint-Esprit est revenu. L'occasion de découvrir l'oeuvre originale de la plasticienne Nastasja Duthois, dont l'exposition « Sauvage ordinaire » a été inaugurée avant hier. Cette exposition présente des tableaux de formats très variables de « dessin au fil », une technique développée par l'artiste depuis huit ans. Silhouettes humaines courant vers un objectif invisible, foule humaine ou collection d'insectes se détachant comme en creux sur un entrelacs « tissant le vide », main mystérieuse écartant une tenture, ces tableaux font effectivement davantage penser au dessin ou à la gravure qu'à la broderie. D'ailleurs, « je ne sais ni coudre, ni broder », confesse la plasticienne. Elle a voulu en fait donner de la matière à ses créations numériques : sur un mur sont exposés des oeuvres réalisées au sein du collectif virtuel « les dessins du dimanche », où des artistes de partout travaillent chaque semaine sur un thème différent et communiquent par internet. « Sauvage ordinaire », pourquoi ce titre étrange ? Le terme « ordinaire » évoque « des scènes de la vie quotidienne, des instants éphémères capturés dans les fils ». Le terme « sauvage » est plus équivoque : « C'est en même temps une référence à la nature indisciplinée, et à la part animale toujours présente en l'être humain ». L'un compense l'autre, en quelque sorte. Cette part sauvage est plus particulièrement évoquée dans le chapiteau noir planté au milieu de l'espace de la chapelle : « Je ne pouvais pas occuper l'immensité de cet espace, mais je voulais rebondir sur le lieu. Alors ce chapiteau, c'est un peu l'extérieur qui s'impose à l'intérieur ». Et sous la toile, les tableaux réalisés depuis deux ans, spécialement pour Auray. Dans l'obscurité, uniquement éclairés à la lumière noire, les fils blancs découpent des silhouettes étranges, voire inquiétantes : « J'ai voulu évoquer le monde des " freaks ", des personnages hors normes ». Côté est de l'espace, un grand paravent vierge de six panneaux mobiles est prêt pour accueillir une nouvelle création, que Nastasja Duthois va composer au fil de l'été. « Les visiteurs pourront ainsi suivre son évolution et modifier la perspective en articulant les panneaux selon leur gré ». Cette performance fait partie des animations proposées par le service de médiation culturelle du centre Athéna. Source : Le Télégramme

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10 janvier 2015

Marche Républicaine demain à Paris

Une grande "marche républicaine" est organisée dimanche 11 janvier 2015. Il s’agit de la manifestation prévue à l’origine samedi. Elle se fera en hommage aux victimes de la barbarie et pour la liberté. "Pour la liberté de la presse, pour la république, pour la liberté de conscience et d’opinion, pour lutter contre l’obscurantisme, pour ne pas capituler face au terrorisme..." En raison de la très forte affluence prévue, trois parcours distincts sont envisagés, tous avec la Place de la République comme point de départ.
Venez à la manifestation avec le poster "Je suis Charlie" ! Imprimez-le ici. Et organisez-vous à l’avance : les réseaux téléphoniques risquent d’être fortement encombrés aux alentours du défilé.

PARCOURS 
- Départ : Place de la République, à 15h. Un premier défilé passera par le boulevard Voltaire, le deuxième par Bastille, le troisième par l’Avenue Philippe Auguste.
- Arrivée : Place de la Nation

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6 mars 2014

Femen

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STOP À LA GUERRE DE POUTINE - DEPUIS NYC

FEMEN attaque Poutine aux quatre coins du monde! FEMEN a déchiré le drapeau Russe à Times Square en solidarité avec le peuple Ukrainien et contre les agressions excessives militaires et l'opportunisme du gouvernement Russe sous le contrôle du régime de Poutine. Nous demandons aux États-Unis et à la communauté internationale d'imposer des sanctions économiques, d'exercer une pression politique, afin de mettre fin à la montée impérialiste de la campagne militaire Russe contre la souveraineté du peuple ukrainien.
Fini les blabla il est temps de passer à l'acte!
Arrêtez la guerre de Poutine avant qu'il ne vous arrête!

L'action a été menée par des activistes FEMEN ainsi que les artistes Julie Atlas Muz, Dirty Martini, et Kristin Arnesen.

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FEMEN is attacking murderer Putin all over the world!
FEMEN staged a topless protest at Times Square to stand in solidarity with the Ukrainian people against the excessive military aggression and opportunism of the Russian government under the command of the Putin regime. We demand that the United States, and the international community, impose economic sanctions, and apply political pressure, to stop the escalating imperialistic Russian military campaign against the sovereignty of the Ukrainian nation and the interests of the Ukrainian people. Stop talking, start acting!
Stop Putin's War before he stopped you !

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10 mars 2019

La masturbation féminine, parlons-en ! Mais sans clichés

Par Maïa Mazaurette

Les mots utilisés pour décrire l’autoérotisme des femmes en disent long sur nos stéréotypes. Pour Maïa Mazaurette, chroniqueuse de « La Matinale », il est temps de donner au plaisir féminin ses lettres de noblesse.

LE SEXE SELON MAÏA

Libertin, gourmand, coquin… La manière dont nous parlons du plaisir féminin en dit long sur nos stéréotypes de genre. Prenons un exemple simple : on dit souvent des femmes qu’elles « se caressent ». Ce vocabulaire renvoie à la douceur, à l’effleurement : les femmes se touchent, d’accord, mais elles se touchent à peine, du bout des doigts. Si ça se trouve, elles ne font pas exprès (oups, mon pommeau de douche s’est orienté de sa propre initiative pile sur mon clitoris !).

Cet imaginaire alimente le succès des fantasmes lesbiens : deux femmes ensemble, c’est deux fois plus de douceur. On est à deux doigts de la publicité pour yaourt allégé (« pour perdre du poids, moi, je me masturbe, car un périnée en béton, c’est aussi un meilleur transit intestinal »).

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Cette histoire de caresse peut paraître inoffensive, mais outre qu’elle animalise les femmes (ce sont habituellement les chattes qu’on caresse, quoiqu’on appréciera une certaine constance dans nos métaphores), elle plonge dans l’ombre quantité de pratiques masturbatoires réelles.

Au risque de froisser nos fantasmes rose bonbon, rappelons que les grands succès de la masturbation féminine ne jouent pas exactement dans la catégorie frôlement : un Rabbit mesure entre 18 et 20 cm, le vibrateur classique Hitachi Magic Wand fait 30 cm, le pulsateur Womanizer donne des orgasmes en 30 secondes, et la marque Aneros (spécialisée dans la stimulation anale) vient de sortir sa gamme féminine. A quoi on ajoutera la propension des femmes à se « caresser » en regardant du porno gay ou violent.

Flou artistique

Le plaisir féminin n’est donc pas forcément tendre. Et pourtant, les boutiques de sextoys persistent à présenter des produits à dominante quasi uniformément rose, aux designs de papillons, lapins, fleurs, sans parler du très affligeant canard.

Résultat : un érotisme qu’on présente comme « ludique » pour ne pas prononcer le mot adéquat d’« infantilisant » (infantilisation prolongée quand on parle de « se toucher, là, en bas » – un flou artistique destiné à nous protéger d’un réel qui ne nous fait pourtant aucun mal… au contraire).

Cette relégation de la masturbation dans le monde de l’enfance fait écho aux théories freudiennes : une femme qui se masturbe est une immature qui n’a pas éveillé 1) son plaisir vaginal, 2) son plaisir vaginal grâce au pénis d’un mâle authentique et certifié (le pénis du Rabbit ne compte pas). Présenter les choses ainsi, c’est évidemment rendre illégitime ce plaisir.

C’est aussi le priver de son autonomie (un comble, pour un plaisir supposément solitaire), comme l’affirme François Kraus, directeur du pôle « Genre, sexualités et santé sexuelle » de l’IFOP : « La socialisation sexuelle des femmes a tendance à leur présenter les hommes comme les “uniques vecteurs et dépositaires techniques du plaisir” féminin. » On ne sera donc pas surpris d’apprendre que seules 55 % des femmes ont déjà dit à leur conjoint qu’elles se masturbent ; 22 % n’osent pas, et 23 % n’ont jamais eu l’occasion d’en parler – un déficit d’opportunité plutôt surprenant, quand le couple est censé incarner LE lieu de la sexualité (chiffres de François Kraus, dans « La pratique de la masturbation chez les femmes : la fin d’un tabou ? »).

