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Jours tranquilles à Paris
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5 décembre 2018

« Gilets jaunes » : pour l’opposition, le recul du gouvernement est un « piège », ou « trop peu, trop tard »

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moratoire

Par Enora Ollivier - Le Monde

Pour la droite et l’extrême droite, le moratoire sur le taxes sur le carburant n’est pas suffisant. A gauche, PS, LFI et PCF envisagent de déposer une motion de censure.

L’occasion est trop bien belle. Pour l’opposition dans son ensemble, le recul accordé mardi 4 décembre par l’exécutif sur trois mesures fiscales n’est pas une raison pour laisser se refermer la faille inédite ouverte dans le macronisme par la crise des « gilets jaunes ».

Certes, le premier ministre Edouard Philippe a annoncé un moratoire sur l’augmentation, notamment, des taxes sur le carburant, ce qui était considéré comme un « préalable » par la plupart des partis. Mais ce n’est « pas suffisant », s’est-on empressé de dénoncer unanimement, à droite, à gauche et aux extrêmes. Les Républicains (LR), le Rassemblement national (RN), le Parti socialiste (PS) ou La France insoumise (LFI) réclament maintenant, au moins, l’annulation pure et simple de ces taxes.

« Nous demandons la suppression immédiate des taxes au 1er janvier 2019 mais aussi ce qui suit sur la trajectoire, c’est-à-dire celles qui sont prévues pour 2020, 2021 et 2022 », a ainsi exhorté le président du groupe LR à l’Assemblée nationale, Christian Jacob.

Les annonces de M. Philippe ? « Trop peu, trop tard », a lancé lors d’une houleuse séance de questions au gouvernement, comme le Palais-Bourbon sait en produire en temps de crise, son collègue Damien Abad. Le député de l’Ain a reproché au chef du gouvernement de ne pas avoir « pris conscience de l’urgence de la situation ». Il a réclamé « un changement de cap » en « augmentant le pouvoir d’achat des classes moyennes » et en « renonçant à la politique fiscale anti-retraités ».

« Grenelle des impôts »

LR ne veut pas « pratiquer la politique du pire en jetant de l’huile sur le feu », selon un communiqué rédigé après la tenue, mardi soir, d’un bureau politique extraordinaire. Le parti de Laurent Wauquiez se dit prêt à « renouer le fil du dialogue » mais pose pour cela deux conditions : outre l’abandon définitif des taxes, LR demande « un Grenelle des impôts et des taxes » qui aborderait « la CSG [contribution sociale généralisée] sur les retraités et l’indexation des pensions de retraite », « la fiscalité de l’impôt sur le revenu et le calcul du quotient familial » et « la différence entre les revenus du travail et ceux de l’assistanat ».

A gauche, le PS continue aussi de demander, comme il le fait depuis le début de la crise, l’organisation « d’états généraux du pouvoir d’achat et du financement de la transition écologique ». Il peut se targuer d’avoir vu plusieurs de ses revendications entendues par l’éxécutif : le parti voulait non seulement un moratoire sur la hausse des taxes mais aussi un débat au Parlement, lequel aura bien lieu, mercredi, à l’Assemblée.

Cependant, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a dénoncé mardi le « piège » de l’exécutif consistant, selon lui, à montrer du doigt la fiscalité écologique. Le premier ministre « dit : “Vous voulez plus d’écologie ? Ce sera plus de taxes. Moins de taxes ? Ce sera moins d’écologie” », a-t-il souligné sur la chaîne LCP. « J’aimerais qu’on parle ISF [impôt de solidarité sur la fortune] et “flat tax” », a-t-il poursuivi, estimant que ces deux dispositifs représentent « 5 milliards [d’euros] de cadeaux aux riches ».

M. Faure a d’ailleurs fait un pas vers le dépôt d’une motion de censure avec les élus de LFI et du PCF, comme en juillet au moment de l’affaire Benalla. La décision, a-t-il expliqué, sera prise à l’issue du débat prévu mercredi après-midi : « Nous ne pouvons pas accepter le “deal” du premier ministre, qui est une façon de prolonger un cap (…) qui n’est pas le bon. »

« Cédez ou partez ! »

« Rien n’a été annoncé sur la situation sociale actuelle des Français : pas de réforme de l’impôt et des taxes, pas de hausse du salaire minimum, a de son côté regretté Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué. La priorité du pouvoir reste donc de protéger les ultra-riches pour lesquels le rétablissement de l’ISF n’est toujours pas à l’ordre du jour. »

Le chef de file de LFI a réitéré son appel à la dissolution de l’Assemblée, « si le pouvoir ne veut pas prendre la mesure » de la « révolution citoyenne qui est commencée ». « Cédez ou partez ! », a résumé la députée « insoumise » de Meurthe-et-Moselle Caroline Fiat, mardi, lors des questions au gouvernement.

Unanimes aussi sont les oppositions au calendrier proposé par Edouard Philiippe. Une suspension de six mois des taxes renvoie en effet le dossier à l’après-élections européennes de mai 2019. Une « manœuvre » pour le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, de l’« enfumage » pour Caroline Fiat.

« Six mois ? Six mois… Sûrement un hasard si ça nous porte juste quelques jours après les élections », a commenté de son côté, faussement ingénue, Marine Le Pen sur Twitter. Le moratoire annoncé par M. Philippe « n’est évidemment pas à la hauteur des attentes et de la précarité dans laquelle se débattent les Français », a jugé la présidente du Rassemblement national (RN). Si le premier ministre et le président s’en contentent, a-t-elle écrit, « ce sera la preuve qu’ils ne se conçoivent pas comme les dirigeants d’un Etat-Nation qui doit la protection au peuple, mais comme des patrons de banque qui accordent un échelonnement à leurs clients surendettés ».

Le RN profitera-t-il de la crise ? Interrogé sur cette éventualité sur LCI, M. Mélenchon a prophétisé : « Ça se terminera entre eux et nous. Ceux que vous voyez à l’extrême centre sont dans une impasse idéologique, personnelle, historique. »

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12 avril 2016

Exposition au Musée Guimet : Nobuyoshi Araki

Le Musée Guimet consacre une exposition au photographe japonais Nobuyoshi Araki, connu pour ses photos de vie, de Tokyo et surtout pour ses clichés érotiques de bondage. En 400 clichés, l'exposition revient sur 50 ans de création photographique, du 13 avril au 5 septembre 2016.

Nobuyoshi Araki est le grand invité du Musée Guimet, pour une expo photo assez choc. Si le photographe japonais de 75 ans est assez peu connu en France, cela fait bien 50 ans qu'il immortalise sa vie dans des photos, et vraiment toute sa vie. Araki se brossant les dents, Araki avec sa femme, Araki et son chat, Araki visitant Tokyo....

Au Musée Guimet, on visite l’atelier d’Araki reproduit pour l'occasion et découvre la démesure de sa production photographique, en découvrant la totalité des livres qu'il a publié, et on s'introduit aux grandes thématiques abordées dans ses clichés - Tokyo, sa femme, son chat, le bondage japonais, l'érotisme et la mort - revenant sur les grands moments de sa vie, comme son voyage de noce en 1971, suivi de son Voyage en hiver en 1990, année du décès de son épouse.

Au final, le Musée Guimet a sélectionné 400 photographies parmi les plus importantes de sa carrière, ses séries les plus anciennes Théâtre de l’amour en 1965 jusqu’à des oeuvres inédites, dont sa dernière création de 2015 réalisée pour le musée sous le titre Tokyo-Tombeau.

Infos pratiques :

Araki au Musée Guimet

Du 13 avril au 5 septembre 2016

Lieu : Musée Guimet

Horaires : 10h-18h, fermé le mardi

Tarifs : 9,5€ tarif normal, 7€ 18-25ans, gratuit -18ans, RSA, handicapés

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4 juillet 2013

Elections Municipales de Paris 2014 : NKM choisit le XIVème arrondissement

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP à Paris, confirme qu'elle se présentera dans le 14e arrondissement de la capitale. Elle vient de l'annoncer boulevard Brune. "J'ai choisi de vivre avec ma famille dans le 14e", a-t-elle déclaré selon un journaliste de France 3 Ile-de-France sur place.

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Commentaire de jean.gr

En choisissant le 14e arrondissement, NKM prend-elle un risque ?

@jean.gr Oui, car le 14e arrondissement est actuellement tenu par la gauche. NKM a expliqué qu'elle voulait aller dans "un arrondissement qui peut aussi être une clé de la bataille de Paris". "Je l'avais dit dès le début, j'irai dans un arrondissement qui n'est pas aujourd'hui acquis à ma famille politique, un arrondissement dans lequel il y a un certain nombre de problématiques non résolues qui peut amener les habitants à considérer qu'il faut l'alternance".

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1 décembre 2018

1er décembre 1955 : Rosa Parks refuse de céder sa place dans l’autobus…

Le 1ᴱᴿ décembre 1955, Rosa Parks a 42 ans. Cette couturière noire termine sa journée de travail très fatiguée, comme elle le rapporte plus tard. Pour retourner à la maison, elle prend l’autobus à Montgomery en Alabama, un bastion de la ségrégation raciale du sud-est des États-Unis. Assise à l’avant de l’autobus, elle refuse de se lever pour céder sa place à un homme blanc. Le chauffeur contacte alors la police et elle est emprisonnée.

Le 5 décembre suivant, Rosa est jugée et mise à l’amende. Cette sanction provoque une réaction de boycott des autobus de Montgomery. La direction du boycott est assumée par Martin Luther King, un jeune pasteur noir peu connu à l’époque. Le mouvement revendique la liberté pour les Noirs comme pour les Blancs de s’asseoir où ils veulent dans les autobus, la courtoisie des chauffeurs à l’égard de tous les passagers ainsi que l’embauche de chauffeurs noirs.

Cet évènement marque le début de la campagne pour les droits civiques. Les revendications pour l’égalité raciale vont prendre de l’ampleur, d’abord aux États-Unis, ensuite à travers le monde. Plusieurs historiens qualifient Rosa Parks de « la femme qui s’est tenue debout en restant assise ». Son geste symbolise la force de la non violence dans la lutte pour l’égalité raciale.

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30 novembre 2018

Carlos Ghosn en attente d’une décision sur le prolongement de sa garde à vue

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Par Philippe Mesmer, Tokyo, correspondance - Le Monde

La presse nippone évoque de nouvelles charges contre l’ex-président de Nissan.

Carlos Ghosn va-t-il passer dix jours de plus en garde à vue ? Dépendant du parquet de Tokyo, la décision est attendue vendredi 30 novembre. Arrêté le 19, le désormais ex-président du constructeur japonais Nissan est soupçonné d’avoir validé des rapports annuels remis aux autorités financières entre 2011 et 2015, sachant qu’ils comportaient des informations minorées de 8 milliards de yens (62 millions d’euros) sur ses revenus.

Selon la loi nippone, la garde à vue initiale de soixante-douze heures peut être prolongée de dix jours à deux reprises. Le suspect peut donc rester vingt-trois jours en détention. Traditionnellement, le parquet maintient en prison les étrangers pour éviter qu’ils ne quittent le Japon ou ne contactent d’éventuels complices.

