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Jours tranquilles à Paris
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6 juillet 2019

Un deuxième tremblement de terre en Californie, l'état d'urgence déclaré

De nouvelles longues secondes de frayeur pour les habitants. Un séisme de magnitude 7,1 a secoué vendredi soir (peu après 20h, heure locale) la partie sud de la Californie, comme l’a annoncé l’institut américain de géophysique USGS. Un tremblement de terre qui est intervenu au lendemain de celui qui avait déjà frappé la zone de Ridgecrest, au nord-est de Los Angeles, d’une magnitude de 6,4.

D’après les spécialistes, ce deuxième earthquake était potentiellement dix fois plus dévastateur que le premier. C’est dans le comté de Kern, à la périphérie de Ridgecrest, que « l’intensité de la secousse a atteint son plus haut niveau », a relevé Mark Ghilarducci, directeur des services d’urgence pour l’Etat de Californie. Selon les premiers bilans des secours présents sur place, il n’y a pas de mort à déplorer, sachant que la zone touchée est peu peuplée. « Des maisons qui ont bougé, des fondations fissurées, des murs porteurs à terre. Un blessé (léger) et les pompiers le soignent », ont indiqué sur les réseaux sociaux les secours du comté de San Bernardino. Selon eux, il y aurait des « dégâts plus importants » que la veille.

Des incendies et les vidéos impressionnantes

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Une photo postée par les policiers locaux montrait notamment l’état de la route après le séisme à Kern River Canyon, non loin de la Vallée de la Mort, avec des débris sur la chaussée.

A Ridgecrest, les habitants ont fortement ressenti cette seconde secousse, comme en témoignent les vidéos postées sur Twitter où l’on voit l’eau s’agiter dangereusement dans les nombreuses piscines du secteur.

Un incendie s’était par ailleurs déclaré parmi les habitations, toujours à Ridgecrest, zone la plus touchée par le phénomène.

Cette nouvelle secousse a également surpris les présentateurs de CBS, présents en plateau et ne cachant pas leur inquiétude.

Mick Gleason, responsable du comté de Kern, où se situe Ridgecrest, a fait état de deux bâtiments en feu. « Mais nous avons des dizaines de camions de pompiers » grâce aux importants renforts dépêchés la veille, a-t-il rassuré. Le chef des pompiers du comté de Kern, David Witt, a quant à lui affirmé qu’aucun mort n’avait été signalé après la secousse. « Il n’y a que des blessés légers, des coupures et contusions, par la grâce de Dieu », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Et si 1.800 foyers sont privés d’électricité, aucune fuite de gaz n’a été signalée. Depuis jeudi matin, Ridgecrest a été secouée par plus de 17 séismes de magnitude 4 et au moins 1.200 répliques d’intensités variées au total. Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a pour sa part déclaré l’état d’urgence à la fois dans le comté de Kern et dans celui, voisin, de San Bernardino.

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La peur du Big One

Avec une magnitude de 6,4, le séisme de jeudi était le plus important à frapper la Californie du Sud depuis 1999, et a donc été dépassé par la réplique de vendredi soir.

Et comme pour jeudi, la secousse de vendredi a été ressentie jusqu’à Los Angeles. Sur place, les dégâts étaient minimes, avec quelques lignes électriques tombées et des coupures d’électricité par endroits. Les cinémas ont été évacués dès le début de la secousse et à Disneyland, les attractions ont été fermées pour vérification. Las Vegas, dans l’Etat voisin du Nevada, a également ressenti la secousse. Des événements qui font craindre aux habitants un potentiel « Big One », méga-séisme tant redouté sur l’ensemble de la région. Et comme l’a expliqué à 20 Minutes dans une interview Jean-Philippe Avouac, professeur géologie à Institut de technologie de Californie (Caltech), sans « être alarmiste », il faut comprendre que l' « on se rapproche chaque jour un peu plus de la rupture ».

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6 juillet 2019

Natalie Nieves est photographe à New York et à Paris.

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Natalie Nieves est photographe à New York et à Paris. Elle est connue pour son travail varié: éditoriale, de voyage et de photographie de rue. Elle tourne principalement sur Analog, ou sur son Leica M, elle capture le caractère brut du défilé Pride à New York.

50 ans après le soulèvement de Stonewall, NYC célèbre World Pride!

«La fierté de New York de cette annéeétait plus explosif et expressif que toute autre année à laquelle j'ai assisté. Venant juste de l'avion en provenance de Paris, je suis arrivé à New York avec une foule de gens qui semblaient arriver pour le même spectacle que celui auquel je participerais dimanche. J'imaginais que mon tarmac aurait une piste d'atterrissage arc-en-ciel, mais JFK n'a pas réussi à montrer son amour. J'espérais alors que mon timbre des douanes serait coloré, car comment se ferait-il? Un 50ème repère est inscrit sur mon passeport, mais encore une fois, JFK n’y réfléchit pas. Peut-être devrais-je me joindre au comité pour expliquer comment les démons dans les détails de New York? Au lieu de cela, j'ai été enterré dans un océan de personnes à la douane portant des arcs-en-ciel et débarquant en Amérique dans un but précis. Comme d'habitude, j'ai commencé ma marche à Washington Square Park pour soutenir mes amis qui font partie de la communauté LGBTQ, qui ont de la rose, de la peinture qui brille sur le visage, chargez mon appareil photo avec un film et détendez-vous les nerfs de l'agoraphobie que je supporterais bientôt. Avec un bon buzz, la peinture pour le visage prête, j'ai décidé qu'il était temps de surfer sur mon chemin pour me rendre dans la mer de l'amour. Des arcs-en-ciel ondulaient dans le ciel, des spectateurs et des manifestants envahissaient les rues. Les chars flottaientJe sors, je veux que le monde sache », alors que les gens dansaient le long de la danse. Des paillettes brillèrent dans mes cheveux et des talons aiguilles percèrent le trottoir. J'ai dansé avec joie, pris une pause pendant quelques instants de silence pour me souvenir de ceux que nous avons perdus et marchait avec une reconnaissance qui était toujours dans la quête de l'égalité. »- Natalie

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5 juillet 2019

En dépit d’un discours d’unité, Donald Trump politise la fête nationale américaine

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Par Stéphanie Le Bars, Washington, correspondance

L’« Hommage à la nation » inédit du président est resté consensuel, tout à la gloire de l’armée des Etats-Unis.