Maîtrise de son corps

Cette délégitimation du plaisir autoérotique des femmes n’est pas sans conséquences. D’abord, parce que la masturbation présente un tas d’avantages : elle demande de la maîtrise de son corps, elle produit de l’indépendance sexuelle… et, évidemment, elle fait du bien (elle console, atténue les douleurs, soulage le stress, aide à l’endormissement – on n’est pas précisément dans le pis-aller ou le passe-temps sans intérêt). Ensuite, parce que la masturbation ne s’oppose pas au rapport sexuel interpersonnel, mais le complète.

Cette réticence à autonomiser les femmes se retrouve partout dans notre discours sexuel : dans le cadre hétérosexuel classique, les hommes actifs sont censés donner des orgasmes à des femmes passives – comme si ces orgasmes ne relevaient chez elles d’aucune compétence (éviter la douleur, contracter ses muscles, penser à des choses excitantes, etc.). La jouissance féminine se retrouve externalisée… en attendant que des petits génies arrivent à la sous-traiter au Bangladesh ?

Mais le risque, quand on s’octroie des devoirs concernant des corps qui ne sont pas les nôtres, c’est que ces corps nous échappent. Et que nos efforts ne produisent pas les résultats escomptés. Or quand « ça » ne marche pas, nous avons un argument en béton : le plaisir féminin est « mystérieux ».

Par « mystérieux », on entend que la mécanique n’est pas suffisante : la sexualité des femmes serait partiellement ou entièrement insondable. D’accord. Si on emploie cet argument, tout est insondable, y compris la bêtise, le chou-fleur et le bleu pastel. Cependant, avant de mépriser la mécanique, mieux vaut s’en faire une idée objective et actualisée : en essayant les sextoys actuellement en vente sur le marché, par exemple.

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Rêves, sentiments et lois physiologiques

Parce qu’à un moment, il y a quand même quelque chose de louche à affirmer que la sexualité n’obéirait pas aux lois physiologiques. Si vous vous jetez dans la Manche en mars, vous aurez mécaniquement froid. Si vous mâchez et avalez un biscuit, vous aurez mécaniquement mangé. Si vous stimulez le clitoris d’une femme, vous obtiendrez mécaniquement un orgasme. Et si vous faites mal, ou « un peu mal » (ah, la belle formule) aux femmes, aucune mécanique ne transformera cette douleur en plaisir (essayez donc en tapant sur vos orteils avec un marteau).

Notre sexualité n’est pas constituée que de rêves et de sentiments : elle est faite de nerfs, qui activent du plaisir. Ce n’est pas désenchanter le monde que de l’affirmer : c’est au contraire produire les conditions de l’enchantement (l’ignorance n’est pas une condition favorable).

A ce titre, on considérera avec suspicion les discours demandant aux femmes de « lâcher prise » ou de « s’abandonner ». Car même si l’intention est bienveillante, elle constitue encore une manière de dénier aux femmes leur autonomie sexuelle. Bien sûr qu’on a le droit d’utiliser son cerveau pendant la masturbation ! C’est même plus efficace ainsi.

Enfin, pour contrebalancer ces misères, on aura tendance à affirmer que le plaisir féminin est plus fort que le plaisir masculin (ce plaisir obtenu par des frôlements déferle comme un ouragan : il faudrait se décider). L’attention est charmante, mais 1) elle est scientifiquement fausse, 2) elle n’aide pas (la méthode Coué a ses limites), 3) elle se retourne contre les femmes : si elles ont plus de plaisir pendant un orgasme, alors il est acceptable et même approprié qu’elles aient moins souvent des orgasmes.

En 2019, il est temps de donner au plaisir féminin ses lettres de noblesse, en le propulsant au royaume de la maturité (pas d’infantilisation), du rationnel (pas de bouillie mentale autour du mystère féminin)… et évidemment, de l’acceptable. C’est pour notre bien !

6 janvier 2014

"El Tigre" au théâtre du Rond Point - Derniers jours

Inventivité débridée, poésie baroque et humour, le style d’Alfredo Arias témoigne d’une imagination débordante. Le metteur en scène argentin revient avec El Tigre au Théâtre du Rond-Point, un spectacle tenant autant du cabaret et de la comédie musicale que du vaudeville latino-américain. El Tigre tire son nom de cette région du nord de Buenos Aires, composée d’îles du rio Parana. Un endroit où, dit Arias, dans les années 1960-1970, « s’était établie une communauté gay, qui profitait du calme et du dépaysement pour se perdre dans des rêveries cinématographiques ».

El Tigre fait ainsi revivre l’actrice hollywoodienne Lana Turner, dont le fantôme est interprété avec un humour merveilleusement décalé par Arielle Dombasle. Caraco rose, longue robe noire recouverte d’un tulle blanc, elle nous entraîne dans cette aventure inspirée du film Mirage de la vie, de Douglas Sirk, aux confins du glam et du burlesque, entourée de travestis au maquillage commedia dell’arte.

Une « cinéfolie » où se croisent des adoratrices de la star américaine, des hommes déguisés en femmes (Holy, Dark), Lanita dans le rôle de la fille de Lana Turner, qui préfère voir sa mère en étoile morte plutôt que vénérée par ses fans, une Indienne en poncho et une Vampira en latex. Une comédie loufoque en chansons, mise en musique par Bruno Coulais, où Alfredo Arias fait voyager entre fantasmes, vraies-fausses stars de cinéma et vamps extraterrestres. Magnifiquement délirant ! Source : l'Humanité.

Spectacle musical: El Tigre, au Théâtre du Rond-Point, 2 bis, avenue Franklin-Roosevelt, 75008 Paris. Jusqu’au 12 janvier.

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30 décembre 2013

Communiqué des FEMEN

François Hollande est en visite en Arabie Saoudite, pays où les femmes sont privées de leurs droits les plus élémentaires.
FEMEN n'ose même pas l'appeler à dénoncer les infamies que la moitié de la population subie dans ce pays, car pour préserver des intérêts diplomatiques, comme d'habitude, il va juste la fermer.
FEMEN rappelle que les femmes saoudiennes se battent en ce moment pour avoir le droit de conduire! Soutenez-les!


François Hollande is visiting Saudi Arabia, a country in which women are totally cut from their elementary rights.
FEMEN doesn't even call François Hollande to denounce all the injustices they are suffering from, because, as always, and for diplomatic reasons he will just shut his mouth.
FEMEN remind you that saudi women are fighting right now for their right to drive! Support them!

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25 septembre 2020

Lorient - Esclavagisme, la part d’ombre de l’histoire lorientaise

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Pendant une heure, Jean-Marc Ayrault, l’ancien Premier ministre et président de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, a répondu aux questions de 34 élèves de première du lycée Dupuy-de-Lôme, à Lorient, ce jeudi 24 septembre.

Article de Julien Boitel

Jean-Marc Ayrault est intervenu dans une classe du lycée Dupuy-de-Lôme, ce jeudi. Une rencontre organisée autour de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage dont l’ancien Premier ministre est président.

Ce n’est pas tous les jours qu’un ancien Premier ministre s’invite dans une salle de cours. Les 34 élèves de première de la classe de Valérie Valey, professeur d’histoire-géographie au lycée Dupuy-de-Lôme, avaient plein de questions ce jeudi après-midi. Invité par le Carrefour des Humanités Paul-Ricoeur, qui organise des évènements dans l’amphithéâtre de l’établissement depuis une dizaine d’années, Jean-Marc Ayrault est venu présenter, avant une conférence en soirée, les enjeux de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, créée il y a un an et dont il est le président.

Le passé méconnu  de Lorient et Colbert

« L’histoire de l’esclavage n’appartient pas au passé. Elle a des résonances encore aujourd’hui, comme le montrent la mort de George Floyd et les manifestations qui ont suivi », souligne l’ancien Premier ministre. « L’esclavage est parfois méconnu. Cela n’est pas si facile d’en parler. Quand le Musée de la compagnie des Indes a été créé à Lorient, il ne parlait pas d’esclavage au départ », prend-il pour exemple, devant des élèves très concernés. Et de poursuivre : « Si on veut une société apaisée, il faut mettre ces sujets sur la table car quand ils sont enfouis, ils ressortent parfois avec violence ».

L’exemple de Lorient est symptomatique. La ville de la Compagnie des Indes a joué un rôle, certes moins important que Nantes ou Bordeaux, dans la traite des noirs. « Lorient a été le premier port négrier en France de 1723 à 1725, avant que ce commerce ne se développe à Nantes. La Compagnie des Indes, c’est 190 expéditions négrières. On l’oublie souvent », rappelle Valérie Valey. Avec ses élèves, elle travaille sur ce sujet et plus globalement sur la thématique du lien social. « L’objectif est que les élèves proposent des solutions », explique-t-elle.