Carlos Ghosn n’a toujours pas été mis en examen, de quoi suggérer un manque d’éléments probants pour l’accusation. L’ex-dirigeant de Nissan a nié les accusations portées contre lui, expliquant avoir voulu reporter le paiement de la moitié de sa rémunération au moment de son départ à la retraite, vraisemblablement selon le système du taishokukin, l’enveloppe versée par l’entreprise au nouveau retraité.

Un système fondé sur la présomption de culpabilité

Greg Kelly, son conseiller lui aussi arrêté le 19 novembre et soumis au même régime que M. Ghosn, aurait de son côté insisté sur la légalité des opérations évoquées par l’accusation.

Dans le même temps, le flot d’informations et de rumeurs continue de s’écouler dans la presse japonaise. Le 28 novembre, elle évoquait un montant des rémunérations des dirigeants de Nissan, y compris Carlos Ghosn, supérieur en 2017 à la limite fixée par les actionnaires. M. Ghosn aurait également obtenu en 2008 le remboursement par Nissan d’une perte de 1,7 milliard de yens, réalisée au travers de ses placements personnels, une accusation démentie par son avocat.

LE SUSPECT PEUT RESTER VINGT-TROIS JOURS EN DÉTENTION, MAIS LA GARDE À VUE PEUT ÊTRE PROLONGÉE POUR LA MÊME DURÉE SI LE PARQUET AJOUTE DE NOUVELLES CHARGES AU DOSSIER, EN L’OCCURRENCE CELLES D’ABUS DE BIENS SOCIAUX OU DE DÉTOURNEMENT DE FONDS.

A l’inverse, rapporte l’agence Reuters, le cabinet d’audit du constructeur, Ernst & Young ShinNihon, aurait interrogé Nissan, en 2013 notamment, sur l’achat par l’intermédiaire de Zi-A Capital, une société créée à Amsterdam, de résidences de luxe à l’étranger utilisées par M. Ghosn. Nissan aurait à l’époque répondu que tout était légal.

Dans ce contexte, le parquet n’exclurait pas d’ajouter de nouvelles charges au dossier de M. Ghosn, en l’occurrence celles d’abus de biens sociaux ou de détournement de fonds. L’accusé pourrait devoir subir vingt-trois jours de détention supplémentaires, selon le controversé système baptisé « justice de l’otage », qui permet aux procureurs de maintenir un suspect sans jugement en prison pendant des mois. Pour le célèbre avocat pénaliste Makoto Endo, ce système s’appuie sur la présomption de « culpabilité jusqu’à la preuve de culpabilité ».

M. Ghosn risque donc de rester détenu dans le massif centre de détention de Kosuge, bâti dans les années 1990 dans l’arrondissement de Katsushika, dans le nord-est de Tokyo. Cette prison comptait au 1er juin 3 000 détenus, dont 223 étrangers de trente nationalités. Elle abrite l’une des sept salles d’exécution capitale du Japon. C’est là que fut pendu, en juillet, Shoko Asahara, le gourou de la secte Aum Shinrikyo ayant mené l’attaque au gaz sarin de 1995.

La cellule aux murs beiges de M. Ghosn fait trois tatamis, soit environ 5 m². Elle est équipée d’un lavabo et de toilettes. La porte est ajourée avec des panneaux de verre renforcé. Trois repas sont servis quotidiennement. Le détenu a le droit de faire de l’exercice au maximum trente minutes par jour dans un espace de 10 m² et peut prendre un bain deux fois par semaine. Il doit assurer l’entretien de sa cellule.

Les contacts avec la famille seraient interdits

Pour l’instant, l’ex-patron franco-libano-brésilien serait en forme. Telle est l’impression laissée à Nidal Yahia, l’ambassadeur du Liban au Japon, qui lui a rendu visite le 28 novembre au titre de la protection consulaire et affirme même qu’« il est totalement innocent ». L’ambassadeur de France, Laurent Pic, et le consul général du Brésil dans l’Archipel, Joao de Mendonca Lima Neto, ont aussi fait le déplacement. Les contacts de M. Ghosn avec sa famille seraient interdits pour éviter des fuites.

Menés en anglais à la prison par deux procureurs, les interrogatoires de M. Ghosn durent huit heures et, d’après la chaîne NHK, sont enregistrés. Les avocats n’y assistent pas car cette phase de la procédure n’est pas considérée comme faisant partie du débat contradictoire. Elle est également essentielle au système japonais, fondé sur l’aveu.

Pour sa défense, M. Ghosn a fait appel aux services du cabinet américain Paul, Weiss, Rifkind, Wharton & Garrison LLP, qui représente des grandes entreprises aux Etats-Unis. Il a également sollicité le Japonais Motonari Otsuru, aujourd’hui avocat et qui dirigeait autrefois le bureau d’enquêtes spéciales du parquet de Tokyo, service en charge de l’enquête le concernant.

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25 juin 2013

Femen

Trois sextrémistes de la subdivision belge de FEMEN ont attaqué la voiture du Premier ministre tunisien Ali Larayedh lors de sa visite au Parlement européen à Bruxelles.

Les sextrémistes ont réussi à traquer le cortège du fanatique islamiste à l'un des points de contrôle du Parlement européen. Tout en bloquant la route, les sextrémistes ont sauté sur la voiture du Premier ministre tunisien pour la libération des quatre captives en Tunisie.

Le mouvement féministe FEMEN accuse directement Larayedh pour l'arrestation et la détention illégales de trois activistes tunisienne et européennes. Les sextrémistes de FEMEN ont crié face à Larayedh des slogans pour la libération d'Amina Sboui (Tyler), Josephine Markmann, Marguerite Stern et Pauline Hiller des prisons tunisiennes.

FEMEN dénonce les pratiques draconiennes du gouvernement tunisien et exige la libération des prisonniers politiques, les militantes FEMEN Amina, Joséphine, Pauline, Marguerite, mais aussi le rappeur Weld El XV, le blogueur Jabeur Mejri et toutes les personnes emprisonnées pour avoir exercé leur liberté d'expression. FEMEN exige que les autorités tunisiennes reviennent aux principes du «printemps arabe» et de changer la politique d'islamisation de la région, menaçant les femmes du Maghreb.

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25 juin 2013

Femen

Aujourd’hui, lors de l’attaque FEMEN du cortège du Premier Ministre tunisien Ali Larayedh, une des participantes de l’action, Margo Frutier, a été sérieusement blessée. Un homme armé, dont nous ne connaissons pas l’identité, a bondi hors de la voiture du Premier Ministre, et avec une cruauté excessive envers l’activiste, a utilisé une technique d’étouffement qui mit sa vie en danger. En conséquence, Margot haletait et a perdu conscience momentanément. C’est l’intervention de ses amies du mouvement qui ont permis à Margo de se lever et de quitter le lieu de l’action. A l’heure actuelle, la santé de l’activiste s’est détériorée, elle subit de graves maux de tête et nausées, respire avec difficulté. Elle possède également des traces de coups sur le corps. Larayedh, l’Union Européenne n’est pas la Tunisie, il est interdit de battre les femmes et vous paierez pour votre violence !

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25 juin 2013

CAMPAGNE DES MUNICIPALES À PARIS : L’UMP APPELLE AUX DONS

Les comptes de la fédération UMP de Paris sont dans le rouge. Le nombre de participants à la primaire ne permet pas d’amortir les frais d’organisation de 150 000 euros. Le parti lance donc un appel aux dons. Dans une lettre adressée aux adhérents, Philippe Goujon, le président de la fédération, explique : «Malgré une contribution individuelle de 3 euros, nous ne sommes pas en mesure de couvrir la totalité de la dépense […]. C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien.» Pour financer ce scrutin, le parti misait sur l’inscription de 50 000 électeurs. Or, 23 314 personnes ont pris part au vote qui a vu la victoire de NKM, portant à 80 000 euros le manque à gagner pour le parti. Si l’on prend aussi en compte les 20 000 à 30 000 euros dépensés par l’UMP pour l’impression et la dis tribution de tracts, la fédération aurait à trouver au total 100 000 euros pour rembourser le vote.

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28 novembre 2018

Les vitrines de Noël de la boutique Dior avenue Montaigne en 5 chiffres extraordinaires

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À l’aube des fêtes de fin d’année, la maison française métamorphose son écrin de l’avenue Montaigne, l’habillant d’un incroyable sapin immaculé et de détails animaliers. Zoom, en 7 chiffres clés.

Rendez-vous attendu chaque année, la boutique Dior avenue Montaigne revêt une nouvelle fois ses plus belles décorations. Une retranscription du savoir-faire exclusif de la maison française à travers des vitrines et un sapin immaculé habillant la façade, ayant nécessités plus de 7 jours de montage et une dizaine de personnes dédiées. Au total, cette structure de plus de 750 kilogrammes a été confectionnée à partir de 6000 feuilles de papier ainsi que 2000 mètres de guirlandes. Pour sublimer le tout, 18 animaux son nichés au cœur de ce sapin, 1 tigre, 2 girafes, 7 singes, 7 oiseaux. Une adresse incontournable à redécouvrir à quelques jours de Noël, où il sera possible en exclusivité d’apposer ses initiales sur le sac star Dior Book Tote dès le 5 décembre prochain.

Par Héloïse Salessy 

22 juin 2013

Exposition « Nelson Mandela, de prisonnier à président » : hommage à un symbole - Vu hier soir

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L’Hôtel de Ville de Paris vous présente une exposition exceptionnelle et gratuite sur Nelson Mandela : de prisonnier à Président. Jusqu'au 6 juillet 2013, découvrez la vie hors du commun de cet homme à travers des images, des films, des témoignages.

Nelson Mandela : de prisonnier à Président est exposition exceptionnelle organisée dans le cadre de la Saison sud-africaine en France. Une exposition inédite qui rend hommage à Nelson Mandela à l’Hôtel de Ville de Paris du 30 mai au 6 juillet. Elle explore la vie hors du commun de celui qui fut le premier Président noir de la République d’Afrique du Sud et reste un symbole historique de la lutte pour l’égalité raciale et les droits de l’Homme. En amont de l’exposition, la Ville de Paris vient de saluer son engagement en lui attribuant la Citoyenneté d’Honneur de la Ville de Paris.

Cette exposition est un temps fort de la semaine d’ouverture du volet français des Saisons Afrique du Sud – France 2012 & 2013. Proposée pour la première fois en 2008 au Musée de l’Apartheid à Johannesburg, à l’occasion du 90ème anniversaire de Nelson Mandela, l'exposition a ensuite été présentée en Suède et en Argentine et le sera également cette année au Pérou et en Equateur. Mise à jour plusieurs fois depuis sa création, elle est présentée à Paris sous une forme adaptée au public français.

Bongani Tembe, Commissaire Général sud-africain des Saisons Afrique du Sud – France 2012 & 2013, a déclaré : « Nous sommes très heureux que l’exposition Nelson Mandela : de prisonnier à Président soit un temps fort de la semaine d’ouverture de la Saison sudafricaine en France. Cette exposition unique sera présentée en collaboration avec la Ville de Paris à l’Hôtel de Ville du 30 mai au 6 juillet 2013 ».

Selon Christopher Till, Directeur du Musée de l’Apartheid, « cette exposition tend à raviver une histoire qui a été racontée dans de nombreux livres, documentaires et a fait l’objet de nombreux hommages dans le monde. L’intérêt de cette exposition tient dans sa présentation progressive des multiples dimensions de la vie de Nelson Mandela. Elle montre la force et la grandeur de l’homme, tout en n’hésitant pas à reconnaître ses faiblesses ».

