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Jours tranquilles à Paris
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19 juillet 2016

Convention républicaine: Donald Trump écrase la rébellion dans le chaos

ETATS-UNIS Les forces anti-Trump n'ont pas réussi à obtenir un vote crucial, ouvrant la voie à une confirmation du candidat...

 

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Diana Shores, une déléguée républicaine de Virginie, a tenté, sans succès, d'obtenir un vote pour bloquer Donald Trump, le 18 juillet 2016.

C’était l’action de la dernière chance. Au premier jour de la convention républicaine de Cleveland, lundi, des délégués anti-Trump ont tenté de barrer la route au candidat républicain. Mais si la résistance a réussi à provoquer le chaos dans la salle du Quicken Loan Arena, l’Empire a finalement écrasé la rébellion.

Le mouvement « Never Trump » a présenté une motion pour demander un vote des 2.472 délégués afin de tenter de rejeter les règles adoptées en comité la semaine dernière. Cela leur aurait permis, en cas de majorité, de laisser chaque délégué voter pour le candidat de leur choix, sans devoir suivre le verdict des urnes.

Pour provoquer un vote, la motion devait être signée par les délégations de sept Etats. Les anti-Trump en ont convaincu neuf. Mais une courte interruption, en pleine cacophonie, a permis au parti républicain de sortir le fouet. Finalement, trois délégations se sont désistées. Du coup, il n’y a eu qu’un vote par acclamation, et les pro-Trump ont gagné, entonnant des « USA, USA ».

Dépités, certains délégués ont claqué la porte. Mais désormais, Trump, qui a obtenu plus de 1.500 délégués, est assuré de franchir le cap de la majorité absolue (1.237).

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2 septembre 2013

Quelques photos d'Etel - Morbihan

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Le garage du canot de sauvetage de la SNSM

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La ria d'Etel

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Les anciennes glacières d'Etel - on devrait les détruire !

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Le cimetière de bateaux juste en face d'Etel

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Le quai et ses pêcheurs à la ligne

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Pêcheur solitaire sur la ria d'Etel

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Vue d'ensemble du port (parking)

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Une vedette sur la ria d'Etel

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Beaucoup de plaisanciers mettent à l'eau leurs bateaux à Etel

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Le site de l'OFFICE de TOURISME d'ETEL

30 octobre 2020

Enquête - L’aura perdue d’Erdogan

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Par Marie Jégo, Istanbul, correspondante - Le Monde

Si les attaques du président turc contre Emmanuel Macron lui permettent d’occuper une fois de plus l’avant-scène internationale, elles trahissent aussi un affaiblissement dans son propre pays, confronté à une crise profonde.

Accroupi, la tête ceinte d’un chapeau de prière, le président turc Recep Tayyip Erdogan récite des versets du Coran dans la nef de Sainte-Sophie, la basilique byzantine d’Istanbul, passée, à sa demande, du statut de musée à celui de mosquée.

Ce vendredi 24 juillet, le service est ensuite mené par Ali Erbas, le chef de la direction aux affaires religieuses (Diyanet). Celui-ci prêche sabre en main pour illustrer « le droit de l’épée » hérité de Mehmet II, le sultan ottoman qui prit la ville et la « Grande Eglise » aux Byzantins, en 1453. « Nous avons un nouveau message à transmettre au monde », avait averti le président quelques jours plus tôt.

Cette posture de défenseur de l’islam sunnite est celle qu’il affectionne le plus. Ce vendredi d’été, sa jubilation n’a pas de limites. Ne vient-il pas de réaliser son « plus grand rêve » de jeunesse, ramener son pays à ses racines islamiques ?

A l’extérieur de Sainte-Sophie, des centaines de milliers de fidèles, venus de toutes les régions de ce pays de plus de 83 millions d’habitants, laissent éclater leur joie, exhibant des affiches sur lesquelles le président trône aux côtés du « Conquérant » Mehmet II. La prochaine étape, promet-il, sera « la libération de la mosquée Al-Aqsa » à Jérusalem.

Contre-révolution politique et culturelle

Cela fait dix-sept ans que sa haute silhouette – 1,85 m sous la toise – écrase la vie politique nationale. Il a mis le pouvoir judiciaire à sa botte, décimé l’armée, déclaré la guerre à la société civile. Son but : imposer sa contre-révolution, politique et culturelle. Pour y parvenir, il a inondé de signes et de préceptes religieux l’espace public, les établissements d’enseignement, les institutions d’Etat, où les confréries islamiques ont désormais pignon sur rue.

Bien décidé à rejeter l’héritage de Mustafa Kemal (1881-1938), dit « Atatürk », fondateur de la Turquie moderne, Recep Tayyip Erdogan veut en finir avec l’orientation pro-occidentale voulue par ce dernier dans les années 1920-1930. Les militants de son Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) critiquent à l’envi « la colonisation volontaire » du pays. Selon eux, la véritable identité turque a été trahie à l’époque de la fondation de la République, en 1923, au profit d’une assimilation de façade qui a fait du pays un vassal de l’Occident. « Fermer la parenthèse du kémalisme », tel est leur objectif.

Le rapport du président Erdogan à Atatürk est ambigu, et aide à mieux cerner le personnage. Respectueux du vainqueur de la guerre de libération contre les puissances occidentales (1919-1922), il exècre le tombeur de l’Empire ottoman, le fossoyeur du califat.

Soucieux de continuité, il n’hésite pas, quand ça l’arrange, à se servir de la figure du « Père des Turcs ». Ne prononce-t-il pas certains de ses discours avec, en toile de fond, un poster géant d’Atatürk ? Durant la campagne électorale en vue des élections présidentielle et législatives du 24 juin 2018, une affiche était placardée partout dans Istanbul : on y voyait Erdogan aux côtés de Mustafa Kemal, tous deux avaient la même posture, la même moustache, les mêmes vêtements.

SI LES ÉLECTIONS, PRÉSIDENTIELLE ET LÉGISLATIVES, PRÉVUES POUR JUIN 2023, ÉTAIENT ANTICIPÉES, LE PRÉSIDENT TURC N’EN SORTIRAIT PAS VAINQUEUR

Mais de toutes les figures révérées par le leader turc, celle du sultan Mehmet II est sa préférée. Friand de mises en scène, il n’a aucun mal à s’identifier au « Conquérant ». Dans son esprit, ce thème de la « conquête » ne se limite d’ailleurs pas aux monuments d’Istanbul : il s’applique aussi aux visées expansionnistes turques.

D’où sa volonté, ces dernières années, d’imposer son ordre, en Syrie, en Libye, dans le nord de l’Irak. En Méditerranée orientale, son armée ne cesse d’attiser les tensions avec la Grèce et Chypre. Au sud du Caucase, arrière-cour de son homologue russe Vladimir Poutine, son nouvel allié, elle soutient l’Azerbaïdjan, le pays turcophone « frère », en guerre contre les séparatistes arméniens du Haut-Karabakh.

Jamais dans son histoire récente, hormis l’invasion du nord de Chypre en 1974, la Turquie n’a interféré à ce point dans les affaires de ses voisins. D’un « front » à l’autre, de nouvelles méthodes de guerre sont expérimentées. Recrutés par des sociétés paramilitaires privées, des mercenaires syriens ont été déployés en Libye et au Haut-Karabakh. Au besoin, les réfugiés hébergés sur le sol turc sont utilisés comme outil de chantage, comme on l’a vu en mars de cette année, lorsque des milliers d’entre eux ont été lancés à l’assaut de la frontière terrestre avec la Grèce.

Démesure

Cette frénésie est le signe d’un ressentiment profond. Longtemps, la Turquie a été perçue comme une puissance pivot, un Etat géostratégique voué à être le « garde-fou » de l’OTAN contre le communisme du temps de la guerre froide, puis la passerelle énergétique vers l’Europe après la chute du mur de Berlin.

Le président ne veut plus de cette Turquie-là. Son jeu, sans doute risqué, consiste à tirer parti de l’absence de stratégie de ses partenaires traditionnels, l’OTAN et l’Union européenne, à exploiter leurs faiblesses, leurs phobies, à commencer par celle du péril migratoire. Il entend réparer l’injustice du statu quo hérité de la première guerre mondiale, surtout l’accès contrarié de son pays à la Méditerranée et à la mer Egée.

Pour y parvenir, il ne craint pas de céder à la démesure. « Notre mission est semblable à celle d’Abraham, de Moïse et de Mahomet », déclarait-il ainsi, le 26 août, aux militants de son parti. Il en est convaincu, la Turquie a vocation à redevenir le chef de file du monde musulman sunnite. La nostalgie du califat, aboli en 1924 par Atatürk, taraude ses partisans, qui se sont mis à réclamer sa restauration au lendemain même de la conversion de Sainte-Sophie.

Il reste à savoir si sa prière du 24 juillet dans ce musée devenu mosquée n’est pas son chant du cygne. Affaibli en interne, isolé sur la scène internationale, le « leader providentiel » a perdu sa touche magique. Sa popularité s’étiole. Si les élections, présidentielle et législatives, prévues pour juin 2023, étaient anticipées, il n’en sortirait pas vainqueur. Selon Avrasya, un institut d’études de l’opinion, auteur d’une enquête publiée le 2 octobre, son score serait de 38,7 % contre 41,9 % pour son principal rival, Ekrem Imamoglu, le maire républicain d’Istanbul.

Les difficultés de M. Erdogan ont commencé aux élections municipales du printemps 2019, quand ce même Ekrem Imamoglu a conquis Istanbul, tenue depuis vingt-cinq ans par les islamo-conservateurs. La perte de sa ville de naissance, dont il fut le maire de 1994 à 1998, fut pour lui un sérieux camouflet. Malgré l’assise solide de sa fonction – président, chef du gouvernement, de l’armée, du parti majoritaire, responsable de la politique monétaire, maître absolu de la politique étrangère –, il n’a jamais été aussi affaibli. Les piètres performances de l’économie, la répression accrue envers les Kurdes, les purges de la société civile, l’emballement de la pandémie de Covid-19 ont terni son image.

L’économie, talon d’Achille

La récente conversion de Sainte-Sophie ne l’aidera pas à se rétablir. « Elle n’apportera aucun point de plus à l’AKP, estime Ozer Sencar, le directeur de la société de sondages Metropoll. Le plus souvent, ce sont les sujets économiques qui font chuter les politiciens en Turquie, ajoute-t-il. Les atteintes aux libertés ne comptent pas aux yeux de l’électorat. »

De fait, l’économie est bien le talon d’Achille de Recep Tayyip Erdogan. Les promesses de prospérité se sont évanouies. Le chômage est en hausse (13 % de la population active en moyenne, 26 % chez les jeunes), la devise locale ne cesse de se déprécier (− 25 % par rapport au dollar depuis le début de 2020), les investissements étrangers se sont taris.