« Ne pas en parler peut créer d’autres problèmes »

La Fondation pour la mémoire de l’esclavage veut « contribuer à favoriser la connaissance de cette histoire et la mettre en perspective avec les héritages et les problématiques actuelles », a expliqué Jean-Marc Ayrault. « Ne pas en parler peut créer d’autres problèmes », a-t-il répété. L’ancien maire de Nantes pendant 23 ans a aussi évoqué Colbert, dont un lycée porte le nom à Lorient. « Je ne suis pas pour le débaptiser ou enlever telle ou telle statue. Il ne faut pas effacer l’histoire. Colbert a été un très grand ministre de Louis XIV mais on oublie qu’il a institutionnalisé l’esclavage dans l’économie française. Il faut expliquer toute l’histoire. Ça mériterait que les responsables du lycée, les professeurs, les parents et les élèves se saisissent de cette question et apportent eux-mêmes une réponse ». Après une heure de questions-réponses, Jean-Marc Ayrault, qui a ensuite rencontré Fabrice Loher, le maire, a invité les lycéens à poursuivre leur travail sur la mémoire de l’esclavage et à partager leurs connaissances. Pour lui, la jeunesse et l’école sont la base du changement. « Il faut libérer les esprits et les consciences. C’est un travail complexe mais avec de la patience et de la rigueur et en évitant les simplismes, on pourra y parvenir ».

20 novembre 2016

Martin Parr à la Philharmonie avec Matthieu Chedid

Une nuée de visiteurs attroupés, tournés dans la même direction, l’appareil photo brandi… Que regardent-ils au juste ? L’image prise par le photographe anglais Martin Parr ne le montre pas. Pourtant, l’objet de leur fascination n’est autre que… la Joconde !

Pourquoi lui avoir tourné le dos pour s’intéresser à un sujet a priori banal, les touristes ?

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Cela fait plusieurs décennies que Parr capture avec son objectif les petites choses triviales du quotidien.

Ses séries de photographies, souvent prises en gros plan, montrent des gens ordinaires agglutinés à la plage, des plats très anglais ou des objets bien kitsch.

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Toute cette société de consommation est saisie au flash, sans retouche ni recadrage, avec des couleurs souvent criardes et des effets volontaires de flou.

Dans les années 1970, quand Parr commence la photographie, c’est encore un parti pris très nouveau !

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Dans sa série sur les touristes, l’artiste s’intéresse au geste de photographe de ces derniers. L’œil rivé sur l’écran, ils s’approprient tous en même temps la même œuvre.

Certains en oublieraient presque de regarder l’original !

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Avec humour, Martin Parr déambule dans les musées du monde entier pour photographier ces photographes. Plus philosophiquement, sa série interroge notre comportement de touriste.

En nous photographiant sur un site culturel à l’autre bout du monde, est-ce une manière de témoigner de notre présence sur la Terre ?

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C’est de ce positionnement décalé par rapport au sujet que naît l’ironie. Parr raconte que son sens de l’observation lui viendrait de ses parents ornithologues. Après des journées passées à observer les différentes espèces d’oiseaux, Parr aurait développé le même regard sur ses confrères humains, et son activité préférée : observer les observateurs !

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Attention, expo originale !

Une vaste sélection de photographies de Martin Parr est présentée en ce moment à la Cité de la musique – Philharmonie de Paris, dans l’exposition MMM. Réparties en plusieurs "chapitres", elles sont illustrées par des ambiances sonores, composées spécialement par le musicien et chanteur Matthieu Chedid, dit -M-.

Le résultat : une rencontre artistique inédite qui mêle photo et musique, pour une exposition qui se voit avec les oreilles !

http://philharmoniedeparis.fr/fr/mmm/mmm-matthieu-chedid-rencontre-martin-parr

11 juin 2013

RAPPEL = Keith Haring - Jusqu’au 18 août 2013

85903993_oCouleurs éclatantes et multitudes de figures pop, généralement sans visage, sont l’apanage de l’art de Keith Haring (1958-2000) dont le musée d’Art moderne de la Ville organise une rétrospective d’envergure. L’exposition se poursuit au CENTQUATRE avec la présentation d’une vingtaine d’oeuvres grand format.

Aujourd’hui tout le monde connaît le style Keith Haring. Pourtant l’exposition de la Ville de Paris présente des oeuvres inédites, dont une peinture inachevée de fin de vie. Elle met en avant la dimension politique de son oeuvre. Loin du cliché que l’on a de ses oeuvres légères et festives, avec ses coeurs rouges et ses couples rayonnants qui s’enchevêtrent. Pour le MAM de la Ville de Paris en 1984 (dans les espaces de l’ARC), K. Haring avait dessiné deux êtres assis face à face, qui dialoguent au point de se transpercer l’un l’autre.  Mettant en filigrane la face sombre de l’oeuvre de l’artiste, qui ne travaillait qu’accompagné d’un fond sonore entraînant, comme on peut l’entendre dans l’exposition. En utilisant la rue, les espaces publiques, et notamment le métro new-yorkais (Subway Drawings), l’artiste américain délivre un message de justice sociale, de lutte anti-raciale et anti-capitaliste. Des points critiques abordés au fil des salles. « Sous sa très efficace apparence pop le travail de Haring est peut-être plus conceptuel et minimal qu’on ne le croit », commente Fabrice Hergott, Directeur du MAM de la Ville de Paris. Le CENTQUATRE présente quant à lui des bâches et peintures sur le thème de la religion, de la menace nucléaire et du Sida, « peste de notre temps » comme il le qualifie dans son Journal. Il expose plusieurs sculptures monumentales telles Head Through Belly et King and Queen et reproduit le Pop Shop, créé par Haring à Tokyo en 1988. Point d’orgue de l’exposition : les Dix Commandements (1985) constitués de dix panneaux de sept mètres de haut, inspirés de la Bible, qu’il peignit entre les grandes arches du CAPC de Bordeaux. « Mes dessins ne tentent pas d’imiter la vie, ils tentent de créer la vie, de l’inventer » (1992). Contemporain de Jean-Michel Basquiat, Andy Warhol, Roy Lichtenstein ou Robert Rauschenberg, K. Haring a eu une vie brève mais intense, régie par sa créativité hyperactive. Il a inventé « un art de signes qui dans l’histoire de l’art du XXe siècle est le seul à ce jour à avoir atteint un si grand pouvoir de diffusion ». Popularité qui fera la lie de ses détracteurs. Ils lui reprochent la masse de produits dérivés, du T-shirt à la coque de l’iPhone, qui finissent par banaliser son oeuvre. Cette rétrospective entend ainsi légitimer ce que Haring a apporté à l’Histoire de l’art. Et redonner du sérieux à sa pensée… pas sûr que cela aurait plu à l’artiste.

Musée d’art moderne de la Ville de Paris

Le Cent Quatre

Voir mes précédents billets

31 mars 2013

Nathalie Kosciusko-Morizet contre Anne Hidalgo ?

Mais qui est vraiment NKM ? Lire l'article du Figaro en cliquant ICI

Anne Hidalgo, candidate PS aux municipales à Paris en 2014, l'emporterait au second tour d'une courte tête (51%/49%) face à l'UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, mais plus largement (58/42) face à Rachida Dati (UMP), selon un sondage BVA* pour le Parisien dimanche.

Dans cette enquête, dans l'hypothèse d'une candidature de NKM, au premier tour, Mme Hidalgo recueillerait 34% des intentions de vote, devant la liste de la candidate UMP (33%), celle de l'écologiste Cécile Duflot (8%), celle du Front de gauche Ian Brossat (8%), de la Modem Marielle de Sarnez (7%), de l'UDI Rama Yade (5%), et celle du FN Wallerand de Saint-Just (5%). Au second tour, Mme Hidalgo l'emporterait avec 51% des intentions de vote devant Mme Kosciusko-Morizet.

Dans l'hypothèse d'une candidature de Rachida Dati, au premier tour, la liste de Mme Hidalgo arriverait aussi en tête avec 36% devant celle de Mme Dati (21%), celle de Mme de Sarnez (11%), de Mme Duflot (9%), de Mme Yade (9%), les listes de Ian Brossat et de Wallerand de Saint-Just récoltant chacune 7% des intentions de vote. Au second tour, Mme Hidalgo l'emporterait largement sur Mme Dati avec 58% contre 42%.

* Sondage réalisé par internet du 26 au 28 mars auprès d'un échantillon de 807 personnes représentatif des habitants de Paris, âgées de 18 ans et plus. Les intentions de vote sont établies auprès de 757 personnes inscrites sur les listes électorales (méthode des quotas).

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Nathalie Kosciusko-Morizet

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Anne Hidalgo

24 octobre 2020

Eoliennes : dans la baie de Saint-Brieuc, de l’électricité dans l’air

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Par Pierre-Henri Allain, envoyé spécial dans la baie de Saint-Brieuc - Libération

Les éoliennes, hautes de 210 mètres, doivent être déployées sur 75 km2 dans la baie, classée Grand Site de France. 