Dans son dos, la statue monumentale d’Abraham Lincoln, assis, semble attentive à la scène inédite qui se déroule au bas des marches du Memorial. Derrière une vitre blindée ruisselante de pluie, le président américain, Donald Trump, s’est invité dans les célébrations populaires et habituellement apolitiques qui marquent le 4 juillet, jour commémorant l’indépendance du pays en 1776.

Deux tanks avaient été déposés avec un luxe de précaution au bas de l’estrade pour ne pas endommager les allées du Mall récemment refaites à neuf. Cette longue promenade jalonnée de mémoriaux et de musées accueille traditionnellement en cette soirée de fête des milliers d’Américains venus à Washington pique-niquer et écouter des concerts en attendant le feu d’artifice des Parcs nationaux. Cette année, plusieurs centaines de tickets VIP avaient été distribués par la Maison Blanche. Preuve pour les adversaires de M. Trump qu’il s’agissait bien d’un événement partisan.

En choisissant ce jour pour rendre un hommage à l’armée, M. Trump lui a de fait donné une coloration particulière. Il s’est attiré les critiques de ceux qui ont vu dans cet exercice, une tentative de récupération politique, alors que le président vient de lancer la campagne pour sa réélection. Ainsi Joe Biden, ancien vice-président et candidat démocrate à la primaire pour la présidentielle de 2020, a dénoncé un événement davantage « conçu pour flatter l’ego présidentiel que célébrer l’indépendance du pays ».

« Notre nation est plus forte qu’elle n’a jamais été »

Mais à ceux qui craignaient un discours partisan, et déplacé en ce jour de fête nationale, le président américain a opposé un discours particulièrement consensuel. Dans un long cours d’histoire célébrant les héros américains et ponctué de citations des pères fondateurs, il s’est tenu à une posture d’unité. « Aujourd’hui, nous nous rassemblons comme un seul pays pour cet hommage très spécial à l’Amérique. Nous célébrons notre histoire, notre peuple, et les héros qui défendent fièrement notre drapeau, les courageux hommes et femmes de l’armée américaine ». « Unie, il n’y a rien que l’Amérique ne peut accomplir », a-t-il encore affirmé. Sans développer de vision pour l’avenir, il a juste rappelé sa promesse de « planter prochainement un drapeau américain sur Mars ». Et d’une simple phrase – « notre nation est plus forte qu’elle n’a jamais été » – s’est offert un bilan flatteur.

L’événement, supervisé personnellement par le président et finalisé dans les derniers jours, était censé s’inspirer du défilé français du 14-Juillet. Fortement impressionné par les célébrations auxquelles il avait assisté à Paris en 2017, M. Trump tenait, depuis à sa « parade militaire ». Dissuadé une première fois l’an dernier en raison du budget prohibitif (90 millions de dollars) qu’il souhaitait consacrer à un défilé lors de la journée célébrant les anciens combattants, M. Trump a finalement ajouté à son « Hommage à la nation » un survol inédit de la capitale fédérale par une vingtaine d’avions militaires. « Un spectacle unique » avait prédit le président américain sur Twitter dès mercredi. Le ciel bas et gris de ce 4-Juillet a un peu gâché l’effet escompté.

Feu d’artifice « deux fois plus long » qu’à l’accoutumée

Si l’hommage aux soldats a pu résonner favorablement dans une opinion publique américaine fortement attachée à son armée, l’accent mis sur la force militaire du pays a toutefois gêné certains observateurs. Pour le lieutenant-colonel à la retraite Jason Dempsey, professeur de sciences politiques à l’Académie militaire, « notre fierté nationale n’était pas fondée sur notre force militaire mais sur le fait que nous nous battions pour des idéaux », a-t-il rappelé dans le Washington Post. Le coût de la cérémonie, difficilement chiffrable, a aussi suscité des critiques.

La polémique sur la nature des célébrations et la présence de M. Trump a par moments transformé l’ambiance bon enfant de la journée en une confrontation entre deux Amériques. Dès l’après-midi, des promeneurs portant la casquette rouge de la campagne présidentielle « Make America great again » (Rendre à l’Amérique sa grandeur) ont croisé des anti-Trump rassemblés autour de la baudruche « Baby Trump », figurant un président en couches-culottes et en colère. Mais tous ont finalement pu profiter dans la soirée du feu d’artifice « deux fois plus long » qu’à l’accoutumée, offert par des entrepreneurs partisans de M. Trump.

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29 mai 2010

Il l'a fait !

d0023Le triple champion du monde de rollers sur rampe, le Français Taïg Khris, a battu samedi le record du monde de saut avec une chute de 12,5 m depuis une plate-forme située au niveau du premier étage de la Tour Eiffel. Peu après 18 heures, l'as du roller, 34 ans, s'est lancé d'une structure installée 40 m au-dessus du sol, avant de prendre roues sur une rampe géante située 10 m plus bas.

La première tentative a échoué, l'athlète le plus titré de l'histoire des sports extrêmes partant en glissade aussitôt après que ses roues ont touché la rampe. La seconde a été la bonne. Sa course a pris fin dans un gigantesque airbag, sous les applaudissements et les cris de milliers de spectateurs, qui s'étaient agglutinés dans l'après-midi à proximité de la Dame de fer, les yeux levés vers un ciel souvent menaçant, acclamant chaque apparition de leur idole.