Loin des représentations simplistes, cette exposition retrace la vie de Mandela dans toute sa complexité, mettant en lumière sa vie tout autant politique et publique que privée et intime. Au prisme de son parcours qui couvre plus de 70 ans d'engagement, c’est aussi l’histoire de l’Afrique du Sud qui est racontée, notamment les 40 ans de ségrégation raciale. Elle montre le rôle essentiel qu’a joué Nelson Mandela dans la lutte contre l’apartheid et comment il a bâti une nouvelle nation sur les ruines d’un conflit, en exploitant pleinement les “armes” dont il disposait : militantisme, amour, persuasion, pardon et sens aigu de la politique, avec une bonne dose d’autodérision.

L’histoire riche et complexe de Nelson Mandela sera racontée aux moyens de nombreux médias, panneaux grand format, photographies, films, dessins et sculptures, dont notamment :

    Une reproduction de la cellule dans laquelle Nelson Mandela fut incarcéré à Robben Island durant 18 ans, sur ses 27 années de captivité, qui est installée sur le parvis de l’Hôtel de Ville. La pièce mesurait 2,4 sur 2,1 mètres et ne comportait qu’un matelas à même le sol, un petit banc et un seau d’aisance.

    Une maquette à l’échelle 1:8 de la sculpture de Marco Cianfanelli, qui fut réalisée et installée en 2012 à l’endroit même où Nelson Mandela avait été arrêté 50 ans plus tôt. Cette sculpture est composée de 50 poteaux d’acier, de 6 à 10 mètres, séparés et qui, sous un certain angle, donnent à voir le visage de Nelson Mandela.

    Des portraits perlés de Mandela créés par Impumelelo, un collectif de femmes artistes.

    Une série de dessins humoristiques du caricaturiste Zapiro sur la vie de Mandela après sa libération.

    Un portrait de Mandela par le photographe David Goldblatt.

    9 courts métrages illustrant différents aspects de la vie de Mandela.

    Des banderoles faisant écho au contexte politique dans lequel la lutte contre l’apartheid a pris place.

Cette exposition est proposée par le Musée de l’Apartheid à Johannesburg en collaboration avec la Fondation Nelson Mandela, et mise en oeuvre avec la Ville de Paris.

Six thématiques sont alors explorées, chacune illustrant une facette de la vie et de l’engagement de Nelson Mandela :

    La personne

    Le camarade

    Le leader

    Le prisonnier

    Le négociateur

    L’homme d’État

Bref, une exposition qu'il ne faut pas manquer pour découvrir les facettes de cet homme au destin extraordinaire.

Infos pratiques :

Exposition Nelson Mandela à l'Hôtel de Ville de Paris

Jusqu'au 6 juillet 2013

Du lundi au samedi de 10h à 19 h (dernier accès à 18h30)

Hôtel de Ville de Paris, 75004 Paris - Entrée gratuite

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28 mars 2016

Pâques. Le pape dénonce le «refus» des migrants

Le pape François a condamné, ce dimanche, lors de son message de Pâques « Urbi et Orbi » (« à la ville et au monde ») le « refus » de ceux qui « pourraient offrir un accueil et de l'aide » aux migrants dans les pays occidentaux. Le souverain pontife a aussi condamné le terrorisme et exprimé sa confiance dans les efforts de paix en Syrie. En dépit de la peur diffuse d'attentats, des dizaines de milliers de fidèles ont répondu présent, hier, sur la place Saint-Pierre et la via della Conciliazione qui y conduit, pour entendre le message « urbi et orbi » du pape. Un important dispositif de sécurité avait été déployé pour que Jorge Bergoglio, 79 ans, puisse effectuer son long parcours dans la foule enthousiaste à bord de sa « papamobile » découverte. « La file toujours plus nombreuse de migrants et de réfugiés fuyant la guerre, la faim, la pauvreté et l'injustice ne doit pas être oubliée. Ces frères et soeurs rencontrent trop souvent en chemin la mort ou un refus de ceux qui pourraient leur offrir un accueil et de l'aide », a martelé le souverain pontife, dans un nouvel appel pressant aux responsables des pays développés, notamment européens, à ne pas fermer leurs frontières. « Gouffres spirituels » Dans ce message plutôt sombre, le pape argentin a eu une note d'espérance pour la Syrie, exprimant son plein soutien aux négociations de Genève, et prié pour l'Irak, le Yémen, la Libye, le conflit israélo-palestinien et les conflits civils au Burundi, au Mozambique, en RD Congo et au Sud-Soudan. Condamnant la forme aveugle et atroce de la violence » que constitue le terrorisme, le chef de l'Église catholique a également évoqué la Belgique, la Turquie, le Nigeria, le Tchad, le Cameroun, la Côte d'Ivoire et l'Irak, frappés par des attentats, et fustigé les « gouffres spirituels et moraux », les « vides qui provoquent la haine et la mort ». « Le monde est rempli de personnes qui souffrent dans leur corps, dans leur esprit », « de crimes atroces », de « conflits armés qui soumettent des populations entières à ses souffrances indicibles », a-t-il énoncé. François s'est aussi exprimé pour « les personnes âgées écrasées par la solitude » et « les jeunes qui ne pensent pas avoir d'avenir ».

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Repas de "migrant" distribué par Emmaüs Solidarité

8 juin 2016

Rochefort en Terre : village préféré !

Village préféré. Encore la Bretagne !

La bonne nouvelle est tombée en direct sur France 2, ce mardi soir. Rochefort-en-terre (56) remporte la 5e édition du «Village préféré des Français». Un an après Ploumanac'h (22). La Bretagne a le vent en poupe et prouve, une nouvelle fois, sa capacité à se mobiliser. Rochefort-en-Terre, petite cité de caractère, faisait déjà partie des 153 plus beaux villages de France. Pour un an, elle gagne aussi le titre cathodique de « Village préféré des Français ». Le retour sur place des équipes techniques de l'émission avait tué le suspense depuis deux jours. Mais les 700 Rochefortais ont tenu leur langue jusqu'au dernier moment. « On disait aux gens que c'était parce qu'on faisait partie des trois premiers », sourit Babeth Pinat, la gérante de la Crêperie du Puits.

Vers 19h30, alors que le banquet se préparait sur la plus belle place du village et que les répétitions étaient terminées, Stéphane Bern a pris le micro pour demander au public de ne pas partager de photos sur les réseaux sociaux. « Plus il y aura d'audience ce soir et plus il y aura de monde à découvrir Rochefort. »

« Mobilisation sans précédent »

Rochefort-en-Terre succède au palmarès de l'émission à un autre village breton, Ploumanac'h (Côtes-d'Armor). « Une double victoire » pour le maire de la commune morbihannaise, Jean-François Humeau : « Je suis content pour nous, mais aussi pour la Bretagne, qui a su, une nouvelle fois, se mobiliser. Je tiens aussi à associer le village de Locronan (29), qui avait terminé deuxième du classement en 2013 et qui nous a soutenus sans retenue ». La solidarité bretonne aura encore joué à plein dans un classement uniquement basé sur le vote des internautes. 175.000 votes ont été enregistrés, contre 154.000 l'an dernier. « Une mobilisation sans précédent », a souligné Stéphane Bern, avant de louer « la convivialité et l'accueil des Rochefortais » et de rendre hommage à « tous les maires qui sauvegardent leur patrimoine ».

Vers le million de visiteurs ?

« On savait les Bretons réactifs à ce type de programmes, explique le directeur de l'Office de tourisme de Rochefort-en-Terre, Nicolas Gicquel. Nous avons joué à fond la carte de la communication virale, en s'appuyant sur tous les acteurs du tourisme et les collectivités. Et ça a payé : 95 % des votes proviennent des réseaux sociaux. » Selon la production, le résultat a été très serré avec Montreuil (Pas-de-Calais), qui a très bien mobilisé, et Rocamadour (Lot), qui accueille chaque année un million de visiteurs. Un cap que pourrait dépasser cette année Rochefort-en-Terre. Le village affiche déjà 600.000 visiteurs en moyenne, dont un tiers se concentre sur le seul mois de décembre et ses illuminations de Noël. « On sait que la fréquentation a doublé la première année pour les autres villages titrés. Elle se stabilise normalement entre +30 et +50 % à partir de la deuxième année, indique le maire, qui ambitionne désormais de fédérer les plus beaux villages bretons. Rien qu'entre Ploumanac'h et Rochefort, on a les deux atouts de la Bretagne, littorale et intérieure. » Source : Le Télégramme

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25 janvier 2019

Dressing Saint Laurent de Catherine Deneuve : la vente bat des records

Les vestiaires Yves Saint Laurent de Catherine Deneuve, ainsi que de la femme d'affaires libanaise Mouna Ayoub, qui font voyager à travers 40 ans prestigieux de l'histoire de la mode, ont été dispersés jeudi aux enchères, totalisant respectivement 900.000 et 400.000 euros (frais inclus).

Chez Christie's, Catherine Deneuve, amie personnelle d'Yves Saint Laurent, qui vient de fêter ses 75 ans, avait remis aux enchères la quasi intégralité de ses vêtements Saint Laurent à la suite de la vente de sa maison en Normandie où elle conservait cette garde-robe.

Quelque 129 lots étaient proposés dans les élégants salons de l'avenue Matignon. Les enchères ont duré cinq heures et 90 % des lots ont vu leurs prix multipliés par rapport au prix de départ. "Cette semaine d'exposition et les enchères elles-mêmes ont dépassé mes attentes. Christie's a rendu hommage au talent d'Yves Saint Laurent en présentant ses créations de manière exquise", s'est félicitée l'actrice.

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Une vente qualifiée de "Triomphe" par Christie's France

François de Ricqlès, président de Christie's France, a qualifié de "triomphe" une vente qui "honore deux artistes iconiques français qui sont la gloire de ce pays."

Un ensemble du soir de la prestigieuse collection russe 1977/78 a atteint 52.500 euros, multipliant par dix l'estimation de départ, et devenant ainsi la meilleure vente de ces enchères chez Christie's. Une robe courte à franges brodée de perles de la collection couture printemps-été 1969 que l'actrice avait porté lorsqu'elle avait rencontré Alfred Hitchcock s'est vendue pour 42.500 euros (contre 3/5.000 euros estimés).

Une session online, qui propose 140 autres objets du vestiaire de Catherine Deneuve, s'achèvera le 30 janvier à minuit.

13 septembre 2013

Save the date : Galerie Acte 2 - Ellen von Unwerth

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Bondage et autre petits plaisirs quotidiens...

Little beast, (petite bête) s’installe dans la très chic acte2 galerie du 26 septembre au 9 novembre. L’espace deviendra ainsi la demeure d’une série  de photoraphies érotiques de la sulfureuse Ellen Von Unweth.

Modèles dénudés, regards espiègles et mise en scène façon bondage du 16e, les clichés de la belle Allemande sont une incitation aux jeux à plusieurs entre adultes consentants. Oreilles de lapin et sous vêtements en latex aux couleurs acidulées, les tenues arborées par les jeunes mannequins sont inspirées du mouvement underground de jeux de rôle venu tout droit des dark rooms Londoniennes où Tokyoites.