Un projet de parc de 62 éoliennes en mer, dont les travaux doivent débuter l’année prochaine, suscite une vague de protestations. Pêcheurs, habitants et élus craignent pour l’économie locale et la préservation d’un site protégé.

Crispations, tensions, protestations : une nouvelle levée de boucliers s’est dressée ces dernières semaines contre le projet d’éoliennes en mer de la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), un des sept projets offshore programmés au large des côtes françaises entre 2022 et 2027. Comme une flambée soudaine ayant mobilisé pêcheurs et élus, jusqu’alors plutôt discrets, face à un projet qui fait couler de l’encre depuis déjà une bonne dizaine d’années. Sur le port d’Erquy, où les petits bateaux de pêche artisanale viennent un à un, deux jours par semaine, décharger leurs sacs remplis de coquilles Saint-Jacques, après avoir dragué les fonds marins de la baie durant quarante-cinq minutes - pas une de moins, pas une de plus -, une grande banderole déployée non loin de la criée annonce la couleur : «Non, les éoliennes ne doivent pas remplacer les pêcheurs».

«Alors qu’on nous annonce le démarrage des travaux pour 2021, les gens prennent conscience de ce que ce projet représente, estime Henri Labbé, le nouveau maire d’Erquy. Jusqu’à présent, il y a eu beaucoup d’enfumage, mais on commence à y voir plus clair.» Henri Labbé est lui-même monté au créneau au printemps en s’opposant aux travaux que devait engager RTE, l’entreprise publique de transport de l’électricité, pour le raccordement des câbles de 220 000 volts devant acheminer l’énergie des éoliennes au continent sur la plage de Caroual, une des plus belles de la commune, avant de repartir vers le transformateur d’Hénansal, près de Lamballe. Une aberration selon l’édile, alors que le premier forage en mer n’a pas encore eu lieu. «On nous a mis une pression énorme et je sais que la commune risque une amende, relève Henri Labbé. Mais Erquy, entre la pêche et le tourisme, ne vit que de la mer et j’ai toujours dit que je ne voulais pas d’éoliennes au large.»

Une position partagée par les municipalités environnantes qui, du cap d’Erquy au cap Fréhel, classé Grand Site de France, ne sont qu’à seize kilomètres de l’emplacement retenu pour le projet et craignent qu’un parc de 62 éoliennes (de 8 MW chacune), hautes de 210 mètres pales comprises, déployées sur une surface de 75 km2, ne vienne gâcher la vue. Sans compter les menaces que font peser les travaux sur la ressource halieutique. A l’origine, ce site avait été choisi par les pouvoirs publics pour des raisons géologiques : les fonds marins y permettent l’implantation d’éoliennes.

Alors qu’il voyait il y a quelques années d’un œil plutôt favorable la perspective d’un parc éolien au large de la cité briochine, le député des Côtes-d’Armor et conseiller régional (LR), Marc Le Fur, s’est insurgé fin septembre contre un projet jugé «funeste» et «extrêmement dangereux». Qui plus est, porté par une société pas forcément claire à ses yeux, le géant de l’électricité espagnol Iberdrola, dont la filiale à 100 % Ailes Marines pilote le dossier. Allusion aux différentes accusations de fraudes et de corruption survenues à l’encontre de la société espagnole ces dernières années.

Opacité

Dans sa circonscription de Loudéac, le député continue de dénoncer une catastrophe «économique, écologique et financière» et les menaces qui pèsent sur un «écosystème exceptionnel». «La baie de Saint-Brieuc représente une des plus belles réserves ornithologiques d’Europe et abrite avec la baie de Saint-Malo et du Mont-Saint-Michel une des plus importantes populations de dauphins et de marsouins. Pour ce parc d’éoliennes, entouré de zones Natura 2000, on déroge à toute la réglementation sur la protection des oiseaux et des mammifères marins», assène-t-il. Dans le collimateur du député, on trouve également le coût du projet, jugé exorbitant pour le contribuable. Afin de compenser de lourds investissements, l’Etat et EDF se sont en effet engagés à racheter l’électricité 155 euros le MWh à Iberdrola, alors que son coût moyen en France se situe autour de 40 à 50 euros. Soit une aide de 4,7 milliards d’euros sur vingt ans pour la société espagnole.

Autant d’arguments que défend bec et ongles Katherine Pujol, présidente de l’association Gardez les caps, qui se bat depuis dix ans contre ce parc offshore et stigmatise une «privatisation du domaine public maritime» autant que l’opacité du dossier. «Comment se fait-il qu’après l’appel d’offres, le projet ait été attribué à la société qui arrivait en second ?» s’interroge-t-elle. Katherine Pujol ne digère pas davantage qu’il ait été fait si peu de cas des richesses naturelles de la baie de Saint-Brieuc. Une vaste zone qui, outre la coquille Saint-Jacques, sa ressource principale, abrite toutes sortes de poissons, de zones de reproduction et d’habitats marins. A commencer par les coraux qui recouvrent ses rochers. «Il s’agit d’eaux de très bonne qualité, très peu polluées, alors que les systèmes prévus pour empêcher la corrosion des éoliennes, les "anodes sacrificielles", lâcheront quotidiennement 160 kilos d’aluminium dans la mer !» pointe-t-elle. Après avoir engagé, en vain, plusieurs procédures administratives, la présidente de Gardez les caps espère qu’un ultime recours, engagé par des associations de pêcheurs devant la Cour de justice de l’Union européenne, fera barrage aux éoliennes. Une procédure mettant notamment en cause les largesses financières publiques accordées à Iberdrola et Ailes marines, qui auraient pour conséquence de chasser une activité, la pêche, pour en favoriser une autre, l’exploitation de l’énergie éolienne.

En attendant et en l’absence d’études d’impact finalisées sur la ressource halieutique, qu’il s’agisse des effets potentiellement délétères des travaux, programmés sur deux ans, ou de la phase d’exploitation, les pêcheurs s’alarment de cette épée de Damoclès. «Il y a dix ans, on ne connaissait rien aux éoliennes et on a simplement demandé qu’il y ait des études qui nous garantissent de ne pas perdre notre ressource. Dix ans après, il n’y a toujours aucun résultat validé sur l’impact du bruit pendant les travaux ou la turbidité des eaux. On a l’impression qu’on s’est fait mener en bateau et on n’a plus confiance», résume le président du Comité des pêches (CDP) des Côtes-d’Armor, Alain Coudray, bras tatoués et bagues à têtes de mort aux doigts. Dans son bureau de Pordic, il rappelle que ce sont près de 300 bateaux, soit quelque 800 familles et environ 3 000 emplois liés à la pêche qui pourraient être affectés. «Entre le Brexit qui risque d’exacerber la concurrence dans le sud de la Manche et les éoliennes, on est pris entre deux feux», s’alarme-t-il.

Les expériences menées en laboratoire par des chercheurs du CNRS sur les décibels qui seront diffusés en Manche laissent Alain Coudray sur sa faim. Nul doute que les bruits générés par les forages sous-marins (près de 200 trous de 3 mètres de diamètre sur plusieurs dizaines de mètres de profondeur) et les sédiments dégagés feront fuir une grande partie de la faune. Sans garantie de retour. «Alors qu’on a fait d’énormes efforts pour préserver le gisement de coquilles Saint-Jacques, on a des craintes pour les juvéniles et la reproduction des coquilles, mais aussi pour la seiche et les autres crustacés, homards ou araignées», souligne Alain Coudray qui réclame une «suspension» du projet, tandis qu’Ailes marines a promis des premiers résultats d’études en milieu naturel pour le 4 novembre.

«Autonomie énergétique»

Adepte convaincu de la «filière» des énergies marines renouvelables, Loïg Chesnais-Girard, président PS du conseil régional de Bretagne, plaide de son côté pour un dialogue renoué entre élus, pêcheurs et Ailes marines, jurant ses grands dieux qu’il est «hors de question de sacrifier la pêche», partie intégrante de «l’identité des Bretons». «Nous voulons et la pêche et les énergies marines renouvelables, martèle-t-il. L’autonomie énergétique de notre région est un vrai sujet et nous devons assumer nos responsabilités par rapport à la transition énergétique. Il faut terminer toutes les études en cours et mettre en place les solutions pour répondre à d’éventuelles difficultés.» Le président de région, qui relève le retard pris par la France sur l’éolien offshore par rapport à d’autres pays d’Europe, rappelle également les accords conclus il y a une dizaine d’années entre représentants des pêcheurs, associations environnementales et promoteurs du projet sur l’emplacement et les caractéristiques du parc. Enfin, si le projet de la baie de Saint-Brieuc ne générera pas les 1 000 emplois promis en Bretagne, il se félicite des 250 salariés qui seront embauchés à terme sur la structure récemment inaugurée à Brest pour fabriquer les fondations des éoliennes (les « jackets »).