29 mai 2010

Taïg Khris va sauter aujourd'hui du premier étage de la Tour Eiffel

Taïg Khris est déjanté. Rien n’arrête ce champion du monde de roller, et surtout pas un saut, en direct, du premier étage de la tour Eiffel. Le candidat de « Koh-Lanta : le Choc des héros » s'élancera à plus de 40 mètres du sol pour réaliser un saut de plus de 10 mètres dans le vide avant de se réceptionner sur une rampe de 30 mètres de haut. « Il ne sera pas attaché. Son atterrissage se jouera à pas grand-chose », a indiqué l’animateur Alexandre Devoise à France-Soir. Au-delà de l’adrénaline (la vitesse passera de 0 à 100 km/h en 3 secondes), le champion entend battre le record du monde du saut en roller, jusqu'à présent détenu par le skater Danny Way (8,53 mètres)

Grand saut de Taïg Khris, samedi à 17 h 40 retransmis sur W9

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Le double champion du monde de roller sur rampe et athlète français, Taïg Khris, va tenter le samedi 29 mai prochain à 19 h de battre le record du monde de saut en rollers. Il s’élancera donc au niveau du premier étage de la Tour Eiffel sur une rampe géante construite pour cette occasion. En effet, la réalisation de la cette rampe d’une hauteur de 30 mètres, la plus grande jamais construite, a été confiée dans sa globalité (structure d’échafaudage et partie bois) au spécialiste de l’échafaudage, Layher. Ainsi, pas moins de 100 tonnes d’échafaudage Universel®, 70 tonnes de lests, une rampe en bois de 9 tonnes sur une surface de roulement de 400 m² ainsi que 18 monteurs durant 9 jours sont nécessaires pour réaliser cet événement exceptionnel placé sous l’égide du ministère de la Jeunesse et des Sports. De plus, pour des mesures de sécurité, Layher a installé des filets verticaux et en encorbellement tout autour de la structure afin d’éviter une éventuelle chute d’élément. Des garde-corps en bâche composés d’une plinthe, de 3 lisses à 0,50 m, 1 m et 1,50 m, d’une bâche en peau de tambour et d’un air-bag en bout de piste ont également été placés.

 

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7 mai 2010

Buren et Giacometti actuellement à la galerie Kamel Mennour

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Daniel Buren
Voir également mon billet du 8 janvier 2010 en cliquant ICI

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Alberto Giacometti

Galerie Kamel Mennour

47, rue Saint André des Arts

75006 - Paris

Communiqué de presse

Daniel Buren & Alberto Giacometti

Œuvres contemporaines, 1964-1966

Faire se rencontrer l'oeuvre de deux artistes ne laisse parfois pas beaucoup d'alternative entre créer un dialogue (chercher l'affinité, la complémentarité ou la complicité des oeuvres entre elles) et jouer le repoussoir (exhausser les différences). A fortiori quand l'un des deux s'est absenté. Ainsi l'exposition de Daniel Buren et d'Alberto Giacometti à la galerie Kamel Mennour, fruit d'une collaboration exceptionnelle entre l'artiste, la galerie et la Fondation Alberto et Annette Giacometti, pourrait donner lieu à d'infinies comparaisons et oppositions.

Une perspective convergente soulignerait que ces deux artistes sont reconnaissables entre tous par la marque de fabrique qu'ils ont inventée: la rayure pour Buren et les silhouettes élongées, les portraits au seuil de la disparition dans les toiles de Giacometti. Dans une perspective contraire, on opposera un Buren affirmant dans sa Mise en garde (1969) que «la peinture ne devrait plus être la vision/illusion quelconque, même mentale, d'un phénomène (nature, subconscient, géométrie), mais visualité de la peinture elle-même» et un Giacometti obsédé par le surgissement d'une vérité par-delà la figure peinte ou sculptée. L'inventaire des convergences et des divergences pourrait être poursuivi et serait inutile, sauf à niveler l'entreprise de chacun des artistes.

L'intérêt de cette rencontre réside donc ailleurs: c'est la courte fenêtre synchronique (1964-1966) dans laquelle les oeuvres ont été sélectionnées qui en donne le sésame. Quelle est l'actualité des deux artistes dans cet interstice temporel ? Pour Buren, ces deux années correspondent à l'apparition du motif de la rayure et à une intense période d'expérimentations sur ce thème. Tandis que les premières rayures, dessinées au scotch, étaient peintes et servaient de fond à des formes organiques qui les recouvraient parfois, elles sont remplacées dès la fin 1965, après le «miracle» du Marché Saint-Pierre, par un tissu industriel déjà rayé. Tissées ou sérigraphiées, elles conditionnent différemment l'intervention picturale de l'artiste sur ces toiles. Buren n'a pas en effet renoncé à peindre et cherche à éviter l'assimilation de son projet avec le ready-made.

Si ces années sont celles de la mise en place du système Buren, aboutissant en 1967 à la définition de son «outil visuel», pour Giacometti en revanche elles correspondent à ce qu'il est désormais convenu d'appeler «l'oeuvre ultime». Il meurt en janvier 1966 au faîte de sa reconnaissance internationale: grand prix de sculpture de la Biennale de Venise en 1962; ouverture de trois rétrospectives à Londres (Tate Gallery), New York (Moma) et Humlebaek (Louisiana Museum au Danemark) en 1965, année où il reçoit le Grand Prix national des arts décerné par le Ministère français des Affaires Culturelles. Ses dernières oeuvres sculptées sont principalement des bustes en bronze, en particulier celui d'Annette sa femme ou encore d'Elie Lotar cinéaste. Ils sont saisissants par la disparition imminente du visage, comme rogné ou rongé, et par une aspiration au mouvement capturé et enkysté dans leur tronc-socle.

Il ne s'agit pas d'avancer que ces deux personnalités activent seules ce changement mais de voir comment leurs oeuvres, sur ces deux années, pourraient être emblématiques du passage de l'art moderne à l'art contemporain et d'une nouvelle géopolitique de l'art. En effet, en toile de fond de cette rencontre Buren-Giacometti dans les années 64-65, il y a L'École de Paris, à l'égard de laquelle les deux artistes ont des positions radicalement différentes. Lobby et label efficace pour la promotion de l'œuvre de Giacometti, cette «vitrine» parisienne l'entraîna aussi dans sa chute après les assauts systématiques d'une certaine scène américaine contre elle à partir des années 1950. L'obtention du grand prix de peinture de Venise en 1964 par Robert Rauschenberg sonna en effet le glas de L'École de Paris.