L’AKP, LE PARTI DE M. ERDOGAN, EST EN LAMBEAUX. DEPUIS LA DÉFAITE AUX MUNICIPALES, L’UNION SACRÉE AUTOUR DU « GRAND HOMME » EST MAL EN POINT

Sa volonté de changer la société se heurte elle aussi à bien des difficultés. Sa principale ambition, « favoriser l’émergence d’une génération pieuse », est un fiasco. Déçue par la religion officielle, une partie de la population se revendique « déiste », c’est-à-dire qu’elle reconnaît l’existence de Dieu tout en rejetant les rituels et les dogmes. D’après un constat dressé en avril 2018 par le ministère de l’éducation, ce phénomène concerne essentiellement la jeunesse.

Sur la scène politique intérieure, la situation n’est guère plus brillante pour M. Erdogan. Son parti est en lambeaux. Depuis la défaite aux municipales, l’union sacrée autour du « Grand Homme » est mal en point. Ses anciens lieutenants, tels l’ex-premier ministre Ahmet Davutoglu ou l’ancien ministre de l’économie Ali Babacan, ont démissionné du parti pour se lancer en politique.

La posture du caïd de quartier

Reste donc le « front » international. A l’adresse de ses homologues étrangers, le numéro un turc n’a plus que l’invective à la bouche. Sa posture est celle d’un caïd de quartier, un  kabadayi. Le président français, Emmanuel Macron, vient d’être invité à « se faire soigner mentalement », la chancelière allemande, Angela Merkel, s’est vu reprocher « ses pratiques nazies » en 2015. Vladimir Poutine, lui, est épargné.

En déclin, le « Grand Turc » a désormais jusqu’en 2023 pour se refaire une santé politique. En est-il capable ? L’homme en a vu d’autres, rappellent volontiers ses biographes. De fait, il suffit de revenir une vingtaine d’années en arrière pour mesurer sa capacité à rebondir.

Nous sommes en 1998. Maire d’Istanbul, Recep Tayyip Erdogan est condamné à cent vingt jours de prison pour avoir lu en public un poème religieux jugé subversif. Son mandat est invalidé. Le 26 mars 1999, les portes de la forteresse de Pinarhisar, à deux heures de route d’Istanbul, se referment sur lui. Ses détracteurs ont beau le juger fini, il va mettre à profit ces quatre mois de détention pour repartir sur de nouvelles bases.

Il faut dire que tout est fait pour adoucir sa détention. Avant son arrivée, ses proches ont aménagé sa cellule. De la moquette a été posée. Il dispose d’une table de travail, de fauteuils et d’un téléviseur. Ce passionné de football regarde parfois les matchs avec des membres de l’administration pénitentiaire. Sa popularité dépasse de loin les murs de la prison. Les visiteurs sont si nombreux qu’une permanence est bientôt ouverte dans une station-service toute proche afin de gérer les demandes d’entrevue.

Une image populaire

C’est pendant cette séquence carcérale qu’il va poser les bases de l’AKP. « A partir d’aujourd’hui, l’époque où la politique était centrée sur une personne est terminée. Nous ne voulons plus de l’hégémonie d’un seul leader. On n’adulera plus personne. Une équipe dirigera le parti, l’ombre du chef ne s’y fera pas sentir. (…) Nous allons instaurer la démocratie participative et plurielle », déclarera-t-il le 6 juillet 2001, peu avant le lancement officiel du parti. L’année suivante marque la fin de sa traversée du désert. Le succès de l’AKP aux législatives, avec 34 % des voix, le propulse alors au poste de premier ministre. De 2003 à 2013, il va s’imposer dans l’esprit d’une majorité de ses compatriotes comme celui qui leur a permis de bénéficier d’une forte croissance économique, le PIB ayant été multiplié par trois.

Le peuple d’Anatolie n’a alors aucun mal à se reconnaître dans ce fils d’un capitaine de bateau du quartier populaire de Kasimpasa, à Istanbul. C’est en cultivant sa proximité avec le Turc de la rue que « Tayyip », le gamin issu d’une famille pieuse et anti-laïque, a gravi une à une les marches du pouvoir.

Mais les années ont passé, et son modèle paraît à bout de souffle. Au-delà de ses esclandres sur la scène politique internationale, on se demande comment il va s’y prendre pour retrouver son aura perdue. « Je suis comme vous », a-t-il coutume de répéter à ses supporteurs depuis son palais à Ankara, d’une superficie de 200 000 mètres carrés. Faut-il le croire ?

6 octobre 2020

Caucase - Le “monde turc” aux frontières de la Russie

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COURRIER INTERNATIONAL (PARIS)

En soutenant l’Azerbaïdjan dans le conflit qui l’oppose à l’Arménie, la Turquie entend clairement montrer à la Russie qu’elle est “le patron” dans la région. Comme l’Empire ottoman en son temps, elle rêve d’un vaste espace turcophone.

“La République turque est l’héritière de l’Empire ottoman et doit bâtir une union avec l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Kirghizistan et le Turkménistan, même au prix d’une confrontation radicale avec la Russie”, aimait à dire Abdulhaluk Çay, historien turc et directeur de l’Agence turque pour la coopération et le développement, créée en 1992 auprès du ministère des Affaires étrangères turc au lendemain de la dissolution de l’Union soviétique, écrit le média russe Lenta.ru dans un article sur l’expansion turque contemporaine.

C’est à cette époque qu’Ankara, qui, depuis la fin du XIXe siècle, nourrissait – en vain – le rêve d’un espace turcophone s’étendant de la mer Adriatique à la Grande Muraille de Chine avec Ankara pour centre, a décidé de saisir sa chance. Et de labourer le vaste espace postsoviétique. Son allié le plus proche : l’Azerbaïdjan. “Les dirigeants des deux pays répètent à qui mieux mieux le slogan ‘Une nation – deux États’”, et, en soutenant ouvertement Bakou dans le conflit du Haut-Karabakh, “Erdogan montre qu’il n’envisage pas d’abandonner ce peuple frère à son sort”.

Le rôle de l’islam

L’islam joue un rôle important dans les relations de la Turquie avec ces anciennes républiques. Mais il n’est pas le seul. Via une coopération économique, culturelle et idéologique active, “la Russie a permis à la Turquie, dans les années 1990, de s’ancrer dans les anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale, dans le Caucase et en Ukraine”, analyse toujours Lenta.ru. Affaiblis et déboussolés, ces pays fraîchement indépendants cherchaient, au-delà de l’aide économique immédiate, à se rapprocher de l’Otan et de l’Occident par le truchement d’Ankara. Ainsi, “les Géorgiens en sont certains : la coopération militaire et autres avec la Turquie les rapprochera de leur rêve d’entrer dans l’Otan”, et la Turquie les soutient énergiquement.

Les relations turco-ukrainiennes sont quant à elles au beau fixe depuis 1994, lorsque le président turc Süleyman Demirel, en visite à Kiev, a pour la première fois évoqué “la menace russe en mer Noire” et proposé, pour “freiner” la Russie, à tous les Ukrainiens aux racines tatares de revenir en Crimée. Ankara “cherche à renforcer son influence en Crimée, et Erdogan a à plusieurs reprises affirmé que sa priorité en Ukraine était la défense des droits des Tatares criméens pour la préservation de leur identité nationale”, rappelle le média.

Le soft power turc

Vous dites “Ouzbek” ? Il faut dire : “Turc ouzbek”, “Turc kirghiz”, “Turc tatare”, bref “Turcs de l’extérieur”. C’est ce terme qu’utilisent les médias turcs pour désigner les habitants des États indépendants d’Asie centrale, poursuit l’article. Comme disait Demirel, “la Turquie doit promouvoir les intérêts des jeunes États musulmans en Occident”. Washington a soutenu cette politique, et l’argent qu’y investissait Ankara venait en réalité des États-Unis et d’autres pays occidentaux.

Depuis, on ne compte plus les entreprises, cafés, restaurants, magasins, écoles, universités, voire des rues commerçantes entières (comme c’est le cas au centre de Tbilissi, la capitale de la Géorgie) détenus par le capital turc et destinés, les séries télévisées turques aidant “à la propagande du modèle de développement turc”. Un des succès visibles des innombrables structures de coopération turque (Conseil turc, Assemblée mondiale des peuples turcs, Organisation internationale pour la culture turque) en Asie centrale est l’abandon du cyrillique au profit de l’alphabet latin, ce qui permettra à terme de créer un “alphabet turc commun”.

Pour le directeur de l’Institut arménien des études orientales, Rouben Safrastian, cité par le média arménien Verelq, en ce mois de septembre 2020, “c’est la première fois que la Turquie s’immisce ouvertement dans un conflit au Caucase du Sud. Elle veut montrer à tous et en premier lieu à la Russie qu’elle est ici le patron. Ankara cherche à évincer Moscou de cette région. La Russie doit tracer une ligne rouge. La Turquie joue la provocation contre la Russie et contre ses alliés de l’Otan – reste à voir quelle sera la durée de vie de cette politique outrancière et aventurière.”

25 juin 2019

Sexualité : pour en finir avec la norme actif/passif

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Par Maïa Mazaurette

Non, il n’y a pas de passifs et d’actifs pendant une pénétration sexuelle, insiste la chroniqueuse de « La Matinale » Maïa Mazaurette, qui nous invite à être pleinement partenaires.

LE SEXE SELON MAÏA

Actifs, passifs : comment se fait-il que notre vocabulaire sexuel ressemble à celui de la finance ? Comment se fait-il que « recevoir » implique une passivité, alors même qu’à l’école, on demande aux apprenants de recevoir activement le savoir dispensé par leurs professeurs ? « Faisons l’amour », synonyme de « je vais te faire l’amour »… c’est bizarre, non ?

Bon. Au risque de démolir quelques millénaires de vision phallocentrée de la sexualité : pénétrer un/e partenaire n’est pas une position plus active que recevoir dans son corps un pénis (ou un doigt, ou un sextoy, ou une banane plantain).

En l’occurrence, la « réceptivité » ne manque pas de complexité. Selon sa sensibilité, on peut percevoir la pénétration comme celle d’un organe de 13 cm, ou d’une personne d’1,83 m. Qu’est-ce qui entre en nous, précisément ? Des corps caverneux recouverts d’une membrane de latex, des sentiments, de la routine, une possible grossesse ? Perçoit-on la pénétration comme quelque chose qui va « rester » (« la semence est un déchet qui souille à tout jamais ses destinataires »), ou comme un état purement transitoire (« si on appelle ça des va-et-vient, c’est que ça s’en va ») ?