La série de clichés ont en commun un cadrage intimiste et revêtent tours à tours un noir & blanc chic et des couleurs vives. Une ode a l’érotisme, la soumission et aux pratiques peu catholiques.

Amateurs du genre ou simples mateurs, l’univers érotique dans lequel vous plonge l’ancienne mannequin, saura vous séduire à coup sur…

Little Beast

Du 26 septembre au 9 novembre

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41, rue d’Artois

75008 Paris

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23 janvier 2019

Deneuve – Saint-Laurent chez Christie’s : une vente très haute couture

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L’actrice française la plus connue au monde a décidé de se séparer de 300 créations réalisées par Yves Saint-Laurent. Cette vente aura lieu chez Christie’s le jeudi 24 janvier (14h30), en pleine Fashion Week.

Une salle de vente à la hauteur de ce duo mythique

Depuis sa création par James Christie en 1766, cette maison prestigieuse propose des ventes d’exception et bat tous les records. En effet, Christie’s a été le théâtre de nombreux événements majeurs ayant marqué l’histoire de l’art, telle que la vente légendaire du Salvator Mundi. Le 15 novembre 2017, adjugé pour la somme record de 450 millions de dollars, ce tableau attribué à Léonard de Vinci a bouleversé le monde de l’art en devenant le tableau le plus cher jamais vendu.

En 2006, la vente Altman au cours de laquelle le Portrait d’Adèle Bloch-Bauer de Klimt, connu pour sa spoliation par les nazis et l’imbroglio juridique qui a suivi, a été vendu pour 135 millions de dollars, un record à l’époque. Plus récemment, David Hockney est devenu l’artiste vivant le plus cher au monde après la vente de son tableau, Portrait of an Artist (Pool with Two Figures) pour 90 millions de dollars, encore une fois à New-York. C’est donc dans ce lieu au passé fascinant qu’aura lieu la vente événement Catherine Deneuve – Yves Saint-Laurent.

Des pièces sur-mesure pour une icône Saint-Laurent

Bien que réfutant le terme de muse, Catherine Deneuve fut une source d’inspiration du créateur pendant quatre décennies. De cette relation si particulière sont nées des pièces de haute couture exceptionnelles. C’est donc avec mélancolie que l’actrice se sépare de ces vêtements, qui sont, selon ses propres mots, « les créations d’un homme si talentueux qui ne créait que pour rendre les femmes plus belles ».

Ces dernières ont accompagné l’actrice au cours de sa carrière et participé à la création de sa légende. Ci-dessous l’une des pièces maîtresses du catalogue de vente : une robe courte à franges brodée de perles de la collection haute couture printemps-été 1969. Estimée entre 3.000 et 5.000 euros, cette pièce fut portée par l’actrice lors d’une rencontre la même année avec Alfred Hitchcock.

Habituée du Festival de Cannes, Catherine Deneuve a porté une robe longue en mousseline de soie bleu canard lors de la clôture de l’édition 1997. Ce vêtement estimé entre 2 000 et 3 000 euros sera exposé au 9 avenue Matignon à partir du 19 janvier, tout comme l’ensemble de la garde-robe dispersée par l’actrice.

Agathe Pinet

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14 janvier 2019

« Grand débat » : Macron veut retrouver l’esprit de la grande marche de sa campagne

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Par Virginie Malingre - Le Monde

Dans sa « lettre aux Français », rendue publique dimanche, le président détaille l’initiative qui doit être lancée mardi.

Pendant un mois, il l’a portée, maturée. Pendant un mois, il y a pensé, en a discuté. Dimanche 13 janvier au soir, Emmanuel Macron a rendu publique la lettre aux Français qu’il avait promise le 10 décembre, lors de son allocution télévisée pour annoncer le plan de dix milliards d’euros destiné à répondre à la colère des « gilets jaunes ».

Alors que la mobilisation des protestataires est repartie à la hausse samedi 12 janvier – avec plus de 80 000 personnes recensées sur tout le territoire –, le chef de l’Etat a pris sa plume pour donner sa vision du « grand débat », qui doit s’ouvrir mardi et a été conçu comme la deuxième partie de la réponse de l’Elysée à la crise, après les mesures sur le pouvoir d’achat.

« Ce débat n’est ni une élection, ni un référendum », écrit Emmanuel Macron, qui sait que son initiative ne peut être un succès que si les Français y participent en nombre. Pour que ses concitoyens adhèrent à sa démarche, le chef de l’Etat a donc pris soin de les assurer qu’ils pourraient aborder tous les sujets, quand bien même le débat est articulé autour de quatre thématiques (la transition écologique, fiscalité, réforme de l’Etat, démocratie et citoyenneté). « Pour moi, il n’y a pas de questions interdites », affirme-t-il, même s’il exclut, plus tard dans la lettre, de revenir sur la suppression de l’ISF et de remettre en cause le droit d’asile.

« Transformer les colères en solutions »

Dans cette même logique, le chef de l’Etat tient à assurer les Français qu’il tirera les conséquences de cette consultation d’un genre inédit. « Nos propositions permettront de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l’action du gouvernement et du parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international. Je vous en rendrai compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat », précise-t-il. Avant d’ajouter : « C’est ainsi que j’entends transformer avec vous les colères en solutions. »

Avec cette initiative, Emmanuel Macron veut retrouver l’esprit de la grande marche, qu’il avait organisée durant sa campagne et qui lui avait permis d’associer les « marcheurs » à la conception de son programme. « Il renoue avec la promesse de transversalité qui avait fait une part de son succès en campagne. Et qu’il avait semblé oublier durant les vingt premiers mois de son quinquennat », explique l’un de ses proches. Qui poursuit : « Il renoue aussi avec la prise de risque, l’audace. Car ce débat est risqué, on ne sait pas ce qui en sortira. »

S’il est contraint de relancer le débat politique sur son propre programme, à peine vingt mois après son arrivée à l’Elysée, Emmanuel Macron ne renonce pas pour autant à ses convictions. « Je pense toujours », écrit-il alors que les « gilets jaunes » l’interpellent massivement sur la question du pouvoir d’achat, « que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l’emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu’il faut donc leur donner les moyens de se développer. » En clair, le chef de l’Etat assume la politique de l’offre qu’il mène depuis mai 2017 et entend la poursuivre.

Série de questions

Ceci étant posé, Emmanuel Macron ouvre la porte à une série de questions « qui n’épuisent pas le débat mais me semblent au cœur de nos interrogations ». Le président lance ainsi un programme de réflexion conséquent, qui pourrait préfigurer de ce que sera son programme de travail pour la seconde partie du quinquennat, au-delà des réformes déjà annoncées comme celle des retraites ou l’assurance chômage. « Nous avons déjà réalisé 70 % de nos réformes », constate un macroniste de la première heure.

Les baisses d’impôt, juge-t-il, ne peuvent se faire sans baisse de la dépense publique. Dès lors, « faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? A l’inverse voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ? », interpelle-t-il. Le président se demande également s’il y a « trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales » et s’il faut « renforcer la décentralisation ».

C’est sur le sujet des institutions qu’Emmanuel Macron lance le plus de pistes de réflexion. Il évoque la question du vote blanc et du vote obligatoire. Il aborde celle « de la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives », alors que la réforme des institutions, à l’arrêt depuis l’affaire Benalla, prévoyait un curseur à 15 %. Le chef de l’Etat s’interroge aussi sur « le rôle » du Sénat et du Conseil économique, social et environnemental. Et sur la manière « de rendre la démocratie plus participative ». Le recours aux référendums d’initiative citoyenne, qui divise profondément le gouvernement, est sur la table.

« Confiance »

Il est une autre question politiquement sensible sur laquelle sa majorité est très partagée qu’Emmanuel Macron aborde. Celle de l’immigration : « Souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ? »

Edouard Philippe doit encore annoncer lundi 14 janvier les modalités du grand débat, notamment sur son pilotage après la défection de la présidente de la Commission nationale du débat public, Chantal Jouanno. Mardi, pour le premier jour de la consultation, Emmanuel Macron ira à la rencontre de maires à Grand Bourgtheroulde (Eure). En espérant que son déplacement ne sera pas chahuté par des « gilets jaunes ». « En confiance », conclut le chef de l’Etat dans sa lettre.

3 septembre 2013

Commémoration franco-allemande

Le président allemand, Joachim Gauck, est attendu ce mardi à Paris pour une visite d'Etat en France qui sera marquée en particulier par un déplacement demain mercredi à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), une commune martyrisée par les nazis en 1944. 

Cette visite représentera "une sorte de clôture de l'année franco-allemande", qui marquait le cinquantenaire du traité de l'Elysée signé entre le président Charles de Gaulle et le chancelier Konrad Adenauer, souligne-t-on. 

Elle intervient aussi à l'approche de 2014, qui verra les élections au Parlement européen, en juin, ainsi que des cérémonies du centenaire de la guerre 1914-1918, relève-t-on à l'Elysée. 

"On va entrer dans une séquence mémorielle importante", ajoute-t-on en rappelant aussi le prochain 70e anniversaire des libérations du nazisme en Europe.

"Mémoire réconciliée"

Mais la visite de Joachim Gauck revêt aussi une valeur de "symbole" en raison du parcours même du président allemand qui a eu, par le passé, des "mots forts sur la mémoire dans le processus de réconciliation" et sur l'"importance d'une mémoire réconciliée", ajoute-t-on.

Le président allemand se rendra à Oradour-sur-Glane en compagnie du président François Hollande et de sa compagne Valérie Trierweiler. 

Les deux présidents avaient convenu dès le mois de mai de la date et du programme de la visite, Joachim Gauck considérant qu'elle pouvait avoir lieu sans qu'il puisse y avoir d'interférence avec la campagne pour les élections du 22 septembre en Allemagne. Et la chancelière allemande, Angela Merkel, avait donné son assentiment à cette visite, précise-t-on.

En déplacement à Marseille jeudi

François Hollande et Joachim Gauck doivent prendre la parole à Oradour-sur-Glane, mais le discours du président français ne fera "pas écho à l'actualité", assure-t-on, alors que la situation en Syrie doit dominer cette semaine l'actualité internationale.

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Voir mes précédents billets sur Oradour sur Glane

14 octobre 2020

Bourse de commerce : visite guidée avec les frères Bouroullec du musée de François Pinault

François Pinault a fait appel au duo iconique du design français pour imaginer le mobilier de la Bourse de commerce qui ouvrira finalement ses portes le 23 janvier 2021. Les frères Bouroullec dévoilent en exclusivité à Numéro art leur projet : des monumentaux luminaires intérieurs aux surprenantes créations en extérieur.

Interview par Thibaut Wychowanok .

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Numéro art : Votre intervention à la Bourse de commerce commence en réalité à l’extérieur, autour du bâtiment parisien. En quoi consiste ce dispositif ?

Ronan Bouroullec : C’est le point de départ de la collaboration, c’est-à-dire faire de la rue autour de la Bourse une “place”, pour les visiteurs et les passants, et imaginer en même temps un signal. Signaler la Bourse, au-delà du bâtiment lui-même.

Le lieu avait sombré dans l’oubli...