Depuis 2012, sept projets de parcs posés en mer ont été attribués au large des côtes françaises dans le cadre des appels d’offres lancés par l’Etat, qui affiche l’ambition d’atteindre 40 % d’électricité renouvelable à l’horizon 2030. Au Havre, l’usine Siemens-Gamesa où seront fabriquées les pales et les nacelles des éoliennes de cinq de ces sept projets, dont celui de Saint-Brieuc, est sur les rails, avec 750 emplois à la clé. Selon Ailes marines, les éoliennes briochines seraient capables d’alimenter à elles seules 835 000 habitants en électricité. Un chiffre très surestimé selon les associations. Pas sûr, dans tous les cas, qu’il suffise à calmer la grogne.

25 juin 2016

Brexit. Le pari perdu de David Cameron

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Le Premier ministre britannique David Cameron a annoncé sa démission, après le désaveu que lui ont infligé les électeurs. Il n'a pas réussi à les convaincre des bienfaits d'un maintien dans l'UE. La livre sterling qui frétillait, la City qui reprenait confiance, David Cameron tout sourire au bras de Samantha, drapée dans une robe bleu européen. C'était quelques heures avant les résultats. Puis, les 67 % obtenus en 1975 en faveur de l'Europe ont dégringolé à 48 %. En 2016, les Britanniques s'en vont. Que faut-il comprendre ? De notre correspondante à Londres. C'est un vote historique. Une onde de choc. Beaucoup d'électeurs se sont réveillés, hier matin, sidérés. Les journalistes de la BBC sortaient, interdits, de la longue nuit électorale. Des députés décrivaient un choc sismique. Les jeunes, sur Facebook, vendaient leur passeport et lançaient une pétition pour un second référendum. Il faudra partir, renoncer au Continent. « C'est honteux », criaient ceux qui, massés au pied du domicile de Boris Johnson, tentaient de bloquer son véhicule en route vers le 10 Downing Street. Les 60 % de soutien du grand Londres à l'Europe auront servi à souligner le vaste chantier d'un pays profondément divisé. Car ils sont plus de 17 millions à se réjouir de l'immense opportunité qui leur est faite de pouvoir, enfin, sortir de l'Union européenne. Au nord de l'Angleterre, au pays de Galles, ils ont préféré défier les experts. À l'inverse, les Écossais sont restés fidèles à l'Europe mais n'ont pas caché leur joie. Car, en sortant l'UE, le Royaume-Uni leur donne aussi l'occasion de le quitter. « Nous voyons notre futur dans l'UE », a déclaré leur Premier ministre, Nicola Sturgeon, déjà prête pour un nouveau référendum sur l'indépendance écossaise. Sur cet échiquier de désunion pour le moins chahuté, le gouverneur de la banque d'Angleterre - un Canadien - est intervenu pour rassurer les marchés. Si, pendant la campagne, il avait mis en garde contre les dangers de la récession, cette fois, la mine défaite, il a offert la flexibilité de son institution pour conjurer la volatilité. Changement de capitaine Cameron aussi a changé de discours. Il n'avait pas dit qu'il partirait. Il avait même soutenu, qu'en cas de Brexit, il ne démissionnerait pas. Mais, au sortir des résultats, après avoir appelé la Reine, il a annoncé devant des journalistes incrédules qu'il cédait sa place. C'est l'Europe qui le pousse dehors. « Le Royaume-Uni a besoin d'un nouveau capitaine pour aller négocier à Bruxelles », a-t-il déclaré, ému, toujours au côté de Samantha. C'est donc à un fervent eurosceptique de son parti qu'il propose de laisser les rênes des délibérations de sortie, en vertu de l'article 50 du Traité européen de Lisbonne. La mise sous l'éteignoir des attaques fielleuses sur l'Europe est devenue de rigueur. Les conservateurs se lancent dans une autre bataille. Il s'agit de choisir le sémillant candidat qui saura faire barrage au parti indépendantiste UKip, tout en réconciliant la droite. Les anti-européens se préparent. Ils ont jusqu'à septembre prochain pour faire la différence dans la course au poste de Premier ministre. Ce sont les membres du parti tory - 150.000 adhérents - qui choisiront. Et les Britanniques ne pourront qu'accepter le nouveau chef de gouvernement qui n'aura pas été élu. C'est la démocratie britannique. Et ce n'est pas la première fois que ça arrive. Le leader travailliste contesté À gauche, le Labour n'est pas épargné non plus. Élu, contre toute attente, en septembre dernier, le nouveau leader du parti subit les critiques acerbes de sympathisants travaillistes qui parlent de le déposer. Jeremy Corbyn, 67 ans, avait voté contre le maintien de son pays dans la Communauté européenne en 1975 et a mal caché sa réticence devant les opportunités de réforme de l'Europe. Et ça s'est vu sur son visage. Faire campagne pour l'Europe au côté de David Cameron aura dépassé son entendement et son manque de responsabilité sur la question de l'immigration a profondément agacé. Résultat, à quelques jours du référendum, les travaillistes ne connaissaient pas la ligne de leur parti sur l'Europe. Il aura fallu apprendre le tragique assassinat de la jeune députée pro-européenne Jo Cox pour que Corbyn sorte enfin du bois et s'affiche en faveur du maintien de son pays dans l'UE. Un peu tard pour un pays eurosceptique qui, en réalité, en prend pour plusieurs années d'épineuses négociations avec Bruxelles sur ce que pourra devenir demain. Source : Le Télégramme

5 juin 2016

TREATS MAGAZINE - Damien Vignaux (photographe)

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#TREATSEXCLUSIVE: @DamienVignaux captures sweet serenity during the golden hour with @LuanaLobo50 – exquisite. Visit treatsmagazine.com to view more. #treatsmagazine #treatoftheweek

Photographer: Damien Elroy Vignaux 

www.elroy.fr  

Instagram : @damienvignaux

twitter : @royopepito

www.elroyo.tumblr.com

18 décembre 2016

Miss France 2017 : La Guyane en or !

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 Montpellier (Hérault), hier.Il est un peu plus de minuit et quart. Miss Guyane a été couronnée Miss France. Elle est entouréede Sylvie Tellier (à gauche)et de Miss France 2016.

ÉLECTION Pour la première fois dans l’histoire du concours, Miss Guyane a été couronnée hier soir en direct sur TF 1. Miss France 2017 a 18 ans et se nomme Alicia Aylies

Par   Marie Pousselavec Ronan Tésorière

Les trente plus belles femmes de France », annonce la voix off en préambule. Devant des arbres de Noël, sur fond de Coldplay, les trente candidates encadrées par des danseurs, dont un lointain sosie de M.Pokora teint en blond, se lancent dans une chorégraphie à la Bollywood, sur la scène de l’Arena de Montpellier. Un cocktail improbable, mais les repères arrivent. L’indéboulonnable Jean-Pierre Foucault, dont le bronzage ferait pâlir d’envie Donald Trump, est toujours là. Sylvie Tellier aussi. « Beauté, élégance et glamour », promettent-ils en chœur. Arielle Dombasle et sa robe ultra-moulante, couleur sac à sapin, vend « des moments de pure féerie ». C’est parti pour les présentations. Une litanie vidéos où chaque Miss se présente en faisant de la balançoire au-dessus d’images de sa région. Autant de moments interminables pendant lesquels les candidates enchaînent les confessions intimes : des parents atteints de graves maladies, une victime de harcèlement moral, la perte d’une amie ou encore pourquoi l’une d’elles est devenue végétarienne…

Parmi le jury, Amir, auréolé de son succès depuis son excellente place à l’Eurovision, observe méthodiquement. La caméra l’immortalise, béat. Il est 21 h 50, et c’est la première coupure pub. « Allez c’est parti pour vingt minutes », s’amusent les internautes. Car en 2016, la soirée se déguste aussi sur les réseaux sociaux. Retour plateau avec un tableau dans lequel les Miss dansent dans une ambiance « Reine des neiges ». Et c’est la première chute. Violente. Miss Mayotte, qui devait composer avec une entorse depuis l’après-midi, s’effondre sur scène. Un « classique » qui ne lui portera pas chance car elle sera éliminée au premier tour.