La personne réceptrice reconnaît et gère ses signes d’excitation et de lubrification (le plus souvent, c’est elle qui s’occupe du lubrifiant). Si cette personne est une femme, elle est généralement en charge de la contraception. Pendant la phase d’intromission, il/elle maîtrise ses muscles vaginaux ou rectaux. Pendant la pénétration, il/elle peut modifier sa position pour limiter ou augmenter la profondeur des mouvements, il/elle utilise des techniques pour faciliter le plaisir (en se masturbant, en alignant son clitoris sur la base du pénis, etc.). Avec un périnée fonctionnel, on peut accélérer ou décélérer les orgasmes.

Cette personne « passive » maîtrise ses fantasmes, sa concentration, son éventuelle simulation. Elle verbalise, suggère et communique. Elle participe aux baisers, caresses, stimulations des zones érogènes primaires ou secondaires, sur son corps ou le corps de ses partenaires… oh, et bien sûr, il/elle règle le niveau de vibration de son sextoy !

Ces compétences sont nombreuses, cruciales… et complètement zappées par l’imaginaire collectif. On les reconnaît seulement dans le cas de pratiques perçues comme extrêmes : la gorge profonde et le fist-fucking. Même dans le cas d’une pratique statistiquement douloureuse comme la sodomie hétérosexuelle (72 % des femmes ont mal, selon le Journal of Sex Medicine en 2015), on persiste à mettre l’homme aux responsabilités… tandis qu’aux femmes, on conseille de « se détendre » (avec des conseils pareils, on n’a pas besoin d’ennemis).

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« Lâcher prise », conseil couteau suisse

En l’occurrence, recevoir une sodomie exige au moins autant de connaissances que la dispenser – sans même parler de l’importance de l’auto-exploration et de l’expérience. Outre la combinaison avec une stimulation clitoridienne (ça excite, ça distrait), la musculature entre en jeu. Le sphincter anal externe peut se contrôler : outre se détendre et se crisper, nous pouvons pousser pour faciliter une pénétration (le lien avec la défécation nous empêche d’en parler avec simplicité – pourtant, de même que nos mains peuvent jouer du piano et arroser un ficus, la zone anale est multitâche).

(Soit dit en passant, ce conseil consistant à « lâcher prise » fait office de couteau suisse pour disqualifier les problèmes des femmes. Qu’on parle de rapports vaginaux, de charge mentale ou d’anorgasmie : quand on vous demande de penser « moins », mieux vaut y réfléchir à deux fois.)

Bien sûr, pénétrer avec un pénis demande également des compétences (obtenir et maintenir une érection, percevoir quelle intensité et quelle profondeur sont souhaitables, poser un préservatif, se retirer avec élégance, etc.). Mais posséder un pénis ou une banane plantain ne demande pas plus de savoirs, ces organes ne sont pas plus complexes, la responsabilité sexuelle ne vous échoit pas naturellement (quoique dans le cas de la banane plantain, des savoirs sur la cuisine créole puissent se révéler utiles).

Prétendre que certaines personnes seraient passives n’est qu’un moyen (grossier) de s’arroger le droit à disposer de leur corps. Nous sommes en 2019. Ça n’est pas acceptable.

Il est plus que temps d’établir une cohérence entre nos actions, notre vocabulaire et notre système de représentations : le simple fait que nous parlions de « partenaires » implique une coopération. Tant mieux, parce que c’est exactement de cette manière que nous pourrons proposer une alternative aux rapports de domination qui constituent le socle de notre culture sexuelle (toute pénétration ne constitue pas une domination : c’est un pénis, pas un marteau, encore moins une férule papale).

Si la coopération remplaçait le schéma pénétrant/pénétré, dominant/dominé, actif/passif, deux des frustrations les plus couramment répandues chez les hommes s’effaceraient : les partenaires inertes qualifiées d’« étoiles de mer », et le sentiment de devoir systématiquement prendre l’initiative (sentiment justifié puisque effectivement, 44 % des femmes ne prennent que rarement, ou jamais, l’initiative des rapports sexuels – selon les chiffres de l’Ipsos en 2014).

En outre, en disposant d’un système mental leur permettant de développer leurs compétences, les personnes « réceptrices » amélioreraient leur expérience du sexe. Car si les prétendues passives (et prétendus passifs) se voyaient reconnaître le contrôle qu’elles/ils exercent sur leur réceptivité sexuelle, alors elles/ils auraient les moyens de rendre les rapports moins douloureux. Et ce n’est pas une mince affaire, quand on sait que 30 % des femmes ont eu mal pendant leur dernier rapport vaginal (Journal of Sex Medicine, 2015).

« Partage de compétences »

Bien sûr, les problèmes médicaux existent, les partenaires brutaux existent. Il n’est pas question d’accabler les personnes en souffrance à coups de résilience bon marché (« il suffit de traverser la rue pour trouver un job, et de maîtriser son périnée pour supporter un amant bourrin »). Mais quoi qu’en disent les partisans de l’omerta sexuelle, la transmission de connaissances et le sentiment d’avoir prise sur son environnement ne peuvent pas faire de mal (jamais).

Et surtout, psychologiquement, ce « partage de compétences » change tout. En tant que femme, l’assignation à la passivité est incompatible avec mon caractère, ma dignité, et évidemment, ma libido. A quoi bon s’investir dans sa vie sexuelle, si c’est pour être reléguée au second rôle ? Si notre vocabulaire me coupe de ma créativité, de mon émancipation, de ma participation ? (Les étoiles de mer épanouies ont toute ma bienveillance, mais personnellement, je préfère me percevoir comme un barracuda ou un grand requin blanc.)

Soyons donc clairs comme de l’eau de mer. Il n’existe que deux situations où une personne peut être qualifiée de passive : quand cette personne est inconsciente, ou quand elle est morte. Vous remarquerez que dans un cas comme dans l’autre, la qualification de « partenaire » devient aberrante. La passivité n’est pas une question d’anatomie : tout partenariat étant par définition actif, la passivité sexuelle n’existe pas.

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15 mai 2016

Fête du modélisme à Etel - Morbihan (aujourd'hui)

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Reportage photographique : Jacques Snap

Déferlante autour de la maquette et du modélisme, ce week-end, avec la foule des grands jours pour la troisième édition du salon Cap-Etel, qui s'ancre sérieusement dans le paysage breton, avec une fréquentation encore plus importante qu'en 2015. Sa force est d'attirer autant le « grand » public que les experts. Comme le note le comité des fêtes, organisateur, c'est là le fruit d'une ouverture vers tous les domaines du modélisme, et d'animations extérieures, offertes gratuitement, et qui font du salon une vraie fête. Pour 2017, le ferroviaire sera encore plus développé, mais pas seulement.

 

29 août 2013

La prestation Hot et provocante de Miley Cyrus au MTV VMA 2013 - Sexy


Miley Cyrus a livré un show étonnant lors des MTV Video Music Awards. Sa prestation a été très critiquée sur Twitter, la chanteuse américaine a chanté le titre We can’t stop dans une tenue sexy. Elle a également réalisé un duo avec Robin Thicke où elle s’est montré très provocante.

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Qui est Miley Cyrus ?

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Voir : Miley Cyrus pose pour Terry Richardson

24 août 2013

Ellen von Unwerth (photographe)

La marque des frères Marciano a enrôlé l'actrice américaine pour la campagne de sa nouvelle fragrance, baptisée Guess Girl Belle. Version glamour et sexy de l'essence originale, cette eau de toilette sera mise en vente en avant-première dans les boutiques Guess et chez Nocibé dès le 2 septembre.

Réalisé par la photographe de renom Ellen von Unwerth, le premier cliché de la campagne montre la blonde pulpeuse dans une posture séduisante, presque aguicheuse.

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Modèle : Amber Heard

Photo : Ellen von Unwerth

14 mai 2016

Cannes : Semaine de la Critique - Un film réalisé par Laetitia Casta

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Voici l'affiche du film En Moi, film qui a été réalisé au mois d'août dernier et qui sera présenté le 19 mai prochain en exclusivité dans le cadre de la soirée de clôture de la semaine de la critique du prochain festival de Cannes 2016.

Le film intitulé " En Moi " a été sélectionné et sera présenté en première mondiale dans le cadre de la clôture de la 55 ème édition de la semaine de la critique du prochain festival de Cannes 2016.

synopsis:

Un metteur en scène se rend à l’Opéra de Paris pour le tournage de son prochain film. En perte d’inspiration, il cherche des échappatoires face à sa solitude et sa peur de l’échec. A chaque porte qu’il entrouvre, son imaginaire se révèle à lui et des personnages mystérieux l‘entraînent vers son désir de créer et d’aimer.

Avec : Yvan Attal, Lara Stone, Arthur Igual, Mathilde Bisson, Jérémie Belingard, Akaji Maro

4 janvier 2019

Pourquoi les calendriers de nus ont-ils du succès ?

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Par Michel Dalloni - Le Monde

Ringard, le calendrier ? Il a fait peau neuve, en proposant de regarder d’un autre œil des corporations entières – facteurs, agriculteurs, infirmières, pompiers… – qui ont osé tomber le haut et le bas.

D’habitude, côté bête à poil, l’almanach du facteur propose, entre autres, un golden retriever gambadant, oreilles au vent, vers l’un des étangs de la Brenne (Indre), un chartreux pelotonné au coin du feu, une vache rouge des prés en pleine rumination ligérienne, un écureuil roux de Dordogne. Eh bien, cette année, ce sera le préposé lui-même. Nu. Comme la main. Douze hommes de lettres ont décidé, pour une fois, de se défaire de leur enveloppe.

Les mois défilent, les modèles s’effeuillent

Ils posent sans complexe, regard droit, fiers et souriants. Seuls d’infimes détails rappellent leur fonction : une sacoche par-ci, une casquette par-là, quelques cartes postales punaisées sur un mur, un parterre de plis cachetés tout aussi affranchis qu’eux. Plutôt timbrés, ne manqueront pas de renchérir certains. Ils se trompent. Les gars n’ont pas perdu la boule. Tout cela a été pensé, organisé. A la manœuvre, Philippe Delval, 52 ans, facteur à Mouvaux (Nord).

« L’idée est née d’une discussion avec la société Lavigne, un des éditeurs historiques de notre almanach, assure-t-il. Les rugbymen et les pompiers l’avaient déjà fait. Pourquoi pas nous ? Mais j’ai posé une condition : que l’opération profite également à une association humanitaire. Parce que c’est ça, notre boulot : l’humain. » A chaque vente (19,95 euros, voire plus si affinités), 1 euro est donc reversé aux ­Blouses roses, reconnues d’utilité publique, qui, depuis 1944, assistent les personnes âgées et les enfants hospitalisés.