C’est vrai. Son caractère circulaire est pourtant très singulier. Mais le chantier des Halles l’a dissimulé pendant de nombreuses années. La question du signal était donc un enjeu. Les abords de la Bourse ne pouvaient pas s’imaginer en continuité du jardin des Halles. Singer ce lieu à l’esthétique très... hétéroclite n’avait pas de sens. Le sol de la rue encerclant le bâtiment s’en distingue de toute façon par ses pavés classiques. Nous avons travaillé à l’origine sur plusieurs projets de gradins que nous avons abandonnés au profit de bancs en cupro-aluminium, de 12 mètres de long, légèrement cintrés. L’alliage de bronze et d’aluminium offre une grande résistance et une belle patine, très claire et un peu éteinte au départ mais qui évoluera vers le brun avec le temps. Cette solution nous permettait de résoudre d’importantes questions de sécurité : le premier banc est un dispositif anti-bélier, bloquant toute possibilité d’attaque terroriste avec un camion. Nous avons également imaginé des drapeaux qui s’élèvent dans les airs, à la manière de mobiles. Le drapeau, par sa matière particulière, donne l’impression d’un métal en fusion, entre l’eau et le métal, l’or et l’argent. Son mât, qui sera probablement doré à la feuille d’or, reposera sur une imposante base inspirée d’un rocher. Ce mobile est de l’ordre de la sculpture, créant quelque chose d’immatériel et reflétant les alentours, Paris, le ciel.

Déploiement temporaire de la chaise "Rope" dans la rotonde de la Bourse de commerce

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La feuille d’or, un drapeau doré et argenté... Ce projet paraît bien plus show-off que ce à quoi vous nous avez habitués.

Lors de l’installation, ce sera peut-être un peu rutilant, brillant, luxueux. C’est le problème d’un jean neuf ! Mais ce que je retiens de l’extérieur est son côté très direct, et le vide que le projet laisse exister sur la place. Notre réflexion s’est concentrée sur le rapport à la ville, à la couleur de la pierre, et sur la question de l’absence et de la présence. L’or est un matériau très présent à Paris. Et la pierre y est elle-même légèrement jaune. C’est ce qui nous avait déjà poussés à utiliser le cupro-aluminium pour nos fontaines installées en 2019 sur les Champs-Élysées. Le drapeau est encore un autre sujet. Pendant très longtemps, nous avons cherché une manière d’écrire “Collection Pinault” à la façon des typographes des années 30. Et nous avons fini par nous dire que ce serait plus intéressant d’imaginer une solution qui étonne et crée l’émerveillement. Le drapeau, avec son dégradé reflétant le soleil et le ciel, apporte une charge de lumière à un environnement certes beau, mais très gris. Nous réalisons des tests sur des textiles issus de l’industrie de la mode avec deux possibilités techniques : soit utiliser un matériau existant, soit réaliser un vrai tissage en jacquard avec des fils de Lurex.

L'un des deux luminaires vertical, d'une vingtaine de mètres de long, descendant au milieu d'une des cages d'escalier de la Bourse de commerce.

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Pourquoi donner une forme de rocher à la base du mobile ?

C’est la récurrence d’un premier projet, beaucoup plus naturel, réalisé à partir d’un tronc d’arbre [la base des mâts de la Bourse du commerce ressemble à la tranche coupée d’un tronc]. Ici, le contexte très minéral du lieu et de la ville suggérait l’emploi d’un bout de rocher. Cet objet massif évoque aussi un plaisir d’enfant : grimper et glisser dessus, escalader...

Cet aspect ludique était déjà présent dans "Rêveries urbaines", votre exposition à Rennes en 2018 consacrée à l’aménagement de l’espace public...

La commande de François Pinault est intervenue juste après Rêveries urbaines. Il avait passé une journée à Rennes à étudier les différentes expositions. Nous voulions proposer une réponse pragmatique à des situations et des sujets assez basiques, une réponse qui soit aussi l’occasion de proposer des surprises, et une sensualité que l’on retrouve avec le rocher. Dans les villes, ce qui est construit entre les bâtiments, parfois issus d’une commande artistique, est souvent trop fonctionnaliste, basique, lourd, assez peu délicat. Les Rêveries urbaines font le lien entre contemplation et usage, entre prise en compte de l’aspect global de l’architecture et délicatesse. Nous cherchons à créer une atmosphère, une harmonie.

Parmi les objets que vous créez pour la Bourse, les vases et les gigantesques luminaires en verre retiennent justement l’attention par leur caractère à la fois rustre, imparfait et sensuel.

La technique du verre coulé produit des éléments d’une simplicité extrême : de simples cylindres, parfois, mais où la lumière se reflète de manière exceptionnelle. Le verre en fusion est versé sur des grandes tables dans des châssis en acier qui délimitent sa coulée – et c’est le rapport de cette chaleur à la table froide qui crée les bosselages dont vous parlez : l’air et l’oxygène y sont emprisonnés. Un travail sur l’équilibre. Je me suis rendu en Italie, juste avant le confinement, pour étudier la fabrication du luminaire horizontal qui sera installé dans l’entrée de la Bourse. Des éléments de verre coulé sont montés en grappe afin de créer de grands tubes vibrants. On est dans l’ordre de l’écriture d’un luminaire technique, mais le verre coulé apporte ici une dimension organique. J’aime la précision offerte par le cadre du travail artisanal, et la possibilité que ce périmètre devienne imparfait. Le verre des vases, du miroir ou des luminaires ne forme pas une ligne précise mais parle d’une tension, d’un mouvement. La forme du drapeau, elle aussi, est difficilement cernable à la lumière. Je suis à la fois très intéressé par les nouvelles technologies et par les techniques anciennes. La possibilité de faire des choses nouvelles avec des savoir-faire millénaires est un défi très intéressant, bien plus que de créer quelque chose de nouveau avec un nouveau procédé.

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Les banquettes, tables et tapis imaginés pour l'aménagement de la Bourse du commerce Bourse de Commerce – Pinault Collection © Tadao Ando Architect & Associates, NeM/Niney & Marca Architectes, Agence Pierre-Antoine Gatier, Setec Bâtiment / Studio Bouroullec

Deux autres luminaires, tout aussi impressionnants mais verticaux cette fois-ci, descendent au milieu des cages des deux escaliers historiques.

Leur chaîne en aluminium d’une vingtaine de mètres forme une colonne vertébrale. Nous avons réalisé au cours de notre carrière plusieurs luminaires qui suivaient cette direction, notamment celui de Versailles, plus massif. Les deux modèles de la Bourse trouvent leur origine dans un projet pour la Galerie kreo, il y a quelques années. Nous l’avions redessiné pour François Pinault dans son hôtel particulier à Paris et sa maison en Bretagne : une succession de pièces en plâtre qui reflètent le garde-corps de l’escalier, comme des chaînes. Le projet rappelle ces vieilles lampes qui créent autour d’elles un exosquelette protecteur.

Peut-on rapprocher votre manière d’appréhender l’espace public ou l’objet, en termes de vide et de plein, d’une approche architecturale comme celle de Tadao Ando ?

Depuis vingt ans, une grande partie de notre travail est liée à la structuration de l’espace. Je ne me considère pas comme un architecte, même si certains de nos principes rejoignent l’architecture : par exemple, l’idée de claustra [paroi ajourée] ou de séparation, comme nous l’avions développée au sein de l’exposition 17 Screens/17 Écrans en 2016 [à Rennes], en nous intéressant à la qualité “transgenre”, qui mêle la question de la fonction avec la singularité et la délicatesse. Deux termes peu utilisés en urbanisme. Aujourd’hui, les architectes ne pensent plus qu’un bâtiment réussi l’est aussi par la qualité de ses rideaux. Ils n’ont plus le temps, ou les enjeux sont ailleurs. Nous venons pourtant d’un XXe siècle qui a vu des architectes s’intéresser à la globalité d’un bâtiment, du général au singulier. Je pense aux tapisseries de Le Corbusier, ou à l’attention apportée par Alvar Aalto aux robinets et aux poignées de portes.

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Vous avez imaginé, pour la Bourse de commerce, du mobilier : des chaises, des banquettes...

Les chaises sont grises dans les espaces, noires lorsqu’elles sont en relation avec les vitrines historiques qui ornent les murs de la rotonde. Une corde, la même que pour les barrières délimitant les espaces, remplace les repose-bras, de telle manière que la chaise disparaît.

Vous avez également créé des tapis à destination du grand salon qui accueille les visiteurs.

L’une des questions permanentes de notre travail est celle de la qualité de l’atmosphère. Le visiteur doit se sentir important lorsqu’il entre dans la Bourse. Comment l’accueille-t-on ? Que peut-on faire pour que cette atmosphère soit moins artificielle, plus minérale ? Nous voulons créer un environnement absorbant, en jouant sur l’acoustique notamment. Nous travaillons depuis deux ans sur la confection de tapis. Ces choses très simples doivent supporter un usage intense. La robustesse est essentielle.

La chaise "Rope", un échantillon de tapis et un prototype de miroir dans l'atelier de Ronan et Erwan Bouroullec à Paris Photo pour Numéo art : Maurits Sillem

En quoi consiste la technique originale de ces tapis ?

Je me suis trompé pendant un an et demi et personne n’a osé me le dire ! Tout le monde a été rassuré quand j’ai changé mon fusil d’épaule. J’aime beaucoup les tapis, ceux que l’on porte à dos de chameau, je suis fasciné par les techniques anciennes du kilim utilisées dans le désert. J’aime le côté nomade du mobilier : rien n’est fixe. Ce n’est pas un mobilier intégré. Au sein du salon, ces objets seront posés à la façon d’un stand de marché aux puces. Pendant un an, nous avons ainsi développé des kilims pour la Bourse mais nous ne nous en sortions pas. Nous butions sur une question très basique : ça dérapait ! Puis, un peu par hasard, nous avons découvert une usine du nord de la France qui possédait une machine unique en son genre : une Wilton, une machine jacquard utilisée depuis un siècle pour fabriquer les tapis et les moquettes fixés dans les immeubles parisiens. Une résistance qui avait fait ses preuves sur des escaliers pendant des décennies. Partant de là, nous avons cherché à renouveler la technique. J’ai toujours été intéressé par l’envers des tissus, que je trouve en général plus beau que l’endroit. Et puis, pendant la période de réglage de la tension des fils pour qu’ils soient tous au même niveau, des irrégularités sont apparues. C’était exactement ce que je recherchais. Je voulais que l’on sente avant tout le mouvement du tissage sur ces grandes pièces. Ce tissu se retrouvera également sur le sol de l’entrée, du restaurant et sur les banquettes.

Quel était l’enjeu pour le restaurant, situé au dernier étage de la Bourse et surplombant Paris ?

Qu’est-ce qui fait un restaurant contemporain aujourd’hui ? Comment, sans faire trop bourgeois, être aussi sec et rigoureux que délicat, à la manière des broderies de la haute couture ? Le sujet est récurrent dans notre travail : aller chercher ailleurs des techniques, des précisions qui alimentent les projets de manière nouvelle et différente.

Vous me montriez tout à l’heure une table du restaurant...