Magie de Noël

La bande musicale tente tout et surtout n’importe quoi : on passe de « Pourvu qu’elles soient douces » de Mylène Farmer à « Papa Pingouin ». Puis Jean-Pierre annonce « des lutines en maillot de bain ». Amir arbore toujours le visage d’un gourmand devant la vitrine d’une pâtisserie. Miss Centre-Val de Loire lui répond en lui dessinant un cœur avec les doigts. Et après un serre-tête orné de bonhommes en pain d’épice, les Miss se coiffent de boules de Noël. « Il y a tellement de beauté. Je suis émerveillé, on ne s’ennuie pas une seconde », confie, à 22 h 30, Amir. On avait bien remarqué. 22 h 38. Iris Mittenaere, la Miss France 2016, appelle les douze demi-finalistes après avoir aussi fait un cœur avec ses doigts. Un signe décidément très à la mode.

A l’écran apparaît un montage avec des flammes pour le classique défilé en deux pièces. Et le medley est toujours aussi déconcertant : de Stromae et David Bowie en passant par Brigitte Bardot. Les cinq finalistes défilent un peu avant minuit, avec des ailes dans le dos formées avec des guirlandes lumineuses.

Dans la dernière ligne droite, les membres du jury posent des questions aux dernières candidates en lice. Arielle Dombales écorche le nom d’Amir et l’appelle Emir, les réseaux gloussent. Finalement, Alicia Aylies, Miss Guyane, en pleurs, reçoit la couronne. Une première pour ce département d’Outre-Mer. C’est la magie de Noël !

30 avril 2016

PLOUHARNEL : Bégo. Un camp allié reconstitué

Installés sur le site du Bégo, avec tentes et matériel d'époque, c'est une vie comme en campagne loin de chez eux qui s'organisera. L'association LBMG (Liberty Breizh memory group), fondée en 2008 par un groupe de passionnés, est la cheville ouvrière de l'événement « Assaut sur le Bégo » qui se déroulera du 5 au 8 mai prochain. Le travail réalisé depuis a été colossal pour rénover un bunker et faire vivre la mémoire de l'histoire locale. Durant ce long week-end, un camp complet reconstitué rassemblera plus de 300 participants, avec leurs véhicules et matériel d'époque. C'est un saut dans le passé que propose LBMG durant quatre jours. Ses membres porteront les tenues de la 94e division d'infanterie US (Bretagne 1944), des SAS Français (Bretagne 1944) et du régiment blindé des fusiliers marins (2e DB). Des associations partenaires de collectionneurs, venant de toute la Bretagne et d'ailleurs, installeront leur camp avec leurs véhicules d'époque et seront en tenue réglementaire. Six mois de travail sur le bunker Mais comme c'est souvent accompagnés de leur famille que beaucoup vont faire le déplacement, les femmes et les enfants seront également en tenue d'époque, arborant socquettes blanches sur talons compensés, bérets ou coiffures crantées. En groupes ou individuellement, ils vont s'attacher à recréer un groupe de commandos SAS, de parachutistes, une équipe sanitaire, un détachement radio, les servants d'une mitrailleuse, d'un mortier... « Nous allons recréer toutes les conditions de cette vie en campagne, explique François Cailloce, le président de LBMG. Certains véhicules seront même réparés sur place dans un garage reconstitué. Tout l'équipement sera d'origine. On entendra aussi les airs et chansons de ces années-là ». Le bunker sera un lieu d'exposition exceptionnel. Chacun pourra se rendre compte du travail important réalisé par les adhérents. « Cela fait six mois que nous y passons de nombreux samedis, ajoute le président. L'étanchéité nous a posé des problèmes. Nous y avons réinstallé une ventilation, identique à celle d'origine récupérer sur un bunker de Lorient. Actuellement l'un de nos adhérents y restaure la génératrice d'un des canons 340 installés dans la batterie durant l'occupation allemande. Cette pièce nous a été offerte par la famille Brandner, d'Erdeven ». Pratique Site Internet : lbmg56.centerblog.net

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29 septembre 2018

Street art à Vannes. Découvrez les fresques de Dédale en avant-première

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Une soixantaine d’artistes ont investi un ancien bâtiment administratif de 150 pièces prêté par la Ville de Vannes. Un lieu de création et d’exposition insolite sur le port qui sera détruit en 2020.

Vannes serait-elle en train de devenir l’une des capitales du street-art ? À côté de Paris ou de Nantes, la ville du Morbihan a désormais de sérieux atouts à faire valoir, à en croire le défilé d’artistes à la réputation internationale qui s’y pressent.

Artistes internationaux

L’association « L’art prend la rue », présidée par Laurent Sanchez, créateur du site internet de référence « Street-art-Avenue.com » n’y est pas étrangère. Ça n’est pas par hasard que le duo franco-espagnol Dourone, le Brésilien L7M ou encore l’Australien Rone ont laissé de magnifiques traces de leur passage sur des façades du centre-ville.

3 000 m2, 150 pièces réparties sur quatre niveaux

En juin dernier, c’est un pas de plus qui a été franchi par le maire. David Robo a confié à l’association les clés de l’ancien bâtiment de la Direction départementale de l’équipement (DDE), sur la rive gauche du port de Vannes. 3 000 m2, 150 pièces réparties sur quatre niveaux comme une énorme toile blanche laissée à la libre inspiration d’artistes jusqu’en 2020, date à laquelle le bâtiment sera détruit.

Après l’ouverture, il y a quelques semaines, d’un café aussi éphémère que le lieu d’exposition, ce samedi ce sera au tour des trente-cinq pièces du rez-de-chaussée de révéler leurs premières créations.

« Ici, ça n’est pas du street-art que nous avons voulu montrer, prévient d’emblée Laurent Sanchez, le directeur artistique. Même si 90 % des artistes viennent de là et qu’on le perçoit dans leur urgence à peindre, ils sont arrivés à un tel degré de maturité que leur technique et leur inspiration les amènent désormais ailleurs. »

C’est parti pour une incroyable immersion dans une succession de pièces de 9 à 30 m2. « Chacune a été confiée à un artiste différent qui a soumis un projet », explique Violaine Pondard, en charge de la communication de Dédale.

Dès l’entrée, Persu, le boss de la scène nantaise du graffiti, plante le décor : les lettres sauvages de son blaze (entendez de son nom d’artiste) débouchent sur une magnifique fresque de train qui véhicule ses graffs depuis ses débuts…

La déambulation se transforme vite en expérience sensorielle. À l’image de la méduse fluorescente de L7M qui prend toute son envergure quand on l’éclaire avec la torche de son téléphone portable. Puis on se laisse aspirer par le vortex dans lequel Astro invite le visiteur à plonger, grâce à une impressionnante illusion optique et artistique.

Des couloirs comme des sas de décompression

Notre regard se cogne à des mondes très différents, souvent fascinants, parfois dérangeants, distribués par de longs couloirs comme autant de sas de respiration, de décompression et d’interrogations sur ce que l’on vient de voir. Ici, c’est une expérience à part entière qui est proposée.

Si pour des raisons de sécurité, le premier étage n’est pas encore visitable, des artistes y travaillent déjà d’arrache-pied. Au deuxième, les pièces permettront aux créateurs de s’exprimer librement, au troisième, place aux expérimentations. Entièrement financé par des Mécènes à hauteur de 100 000 €, Dédale n’en a pas fini de surprendre et de bousculer les amateurs d’art.

A partir du 29 septembre, du mardi au dimanche, de 15 à 20 h (18 h le dimanche), visites gratuites par petits groupes (complet ce week-end).

Réservation obligatoire sur : dedale.lartprendlarue.org. A l'occasion de l'inauguration ce samedi 29 septmbre, de 15 h à 17 h 30: ateliers participatifs tout public avec fresque à la craie (sans inscription), cello-graffiti (sur inscription à partir du 24 septembre), fabrication de badges (contribution sur place). De 18 h à 18 h 45 : "Les Amants du Ciel" par la Compagnie volante Mattatoio Sospeso : un duo d'acrobates qui brise la loi de la gravité. A 21 h : DJ Tagada Balkanbeats. A 22 h : performance live-mapping par Nature Graphique.

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20 mars 2016

La Vallée des Saints - Carnoët

Record du monde battu à Carnoët (22), où la statue du saint irlandais Ronan a été revêtue d'une marinière géante, par les bénévoles de l'association La Vallée des Saints ! Une marinière estampillée Armor-Lux aux dimensions inédites : 123 km de fil, 2 m de haut, 1,74 m de large pour 2,2 kg. Véritable locomotive touristique en Centre-Bretagne, le site, qui compte actuellement 64 statues et célébrera ses 10 ans en 2018, a accueilli 132.000 visiteurs l'an passé. Un chiffre que les responsables espèrent dépasser en 2016. La diffusion des images sur la Vallée des Saints dans Thalassa, vendredi soir, devrait y contribuer... (Photo Jean-Noël Potin)

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15 mai 2019

Sexualité : la pénétration ne s’impose plus

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Par Maïa Mazaurette

Sans vouloir la bannir de nos pratiques, de plus en plus d’auteurs invitent à imaginer un « au-delà » et à s’intéresser à « tout le reste », analyse la chroniqueuse de la Matinale Maïa Mazaurette.