Nu pour tous, tous tout nus ! On ne compte plus les calendriers où les mois défilent tandis que les modèles s’effeuillent, même en avril, au nom de la générosité ou de la lutte des classes. Le coup d’envoi aurait été donné en 2001 par Max Guazzini, président du Stade français, déshabillant ses rugbymen pour la bonne cause – celle de leur club et celle d’une association. Ses « Dieux du stade » font un tabac : les ventes s’envolent (jusqu’à 250 000 exemplaires par an), les dons aussi (jusqu’à 500 000 euros pour l’association bénéficiaire).

Se dévêtir pour défendre une cause

Des vocations naissent. Citons pêle-mêle les barmen lillois, les papas de l’Association française du syndrome de Rett, les cuistots de l’Isère, la communauté Emmaüs de Lescar-Pau (Pyrénées-Atlantiques), les ailurophiles alsaciens ou les artisans d’Eure-et-Loir. A noter, la surreprésentation des pêcheurs en mer, de Granville (Manche) au Grau-du-Roi (Gard), de Port-en-Bessin-Huppain (Calvados) à Saint-Pierre-d’Oléron (Charente-Maritime). C’est curieux, chez les marins, ce besoin de faire des frasques.

« ON SE MET À NU POUR ATTIRER L’ATTENTION SUR CEUX QUI N’ONT PLUS RIEN. ICI, LA NUDITÉ NE CRÉE PAS DÉLIBÉRÉMENT LE DÉSIR. ON LA BRANDIT COMME UNE COLÈRE. » DAVID LE BRETON, PROFESSEUR EN SOCIOLOGIE

Mais pourquoi diable faut-il aujourd’hui se dévêtir pour défendre la veuve, l’orphelin et l’entreprise en péril ? Autrefois, pour obtenir gain de cause ou quelques deniers, il suffisait de traquer le chaland au coin de la rue, d’alpaguer l’automobiliste au feu rouge ou d’hameçonner le quidam en direct du plateau des actualités télévisées régionales. Que s’est-il passé pour que le corps serve d’intermédiaire à l’instant précis où les corps intermédiaires ne servent plus ?

« Dans la plupart des cas, il s’agit d’une métaphore du sacrifice, soutient David Le Breton, 65 ans, professeur en sociologie à l’université de Strasbourg, notamment auteur de L’Adieu au corps (Métailié, 2013) et Rire. Une anthropologie du rieur (Métailié, 300 p., 22 euros). On se met à nu pour attirer l’attention sur ceux qui n’ont plus rien. Ici, la nudité ne crée pas délibérément le désir. Elle n’évoque pas le sexe. On la contrôle. Elle frôle parfois le puritanisme. On la brandit comme une colère. »

Ce ne sont pas les infirmières du service de néonatalogie de l’hôpital René-Dubos de Pontoise (Val-d’Oise) qui diront le contraire. Fin 2016, affligées par le manque de moyens, cinq d’entre elles décident de poser nues sur un calendrier. Une des photos, en noir et blanc, les présentait de dos, bras croisés, épaules basses, marques de soutien-gorge visibles, avec quelques mots écrits à même la peau, entre les omoplates : « Faut-il que l’on se mette à nu pour que vous vous intéressiez à nous ? »

Réponse : oui. Eric Boucharel, secrétaire adjoint de l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA), qui a soutenu cette initiative, explique : « Il fallait secouer le cocotier. Les filles ont eu beaucoup de courage. Les 500 exemplaires ont tous été vendus, jusqu’en Belgique ou au Canada. Plus de 1 600 euros ont été versés à SOS Préma, une association qui aide les parents des bébés prématurés. Je suis fier d’elles et très triste, parce que s’il faut en arriver là… En tout cas, le combat continue. »

Succès au rendez-vous

Depuis 2013, les Jeunes agriculteurs de la Manche s’exposent, eux, au profit du Téléthon. « Pour nous, c’est un défi. La cause nous transcende », confie Emilie Lemonnier, 35 ans, salariée agricole, chargée de la communication du syndicat et modèle de l’édition 2018. « Je photographie des corps du quotidien, alors il faut préparer les modèles à affronter le regard des autres. Heureusement, on rit beaucoup », raconte Linda Lesauvage, 36 ans, dont les studios sont installés à La Haye-du-Puits et à Bréhal (Manche), et qui travaille bénévolement au projet.

Les plus tristes sont ceux qui ont hésité. Elodie Grolleau, 34 ans, présidente de la Jeune chambre économique du choletais (JCE), dans le Maine-et-Loire, n’a pas oublié les réticences au moment du lancement du calendrier 2013, où ouvrières et ouvriers du cru se déculottaient pour offrir une autre image de leur emploi, et les regrets de ceux qui avaient renoncé, une fois le succès avéré. Car il est toujours au rendez-vous. Les exemplaires se vendent en moins de temps qu’il n’en faut à Arturo Brachetti, as italien de la métamorphose, pour se rhabiller.

« C’est une transgression bon enfant, estime David Le Breton. Il y a de l’humour dans ces démarches. Et un peu de provocation. La procédure est efficace. Elle crée de l’empathie et renvoie à notre propre engagement : jusqu’où sommes-nous prêts à aller ? » Question brûlante. Il y a quelques années, je devisais avec l’international Denis Charvet de l’avenir du rugby français. Que pensait-il des « Dieux du stade » ? « Au fond de moi, je suis contre, disait-il, mais je l’aurais fait. La modernité, c’est baisser son froc. »

30 décembre 2018

Fin de partie pour le porno à l’ancienne

porno

Par Maïa Mazaurette - Le Monde

Exit le film X d’antan, sa déco en stuc et son scénario en toc… Aujourd’hui, le consommateur plébiscite le contact direct avec les camgirls d’Internet et les services sur mesure.

C’était en juillet 1985 : ­Canal+ diffusait son premier « film du samedi soir », l’épatant Caligula, de Tinto Brass (1979). Les plus chanceux des quadragénaires d’aujourd’hui l’ont vu, les autres en ont certainement entendu parler dans la cour de récréation. Cette génération a eu accès aux VHS planquées dans le meuble télé, à la collection de BD cochonnes du grand-oncle, aux romans type San-Antonio ou SAS. Si vous êtes né après 1970, vous avez grandi avec le porno. Manifestement, vous avez survécu. Peut-être même êtes-vous parent d’enfants qui, aujourd’hui, découvrent la pornographie.

Age moyen : 35 ans

La consommation des mineurs fait les gros titres depuis des années, mais 2018 a été particulièrement chargée : en avril, un sondage OpinionWay-20 Minutes révélait qu’un adulte sur dix a été confronté au porno avant ses 11 ans, et six sur dix avant ses 15 ans. Le 15 juin, le président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), Israël Nisand, et plusieurs professionnels de santé répondaient à ces chiffres par un « appel solennel » aux pouvoirs publics. De fait, avec un âge moyen du premier rapport sexuel à 17 ans, les plus jeunes commencent leur vie sexuelle par le porno.

On croit avoir tout entendu sur la question, il reste pourtant un tabou : la consommation de porno est loin d’être l’apanage des jeunes. L’âge moyen de l’utilisateur du site anglophone Pornhub, la plus grosse plate-forme X du monde, est de 35 ans. Ces chiffres confirment les sondages nationaux : en France, la consommation des hommes adultes est passée de 30 % en septembre 2005, à 79 % en janvier 2014 – et la consommation des femmes, de 4 % à 41 % (IFOP-Tukif, avril 2014). En 2009, le pic de consommation de pornographie était atteint entre 35 et 49 ans (IFOP-Dorcel).

Nous vieillissons avec le porno, et personne n’en parle. Ce que confirme le sociologue Baptiste Coulmont, maître de conférences à l’université Paris-VIII : « Pour ce qui est des études de sciences sociales, il y a énormément d’articles sur la consommation des adolescents et des jeunes adultes, mais presque rien sur les quadragénaires et le porno. » A ce vide théorique répond un scénario commode, mais faux : ces enfantillages seraient un pis-aller qu’on laisserait derrière soi en se mettant en couple.

Soulagement expéditif

Que se passe-t-il après nos 18 ans, quand le parfum de transgression s’évapore ? Les jeunes adultes se tournent massivement vers les plates-formes gratuites – pour des raisons pratiques et économiques. En quelques années, Pornhub a gagné une situation de quasi-monopole, et ça n’est pas fini, puisque ce site a plus que doublé son nombre de visiteurs en quatre ans (de 14,7 milliards de visites en 2014 à 33,5 milliards cette année).

ON LANCE UNE SÉQUENCE PORNO PARCE QU’ON N’A RIEN DE MIEUX À FAIRE, PAR ENNUI, POUR SE DÉTENDRE, POUR DORMIR OU POUR RIGOLER. BREF, LA ROUTINE.

Ce que cherche ce public, c’est un soulagement expéditif. La durée moyenne passée devant du X est de dix minutes. Pour ces adultes débordés, célibataires ou en couple, parfois jeunes parents, le discours se veut utilitaire. On consomme (le mot est bien choisi) pour se débarrasser au plus vite de pensées intrusives, pour se préparer à un rendez-vous galant, pour ne pas interagir de manière libidineuse avec les femmes. C’est exactement ce que décrit John (certaines personnes ont requis l’anonymat), 34 ans, musicien à New York : « Surtout depuis le mouvement #metoo, on ne veut pas être » ce type d’homme-là, « qui serait assimilé à Donald Trump ».

Cette consommation est décrite par les utilisateurs comme déconnectée de la vie sexuelle. Les plates-formes de partage de vidéos, appelées « tubes », offrent une satisfaction simple et démocratique, une expérience qui rassure par son uniformité : une chanson pop dure 3 minutes 40, un épisode de série télé plafonne à 52 minutes… et la pornographie se cale entre ces deux pôles. L’excitation n’est d’ailleurs pas toujours le premier motif de consommation.

Selon Florian Vörös, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université de Lille, on lance une séquence porno aussi parce qu’on n’a rien de mieux à faire, par ennui, pour se détendre, pour dormir ou pour rigoler. Bref, la routine. Pas surprenant, dès lors, que l’on manque d’inventivité dans nos recherches. Sur Pornhub, de 18 à 64 ans, donc pour toutes les classes d’âge, la catégorie « teen » (18-19 ans) est plébiscitée. En pornographie comme dans l’art, la cosmétique ou le mannequinat, priorité aux corps jeunes, minces et toniques.