Les tables et les chaises sont réalisées en fer forgé puis galvanisé. Le travail du marteau se ressent lorsque vous les regardez en détail. Cela établit un lien avec la manière de cuisiner du chef Michel Bras, très ciselée, brute. Mais tous les éléments ne sont pas encore finalisés : il y aura des rideaux qui formeront un drapé presque mécanique, comme un grillage, des tapis, des vases coulés et des alcôves – l’une d’entre elles sera réservée à François Pinault pour ses déjeuners. C’est un poème encore incomplet aujourd’hui.

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Des éléments en verre coulé du vase "Alcova" et du luminaire en verre qui sera installé dans le vestibule de la Bourse de commerce.

Bourse de Commerce-Pinault Collection, ouverture le samedi 23 janvier 2021, Paris 2e.

4 octobre 2020

De Jair Bolsonaro à Boris Johnson, les populistes pris à leur propre jeu

coronavirus masques

Par Léa Masseguin — Libération

Avant Donald Trump, d’autres présidents ayant minimisé la pandémie de Covid-19 avaient déjà contracté la maladie, parfois sous une forme grave.

Quel est le point commun entre Boris Johnson, Jair Bolsonaro et Donald Trump ? Ces chefs d’Etat et de gouvernement ont tous les trois été testés positifs au Covid-19 après avoir nié le danger de la pandémie.

Le Premier ministre britannique a été le premier à en payer les conséquences, le 27 mars. Après avoir misé sur une immunité collective et refusé d’arrêter de serrer la main de ses collaborateurs, Boris Johnson, 56 ans, a contracté le nouveau coronavirus. Il a dû être admis dans une unité de soins intensifs. Depuis plusieurs jours, il souffrait de toux persistante et de fièvre.

A 9 000 km de Londres, le président brésilien a lui aussi été testé positif, le 7 juillet, à ce qu’il qualifiait de «grippette». Pour prouver son bon état de santé, Jair Bolsonaro, 65 ans, n’avait pas hésité à retirer son masque lors de l’annonce de la nouvelle : «Comme ça, vous pouvez voir mon visage, constater que je vais bien, que je suis tranquille et en paix !» avait lancé le leader d’extrême droite à des journalistes, aussi surpris que paniqués.

«Mensonge»

Contrairement aux 186 882 personnes décédées à ce jour des suites de la maladie dans ces deux pays (144 680 au Brésil et 42 202 au Royaume-Uni), le virus a laissé la vie sauve aux deux populistes. Les dirigeants semblent même avoir été immunisés contre la perte de popularité. Malgré sa gestion calamiteuse de la crise, le taux d’avis favorable à l’action de Bolsonaro a gagné 5 points entre juin et août, notamment grâce à la distribution d’aides sociales aux plus précaires. Du côté du 10, Downing Street, 66 % des électeurs avaient une bonne opinion du Premier ministre à la fin de sa convalescence, malgré des dizaines de milliers de morts. «Ces leaders populistes veulent être considérés comme des dirigeants capables de renverser les normes, y compris en passant par le mensonge. Ils souhaitent que le virus soit perçu comme un ennemi qu’ils sont capables de terrasser physiquement, explique Catherine Fieschi, politologue et spécialiste des populismes. Le Covid-19 apporte de l’eau à leur moulin.»

Facteurs de risque

Ont-ils pour autant appris de leurs erreurs ? Au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d’Europe, Johnson a fait marche arrière en revenant sur sa stratégie. Face à une seconde vague de contaminations, il a annoncé début septembre l’interdiction des rassemblements de plus de six personnes. Au Brésil, qui déplore le deuxième bilan le plus meurtrier derrière les Etats-Unis, Bolsonaro n’affiche, lui, pas de remords quant à sa gestion de la crise, allant jusqu’à traiter de «dictateurs» les gouverneurs et les maires ayant pris des mesures de confinement.

Aux Etats-Unis, le test positif de Trump sonne comme un coup de tonnerre. Miné dans les sondages, il est désormais en quarantaine. A 74 ans et considéré comme obèse (110 kg pour 1,90 m en 2019), le Président combine plusieurs facteurs de risque. Et les chefs d’Etat ne sont pas tous invincibles : à 55 ans, l’ex-président burundais Pierre Nkurunziza, qui assurait que son pays était protégé par la «grâce divine», est mort le 8 juin d’un arrêt cardiaque, possiblement des suites du Covid-19.

24 septembre 2020

Le Kremlin se prépare au retour en Russie d’Alexeï Navalny

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Par Benoît Vitkine, Moscou, correspondant - Le Monde

Encore convalescent, l’opposant est sorti de l’hôpital berlinois de la Charité, mercredi 23 septembre, où il était traité après son empoisonnement.

Si l’avion qui le transportait à Moscou n’avait pas atterri en urgence, le 20 août au matin, malgré une alerte à la bombe opportunément annoncée à l’aéroport d’Omsk, en Sibérie, Alexeï Navalny serait peut-être mort. Celui dont Vladimir Poutine se refuse à prononcer le nom aurait bel et bien été effacé de la scène politique russe – un mauvais moment à passer pour le Kremlin, mais un souci de moins.

Un mois plus tard, c’est lui, Alexeï Navalny, qui dicte l’ordre du jour – politique, médiatique, diplomatique. Cloîtré dans l’hôpital berlinois de la Charité, l’opposant empoisonné était déjà incontournable. Sa sortie de cet établissement, mercredi 23 septembre, rend encore un peu plus délicate la confrontation du pouvoir russe avec son nouveau « problème Navalny ».

Le retour au pays n’est toutefois pas encore d’actualité : si les médecins allemands qui ont annoncé que M. Navalny avait pu quitter l’hôpital jugent « possible » une guérison complète, ils restent prudents quant à d’éventuelles conséquences de long terme. L’opposant lui-même, âgé de 44 ans, a posté sur les réseaux sociaux une photo de lui dans un parc, amaigri, regard hagard et cerné : « Dans l’immédiat, les plans sont simples, écrit-t-il. Physiothérapeute, réhabilitation. Tenir sur une jambe. Retrouver le contrôle de mes doigts. »

Quelques jours plus tôt, M. Navalny avait déjà fait part de sa faiblesse physique, mais aussi de celle de son cerveau, de sa difficulté à nommer les choses et les personnes. La chronique de son rétablissement est suivie avec ferveur sur les réseaux sociaux ; ses publications récoltent régulièrement plus d’un million de « j’aime ».

Enquête sur lui-même

Chacune d’elle vient annihiler la stratégie du Kremlin consistant à faire comme s’il n’y avait pas d’affaire Navalny, pas plus qu’il n’aurait existé un opposant nommé Navalny. La justice russe refuse même d’ouvrir une enquête, arguant que rien dans ce qui lui est arrivé ne laisse supposer un crime.

Mercredi 23 septembre, la porte-parole du ministère des affaires étrangères a aussi assuré que ni l’URSS, ni la Russie, n’avaient développé une substance de type « Novitchok », le poison utilisé contre M. Navalny, selon des laboratoires allemand, suédois et français. Jusqu’à présent, les officiels russes, y compris le patron du renseignement extérieur, une semaine plus tôt, expliquaient plutôt que les stocks de ce poison avaient été détruits.

Quand Le Monde a révélé, mardi 22 septembre, que Vladimir Poutine avait, dans un entretien téléphonique avec Emmanuel Macron, évoqué entres autres hypothèses celle d’un auto-empoisonnement, M. Navalny a commenté avec humour : « J’ai fait cuire le Novitchok dans ma cuisine, j’ai avalé le contenu de ma flasque dans l’avion et je suis tombé dans le coma. Mon plan astucieux était de mourir dans un hôpital d’Omsk où, à la morgue, l’autopsie aurait conclu : “Cause de la mort : a assez vécu.” » L’ancien avocat se pose aussi comme le premier enquêteur sur son propre empoisonnement : lundi, il a réclamé que la Russie lui rende ses habits, sur lesquels pourrait être trouvé du poison.

Ces sorties donnent un aperçu du casse-tête que constituera, à terme, le retour en Russie de cet opposant déterminé et maîtrisant les codes de la communication.

Celui-ci, qui a toujours su se mettre en scène dans ses rigoureuses enquêtes sur la corruption, continue aussi de le faire. Il y a quelques jours, il dédiait un post à sa femme, pour leurs vingt ans de mariage. Au-delà des mots d’amour, l’épisode rappelle deux choses : que M. Navalny est de la race, inexistante en Russie, des politiciens modernes ; qu’il est prêt à retourner contre ses auteurs le harcèlement permanent dont il a fait l’objet, ces dix dernières années, jusque dans sa vie privée.

L’agenda russe perturbé

Dans le même temps, le tabou Navalny a sauté dans l’espace médiatique. Certes, les « experts » invités à discourir à la télévision sur son cas le font en avançant des versions toujours plus farfelues ou en présentant des versions truquées de ses vidéos, mais le fait est là : le phénomène Navalny ne peut plus être ignoré. Son retour achèvera de le mettre au centre du jeu, alors que les Russes ont toujours eu la dent dure contre leurs émigrés, quelles que soient les causes de l’exil.

Le constat est similaire s’agissant de la diplomatie. On ne peut qu’imaginer l’irritation de Vladimir Poutine face aux questions du président français concernant celui qu’il ne considère guère plus que comme un agitateur, comme il l’a dit lui-même à M. Macron. Le nom de M. Navalny a aussi été cité plusieurs fois à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies. Le ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, se voit obligé de répéter jour après jour les mêmes arguments : si empoisonnement il y a eu, celui-ci est intervenu après le départ de Russie de Navalny, quand bien même celui-ci était déjà dans le coma.

Autrement dit, et avant même son retour, cet opposant supposément inexistant perturbe jusqu’à l’agenda international de la Russie, et pourrait être la cause de nouvelles sanctions.

« Le mythe du Kremlin selon lequel Navalny est un marginal ne tient plus, note Lioubov Sobol, l’une de ses alliées. Tout le monde a vu que le pouvoir le craignait, et maintenant sa notoriété est encore plus importante. L’intérêt et l’empathie pour son action ont augmenté, à lui de transformer cela en soutien, après son retour. » Pour Mme Sobol, « le plan reste le même : faire battre les candidats du pouvoir aux élections législatives de l’année prochaine, auxquelles on ne nous laisse pas participer, et lutter pour qu’Alexeï puisse être candidat à la présidentielle de 2024. »

« La pression va encore augmenter »

Le politiste Fiodor Kracheninnikov estime lui aussi que M. Navalny a d’ores et déjà acquis une stature nouvelle : « Maintenant, aux yeux des Russes comme de l’étranger, c’est Poutine contre Navalny. Le Kremlin a prouvé qu’il était prêt à tout, Navalny aussi. Et puis, il y a ce trait russe : on aime ceux qui ont souffert. » Pour M. Kracheninnikov, le pouvoir pourrait être tenté d’avancer au mois de mars 2021 les élections législatives programmées à l’automne pour éviter au maximum que l’opposant puisse s’engager dans la campagne.