LE SEXE SELON MAÏA

« Le but de la pénétration au fond n’est pas vraiment le plaisir des deux partenaires, mais en premier lieu celui de l’homme, puis éventuellement celui de la femme (d’ailleurs la pénétration cesse généralement quand l’homme a atteint son plaisir). C’est l’instauration d’une relation inégalitaire comme modèle. »

Contrairement à ce que pourront penser les paranoïaques post-metoo, le paragraphe ci-dessus ne provient pas d’une bible lesbo-féministe séparatiste. Un homme en est l’auteur : le romancier Martin Page, dans un remarquable essai paru récemment aux éditions Monstrograph. Le titre annonce la couleur : Au-delà de la pénétration. Le propos est ponctué de punchlines étourdissantes : « Si la sexualité était une question de plaisir, les femmes seraient moins pénétrées et les hommes le seraient davantage ».

Car admettons-le : en 2019, la pénétration constitue toujours l’alpha et l’omega de la pratique hétérosexuelle, hermétiquement divisée entre le « vrai sexe » (celui qui consiste à fourrer son pénis dans une personne) et le « reste » (préliminaires, masturbation, fantasmes, cunnlingus, BDSM, fist-fucking, sextoys, électro-stimulation, effleurements fétichistes, tartes aux pommes).

De manière plus surprenante, la pénétration définit également les rapports gays : « qui fait le bonhomme ? » (Sous-entendu : les gays passent leur temps à s’emboîter selon des hiérarchies coulées dans le marbre – une assomption contredite par les études sur leurs pratiques.) Même chose pour les rapports lesbiens : « mais comment elles font, du coup ? » (Sous-entendu : les lesbiennes ne se pénètrent jamais. Elles sont condamnées à jouer au Scrabble avec uniquement des W et des N jusqu’à la fin des temps.)

Une performance en demi-teinte pour les femmes

Prenons donc le taureau par les cornes (quitte à rester dans les métaphores oblongues et pénétratives). A une époque où même la procréation peut passer par des seringues, la pénétration doit-elle être remise en cause ?

Du côté du plaisir féminin hétérosexuel, toutes les études mettent en lumière le caractère relativement inefficace de cette pratique (vous retrouverez tous les chiffres dans la chronique consacrée à cette question, ainsi que des techniques clitoridiennes efficaces dans cette autre chronique). 50 % des femmes aimeraient donner plus de place aux autres formes de sensualité, comme les caresses (Ifop, 2019). La pénétration peut en outre exposer à des douleurs, des grossesses ou des infections.

Cette performance en demi-teinte constitue-t-elle un motif de relégation ? Non. Les femmes ne mettent pas le feu au Fouquet’s pour demander la fin de la pénétration. 74 % d’entre elles ont eu un orgasme lors de leur dernier rapport (Ifop, 2019). On peut aussi mentionner, en sa faveur, la logistique minimale d’une pénétration : voici un assemblage attendu, pas compliqué, vite expédié (5 minutes et 40 secondes en moyenne), parfois désinvesti (on peut compter les rainures du plafond), assurant la paix des ménages.

Du côté des hommes : eh bien sans surprise, ça fonctionne. 95 % jouissent à tous les coups ou presque (Archives of Sexual Behavior, février 2017). La mécanique pénétratoire est tellement bien rôdée qu’on peut poser la question qui fâche : la pénétration constitue-t-elle une forme augmentée de masturbation ? Et quitte à vraiment finir fâchés : quid des inconvénients ?

Des contrariétés même pour les hommes

Car même pour les hommes, la pénétration génère son lot de contrariétés : l’éjaculation rapide, les angoisses de performance ou de taille, la routine. Justement parce qu’elle est efficace, cette pratique peut réduire la sexualité à un seul organe au détriment d’une sensualité plus globale.

Le phallocentrisme n’est pas qu’une question politique, il déborde sur nos terminaisons nerveuses : quand on utilise toujours les mêmes circuits cérébraux, on devient paresseux. Comme l’explique Martin Page, le renouvellement du répertoire sexuel passe à la trappe – et avec lui, d’infinies richesses physiques et fantasmatiques : « J’ai l’impression que nous sommes prisonniers de conceptions naturalistes, de représentations, et même si on sait que certaines choses pourraient nous être incroyablement jouissives, nous les refusons. »

Culturellement, la pénétration implique encore d’autres paradoxes. Côté pile, nous sommes attachés au grandiose idéal de la fusion des corps (pure construction imaginaire, soit dit en passant : quitte à fusionner comme des rubans de Möbius, il serait beaucoup plus romantique d’imaginer deux partenaires se pénétrant mutuellement avec leurs doigts).

Ne crachons cependant pas dans le gaspacho : la pénétration asymétrique porte en effet une part de transcendance. Le philosophe Vincent Cespedes y consacre des lignes émouvantes : « Le phallus entre, c’est là sa fonction, sa jouissance, c’est cette capacité d’entrer et d’y trouver délectation. Entrer en quoi ? Entrer en l’autre. […] Nous retrouvons Hermès, le dieu des routes : il s’agit de se frayer un chemin vers l’altérité. » (Le texte complet est à savourer dans Eloge de l’Erection, ouvrage collectif supervisé par Barbara Polla, éditions La Muette, paru en 2016.)

« A force de pénétrer, on oublie tout le reste »

Côté face, nous pouvons difficilement ignorer que la pénétration est systématiquement associée à des hiérarchies gagnant/perdant, à un vocabulaire de la dégradation, à un folklore de la possession dénué de toute logique effective. Comme le note la journaliste Victoire Tuaillon dans une récente émission audio dédiée à la pénétration (podcast « Les Couilles sur la table », productions Binge Audio), « on utilise le verbe prendre pour un homme qui pénètre une femme, alors que si vous prenez un caillou, ce n’est pas le caillou qui vous prend. »

Ces tensions symboliques posent la question de la compatibilité entre une sexualité phallocentrée et les valeurs contemporaines d’égalité, de plaisir, d’excitation, de nouveauté, d’intensité, ou tout simplement d’amour. Pour Martin Page, « à force de pénétrer, à force de ne penser qu’à ça, on oublie tout le reste, on ne voit pas l’étendue du corps. Pénétrer c’est passer à côté et fuir. C’est penser qu’on fait l’amour alors qu’on s’en débarrasse. J’ai le sentiment qu’on pénètre pour cacher les sexes, ne pas les voir, comme si c’était une honte. C’est un aveuglement. […] Sans pénétration, tout le reste du corps est hypersensible et délicieusement hyperactif. Faire l’amour devrait être la rencontre des corps et leur conversation. »

Cette conversation est engagée – par la politique, la technologie, la recherche, l’art, les apéros entre amis. Elle flotte dans l’air du temps, non comme une injonction, encore moins comme une condamnation ou une interdiction, mais comme une délicieuse invitation. Le Manifeste Contra-Sexuel de Béatriz Preciado, l’Au-delà de la Pénétration de Martin Page, nous proposent, certes, d’entrevoir ce qui se tapit au-delà de la pénétration… mais aussi et surtout, de voir plus loin que le bout de notre nez.

29 février 2016

Leonardo DiCaprio décroche l’Oscar du meilleur acteur

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On le disait maudit. Ce dimanche 28 février, il a conjuré le sort. Après trois nominations infructueuses, l’acteur Leonardo DiCaprio a décroché l’Oscar du meilleur acteur pour son interprétation du trappeur Hugh Glass dans The Revenant d’Alejandro Gonzalez Iñarritu.

Le cinéaste mexicain repart lui aussi du Dolby Theater de Los Angeles en étant entré dans la légende d’Hollywood, après avoir décroché pour la deuxième année de suite la statuette de meilleur réalisateur − il avait été récompensé pour Birdman en 2015. Seuls deux hommes ont réussi cette prouesse : John Ford (1941 et 1942) et Joseph L. Mankiewicz (1950 et 1951).

La 88e cérémonie des prestigieux prix américains du cinéma aura également été marquée par les succès de Spotlight, sacré meilleur film. La saga journalistique de Tom McCarthy relate la rédaction d’un important article par une équipe d’investigation du Boston Globe, dévoilant un scandale de prêtres pédophiles couverts par l’Eglise catholique. La jeune comédienne Brie Larson, 26 ans, a, quant à elle, été désignée meilleure actrice pour son rôle dans Room, où elle incarne une femme violée et séquestrée depuis plusieurs années avec son jeune fils.