Perte du frisson de l’interdit

Si le pic de consommation de porno a lieu autour de la quarantaine, à partir de 45 ans, les choses se tassent : 11 % des visiteurs de Pornhub ont entre 45 et 54 ans, 7 % entre 55 et 64 ans, 5 % plus de 65 ans. Ces chiffres sont corroborés par d’autres études : avec l’âge, notre consommation de pornographie décroît de manière stable (Journal of Sex Research, juillet 2015), et c’est particulièrement vrai pour les femmes. (Précisons que ces dernières ne regardent pas pour les mêmes raisons : les femmes cherchent à s’exciter, les hommes répondent à une excitation préalable.)

« PERSONNE, DANS L’INDUSTRIE [DU PORNO], NE SE DEMANDE SI LES CONSOMMATEURS EN AURONT UN JOUR MARRE DE VOIR LES MÊMES FIGURES SEXUELLES, LES MÊMES SCRIPTS À LA NOIX, LES MÊMES DIALOGUES LORS DES MÊMES SCÈNES. » MARIE MAURISSE, AUTEURE DE « PLANÈTE PORN »

Pourquoi ce désintérêt ? Un mortel ennui. Au moment de décrocher, certains ­ex-consommateurs évoquent leur lassitude vis-à-vis d’une sexualité trop virtuelle, le remplacement du pixel par l’expérience, la perte du frisson de l’interdit, ou leur préférence pour d’autres médias comme la littérature érotique. Ces « déserteurs » ne comprennent même pas comment on peut continuer à se passionner pour le X, comme Christine, 37 ans, développeuse informatique : « C’est qui, ces hommes de 35 ans qui regardent encore du X ? Ils ne sont pas passés à autre chose ? »

Bizarrement, la fidélisation d’un public vieillissant ne semble pas être une préoccupation de l’industrie pornographique. La journaliste Marie Maurisse, correspondante du Monde en Suisse et auteure de Planète Porn (Stock, 224 p., 18 €), en a fait l’expérience : « La lassitude n’a strictement jamais été évoquée lors de mon enquête. Personne, dans l’industrie, ne se demande si les consommateurs en auront un jour marre de voir les mêmes figures sexuelles, les mêmes scripts à la noix, les mêmes dialogues lors des mêmes scènes. C’est comme si personne ne pouvait envisager que les consommateurs puissent se lasser. »

Problèmes éthiques

Et pourtant ! Certains se disent écœurés par les problèmes éthiques soulevés par les « tubes » : grâce au travail de lanceurs d’alerte comme la réalisatrice Ovidie, on sait que les contenus sont systématiquement copiés, et que les acteurs, redoutablement mal payés, perdent leur droit à l’image – sans même parler de l’inexistant droit à l’oubli. Une importante partie des consommateurs regrette aussi l’absence de raffinement de la production de masse.

LES PERFORMANCES EN DIRECT EXPLOSENT. CE SONT LES « CAMS » : DES GENS SE FILMENT FACE CAMÉRA, ET SONT PAYÉS PAR LES SPECTATEURS AVEC DES POURBOIRES ET AUTRES JETONS NUMÉRIQUES.

En effet, si presque la moitié se fiche du scénario, 74 % préfèrent les performeurs à l’apparence naturelle, et 66 % s’intéressent à leur physique (IFOP-Tukif, avril 2014). Les grosses plates-formes l’ont bien compris en créant des certificats d’excellence, comme les membres certifiés, les catégories « amateur vérifié » ou encore « pornhub select » (une sélection gratuite où l’on trouve prétendument la crème de la crème). Cependant, ces initiatives peinent à satisfaire les esthètes, qui filent alors vers des maisons de production plus confidentielles… et payantes (Kink.com pour le BDSM, Erika Lust pour le porno féministe, Explicite-art.com pour les productions du Français John B. Root).

Conséquence : les performances en direct explosent. Ce sont les « cams » : des gens se filment face caméra, et sont payés par les spectateurs avec des pourboires et autres jetons numériques. La plus grosse plate-forme, LiveJasmin, se hausse au 49e rang mondial d’Internet selon le classement Alexa (mars 2018) – pas si loin du géant Pornhub, au 30e rang. Une menace face à laquelle Pornhub a répliqué en hébergeant sa propre plate-forme de « cams »…

Cette personnalisation du X n’est pas entièrement nouvelle ; elle était déjà à l’œuvre avec la mode du POV (pour « point of view », quand la pornstar vous regarde droit dans les yeux dans les films) ou le JOI (pour « jerk off instructions », les instructions pour se masturber). Mais elle se répand, révélant au passage un besoin de connexion, un désir de « réel » que la consommation de masse ne comble pas. Avec, à la clé, le fantasme d’un harem sur mesure, livré à domicile : le porno à la papa est mort, vive le porno à la pacha !

17 août 2013

"Egon Schiele, enfer et passion" (extrait)

Jane Birkin, Mathieu Carriere et Nina Fallenstein dans un extrait du film "Egon Schiele, enfer et passion", Herbert Vesely 1980.

Filmographie de Mathieu Carrière :

1964 - Tonio Kröger Acteur

1965 - Les Désarrois de l'élève Toerless Premier rôle

1967 - La Croisade maudite Acteur

1969 - La Maison des Bories Acteur

1970 - Le Petit Matin Premier rôle

1971 - Rendez-Vous à Bray Premier rôle

1971 - L'Homme au cerveau greffé Premier rôle

1971 - Malpertuis Acteur

1972 - Don Juan soixante-treize Acteur

1972 - Barbe-Bleue Acteur

1972 - Il n'y a pas de fumée sans feu Acteur

1974 - La Jeune Fille assassinée Acteur

1974 - Isabelle devant le désir Acteur

1974 - India Song Acteur

1975 - Blondy Premier rôle

1975 - Police Python 357 Acteur

1975 - L'Appât Acteur

1976 - Le Coup de grâce Acteur

1976 - Bilitis Acteur

1977 - Les Indiens sont encore loin Premier rôle

1978 - Pareil pas pareil Premier rôle

1978 - Le Navire Night Premier rôle

1979 - Femme entre chien et loup Acteur

1979 - L'Associé Acteur

1979 - Les Chemins dans la nuit Premier rôle

1979-1980 - Justocœur Acteur

1980 - La Femme de l'aviateur Acteur

1980 - Egon Schiele, enfer et passion Premier rôle

1981 - La Passante du Sans-Souci Acteur

1982 - Benvenuta Acteur

1982 - La Femme flambée Premier rôle

1983 - Un printemps sous la neige Acteur

1984 - L'Amour en douce Acteur

1984 - L'Avenir d'Emilie Acteur

1985 - Bras de fer Acteur

1985 - Le Neveu de Beethoven Acteur

1986 - Terminus Acteur

1986 - Johann Strauss, le roi sans couronne Acteur

1987 - Cérémonie d'amour Premier rôle

1988 - L'Œuvre au noir Acteur

1988 - Sanguines Premier rôle

1991 - Malina Premier rôle

1991 - Une lueur dans la nuit Acteur

1992 - Christophe Colomb Acteur

1993 - Dieu que les femmes sont amoureuses Acteur

1995 - L'Amour conjugal Acteur

2002 - Luther Acteur

2003 - Arsène Lupin Acteur

2005 - Les Murs porteurs Acteur

2009 - Sans queue ni tête Acteur

2012 - La Marque des anges Acteur

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25 décembre 2018

Des révélations troublantes sur la santé d’Emmanuel Macron

IMG_3316Trois journalistes du Monde se sont ainsi penchées sur « la vie à huis clos » du président de la République depuis le début de la crises des Gilets jaunes. Particulièrement discret depuis les premières journées de contestation des manifestants, Emmanuel Macron serait très touché par cette crise politique. Perpétuellement conspué par une partie de la population qui réclame sa démission, insulté, hué, menacé, le chef de l’Etat ne laisse toutefois transparaître aucun signe de faiblesse. Et pour ce faire, le président compte sur… du maquillage. « Il ne sort plus sans se maquiller tellement il est marqué. Il se maquille même les mains. » témoigne un député du parti présidentiel (LREM) dans l’article du Monde.

Voir l'article du Monde 

http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/2018/12/22/36961130.html#comments

 

28 avril 2016

La Fondation Pinault, un joli coup pour la Ville de Paris

La Mairie de Paris est-elle désormais un acteur majeur de l’art contemporain ? En 2014, la Fondation Louis Vuitton est inaugurée dans un bâtiment construit sur un terrain du domaine public municipal et une convention d’occupation de cinquante-cinq ans est signée entre la Ville et la Fondation. Tout est fait alors pour souligner le rôle du maire de l’époque, Bertrand Delanoë. Aujourd’hui, Anne Hidalgo conclut un partenariat avec François Pinault auquel une concession de cinquante ans accorde la jouissance de la Bourse de commerce. On ne peut que faire le parallèle entre les deux opérations ; et observer que la Mairie de Paris s’est engagée dans des partenariats à long terme avec les deux principaux collectionneurs français et leurs groupes. Article de Philippe Dagen – Le Monde

bourse commerce

10 août 2013

MOULIN DU NARBON en KERHILLIO - ERDEVEN

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http://www.moulins-a-vent.net/Moulins/erdeven.htm

Le moulin est placé sur une hauteur à l´est de la route qui relie Kerhillio au bourg.

Il est cerné d´un enclos de pierres sèches de faible hauteur destiné à visualiser et donc sécuriser l´amplitude de ses ailes. La maison du meunier et ses dépendances sont construites au sud. Sur une parcelle en jardin, en contrebas, la fontaine en pierre de taille est couverte en bâtière.

Le moulin de plan circulaire est construit de moellons recouverts d'un enduit chaulé.

Il présente une élévation à trois niveaux : Mouture au dernier niveau en surcroît, bluterie au 2e niveau et aire de manutention et de stockage au RDC, l'ensemble étant desservi par un escalier circulaire en pierre, entre le RDC et le 2e niveau, puis par une échelle donnant accès au dernier niveau.

Le moulin conserve l'ensemble de son mécanisme (20e siècle) et il fonctionne.

La charpente de toit est posée sur un rail métallique circulaire (restauration après 1997), permettant aux ailes de s'orienter vers les vents favorables. Le comble est éclairé par deux fenêtres opposées à l'est et à l'ouest, aménagées d'un cylindre extérieur pour hisser les sacs de grain. Lanterne et rouet qu'actionne l'arbre du moulin, sont en pommier. Les meules sont faites d'un assemblage de pierres de champagne, cerclées de fer.