Selon la politiste Tatiana Stanovaïa, du think tank R.Politik, le retour de M. Navalny posera un problème important au pouvoir, « si tant est que celui-ci retrouve 100 % de ses forces ». Mais contrairement à d’autres observateurs, Mme Stanovaïa ne voit pas dans la médiatisation accrue du cas Navalny une garantie de sécurité : « Les enjeux sont devenus trop importants pour que le pouvoir le laisse tranquille, estime-t-elle. La pression sur lui et sur sa famille va encore augmenter, et sa vie en Russie deviendra encore plus difficile, avec des poursuites judiciaires relancées. S’il est passé à tabac en bas de chez lui, il y aura des protestations... Et alors ? »

Mercredi, interrogé après la sortie de l’hôpital d’Alexeï Navalny, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a souhaité au « patient » de guérir rapidement. « Quant à son retour à Moscou, comme tout citoyen de la Russie, il est libre de le faire à tout moment », a précisé M. Peskov.

24 septembre 2020

Les ambitions de François Bayrou au commissariat du Plan

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Article de Audrey Tonnelier

Le président du MoDem entend traiter des questions de souveraineté économique, malgré la méfiance du ministère de l’économie

L’équilibre climatique, la démographie française, la souveraineté alimentaire, les relocalisations, les inégalités ou encore l’aménagement du territoire. Telles sont quelques-unes des vingt-cinq « questions stratégiques pour la France » que François Bayrou a annoncé vouloir traiter, dans un discours d’un peu plus d’une heure à la tribune du Conseil économique, social et environnemental, mardi 22 septembre. Un véritable inventaire à la Prévert pour le président du MoDem. Cet allié de longue date d’Emmanuel Macron est désormais haut-commissaire au Plan et à la prospective, comme le précise la lettre de mission signée par le chef de l’Etat le 21 septembre. Dans cette dernière, il lui est demandé d’« éclairer les choix collectifs que la nation aura à prendre pour maintenir ou reconstruire sa souveraineté ».

Face au scepticisme de certains sur la nécessité de recréer cette institution de l’après-guerre, progressivement tombée en désuétude depuis les années 1990, M. Bayrou a défendu la nécessité de « voir la nation se poser, en amont des décisions publiques, les questions dont dépend son avenir, à dix, vingt, trente ans ». Prenant exemple de la pénurie de certains médicaments survenue au début de la pandémie de Covid-19, il a appelé à « une intervention de l’Etat, ou en tout cas une orientation et une incitation », dans les « domaines vitaux pour la société française ». Se posant en représentant du « temps long » face à la « dictature de l’urgence », M. Bayrou a déploré que de multiples rapports et études soient produits chaque année, notamment par France Stratégie – héritière du Plan –, sans réelle « influence sur le débat public ». Il a donc identifié 25 thèmes, eux-mêmes appelés à être amendés ou complétés. Objectif : établir pour chacun une « note concise » qui puisse ensuite être soumise « à la discussion, aux opinions divergentes », « pendant deux ou trois mois ».

Parmi ceux-ci, des sujets d’ordre général – « les questions d’identité », « la vitalité de la langue française », les inégalités en matière d’éducation – mais aussi plusieurs dossiers économiques majeurs. En s’appuyant sur les travaux de France Stratégie, M. Bayrou souhaite ainsi présenter d’ici à la fin de l’année une « étude approfondie » sur l’évolution des métiers, en lien avec les changements technique et numérique, afin d’éclairer les jeunes qui entrent sur le marché du travail ou les actifs qui se réorientent.

« Se décoller du court terme »

Il ambitionne également de « construire une réponse politique et économique » à la question de l’indépendance productive du pays, à travers un « grand effort d’investissement ». Selon lui, un « plan de relocalisation » pour le secteur pharmaceutique ou les composants électroniques « relève de l’urgence ». M. Bayrou entend aussi s’attaquer au sujet de la dette publique, qui a bondi depuis le printemps, ou encore au manque structurel d’entreprises de taille intermédiaire en France.

Autant de sujets qui étaient jusqu’à présent des prérogatives du ministère de l’économie, et risquent d’en faire un rival encombrant pour Bruno Le Maire. Ce dernier a gagné le titre de ministre de la relance lors du remaniement de juillet, après que son volontarisme durant la crise sanitaire a été unanimement salué au sein de l’exécutif. Le maire de Pau, lui, a obtenu d’être rattaché directement à l’Elysée, et non à Matignon.

« A Bercy, ils ont très peur. La crainte, c’est que Bayrou veuille être une sorte de vice-premier ministre rattaché à Macron, qui embête tout le monde », glisse un familier du ministère. Et que dire de l’articulation entre le haut-commissariat et le plan de relance, largement concocté à Bercy, qui vise, lui aussi, à transformer la France d’ici à 2030 ? Officiellement, chacun assure que les rôles sont bien définis. « Ma responsabilité, c’est de réussir la relance et le renforcement de notre économie, c’est une responsabilité immédiate, assurait M. Le Maire début septembre. Celle de François Bayrou est plus large et de plus long terme. Le Plan ne se contente pas de traiter des questions économiques mais aussi démographiques, éducatives, migratoires. » « Nous avons les mêmes buts avec Bruno Le Maire. On ne peut pas réfléchir au long terme sans se poser ces questions », explique, de son côté, M. Bayrou.

Pour certains, la répartition des rôles serait un peu différente. « A deux ans de la présidentielle, il est urgent de reconstruire un narratif. On ne pourra pas juste dire : on a bien mené le plan de relance. Il va falloir montrer comment on donne de la profondeur à notre action. Bayrou pourra jouer un rôle dans la construction de cette vision, pour se décoller du court terme », croit savoir un ministre de Bercy.

M. Bayrou, éphémère garde des sceaux au début du quinquennat, avant de quitter le gouvernement en juin 2017 en raison de l’affaire des assistants présumés fictifs de son parti au Parlement européen, possède aussi l’avantage de la proximité idéologique avec une majorité qui se cherche. Certains le voient dans une position de « sage » capable d’apporter une vision plus large alors que les groupes de l’Assemblée sont soumis à un agenda plus contraignant et que les partis sont parfois tiraillés, à l’instar de La République en marche.

Reste à connaître la capacité d’action de M. Bayrou, qui a expliqué disposer d’une « toute petite équipe », un « commando ». Le décret annonçant la création de son poste, le 2 septembre, avait été complété vingt-quatre heures plus tard par un second texte lui attribuant, outre France Stratégie, le « concours (…) des administrations et services de l’Etat susceptibles de contribuer à l’accomplissement de sa mission ». « Il est plus efficace de convaincre que d’imposer », a cru bon de rappeler le Béarnais, mardi. Comme pour rassurer ceux qui ne voient pas d’un très bon œil son retour en grâce.

8 septembre 2020

Assassinat de Jamal Khashoggi : Riyad referme le volet judiciaire mais n’éteint pas le scandale

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Par Benjamin Barthe, Beyrouth, correspondant

La peine de mort infligée en décembre 2019 aux membres du commando qui ont tué le journaliste saoudien, à Istanbul en 2018, a été commuée en vingt années de prison.

La décision était attendue. Les cinq agents des services de sécurité saoudiens, considérés comme les exécutants de l’opération visant à faire taire Jamal Khashoggi, un journaliste très critique du prince héritier Mohammed Ben Salman, échapperont à la peine de mort. La sentence, qui avait été prononcée en décembre 2019, à l’issue du procès de Riyad qui avait blanchi les cerveaux supposés de cet assassinat, a été commuée lundi 7 septembre en peine de vingt ans de prison par un tribunal saoudien.

Ce verdict, ultime étape de la procédure judiciaire lancé par le royaume en réponse au scandale planétaire suscité par la mort du journaliste en octobre 2018 à Istanbul (Turquie), est la conséquence logique du pardon que les fils de Jamal Khashoggi avaient octroyé, en mai, aux assassins de leur père. A l’époque, la presse gouvernementale avait présenté le geste, annoncé pendant le mois sacré de ramadan, comme une bonne action, conforme à la tradition islamique. Mais des observateurs avaient douté de son caractère spontané, en mettant en avant les villas de plusieurs millions de dollars offertes par la couronne saoudienne aux enfants du défunt.

L’existence de ces « cadeaux » avait été révélée par le Washington Post, le quotidien américain où Jamal Khashoggi, célèbre signature de la presse saoudienne, parti en exil aux Etats-Unis en 2017, chroniquait la dérive autocratique de Mohammed Ben Salman, dit « MBS ».

C’est dans le consulat du royaume à Istanbul, où il s’était rendu pour des formalités administratives, en vue d’un remariage, que le journaliste a été tué, au moyen d’une injection létale administrée par un commando de barbouzes, venus en catimini de Riyad. Son corps, qui a été démembré, n’a jamais été retrouvé.

« Un acte de plus dans une parodie de justice »

Selon les agences de renseignements occidentales, dont la CIA américaine, cette équipée macabre n’a pas pu être menée sans l’aval de l’omniprésent « MBS », qui a la haute main sur l’appareil sécuritaire saoudien. Mais le fils du roi Salman, qui a démenti toute connaissance de l’opération, a été exonéré de toute responsabilité par la justice de son pays, laquelle a entériné sans surprise la thèse du pouvoir : celle d’une opération ayant mal tourné, conduite par des éléments incontrôlés.

Les deux membres de l’entourage du prince héritier suspectés d’avoir conçu et supervisé l’opération ont également été mis hors de cause par le système judiciaire saoudien. Le conseiller média de « MBS », le très redouté Saoud Al-Qahtani, à la pointe de la surveillance des opposants, n’a pas été poursuivi et le numéro deux des renseignements, le général Ahmed Al-Assiri, a été acquitté en décembre 2019.

Les trois autres membres du commando d’Istanbul, reconnus alors coupable d’avoir tenté de dissimuler l’assassinat, ont vu leurs peines confirmées par le second jugement, lundi 7 septembre : dix ans de prison pour l’un et sept ans de prisons pour les deux autres. Tout en se félicitant que la peine capitale ne soit pas appliquée dans cette affaire, la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, Agnès Callamard, a dénoncé « un acte de plus dans une parodie de justice ».

« Ces verdicts n’ont aucune légitimité légale ou morale, au terme d’un procès qui n’était ni équitable ni juste ni transparent », a écrit sur Twitter l’experte onusienne. Dans un rapport cinglant, publié en juin 2019, celle-ci avait appelé à l’ouverture d’une enquête internationale et à l’imposition de sanctions contre Mohammed Ben Salman « jusqu’à ce que la preuve de sa non-implication dans cette exécution soit apportée et corroborée ».

Pour Riyad, une affaire désastreuse en termes d’image

La Turquie pour sa part, qui avait fait éclater le scandale en révélant le contenu des enregistrements réalisés à l’intérieur du consulat d’Istanbul par des micros espions, a commencé à juger par contumace vingt Saoudiens début juillet, dont Saoud Al-Qahtani et Ahmed Al-Assiri.

La fiancée turque de Jamal Khashoggi, Hatice Cengiz, qu’il devait épouser peu après sa visite au consulat, espère que ce procès permettra de « faire la lumière » sur plusieurs zones d’ombre, notamment ce qui est advenu des restes de l’ancien journaliste.

En dépit des efforts de Riyad pour clore cette affaire, désastreuse en termes d’image, celle-ci continue de coller à « MBS ». Durant les deux années écoulées depuis l’assassinat d’Istanbul, le prince héritier n’a mis les pieds ni aux Etats-Unis ni en Europe.

27 décembre 2018

Best Of 2018 – ICÔNES – De la Nouvelle Vague aux années 70

Vent de liberté, hymne à l’improvisation, souffle de spontanéité, à la Galerie Joseph qui présente durant tout l’été, la première rétrospective photo des icônes de La Nouvelle Vague aux années 70.