Hormis le triomphe de Mad Max : Fury Road, film le plus primé dimanche avec six statuettes (montage de son, mixage de son, montage, création de costumes, maquillage et décors) et la quatrième victoire de rang pour Disney dans la catégorie des films d’animation pour Vice-Versa, la soirée restera célèbre pour son entrée en matière. Dans son discours liminaire, le maître de cérémonie, Chris Rock, a ainsi embrassé la polémique sur le manque de diversité au sein des finalistes choisis par l’Académie.

« Bienvenue à la cérémonie des Oscars, également connue comme les prix des gens blancs. Si [les membres de l’Académie] nominaient les présentateurs, je n’aurais même pas ce travail ! »

Dès vendredi, il avait laissé entendre qu’il reviendrait sur la question qui agite Hollywood depuis plusieurs semaines en postant sur Twitter une vidéo montrant un écran brouillé en noir et blanc accompagné du mot-clé #BlackOut, signifiant à la fois « les Noirs sont de sortie » et « les Noirs sont absents ».

En effet, pour la deuxième année de suite, les quelque 6 200 membres de l’Académie des Oscars, qui sont à une très large majorité des hommes blancs âgés, n’ont retenu que des acteurs blancs, déclenchant un raz-de-marée de protestations sur les réseaux sociaux avec pour cri de ralliement #OscarsSoWhite.

Connu pour son humour tranchant, l’acteur a expliqué sur scène avoir sérieusement réfléchi à renoncer à présenter la cérémonie : « Mais je me suis dit, ils vont quand même organiser les Oscars. Ils ne vont pas les annuler simplement parce que j’ai jeté l’éponge. »

Plusieurs figures du cinéma ont décidé de boycotter la soirée pour dénoncer cette discrimination. Le réalisateur Spike Lee et le couple d’acteurs Will Smith et Jada Pinkett-Smith, qui font partie de ceux-là, ont été épinglés au passage par Chris Rock, dimanche.

« Si vous voulez plus de Noirs, il faut juste créer des catégories pour les Noirs », a poursuivi l’humoriste sur un ton acide. Plus sérieusement, il a martelé : « Nous. Voulons. Des opportunités. Nous voulons que les acteurs noirs bénéficient des mêmes opportunités. »

« La vraie question (…) c’est : est-ce qu’Hollywood est raciste ? (…) Bien sûr ! Mais ce n’est pas le racisme auquel on est habitué. C’est un racisme de cercle. »

Le palmarès en bref :

Meilleur film : la saga journalistique Spotlight de Tom McCarthy raconte la rédaction d’un important article par une équipe d’investigation du Boston Globe, dévoilant un scandale de prêtres pédophiles couverts par l’Eglise catholique.

Meilleur acteur : Leonardo DiCaprio, 41 ans, a été honoré pour son interprétation du trappeur Hugh Glass dans The Revenant.

Meilleure actrice : Brie Larson, 26 ans, a été récompensée pour son rôle dans Room. Elle y incarne une femme violée et séquestrée depuis plusieurs années avec son jeune fils.

Meilleur réalisateur : le cinéaste mexicain Alejandro Gonzalez Iñarritu a été primé pour son film The Revenant. Il avait déjà obtenu la statuette en 2015 pour son long-métrage Birdman. Il devient le troisième réalisateur de l’histoire à gagner deux fois de suite ce prix, après John Ford (1941 et 1942) et Joseph L. Mankiewicz (1950 et 1951).

Meilleur film en langue étrangère : Le Fils de Saul, du Hongrois Laszlo Nemes, traite du sort tragique des sonderkommandos, les prisonniers de camps de concentration, essentiellement juifs, forcés par les nazis à faire fonctionner les chambres à gaz.

"Le Fils de Saul" : Antigone à Auschwitz

Meilleur acteur dans un second rôle : Mark Rylance a été primé pour son intérprétation dans Le Pont des Espions. Le Britannique de 56 ans y incarne un agent soviétique installé depuis des années aux Etats-Unis.

Meilleure actrice dans un second rôle : Alicia Vikander a été récompensée pour sa performance dans The Danish Girl. La Suédoise de 27 ans y campe Gerda, épouse de l’artiste Lili Erbe, la première femme transgenre à avoir obtenu des opérations de réassignation sexuelle.

Meilleur film d’animation : Vice-Versa, brillante et émouvante chronique du conflit des émotions dans la tête d’une pré-adolescente, a offert pour la quatrième année de suite l’Oscar de cette catégorie aux studios Disney.

le revenant

16 février 2016

Eagles of Death Metal

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« Il est cinq heures, Paris s’éveille. » C’est sur les paroles de Jacques Dutronc, que les membres des Eagles of Death Metal ont fait leur entrée sur la scène de l’Olympia, mardi 16 février. Un clin d’œil à la résistance de la capitale française à l’attentat du Bataclan, omniprésente dans les esprits des musiciens et de leur public. "Je vous aime enfoirés, vous n'avez pas idée à quel point", a lancé Jesse Hughes à la foule après quelques morceaux. "J'avais besoin de vous et vous ne m'avez pas laissé tomber", dira-t-il un peu plus tard... -- Jesse Hughes frontman of California, USA, rock band Eagles of Death Metal makes a heart sign as the rock band performs Tuesday Feb. 16, 2016, at the Olympia concert hall in Paris, France. The band performed Tuesday at a highly charged Paris concert filled with fans who survived a terrifying massacre and siege at their last Paris show, and filled with memories of those who didn't survive. The band's performance on Nov. 13, 2015, at the Bataclan concert hall turned into a bloodbath when Islamic extremist suicide bombers stormed in, as near-simultaneous attacks hit cafes and a stadium around Paris. -- Photo : Jean-Nicolas Guillo @ap.images Portfolio : > http://bit.ly/1RMbyTz < #France #Paris #Olympia #EODM #EaglesofDeathMetal #musique #music #concert #parisattacks


Revivez l'arrivée sur scène des Eagles of Death Metal et leur première chanson à Paris depuis les attentats

9 novembre 2016

TASCHEN à Paris Photo

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TASCHEN vous convie à l’édition 2016 de Paris Photo, la plus grande foire internationale dédiée à la photographie d’art. Notre équipe sera ravie de vous accueillir au cœur du Grand Palais sur le stand E06, du jeudi 10 jusqu’au dimanche 13 novembre au soir.

Venez découvrir nos dernières nouveautés photographiques les plus excitantes, de Bob Dylan à Tom Wolfe en passant par Peter Lindbergh, et rencontrer deux artistes incontournables:

Bettina Rheims pour la dédicace de sa monographie le jeudi 10 novembre de 17h à 18h

Sebastião Salgado pour le lancement de son ouvrage Kuwait. Un désert en feu le vendredi 11 novembre de 17h à 18h

Paris Photo

Stand E06

Grand Palais

Avenue Winston Churchill

75008 Paris

Informations et billeterie

www.parisphoto.com

4 novembre 2016

La sulfureuse Pauline Lefèvre se dénude dans LUI... Et ça donne chaud !

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Pour son numéro de novembre, le magazine LUI, célèbre pour ses stars topless en couverture, a choisi de faire poser l’ancienne miss météo de Canal +, Pauline Lefèvre ! Séduction au programme...

Après Marie Gillain, Elodie Frégé ou Laeticia Hallyday, le magazine LUI a fait appel à l’ex-miss météo de Canal + pour sa couverture du mois de novembre. La sublime Pauline Lefèvre y affiche sa silhouette parfaite et dévoile sa poitrine et son large sourire. Si Frédéric Beigbeder, le directeur de la rédaction, a décidé de mettre en avant la comédienne, c’est grâce à son côté séduisant et sa joie de vivre : « Elle est sexy mais cela l'embête. Elle essaie de se faire pardonner sa beauté en ne se prenant jamais au sérieux ».

Miss météo du Grand Journal de Canal + de 2008 à 2010, la jeune femme de 35 ans s’épanouit désormais au cinéma et enchaîne les grands films (« Salaud, on t’aime » de Claude Lelouch, « Nos femmes » de Richard Berry…). Elle sera prochainement à l’affiche de « Chacun sa vie » avec un casting de rêve : Johnny Hallyday, Jean Dujardin, Christophe Lambert…

Le théâtre est également tombé sous le charme de la comédienne. Elle joue actuellement aux côtés de Daniel Auteuil dans « L’Envers du décor ».

Du côté vie privée, tout va pour le mieux puisqu’elle est mariée depuis 3 ans avec le fils de Chantal Ladesou, Julien Ansault.

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