Au niveau inférieur, simplement éclairé au nord par le jour de l'escalier, se trouve le blutoir cylindrique. Dans la seconde moitié du 20e siècle il n'est plus actionné par le mécanisme éolien mais par un moteur thermique installé au RDC.

La maison du meunier est aussi une ferme. Orientée à l'ouest elle se compose d'un logis à étage au centre (1894), d'une étable en alignement au sud (1807) et d'une ancienne grange fournil très remaniée en alignement au nord. Les armes associées de Keravéon et Kercadio sont placées (en remploi ?) sur la façade du logis. Une remise isolée est construite au sud-ouest.

Voir ICI

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28 avril 2016

Elodie Frégé est en couverture de LUI...

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Aujourd'hui, en kiosque, @luimagazine me fera rougir. Et vous? Roi de la sublimation photographique : @davidbellemere heart Princes dénicheurs de dessous dessus : @aurelienstorny & @du.stijl Peintre magicien : @williambartelmakeup Sculpteur de cheveux roux et fous : @mr_alexandrycosta Fée des longues mains : Laura Forget ‪#‎teambellemere Genie interrogatif : Frédéric Beigbeder Merci à Florence, @ericbeckman66 et toute la belle équipe qui m'a choyée ce jour là. Merci à toi Jean-Yves Lefur , pour ta bienveillance et pour l'invitation. Acceptée. Oh Oui! Merci à Lui, chic et insolent. Kiss

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25 avril 2016

Exposition : Picasso au Mucem

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Vous êtes tous invités mardi 26 avril de 17h30 à minuit à découvrir gratuitement la nouvelle exposition du Mucem consacrée à Pablo Picasso, "Un génie sans piédestal". Un parcours riche de 270 oeuvres qui s’attache à montrer comment Picasso, tout à la fois inscrit dans son époque et attaché à ses racines, a nourri son travail d’influences issues des arts et traditions populaires. Exposition à découvrir du 27 avril au 29 août 2016 #PortesOuvertes #gratuit #mucem #picassomucem #marseille

22 décembre 2018

Emmanuel Macron, à huis clos en son palais

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Par Raphaëlle Bacqué, Ariane Chemin, Virginie Malingre - Le Monde

Insultes, huées, menaces... Quand il sort, désormais, cela tourne mal. Depuis le début de la mobilisation des « gilets jaunes », pour le président qui aimait tant les promenades, elles sont devenues rares (et discrètes). Comme les visites.

De l’aéroport de Loudes, en Haute-Loire, jusqu’au Puy-en-Velay, il y a 10 km, un quart d’heure en voiture. Ce 4 décembre, pour rejoindre la préfecture incendiée trois jours plus tôt par les « gilets jaunes », Emmanuel Macron n’a heureusement pas besoin de passer par le rond-point de Lachamp, sur la commune de Saint-Pierre-Eynac. C’est là, sur la RN88, que des manifestants avaient cousu un pantin de taille humaine, posé sur un échafaud plus vrai que nature. Sur le billot était écrit : « Te guillotiner c’est notre projet. »

Le président de la République file vers la préfecture. En route, il discute avec les passagers en gilet jaune d’une voiture croisée par hasard. Aucune image, aucune vidéo. Le 3 décembre, il n’a aussi passé qu’une tête dans le bureau de l’un de ses collaborateurs qui recevait un « gilet » venu de Chalon-sur-Saône à pied. Ces gens seront parmi les rares protestataires qu’Emmanuel Macron a rencontrés durant cette crise ouverte le 17 novembre, où sa capacité à réformer et sa popularité se sont abîmées, mais où il a aussi perdu une part de sa liberté.

Sans prévenir les élus, il est venu au Puy apporter son soutien au préfet. Celui-ci montre les armoires en cendres, les vitres brisées, les bureaux noircis par la suie. Il conte au chef de l’Etat ce samedi où le « portail a été pété », les pneus entassés et enflammés, et cette bataille inégale entre les « trente » de la préfecture et les deux cents manifestants empêchant les pompiers d’accéder au bâtiment. Bilan : trente-huit blessés… « Ils criaient : “Vous allez tous griller comme des poulets ! », termine le préfet. « Vous les connaissez ? », interroge Emmanuel Macron, incrédule.

Dès que l’avion présidentiel s’est posé à Loudes, la nouvelle de sa visite s’est ébruitée. Un message posté sur Facebook a réveillé quelques « gilets jaunes ». Une vingtaine d’hommes et de femmes attendent le chef de l’Etat à la sortie de la préfecture. « Ouuuuuh ! Démission ! », « Enculé ! », « Président des riches ! » Pas encore de quoi trop s’émouvoir. C’est sur la route de la caserne de gendarmerie que tout va basculer…

« On vous hait ! »

M. Macron commence par traverser Le Puy vitre ouverte, pour dire bonjour. Des insultes lui répondent, il doit vite la remonter. Un homme se jette ensuite devant la voiture. En sortant de la caserne, cinquante manifestants l’injurient encore : « On vous hait ! »

L’échange promis à la presse locale est annulé. Les services de sécurité exfiltrent le président par une sortie annexe. De la séquence ne reste que l’image d’un démarrage en trombe sous les huées. Quelques jours plus tard, le chef de l’Etat racontera au président du MoDem François Bayrou que, de la voiture, il a entendu une femme lancer : « Salope, j’espère que tu vas crever sur la route ! »

Emmanuel Macron aime pourtant les promenades. Dès son arrivée au ministère de l’économie, en 2014, il avait fait de ces échappées sa griffe. Elles étaient à la fois le thermomètre de sa popularité et un moyen d’asseoir sa notoriété. « Il est où, Emmanuel ? », s’agaçait François Hollande à chaque déplacement avec lui. « Emmanuel » traînait derrière. Selfies, autographes, bisous, il se régalait. Mais, depuis que les « gilets jaunes » le traquent sur Facebook, ces déambulations sont impensables. Il voyage incognito, ou alors sans caméras.

Jeudi 20 décembre, c’est avec l’AFP et Franceinfo, ces médias de « l’ancien monde », qu’il est allé à Soissons, dans l’Aisne, visiter sans prévenir un centre pour enfants victimes de maltraitance. Officiellement, personne n’a été exclu du voyage, mais il fallait éviter les caméras, en cas d’incident. « S’il ne prévient pas avant de partir, c’est qu’il sait déjà qu’il risque de s’en prendre plein la figure », confirme un conseiller. Sa photographe officielle, Soazig de la Moissonnière, envoie seule quelques clichés où le président, décontracté au milieu de son équipe, rit à la table d’un restaurant Courtepaille, à Mareuil-lès-Meaux (Seine-et-Marne).

Gibets, cibles et cercueils

Deux jours avant les injures du Puy-en-Velay, sa petite promenade à pied au milieu des vitrines fracassées de l’avenue Kléber, à Paris, avait déjà mal tourné. Il revenait alors d’Argentine, où il avait participé au G20. Sur les portables de ses collaborateurs, il a découvert de Buenos Aires les images des violences du 1er décembre et il se rend à l’Arc de triomphe saccagé avant de partir à la rencontre des commerçants. Mais des « gilets jaunes » débarquent. Copieusement sifflé, il doit s’éclipser sous la protection des policiers.

Avant le 11-Novembre, « il était déjà revenu de son périple dans l’est de la France très conscient qu’une colère grondait », assure Philippe Grangeon, l’un de ses conseillers. Mais c’était au temps où l’Elysée pouvait encore accuser les médias de grossir le trait. « Je parle aux gens, ça se passe bien, mais les journalistes écrivent à l’avance un scénario où je me ferais sans cesse alpaguer, comme si j’étais un personnage de télé-réalité ! », se plaint Emmanuel Macron devant les ministres Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Jean-Michel Blanquer et François de Rugy qu’il reçoit à l’Elysée au retour de sa fameuse « itinérance mémorielle » dans onze départements. Il faut attendre la deuxième journée de mobilisation des « gilets jaunes », le 24 novembre, pour qu’il évoque des « scènes de guerre ». Une semaine plus tard, l’Arc de triomphe est pris d’assaut.

« Je connais cette violence et cette vulgarité, ce sont les mêmes qui étaient déposées dans la boîte aux lettres de mes parents, lorsque j’ai rencontré Emmanuel », assure Brigitte Macron à ses conseillers désolés. Sauf qu’à l’époque les insultes n’étaient pas si menaçantes. Désormais, les manifestants crachent sur les vitrines et prennent à partie les employés de la chocolaterie familiale d’Amiens. « J’ai l’impression d’être un bouc émissaire, un défouloir » : le 4 décembre, Jean-Alexandre Trogneux, propriétaire du commerce, se fend d’une mise au point : la boutique n’appartient pas au président, son oncle par alliance. Un internaute de la Somme, terre des plus farouches ennemis du président – le député François Ruffin et l’écrivain Edouard Louis –, est placé en garde à vue.

Dans les « manifs », l’effigie du président est lardée de coups de couteau, ligotée par des chaînes, ensanglantée. Gibets, cibles, cercueils trônent devant les cahutes de bord de route. Sur les sites des manifestants, on parle de lui « jeter des pierres » et même de « le pendre ». Quant aux comptes Facebook d’Eric Drouet et de Priscillia Ludosky, deux des initiateurs du mouvement, ils relaient un faux « mandat d’arrêt » contre Emmanuel Macron, coupable de « haute trahison ».

Déplacements officiels annulés

Il n’y a pas que les coups de menton ou de gueule sur les réseaux sociaux. Dans la nuit du 14 au 15 décembre, le député (La République en marche, LRM) de l’Eure Bruno Questel voit débouler devant chez lui « un groupe d’hommes, mais aussi de femmes, largement alcoolisés ». Des visages déjà croisés dix fois dans cette circonscription où il a été élu maire en 2002, conseiller général et enfin parlementaire.

« Ils voulaient s’installer chez moi », raconte le député au téléphone à Emmanuel Macron et à son premier ministre, Edouard Philippe, après que la police a retrouvé six douilles de cartouches tirées devant sa maison. Même le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, pratiquement inconnu du grand public, a vu ses enfants menacés.

A Paris, les époux Macron aimaient improviser un dîner à La Rotonde, cette brasserie de Montparnasse où les patrons leur arrangent toujours une table au fond du restaurant. Ils étaient même allés voir Le Grand Bain, le « feel good movie » de Gilles Lellouche, dans une « vraie » salle de cinéma. Trop dangereux aujourd’hui. Depuis le 1er décembre, Brigitte Macron n’a pas franchi les limites du périphérique, se contentant, sans aucune publicité, d’une visite à l’hôpital des Invalides, d’une autre à Necker, d’une troisième à l’Institut de la mémoire de la Pitié-Salpêtrière.