Quant à Buren, avant même la création de l'association avec Mosset, Parmentier et Toroni en 1967 qui se constitua pour ainsi dire contre L'École de Paris, il critiquait déjà son académisme et son jacobinisme. Il fut par ailleurs parmi les premiers artistes français à pénétrer la scène américaine, même si la radicalité de son oeuvre ne fut pas toujours bien accueillie. Quant au changement de paradigme esthétique, Giacometti, en prenant comme point de départ la réalité ou son empreinte mémorielle et sensorielle, réinvente le concept de ressemblance, anticipant ce que Gilles Deleuze décrira comme une «logique de la sensation» ...

11 février 2010

Pour lutter contre le sida, Lady Gaga et Cyndi Lauper sortent leurs rouge à lèvres

Lady Gaga et Cyndi Lauper s’engage aux cotés de la fondation MAC AIDS afin de récolter des fonds pour lutter contre le sida. Les deux chanteuses ont posé en pin-up rétro sous l’objectif d’Ellen Von Unwerth (qui a fait les photos de Rihanna pour Rated R). Les photos serviront à une campagne de pub pour des rouges à lèvres. La chanteuse de She’s so Sensual aura son rouge à lèvres : le Viva Galm Cyndi et Lady Gaga ne sera pas en reste avec son Viva Glam Gaga. Ils seront vendu 14 $ pièce et disponible dès le 18 mars. Les bénéficies serviront à améliorer la vie de personnes infectés par le virus.

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Voir également ICI

15 mai 2010

Claudia Schiffer nue et enceinte en couverture de Vogue (édition allemande)

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Le top model allemand Claudia Schiffer, nue et enceinte, fait la couverture de l'édition allemande du magazine de mode Vogue de juin, photographiée par Karl Lagerfeld. La photo rappelle celle d'Annie Leibowitz qui avait fait scandale en août 1991 à la une de Vogue USA, représentant l'actrice américaine Demi Moore enceinte de sept mois. "Ce qui nous importait, c'était de montrer à quel point la féminité peut être belle et qu'avoir une image positive de son corps" est possible en toutes circonstances, explique Claudia Schiffer, 39 ans, citée dans le communiqué de la maison d'édition Conde Nast.

1 mai 2010

3 mai : Journée Mondiale de la Liberté de la Presse

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Pour la Liberté de la Presse = RSF

Reporters sans frontières dénonce les prédateurs de la liberté de la presse en publiant sa liste annuelle des prédateurs accompagnée de sa nouvelle campagne coup de poing.

En 2001, Reporters sans frontières publiait sa première liste des « prédateurs de la liberté de la presse ». L’objectif est de montrer les visages des chefs d’Etat, ministres, militaires ou miliciens qui s’en prennent de manière systématique aux journalistes.

Le 3 mai, sera diffusée la liste des prédateurs de la liberté de la presse 2010. A cette occasion Reporters sans frontières lance sa nouvelle campagne de communication qui pointe du doigt ces prédateurs, réalisée par Saatchi&Saatchi et les artistes Stephen J Shanabrook et Veronika GeorGieVa qui mettent leur talent au service de la liberté de la presse.

11 avril 2010

Serge Gainsbourg

20084192_mQuand mon 6.35 me fait les yeux doux,

C'est un vertige que j'ai souvent pour en finir, pan pan

C't une idée qui me vient je ne sais pas d'où

Rien qu'un vertige, j'aimerais tant comme ça pour rire, pan pan.

Aie mourir pour moi, me butter pourquoi, histoire d'en finir,

Une bonne fois,

C't une idée qui me vient je ne sais pas d'où,

Rien qu'un vertige, que j'ai souvent comme ça pour rire, pan pan.

Quand mon 6.35 me fait les yeux doux,

C'est un vertige que j'ai souvent pour en finir, pan pan

C't une idée qui me vient je ne sais pas d'où

Rien qu'un vertige, j'aimerais tant comme ça pour rire, pan pan.

Aie mourir pour moi, me butter pourquoi, histoire d'en finir,

Avec toi.

C't une idée qui me vient je ne sais pas d'où,

Rien qu'un vertige, que j'ai souvent je trouve ça assez tentant.

17 mars 2019

« Marche du siècle » : une vague verte et jaune déferle en France pour le climat et la justice sociale

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Par Rémi Barroux, Audrey Garric - Le Monde

Selon les organisateurs, plus de 100 000 manifestants ont défilé à Paris et 350 000 en France. La préfecture de police a chiffré l’affluence parisienne à 36 000 personnes.

Avec son gilet jaune sur le dos et une plante à fleurs en guise de chapeau, France Le Marc est à l’image des militants qui ont foulé les rues de l’Hexagone samedi 16 mars : une mobilisation « verte et jaune » en faveur de la justice climatique et sociale, mais également de la lutte contre le racisme et les violences policières. « Les “gilets jaunes” ne luttent pas seulement pour le pouvoir d’achat mais contre les injustices sociales et la prédation des multinationales qui épuisent les ressources de la planète », assure cette fonctionnaire.

Un « même combat » qui a rassemblé plus de 100 000 personnes à Paris, dans un cortège surnommé la « Marche du siècle », et plus de 350 000 dans 220 villes de l’Hexagone, selon les organisateurs. Les préfectures de police, elles, évoquent 36 000 manifestants dans la capitale, 8 000 à Montpellier, 2 500 à Marseille, 2 000 à Rennes ainsi qu’à Strasbourg. A Lyon, le cortège a réuni 18 000 personnes selon les autorités, 30 000 selon les organisateurs.

Quels que soient les chiffres, la mobilisation reste forte au lendemain de la grève scolaire pour le climat, qui a rassemblé 168 000 jeunes dans le pays, et plus d’un million dans le monde.

Dans la capitale, la manifestation s’est tenue dans une ambiance calme et joyeuse, au son du traditionnel slogan « Et un, et deux, et trois degrés, c’est un crime contre l’humanité », rassemblant des militants écologistes, des familles et des jeunes, ensuite rejoints par des « gilets jaunes ». Une mobilisation pacifique, contrastant avec la dix-huitième journée de mobilisation de ces derniers, marquée par des violences et des incendies.