Vandartists a réuni pour cette exposition plus de 100 tirages des deux plus grands photographes de cinéma français, Raymond Cauchetier (né en 1920) et Georges Pierre (1921-2003) qui témoignent de l’esprit créatif des réalisateurs tels que Godard, Melville, Chabrol, Truffaut, Rivette, Sautet, Resnais. Ils sont devenus des personnalités iconiques dans l’histoire du cinéma, de même que de nombreux acteurs dont ils ont fait le succès, parmi lesquels Jean-Paul Belmondo, Jean Seberg, Jeanne Moreau, Catherine Deneuve, Yves Montand, Anna Karina ou Romy Schneider. Les clichés de Georges Pierre, le photographe fétiche de Romy Schneider, décédé en 2003, n’étaient jamais sortis de ses archives et sont pour la plupart inédits.

Philippe Garner est l’auteur de la préface du catalogue.

Nouvelle Vague – nouvel esprit

Une des images les plus emblématiques du cinéma français est celle de Jean  Paul Belmondo et Jean Seberg qui descendent l’avenue des Champs Élysées dans le célèbre film de Jean-Luc Godard À bout de souffle, réalisé en 1960. La plupart d’entre nous qui connaît cette image serait surpris, je pense, d’apprendre que ce n’est pas un photogramme du film. Elle a une identité propre – en tant que photographie qui saisit l’esprit du film – et son auteur n’est pas Godard mais Raymond Cauchetier. Ce n’est qu’un exemple d’une réalité méconnue concernant ces clichés qui ont irrémédiablement défini les films qu’ils illustraient.

Les photographies de Raymond Cauchetier et de son contemporain Georges Pierre, célébrées dans ce catalogue et dans l’exposition dont il est le support, met en lumière la relation vitale, dans l’histoire du cinéma, entre la cinématographie en tant que tel et les clichés qui servent à documenter le tournage du film et à sa promotion. Les photographes « de plateau » ou photographes « de cinéma » – comme ils sont généralement appelés – ont été pendant trop longtemps des héros méconnus, leurs prouesses ayant été attribuées injustement aux réalisateurs, qui endossaient à eux seuls le titre d’« auteur » et la gloire associée.

Il est temps de « rendre à César ce qui appartient à César » et d’ouvrir enfin la boite de Pandore – dont le couvercle était jusqu’alors vigoureusement fermé – pour révéler les liens complexes et fascinants entre deux disciplines distinctes mais intimement associées, à savoir la cinématographie et la photographie, et de reconnaitre le talent des photographes comme Cauchetier, Pierre et leurs pairs, à un moment fertile dans l’histoire du cinéma et de la photographie, tout en s’inscrivant dans un contexte artistique et culturel bien plus large.

Vers 1955, le cinéma pouvait se vanter de son demi-siècle de règne sur le divertissement populaire. Depuis ses premières tentatives autour de 1905 – l’année qui accueille la création du premier cinéma permanent à Pittsburg, États-Unis – c’est devenu un phénomène international, dominé par le pouvoir et la portée des grands studios Hollywoodiens. Cette prédominance a été défiée dans les années 1950 par une génération de réalisateurs européens, et surtout par un groupe de réalisateurs français avec à leur tête Jean-Luc Godard et François Truffaut, dont les oeuvres ont rapidement été connues sous l’intitulé « Nouvelle Vague ». Leur rejet des status quo et leurs importantes innovations constituent un pivot fondamental dans l’histoire du cinéma.

Ce qui était essentiel dans l’ambition des « leaders » de la Nouvelle Vague était la détermination à désagréger les artifices et les conventions narratives qui définissaient le cinéma traditionnel. En premier lieu, leurs idées ont pu s’exprimer dans leurs articles critiques publiés dans Les Cahiers du Cinéma, avant de se matérialiser dans la réalité à la fin de la décennie – en réalisant des films qui proposaient un langage cinématographique plus actuel. Les Quatre Cents coups de Truffaut en 1959 et À bout de souffle de Godard illustrent une réalité brute – l’antithèse des rêves et de l’échappatoire de la réalité qui dominaient jusqu’alors l’univers du cinéma. Eux comme d’autres – Claude Chabrol, Jacques Demy, Alain Resnais, et Jacques Rivette – étaient à la poursuite d’un réalisme et d’une spontanéité, mettant en exergue un certain caractère brut et les moments souvent anodins de la vie de tous les jours. Les réalisateurs de la Nouvelle Vague préféraient la lumière naturelle, des lieux de tournage réels plutôt que des studios, un scénario soumis à une plus grande improvisation, et la liberté d’enfreindre les règles de la narration et du montage, en repoussant les limites du champ des possible avec une discontinuité délibérée. Godard disait à juste titre qu’« une histoire devait avoir un début, un milieu et une fin, mais pas nécessairement dans cet ordre. »

Cette façon de repenser la réalisation d’un film a des antécédents dans le cinéma Italien notamment avec le neorealismo, résolu à narrer des histoires de la vie de tous les jours, courant dont Ladri di Biciclette de Vittorio De Sica de 1948 est une référence. Cette révolution cinématographique ne doit pas être vue comme un phénomène isolé. Elle s’inscrit et se comprend dans un contexte de questionnement existentiel d’après-guerre qui s’est traduit et manifesté à travers les arts – dans la littérature et la philosophie, dans le théâtre, et tangiblement dans la peinture et la sculpture. Les auteurs existentialistes privilégiaient la provocation à travers des interrogations plus larges, au lieu de se limiter à des réponses précises ; Samuel Beckett dans En attendant Godot, mis en scène pour la première fois à Paris en 1953, rejette les conventions d’une intrigue linéaire; pendant ce temps Jean Dubuffet invente le terme d’« Art brut » pour qualifier une nouvelle forme d’art qui enfreignaient délibérément les codes académiques ; l’étiquette « Nouveaux Réalistes » a été attribuée à un groupe d’artistes pour qualifier l’appropriation des couches d’affiches publicitaires – y compris des affiches de cinéma – la plupart aux couleurs criardes, dépecées des murs de la rue puis encadrées.

Il était presque inévitable que cet esprit anarchique invasif affecte également le domaine de la photographie, la soeur ainée statique de l’art cinétique du film. Henri Cartier-Bresson a publié son manifeste : Images à la sauvette – terme se référant au commerce de rue illicite – en 1952. Cela a valorisé une approche de la photographie qui mettait l’accent sur l’authenticité de l’instant, sur une part de vie qui devient une réalité picturale, avec une spontanéité et une vitalité qui priment sur les critères techniques et formels traditionnels. Il est révélateur que l’ouvrage exceptionnel de photographies Les Américains de Robert Frank ait été publié pour la première fois par Robert Delpire en 1958 dans une France plus réceptive que le pays dont il traitait. Cette nouvelle photographie reflétait non seulement un nouvel état d’esprit capable de plus de flexibilité grâce à des boîtiers plus petits et plus légers, des objectifs plus rapides, des pellicules plus sensibles, mais surtout l’ambition première de capturer le réel, la vérité.

Les principaux réalisateurs de la Nouvelle Vague sont devenus des personnalités iconiques dans l’histoire du cinéma, de même que de nombreux acteurs dont ils ont fait le succès. Le temps est venu de reconnaître le rôle crucial des photographes de cinéma. Ils ont été pétris dans le même moule social et culturel que les réalisateurs qui les ont sollicités ; ils ont partagé les mêmes ambitions et ont travaillé avec une stratégie semblable dans le but de produire des photographies – elles aussi également iconiques – pour lesquelles ils méritent une reconnaissance tardive parfaite et absolue.

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17 août 2013

FEMEN

Le mouvement FEMEN célèbre aujourd'hui l'anniversaire du tronçonnage de croix emblématique d'Inna Shevchenko et lui offre une tronçonneuse d'or.

Le 17 Août 2012, il y a exactement un an, Inna Shevchenko a tronçonné une croix située au centre de Kiev en soutien aux Pussy Riot. Cet évènement a été le début d'une vague d'attaques massive : des croix ont été coupées à travers toute la Russie par des activistes anonymes.

Cette action qui était un hommage aux Pussy Riot est devenue une campagne indépendante, car il s'agissait non seulement de protester contre l'influence de Poutine, mais aussi d'opposer une résistance ferme aux institutions religieuses. L'action a eu une grande influence sur la vie sur la coupeuse de croix Inna Shevchenko qui après avoir trouvé l'asile en France, a été désignée comme l'une des "femmes icônes" de l'année 2012 et a aussi inspirée la nouvelle Marianne qui figure sur les timbres français.

En ce jour saint, le mouvement féministe FEMEN appelle la population russe à ne pas stopper en marche le moteur de la révolution, et à persévérer dans la lutte jusqu'à ce que l'influence de l'Église se réduise à néant, et jusqu'à ce que le régime dictatorial sous lequel ils vivent soit à jamais enterré.

FREE PUSSY RIOT! Coupez les croix, libérez la Russie!

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Voir mes nombreux billets sur les FEMEN

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Inna Chevchenko

18 août 2013

Calendrier Pirelli 2014

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Alessandra Ambrosio, Helena Christensen, Miranda Kerr, Alek Wek, Karolina Kurkova and Isabeli Fontana

on set at the Pirelli Calendar 50th anniversary

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Patrick Demarchilier in studio for the Pirelli Calendar 50th anniversary

Le calendrier Pirelli fête ses 50 ans cette année. Pour cette édition spéciale, Peter Lindbergh et Patrick Demarchelier vont participer au shooting, mais le photographe officiel de ce cinquantième calendrier n’aurait toujours pas été désigné. Néanmoins, les premières images du calendrier Pirelli 2014 ont commencé à faire leur apparition sur le net, et on peut donc y découvrir les heureuses élues.

Visiblement les directeurs de castings du calendrier Pirelli 2014 ont sélectionné les mannequins à partir d’un catalogue de Victoria’s Secret. En effet, cinq des six mannequins qui illustreront le prochain calendrier Pirelli ont été ou sont toujours des Anges de Victoria’s Secret. On retrouvera donc Miranda Kerr, qui a remisé ses ailes d’ange au placard il y a quelques mois, mais aussi Karolina Kurkova qui ne défile plus pour la marque depuis 2008. Alessandra Ambrosio et Isabeli Fontana, toutes deux sous contrat avec Victoria’s Secret, font également partie du casting.

La doyenne du calendrier Pirelli 2014 n’est autre qu’Helena Christensen. La mannequin de 44 ans a peut-être rendu ses ailes d’Ange en 1998, mais elle n’a rien à envier à ses collègues. La seule mannequin à ne pas être issue de l’écurie de Victoria’s Secret, est Alek Wek, une Soudanaise de 36 ans, connue pour ses jambes de liane et son visage charismatique.

Sur les premiers clichés du calendrier Pirelli 2014, on peut voir les six mannequins emmitouflés dans des gros pulls à col roulés, ou encore se dandiner en guêpière sexy. Pour voir le reste des photos, il faudra encore patienter quelques mois. Selon toute vraisemblance, la cinquantième édition ne comportera pas de femme enceinte comme ce fût le cas l’année dernière avec Adriana Lima.

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