Adieu les longs week-ends à la Lanterne, aux confins du parc du château de Versailles, où Brigitte Macron a l’habitude d’acheter son pain dans les boulangeries avoisinantes : depuis la mi-novembre, les séjours sont brefs et rares. Hormis sa visite surprise à Soissons, le président lui-même est peu sorti de l’Elysée. Le ministère de l’intérieur craint des bousculades, une agression, voire bien pire. Ses agendas ont été vidés, des déplacements officiels annulés : sa visite en Serbie, les 5 et 6 décembre, puis son séjour à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), le 18 décembre, afin de préparer le G7 de 2019 en compagnie de 150 ambassadeurs. L’agenda officiel est loin d’être rempli. « Il est en réunion interne », répond son service de communication.

Aucun de ceux qui l’entourent n’a souvenir d’un tel rejet sur le terrain. Seul Bruno Le Maire, lorsqu’il était le ministre de l’agriculture de Nicolas Sarkozy, a connu les quolibets et les tas de fumier déversés sur son passage. Pour les jeunes conseillers de l’Elysée, l’expérience est inédite. « On ne va pas finir le quinquennat dans un abri antiatomique », expliquait au Monde le chargé de la communication de l’Elysée, Sylvain Fort, en prenant ses fonctions après l’« affaire » Benalla. « Débunkériser », disait-on alors au Palais. Devant l’association de la presse présidentielle, à la Maison des polytechniciens, le 17 décembre, il détaille cette fois la menace que fait peser sur le président une « défiance transformée en sécession ».

« Il ne sort plus sans se maquiller »

Devant les députés LRM, ou en conseil des ministres, Emmanuel Macron ne laisse échapper aucune fébrilité. Occupé à ne pas imposer ses certitudes, il laisse les autres parler. Mais ceux qui le croisent notent sa fatigue. « Il ne sort plus sans se maquiller tellement il est marqué. Il se maquille même les mains », assure un député LRM qui a l’oreille du chef de l’Etat. Lors de son allocution enregistrée à l’Elysée, le 10 décembre, plus de 23 millions de téléspectateurs découvrent un président mal rasé et amaigri.

L’Elysée est devenu un huis clos où les corps étrangers sont de plus en plus rares. Le président (Les Républicains) du Sénat, Gérard Larcher, ou l’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy ont été reçus les 4 et 7 décembre. Le jeudi, John Chambers, l’ex-patron du groupe informatique Cisco devenu ambassadeur de la French Tech à l’international, a aussi franchi le perron du Palais avec une quarantaine de « capital-risqueurs » et d’investisseurs venus découvrir de prometteuses jeunes pousses françaises. Mais le chef de l’Etat a surtout consulté son premier cercle.

Depuis que les présidents communiquent par messagerie privée, les « visiteurs du soir » sont rares, ou plus exactement leurs visites sont désormais virtuelles. Emmanuel Macron possède deux téléphones et passe de l’un à l’autre. Naguère, les conseillers ou les gardes guettaient l’heure à laquelle il quittait son bureau et éteignait les lumières. Aujourd’hui, ceux qui communiquent avec lui par Telegram notent l’heure à laquelle il cesse ses consultations : 2 heures, 3 heures du matin…

Il échange évidemment avec son secrétaire général et son premier ministre, qui ont longtemps plaidé que des concessions aux « gilets jaunes » obéreraient la capacité de réforme du gouvernement. Mais ces dernières semaines, Philippe Grangeon, François Bayrou et Richard Ferrand (président de l’Assemblée nationale), les « sociaux », comme on les appelle, ont joué les premiers rôles dans l’entourage du chef de l’Etat. Avec Jean-Paul Delevoye (haut-commissaire à la réforme des retraites), ces trois-là ont participé à la vidéoconférence qu’Emmanuel Macron a organisée le 8 décembre à l’Elysée afin de réfléchir à la sortie de crise. C’est avec eux, ces représentants du vieux monde, qu’il s’est convaincu de lâcher plus de 10 milliards d’euros pour « sauver le capital des réformes ».

Pas de trêve pour son anniversaire

Insulté sur les réseaux sociaux, le président n’ignore pas la tentation et les références révolutionnaires d’une partie des émeutiers. « Le référendum d’initiative citoyenne n’est pas conçu par ses initiateurs – qui ne sont pas des gentils “gilets jaunes”, mais des complotistes de la pire espèce – comme un outil démocratique mais comme un outil de sédition », a encore confié Sylvain Fort, lundi 17 décembre.

Quand une partie de l’extrême gauche s’est mise à espérer tout haut que la police rejoigne le mouvement de contestation, le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, a été prié d’éteindre au plus vite la sourde fronde au sein des forces de l’ordre. Une prime de 300 euros a été attribuée à 110 000 policiers et gendarmes, ainsi qu’une hausse de salaire de 150 euros.

Même au sein de l’armée, il a fallu menacer de sanctions une dizaine de généraux, un amiral et un colonel de la 2e section, c’est-à-dire retraités mais encore mobilisables, après qu’ils ont signé une lettre ouverte sur un site d’extrême droite.

« Vous ne pouvez pas décider seul d’effacer nos repères civilisationnels et nous priver de notre patrie charnelle, disait le texte, en s’insurgeant de la signature par la France du pacte de Marrakech (Maroc) sur les migrations. Vous êtes comptable devant les Français de vos actions. Votre élection ne constitue pas un blanc-seing. » Des airs de putsch ? En tout cas un affront pour le président, qui est aussi le chef des armées, et déteste qu’elles le contestent.

Vendredi 21 décembre, c’était son anniversaire. Quarante et un ans. Encore une jeunesse. Evidemment, Facebook a repéré l’événement et appelé à « pourrir la fête ». Pas de trêve, au contraire. « A bas sa majesté Macron ! », « Dégage Macron Ier ! », continuent de crier les « gilets jaunes » sur les ronds-points rasés puis reconstruits. Rond-point de la Jaunaie, à Redon, en Ille-et-Vilaine, une nouvelle guillotine vient d’être installée : « On veut juste qu’il comprenne qu’il faut qu’il s’en aille », explique une manifestante.

Voilà le jeune président rattrapé par le fameux « dégagisme » qui l’a aidé à se hisser à la tête du pouvoir, mais aussi par ses analyses historiques et ses critiques sur la « normalisation » progressive des présidents de la Ve République. En juillet 2015, dans l’hebdomadaire Le 1, il assurait que le grand « absent » de « la politique française » était « la figure du roi », dont « fondamentalement le peuple français n’a[vait] pas voulu la mort ». A l’époque, il pensait encore qu’il manquait un roi à la France.

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22 décembre 2018

"L'homme fidèle" de et avec Louis Garrel - Lily Rose Melody Depp - Laetiti Casta

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Laetitia Casta, Louis Garrel et Lily-Rose Depp sont au cœur d'un triangle amoureux dans "L'Homme fidèle", réalisé par Louis Garrel himself. 

Rendez-vous est pris pour découvrir le 26 décembre Lily-Rose Depp, Laetitia Casta et Louis Garrel réunis devant la caméra de ce dernier. Pour son cinquième film, Louis Garrel se met en scène aux côtés de son épouse et de la fille de Vanessa Paradis et Johnny Depp dans un triangle amoureux dérangeant. Laetitia Casta est Marianne qui quitte Abel (Louis Garrel) pour Paul, son meilleur ami et père de son enfant à naître. Huit ans plus tard, Paul meurt et lors de l'enterrement, Abel retrouve Marianne et fait tout pour la reconquérir. Les anciens amants se redonnent une deuxième chance. Mais la soeur de Paul, Eve (Lily-Rose Depp) ne l'entend pas de cette oreille et complote avec Joseph, le fils de Paul et Marianne, pour mettre à mal cet amour ressuscité. 

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21 décembre 2018

La Journée mondiale de l'orgasme, c'est le 21 décembre

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Il y a des fêtes qu'on célèbre bien volontiers, comme la Journée mondiale de l'orgasme. Tous les 21 décembre sont dédiés à la jouissance, au plaisir et au sexe. C'est bon.

Une journée pour la paix

Elle se déroule le jour du solstice d'hiver, depuis 2006, créée par deux pacifistes américains pour promouvoir la paix. Donna Sheehan et Paul Reffell espèrent que grâce à l'orgasme, les humains seront plus heureux et peut-être moins violents. 

Une journée pour l'orgasme féminin

C'est aussi une journée pour sensibiliser les femmes à l'absence d'orgasme lors des relations sexuelles, appelée anorgasmie. L'occasion d'une journée pour apprendre à se détendre du clito, et à prendre son pied, tout simplement...

L'idée germe en vous, on vous laisse tranquille, seul(e) ou à plusieurs. On verra si le 21 décembre, la paix dans le monde restera ou pas un fantasme. Et si ce n'est pas le cas, vous aurez au moins, et ce n'est pas rien, pris le pied de votre vie.

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3 août 2013

Save the date : Acte 2 Galerie = Ellen von Unwerth

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ELLEN VON UNWERTH

« LITTLE BEAST »

26 septembre – 9 novembre

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Ellen Von Unwerth fait un retour en force avec acte2galerie à Paris pour son exposition inédite « Little Beast».

Cette sélection de photographies a été inspirée par un mouvement underground de jeux de rôle, apparu dans les clubs tokyoïtes et londoniens. Les protagonistes de ce mouvement sont des « fétichistes du fantasme »… mais plutôt que de s’habiller avec les classiques du bondage, ils revêtent des costumes en latex aux couleurs pop et acidulées de petits lapins, de caniches, de serpents, d’oiseaux ou de chevaux. Ellen, toujours à la recherche de nouveautés, a choisi le mouvement excentrique et ludique des « Little Beast » pour cette nouvelle exposition.

Ellen Von Unwerth continue d’adopter l’élégance du noir et blanc qui la caractérise, qu’elle ponctue d’images en couleurs flashy. « Little Beast » prouve encore une fois qu’Ellen Von Unwerth sait magnifiquement diriger ses modèles, laissant toujours flotter ses images entre mise en scène et spontanéité . Loin d’être de simples oiseaux en cage, ses égéries semblent prendre du plaisir à afficher leur côté provocateur et sexy. Sans jamais se prendre au sérieux, ce sont des petites bêtes espiègles et sauvages.

Le grain, le cadrage serré et décalé, les couleurs vives ou les noirs et blancs d'une très grande énergie dans ses photographies offrent un regard différent sur ces jeunes femmes. L'artiste crée une scénographie érotisée, subtile et kitsch dans laquelle elle aime se jouer du fétichisme.