« Ce n’est pas de l’égoïsme mais de la survie »

« Aux Champs-Elysées, c’était la guerre ce matin, alors on est venus ici », témoigne Christophe Garrido, un « gilet jaune » toulousain de 44 ans, animateur d’école, dont le groupe d’amis est rassemblé place de l’Opéra, où ont convergé les quatre cortèges de la marche. « Tous les “gilets jaunes” sont écolos au fond d’eux, ils ne veulent pas d’un monde pourri pour leurs enfants », assure Kévin Durrieu, mécanicien dans l’aéronautique. « Mais beaucoup ne se rendent pas compte de la gravité du changement climatique car ils pensent d’abord à remplir leur frigo. Ce n’est pas de l’égoïsme mais de la survie », complète Davy Loron, sous-traitant dans le même domaine.

Tous l’assurent, les responsables tant de la crise climatique que sociale sont les mêmes : le capitalisme avec la « complicité » de l’Etat. « Si on ne nous vendait pas de la merde, on ne polluerait pas », tempête Zohra, auxiliaire de vie à Saint-Michel-sur-Orge (Essonne), un ballon jaune à la main. « On nous dit qu’il faut acheter des voitures électriques, mais quand tu habites en HLM, tu l’accroches où et tu la paies comment ? » Sa sœur Dalyla s’agace : « Vous avez vu le naufrage du paquebot au large de La Rochelle ? C’est eux qui polluent, ce n’est pas nous. »

« J’attends qu’Emmanuel Macron prenne conscience de l’urgence, qu’il impose des normes aux industriels, les véritables pollueurs », abonde Catherine, 50 ans, qui travaille dans la mode, « une position un peu schizophrène ». Cette fois, point de « gilet jaune » mais un blouson aux longs poils noirs. Elle fait sa première marche climat pour le fils, Noé, 10 ans, le dernier de ses quatre enfants. « J’ai peur pour eux ; je cherche le bon équilibre pour les sensibiliser à l’environnement tout en évitant des messages trop anxiogènes », confie-t-elle. Noé, lui, veut « avoir un meilleur climat », faute de quoi « plein d’espèces vont disparaître, de même que les Indiens d’Amazonie ».

Dans le cortège où se mêlent les générations et les classes sociales, d’autres revendications communes émergent, telles que la nécessité de privilégier les circuits courts et la consommation de produits locaux et de saison. « Quand notre viande de qualité fait quatre fois le tour du monde avant qu’on ne la consomme, ça coûte cher et ça pollue, s’agace Brice Grégory, « gilet jaune » âgé de 41 ans, qui travaille dans la restauration et dans l’industrie dans les Vosges. Pareil pour les légumes : les nôtres partent à l’étranger et nous, on mange ceux qui viennent d’Espagne, qui sont plus pollués. »

Taxer le kérosène

Restent quelques dissensions, notamment sur la fiscalité. « La taxe carbone était un enfumage, on nous disait que c’était pour le climat alors que pas du tout », dénonce Sébastien, opérateur commande numérique, « gilet jaune » à « Saint-Barth’ », en fait Saint-Barthélémy, à côté de Pontivy (Morbihan). Julie Pereira et Luca Ganassali ne font pas partie du mouvement : elle est étudiante à Sciences Po et HEC et lui à Polytechnique. Ils estiment au contraire qu’il faudra « taxer le carburant à terme », mais après avoir taxé le kérosène et en « attribuant toutes les recettes à la transition écologique ». Car « ceux qui ont le moins de ressources sont les plus taxés », reconnaissent-ils.

« On a besoin d’un changement radical de société. Huit Français sur dix demandent qu’on taxe beaucoup plus lourdement les entreprises les plus polluantes. On est de plus en plus nombreux à être prêts, le but est de le signifier dans la rue et amplifier la mobilisation », assure le réalisateur et écrivain Cyril Dion, lors d’une conférence de presse avant le départ de la marche.

Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France, se félicite d’un moment exceptionnel de mobilisation. « Il doit y avoir un avant et un après. Il y a eu le recours juridique contre l’Etat, l’“affaire du siècle” [le recours en justice de quatre ONG contre l’Etat pour « inaction climatique »], la mobilisation des jeunes qu’on n’avait jamais connue sur les questions climatiques et cette “marche du siècle” », énonce-t-il. Lors des précédentes marches pour le climat, nées après la démission de l’ancien ministre de la transition écologique Nicolas Hulot, plus de 150 000 personnes étaient descendues dans les rues en France.

L’enjeu, pour les associations engagées dans la bataille climatique, est désormais de « durcir le mouvement face au gouvernement ». Elodie Nace, la porte-parole d’Alternatiba France, évoque la grande opération de désobéissance civile programme le 19 avril pour « bloquer la république des pollueurs », opération qui réunira ANV-COP21, les Amis de la Terre et Greenpeace. Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France, rappelle aussi qu’il y aura le G7 à Biarritz en août, le G7 de l’environnent à Metz en mai. Avant les élections européennes, une nouvelle grande initiative, à l’image de la grève pour le climat, est programmée pour le 24 mai.

Arrivée place de la République, à la fin de la manifestation parisienne, l’actrice Marion Cotillard se réjouit avant un grand concert : « Le système montre ses failles, il faut le harceler. S’ils ne prennent pas le train en marche, les dirigeants resteront sur le bord de la route. »

16 octobre 2013

Eugene Von Bruenchenhein (à découvrir)

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Pour la première fois en Europe dans une galerie depuis plus de 20 ans, la Galerie Christian Berst présente une exposition monographique de l’artiste américain Eugene Von Bruenchenhein (1910-1983), du 17 octobre au 23 novembre 2013.

Grâce à une oeuvre photographique abondante, principalement des clichés de sa compagne, la renommée d’Eugene Von Bruenchenhein dépasse largement le cercle des amateurs d’art brut. On peut actuellement admirer ses tirages dans le pavillon international de la Biennale de Venise et, récemment, une pièce entière lui a été consacrée dans l’exposition «An Alternative Guide to The Universe» à la Hayward Gallery à Londres.