 

acte2galerie

contact presse : elodie@acte2galerie.com

41 rue d’Artois - 75008 Paris

23 avril 2016

Rue du Château à Auray

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Rue du Château. Bienvenue dans l'allée des artistes

L'atelier de Gwenaelle Dussillos est ouvert toute l'année. La rue du Château est propice à la création. Pour s'en convaincre, il suffit de pousser la porte de L'atelier 32, ouvert depuis plus de neuf mois. Graphiste, peintre, mais surtout artiste, Gwenaelle Dussillos a trouvé sa place dans le quartier. Elle propose des initiations à la linogravure toute l'année. Gwenaelle Dussillos s'est installée dans la rue du Château très récemment. L'atelier 32 n'est en effet ouvert que depuis juillet 2015, mais il le reste toute l'année, alors que beaucoup de ses collègues préfèrent la saison touristique, de début avril à l'automne. « Auparavant, la maison était louée uniquement en saison à des vacanciers, explique Gwenaelle. Je vais découvrir la saison de printemps pour la première fois. L'hiver a été calme, mais c'est le moment le plus propice à la création ». « Faire des originaux à des prix abordables » Gwénaelle, qui travaille par ailleurs comme graphiste, peint des pastels à l'huile et s'est spécialisée en linogravure. « J'aime ce procédé qui permet de faire des originaux à tarif abordable. J'effectue le dessin sur la plaque, je creuse les futures zones de blancs avec une gouge, l'outil de base de la linogravure, je passe sous la presse pour obtenir l'image en négatif, puis j'imprime », précise-t-elle.

Aucune compétence en dessin n'est requise et Gwenaelle propose aux adultes des séances d'initiation à la linogravure pour trois personnes maximum. « Tout le monde peut faire des impressions textiles sur un tee-shirt par exemple, à offrir ou à s'offrir. On peut aussi réaliser des cartes, des étiquettes, des tampons... et l'on repart avec une plaque gravée et quelques tirages ». Un maître mot : la collaboration À la rentrée prochaine, elle va participer à la mise en place d'ateliers capables de se compléter : cours de gravure, de dessin, de couture... Elle partage ce projet avec sa voisine peintre Lalou K, qui tient l'un des plus anciens ateliers de la rue, ouvert également toute l'année, et la couturière Mariette Blattmann. Lalou K donne déjà des cours d'art plastique et de dessin à Brec'h et Mariette des cours de couture à la Mal (Maison d'animation et des loisirs). « L'intérêt de cette rue est de concentrer beaucoup d'artistes différents qui lui donnent une vraie dynamique. Et il y a une super ambiance entre nous. D'ailleurs, nous organisons des repas en commun deux fois par an. Le prochain est prévu le 16 juillet ». Le jour où Gwenaelle devra chercher un nouvel atelier, ce sera sans nul doute rue du Château.

4 mai 2016

Nobuyoshi Araki - Musée Guimet jusqu'au 5 septembre

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Nobuyoshi Araki

Le Musée Guimet présente la première exposition rétrospective en France consacrée à Nobuyoshi Araki, figure majeure de la photographie contemporaine japonaise, connu principalement pour ses séries dédiées à l’art du kinbaku, communément (et à tort) appelé bondage en France. Sa production, incommensurable, révèle pourtant bien d’autres trésors.  «La photographie est la vie, le quotidien est un art » nous dit le photographe, mais le spectre de la mort semble planer sur bien des clichés

17 juillet 2013

A 124 ans, la Tour Eiffel se met à la visite virtuelle

Paris (AFP) - La Tour Eiffel, qui a reçu plus de 6 millions de visiteurs l'an dernier, peut désormais se visiter d'un simple clic sur internet grâce à trois expositions numériques "immersives" mises en ligne mardi par Google et la Société d'exploitation de la Dame de fer. D'un mouvement de souris http://www.google.com/culturalinstitute, les internautes du monde entier accèdent à des plans, gravures, archives et photos du fonds patrimonial de la Tour Eiffel, sans oublier les impressionnantes vues à 360 degrés captées par les équipes StreetView de Google. Pour le tournage, Pascale Malite a poussé pendant six heures, le long des coursives situées à près de 300 mètres du sol, un "chariot" équipé d'appareils photo pour reproduire le plus fidèlement possible une visite in situ. "Le chariot pèse 60 kg mais il reste maniable, et une seule personne peut le diriger", avait expliqué à l'AFP la responsable du programme StreetView en Europe, il y a quelques semaines alors qu'elle effectuait la prise d'images au deuxième étage de la Tour Eiffel à 6H00 du matin... pour une rencontre en toute intimité avec la grande Dame, sans touristes en vue. La technologie utilisée par les équipes StreetView a notamment permis l'élaboration des Google Maps et autre Google Earth. Dès que l'internaute clique sur l'exposition intitulée "La naissance de la Tour Eiffel", il peut se promener virtuellement le long du balcon filant et s'offrir un tour de Paris avec sa souris. "Ces vues à 360° permettent une découverte privilégiée du sommet et du 2e étage du monument, et l'internaute peut effectuer un va-et-vient entre archives d'époque et actualité", soulignent dans leur communiqué commun l'Institut Culturel de Google et la Société d'exploitation de la Tour Eiffel (Sete). L'objectif est de plonger l'internaute "dans le contexte de la naissance de la Tour, de sa construction et de son inauguration", et un enregistrement audio "inédit" de la voix de Gustave Eiffel enregistré par Thomas Edison est même disponible. On peut par exemple examiner à la loupe les tout premiers visiteurs de la Tour en 1889, "en zoomant sur leurs visages", explique Mark Yoshitake, directeur des produits de l'Institut culturel de Google. Créé en 2011 et basé à Paris, l'institut a noué quelque 200 partenariats avec des musées et des institutions culturelles pour proposer gratuitement l'accès en ligne à des œuvres d'art, monuments et sites du patrimoine mondial. Mais une fois qu'il aura visité la Tour Eiffel depuis son canapé, l'internaute aura-t-il toujours autant envie de la voir en vrai ? "Nous nous sommes longuement posé la question", admet à l'AFP Jean-Bernard Bros, président de la Sete. "Mais je pense que ce pourrait être presque l'effet contraire car on n'enlève rien à l'envie de la visite en donnant de l'information. Au fond, rien ne remplace l'expérience du lieu", selon lui. "Aujourd'hui, quand un visiteur arrive, il a déjà plein d'informations sur la Tour Eiffel. Ce qui nous a intéressé, c'est de donner accès à l'histoire de la Tour Eiffel à nos futurs visiteurs, pour donner un autre sens à leur visite. Je crois beaucoup en un tourisme participatif et interactif dans l'avenir, et pas uniquement contemplatif", ajoute M. Bros qui est également adjoint au maire de Paris en charge du Tourisme. Et il admet que "c'est évidemment un plus" si ces expositions virtuelles "offrent la possibilité à tous ceux qui pourront peut-être jamais venir à Paris de leur vie, de voir la Tour Eiffel et de se rendre compte de ce que c'est". Selon les saisons, entre 10.000 et 32.000 personnes visitent chaque jour la Tour Eiffel, qui reste le monument payant le plus visité au monde.

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7 décembre 2018

« Jean-Michel Basquiat – Egon Schiele », la double exposition événement à découvrir à la Fondation Louis Vuitton

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Jusqu’au 14 janvier 2019, la Fondation Louis Vuitton présente, en deux parcours distincts, deux peintres qui fascinent par leur fulgurance et leur intensité : Egon Schiele (1890-1918) et Jean-Michel Basquiat (1960-1988). A travers une sélection de quelque 250 pièces issues de leurs œuvres exceptionnelles, la Fondation Louis Vuitton met en scène le parcours de deux artistes qui, pour Suzanne Pagé, directrice artistique de l’institution, « se voulaient des espèces de prophètes de l’art et qui sont chacun d’une virtuosité extravagante ».

En moins d’une décennie, Egon Schiele et Jean-Michel Basquiat sont devenus des figures majeures de l’art du XXe siècle. Ils sont liés par leur destin, celui d’une œuvre courte dont l’impact comme la permanence a peu d’équivalent. Les expositions qui leur sont respectivement dédiées sont respectueuses du contexte propre de leurs œuvres. Elles constituent deux moments aussi riches que différents. Pour Schiele, la Vienne de 1900, capitale de l’empire austro-hongrois et foyer intellectuel et artistique de premier plan. Pour Basquiat, le New York du début des années 1980 avec la vitalité de sa scène underground, de sa culture urbaine downtown, ses questionnements artistiques et identitaires.

L’exposition consacrée à Egon Schiele comprend quelque 110 œuvres, principalement des dessins issus de collections privées. Indissociable de l’esprit viennois du début du XXe siècle, la dimension tragique et intimiste de l’œuvre de Schiele l’érige comme l’un des sommets de l’expressionnisme. Influencé par son aîné Gustav Klimt, Schiele suit dans un premier temps un style où l’ornement joue un rôle majeur pour ensuite rapidement pratiquer un tracé plus chaotique : tordus et amputés, les corps qu’il dessine sont l’expression frontale du désir et du sentiment tragique de la vie. Fauché par la grippe espagnole en 1918, l’artiste aura réalisé en une dizaine d’années quelque 300 toiles et plusieurs milliers de dessins.

L’œuvre de Jean-Michel Basquiat se déploie dans quatre niveaux de la Fondation Louis Vuitton, sur près de 2 500 m2. L’exposition parcourt chronologiquement l’ensemble de la carrière du peintre en se concentrant sur plus de 135 œuvres décisives. Elle compte des ensembles inédits en Europe et des toiles rarement vues depuis leurs premières présentations du vivant de l’artiste. Comme Schiele, Basquiat est hanté par le passage dans l’au-delà. Son œuvre, tout en étant très vive, est envahie de squelettes et de crânes comme s’il voyait en chaque être humain un mort potentiel. Son décès prématuré en 1988 interrompt une œuvre très prolifique, réalisée en à peine une décennie, riche de plus de mille peintures et davantage encore de dessins.

Dans leur singularité, ces deux expositions s’inscrivent dans l’une des quatre lignes de la Collection de la Fondation Louis Vuitton : la vision subjective et expressionniste de l’artiste. Avec Egon Schiele, c’est la première fois que la Fondation Louis Vuitton dédie une monographie à un artiste « historique ». C’est aussi la première fois qu’elle propose une exposition de cette ampleur consacrée à un unique artiste, Jean-Michel Basquiat, par ailleurs très présent dans sa Collection. Ainsi, la Fondation signifie, une nouvelle fois, sa volonté d’ancrer son engagement pour la création actuelle dans une perspective historique.

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