Eugene Von Bruenchenhein, né le 31 juillet 1910 dans l’Etat du Wisconsin (Etats-Unis), perd sa mère à l’âge de 7 ans et travaille très tôt comme boulanger, fleuriste puis épicier. De corpulence fragile, il travaille toute la journée dans l’intimité de sa cuisine et se livre dans le plus grand secret à une production artistique quasi obsessionnelle, persuadé qu’être né l’année du passage de la Comète de Halley est la preuve irréfutable que les dieux l’ont doté d’un génie artistique. «Je viens d’un autre monde», a-t-il l’habitude d’affirmer.

Il épouse en 1943 Eveline Kalke, de 10 ans sa cadette, qui devient sa muse, l’inspiratrice et le sujet, direct ou indirect, de l’ensemble de son art. Il la rebaptise du prénom de Marie. La photographie devient alors son principal mode d’expression.

Il effectue des centaines de portraits de Marie parée de différents attributs — décorations de Noël, tissus à motifs, couronnes de cuivre — dans des poses souvent érotiques, installée sur une chaise devant un décor fabriqué de toute pièce.

Marie est, tour à tour, déesse, reine, star, séductrice ou ingénue. Eugene développe ses photos dans son évier et découvre la double exposition qui leur confère une touche de surréalisme à la Man Ray. D’autres fois, il colorise les clichés à la main.

Parallèlement à cette création débridée, il réalise quelques toiles conventionnelles. Néanmoins, cette activité va prendre un essor particulier: en 1954, le développement de la bombe à hydrogène affecte profondément Eugène et marque le début d’une série de peintures expérimentales à l’huile qu’il applique avec ses mains ou des pinceaux confectionnés avec des cheveux de Marie. Enfin, Eugène Von Bruenchenhein entreprend d’exécuter des sculptures à partir d’os de poulets ou de dinde.

Son oeuvre, découverte peu après sa mort le 24 janvier 1983 (à l’âge de 72 ans), fut exposée dès septembre 1983 au musée John Michael Kohler Arts Center de l’Etat du Wisconsin. En 1997, Harald Szeemann, alors commissaire de la biennale d’art contemporain de Lyon consacrée à la figure de l’Autre, lui fait une place de choix. En 2005, l’exposition «Create and be recognized, Photography on the edge», organisée à Chicago, en plus de lui emprunter son titre, le consacre définitivement et lui offre la reconnaissance d’artistes comme Cindy Sherman. Ses clichés sont actuellement à l’honneur à la Biennale de Venise, tandis qu’une salle vient de lui être consacrée dans l’exposition «An Alternative Guide to The Universe», à la Hayward Gallery (Londres).

Publication: catalogue bilingue (fr|en) de 170 p., avec un texte de Adrian Dannatt,

Vernissage : jeudi 17 octobre 2013, de 18h à 21h

14 octobre 2013

Exposition à Auray : Chapelle du St Esprit

La chapelle du Saint-Esprit accueille sa première exposition d'automne. Originaires des cinq départements de la Bretagne historique, les 14 artistes du collectif Arts de Bretagne exposent leurs œuvres jusqu'au dimanche 3 novembre. L'exposition est ouverte tous les jours de 14h à 18h, sauf le mardi. L'entrée est gratuite.

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L'association Collectif Arts de Bretagne, créée le 23 septembre 2011, regroupe des artistes professionnels issus des cinq départements de la Bretagne historique. Les objectifs de l'association sont les suivants : diffuser, développer et promouvoir des expressions artistiques contemporaines de Bretagne, faciliter les échanges et les rencontres entre artistes, créer une collection d'œuvres d'art contemporain de Bretagne, créer des événements culturels sur la base de cette collection, exporter l'art contemporain breton dans les régions jumelées.

Marc BERNOL/Finistère

Cinéaste, décorateur de théâtre, comédien, concepteur et metteur en scène de spectacles d'Art Vivant, éditeur, écrivain, poète, il s'adonne à la peinture depuis plus de 45 ans, explorant la peinture fantastique abstraite. Dans sa quête du Vrai et du Beau, il explore le sens et la conscience de l'homme pour mieux l'interpeller et la vivre. Son travail a été le sujet de plus de 1 20 expositions.

Christophe BREZELLEC / Côtes d'Armor

Artiste peintre ethnographe, il travaille essentiellement à la peinture acrylique, par juxtaposition d'éléments symboliques. Inspiré par l'histoire, les mythes et les légendes des cultures anciennes, notamment celtiques, il travaille autour de la nature et de l'arbre, mettant en valeur sa mémoire. Il fait ressortir dans ses œuvres des êtres symboles du patrimoine culturel et spirituel.

Jean-François CHAUSSEPIED / Finistère

"Elle est blanche la toile, elle respire, mais elle ne dit rien : il faut que j'entame fe dialogue. Le silence dans l'atelier accentue l'émotion de l'instant. De la timidité peut-être devant la belle en blanc. Elle s'étonne du premier trait, puis sans dire mot elle me répond en me suggérant pour la forme... des couleurs. Elle s'étoffe la toile et se remplie de lumière, elle me dit d'arrêter. Je cesse la conversation, et en prenant du recul Je passe de l'autre côté du chevalet pour devenir spectateur de ce qu'est devenu "le dialogue avec Cinvisibfe"... une peinture."

Mikel CHAUSSEPIED / Finistère

Peintre et graveur (taille douce), il s'imprègne de la lumière et de la poésie des paysages bretons interprétés sur toile ou sur cuivre. Attentif au détail, il n'en laisse pas moins une place importante au rêve qui conduit souvent aux portes de l'invisible. Il a exposé, seul ou collectivement dans plusieurs pays d'Europe, au Québec, en France et aux quatre coins de la Bretagne.

Mary-Claude DELINGEHE / Morbihan

Artiste peintre-graveur-illustrateur, elle vit et travaille dans le Morbihan. Dessin, peinture, collage, gravure, les techniques sont multiples, elles ne sont pas l'objet de performance mais choisies pour servir au mieux le sujet. Les matériaux et supports sont variés  et de préférence usagés. Les techniques classiques utilisées sont revisitées et propices à l'émotion, à la réflexion et à la recherche d'harmonie et d'équilibre, elles servent le motif mais n'excluent pas la tentation de l'abstrait.

ELLEM / Morbihan

Considérant la gravure comme un mode d'expression actif puisquelle requiert force et travail sur la matière pour obtenir l'harmonie désirée, il a développé depuis 1993 une technique particulière utilisant la plaque de plomb comme matrice. Sa démarche artistique s'axe sur la notion de temps. Se battant avec la matière, tardant, trouant, griffant, pliant et opérant par rajout, il fait cohabiter un passé minéral ou végétal et le présent de l'homme.

Chantai GOUESBET/Morbihan

Peintre et graveur, ses méthodes en gravure sont la pointe sèche, l'aquatinte, l'eau-forte, la manière noire sur zinc ou cuivre. Sa gravure est comme un jeu avec ses règles strictes, ses libertés et ses imprévus. La couleuret le mouvement viennent exalter la lumière et le noir profond. Son désir est d'exprimer avec poésie et passion les emotions créées par notre environnement.

NolwennGUILLOU / Finistère

Peintre, travaillant également en architecture et design, elle expose ses œuvres depuis 1991. Sensible à une spatialité réelle, suggérée ou occultée, sa peinture tente d'en exprimer la nature mouvante et complexe. Cette recherche a trouvé une voie d'accès par le biais de techniques mixtes (collages, acrylique, pigments, gravure sur zinc...) permettant un affrontement plus tactile avec la "matière". Bien que bidimensionnelle, celle-ci occasionne, tout aussi bien, ruptures tranchées entre polarités chromatiques ou transitions atmosphériques.

Yannick HUIBAN / Morbihan

Il travaille exclusivement le plâtre. Moulage, empreinte, incrustation, meulage, solage, cassure sont les étapes du long processus qui vont conduire à la transfiguration de la matière. Viennent ensuite le travail sur les couleurs et la patine pour donner toute son intensité et son raffinement à ce matériau basique, puis la présentation de l'œuvre pour la mettre en valeur. Ses œuvres résonnent comme autant d'appel au voyage ; les ruptures, les contrastes qui les habitent évoquent un imaginaire lointain et majestueux.

Jocelyne LAVOLLEE / Morbihan

Une gravure intérieure qui nous emmène vers une réflexion sur les métastructures du vivant, dans une construction rigoureuse des espaces et dans une expérience de la temporalité et de l'original. Superpositions, transparences et action de la lumière et sur la matière pour faire apparaître l'essentiel d'une incessante métamorphose.

Marie-Hélène LORCY / Morbihan

Après avoir pratiqué la sculpture dans l'atelier de Joël Strill et la gravure aux Ateliers Artistiques de Trussac de Vannes, elle crée des "livres d'artistes" depuis 2008. "D'un style très épuré, mes gravures ne représenient pas un sujet précis mais évoquent la profondeur et la sensibilité de cette évocation. Pour moi, le blanc occupe un rôle important dans la feuille. Ce vide trés actif, porté par le noir, devient une présence remplie de force et de délicatesse."

René-Claude MIGAUD / Loire-Atlantique

"Ses œuvres sont présentées dans de nombreuses expositions et réjouissent les collectionneurs. Elles sont éclatantes, ludique, chaleureuses et entraînent dans un monde de rêve où l'on aime à se perdre. A la charnière du cubtsme, de l'expressionisme  et de la peinture naive, ses objets défient les perspectives cernés par un contour précis, ils évoquent un monde dynamique et célèbrent le quotidien ou l'imaginaire." Maryvonne Rabeau 

Francis ROLtET / Morbihan

Il travaille aussi bien les oeuvres sur papier, les toiles, les pièces et les œuwes monumentales. Sa finalité est la mise en situation  d'une quatrième dimension intrinsèque à la couleur. Il développe des missions pédagogiques en dessin, peinture, gravure et histoire de l'art. Il se consacre aujourd'hui à !a réalisation du projet LAGAD, une fondation pour les arts plastiques à Riantec, tout en continuant son travail d'impression de livres d'artistes,

Nicole RYAN / Finistère

De racines irlando-bretonnes, sa source d'inspiration provient des "formes universelles", telles que le cercle et la spirale, et des Arts Ancestraux en général. Elle cherche à exprimer la force de la Terre et de la Vie à travers la relation entre ces formes essentielles et les effets chromatiques. Elle a participé à plus de 80 expositions et ses œuvres se trouvent dans des collections publiques ou privées en France, en Europe et dans le monde.

 

1 janvier 2014

NYMPHOMANIAC - Sortie aujourd'hui... Un film de Lars von Trier

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"Nymphomaniac", le pot-pourri érotico-porno de Lars von Trier

Après un an d’une promotion savamment orchestrée, le premier volet des frasques sexuelles d’une nymphomane mises en scène par Lars von Trier sort sur les écrans français mercredi. Une odyssée érotique aussi ambitieuse que bancale.

Décidemment, Lars von Trier ne nous facilitera jamais la tâche. Difficile au sortir de la première partie de son "Nymphomaniac" de faire le tri entre les sentiments qui nous animent. Avons-nous été séduits, agacés, soulagés ou frustrés par ce récit des frasques d’une jeune femme qui se dit droguée au sexe ? Un peu de tout cela en même temps.

Après douze mois d’une campagne promotionnelle savamment orchestrée par un Lars von Trier qui, à la suite de ses malheureux propos sur Hitler lors du festival de Cannes 2011, s’est contraint au silence, ce n’est pas sans une certaine excitation qu’on aborde le film. Bien avant sa sortie, d’abscons extraits délivrés au compte-gouttes plusieurs mois durant (voir la vidéo ci-dessous), nous avaient permis de "fantasmer" ce qui s'annonçait comme le nouvel opus choc de l’incorrigible cinéaste danois. Les affiches, les photos et les "teasers" nous le promettaient : "Nymphomaniac" serait un festival de subversion, de tensions et d’érotisme, sinon de pornographie. Mais, génie du marketing, ces "amuse-gueules" renfermaient bien plus d’énigmes que d’informations précises sur le déroulement des agapes.

Aussi nous réjouissons-nous d’apprendre, dès le début du film, que Joe, la nymphomane en question (Charlotte Gainsbourg), allait tout révéler de sa vie sexuelle. Un récit qu’elle délivre en flash-backs à Seligman (Stellan Skarsgard), un vieux célibataire qui l’a recueillie chez lui après l’avoir découverte inanimée dans une ruelle.

Assez classiquement, la sulfureuse histoire de l’héroïne est découpée en chapitres qui constituent autant de moments charnières dans son éducation puis ses activités sexuelles. On découvre alors Joe à 15 ans  (sous les traits de Stacy Martin) qui se fait brutalement déflorer par un certain Jerome (Shia LaBeouf) avant de la suivre dans ses défis d’adolescentes consistant à conduire le plus grand nombre d’inconnus dans les toilettes d’un train. Suivent ensuite les insouciants ébats à cadence industrielle puis la perte de l’innocence marquée par la confrontation brutale avec une femme trompée (Uma Thurman) et la mort du père (Christian Slater), seul homme qu’elle ne pourra jamais posséder.

Le bon grain de l’ivraie

À la structure très ordonnée du fond s’oppose l’hétérogénéité de la forme. Constitué en chapitres quasi indépendants, "Nymphomaniac" confine au pot-pourri cinématographique empruntant tour à tour à l’iconographie pornographique, aux gadgets visuels à la "Fight Club", à la crudité du Dogme 95 (mouvement cinématographique lancé en 1995 par des réalisateurs danois sous l'impulsion notamment de Lars von Trier), ou à l’austérité d’Ingmar Bergman (la magnifique séquence en noir et blanc dans la chambre d’hôpital où décède le père). À nous de séparer le bon grain de l’ivraie. Si très vite on se lasse de la métaphore filée rapprochant la nymphomanie à la pêche à la ligne (de l’art d’appâter de gros poissons), on se laisse volontiers entraîner par celle, moins grossière, apparentant les multiples aventures de l’héroïne à une œuvre polyphonique de Jean-Sébastien Bach.

Mais le plus surprenant dans ces deux heures qui constituent le premier volume de "Nymphomaniac" reste la bienveillance dont Lars von Trier fait preuve avec son sujet d’étude. Près de cinq ans après sa pénible charge misogyne "Antichrist", nous avions toutes les raisons de penser qu’avec un tel sujet, le cinéaste nous préparerait l’un de ses mauvais coups dont il a le secret. Étonnamment, rien de véritablement tordu ou d’abject ne vient troubler le récit de ces révélations. De fait, la nymphomanie de Joe est réduite à sa plus simple expression : un appétit sexuel que des hommes, êtres de chair que l’on sait faibles, viennent assouvir presque machinalement. Seul Jerome, le premier – et seul ? – amour de la protagoniste, apparaît comme le personnage masculin le plus pervers ou, tout du moins, le plus apte à la manipulation (à moins que ce soit Joe, par le portrait qu’elle en fait, qui nous manipule…).

L’esprit vicieux que l’on pensait voir gouverner sur le premier volet du film se révèlera peut-être dans le second (sortie prévue le 29 janvier en France). Peut-être est-il là le mauvais coup tant redouté de Lars von Trier : nous rasséréner d’un côté pour mieux nous déconcerter de l’autre. À en croire la production, le réalisateur avait initialement conçu son film en un seul bloc d’une durée de 5 heures 30. Son découpage en deux parties de deux heures délestées des scènes de sexe les plus osées répondrait davantage à des logiques d’exploitation en salles. Pour l’heure, personne n’est en mesure de dire si la version initiale sera un jour montrée au public (le premier volet non censuré sera présenté au prochain festival de Berlin). En attendant, il demeure difficile d’avoir un avis tranché sur une œuvre amputée de sa moitié. Non, décidemment, Lars von Trier ne nous facilitera jamais la tâche. Source : France 24

Lire également pour les abonnés au Monde uniquement => http://abonnes.lemonde.fr/culture/article/2013/12/31/sexe-mensonges-et-promotion-histoires-d-un-film-coupe-en-deux_4341577_3246.html

14 octobre 2013

Extrait d'un shooting - bondage

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Bondage is not a crime

Photos prises chez le modèle (avec mon studio portatif)

Extraits de mes shootings

Agnès Giard : « Le shibari doit servir de révélateur. »

Les cordes révèlent-elles quelque chose de notre personnalité ?

On ne se fait pas attacher pour faire joli. Les cordes engagent une forme de combat intérieur dont le visage de l’attaché(e) reflète souvent les péripéties. C’est un combat qui mène au renoncement, au sacrifice non seulement de son autonomie physique mais mentale. Il faut être capable de s’en remettre entièrement à l’autre. Cela demande un lâcher-prise qui ressembler à celui de l’agonie. Lorsqu’on se fait attacher, il peut y avoir des moments de panique ou de claustrophobie, des moments durant lesquels on se dit qu’on va mourir ou devenir fou… Mais si l’autre a de l’autorité, les bons gestes, les mots qu’il faut, vous parvenez à surmonter la peur et vous entrez dans une sorte d’état second provoqué par l’adrénaline. (…) Ils ou elles se lovent dans les cordes et reviennent en enfance. il y en a qui engagent un duel avec la personne qui les attache. Il y en a qui, au contraire, s’abandonnent totalement, se pâment et s’envolent avec l’impression de se détacher d’eux/elles-mêmes. Le fait d’être serré parfois très étroitement par les cordes, les bras dans le dos, les jambes saucissonnées est très libérateur. C’est le paradoxe des pratiques d’incarcération, d’isolation en caisson, de compression.

Comment expliquer qu’en délimitant l’espace d’une femme-d’un homme, celui-ci ou celle-ci accède à une plus grande liberté ?

Asagi Ageha, performeuse très connue au Japon dans le milieu du shibari révèle que les séances de corde lui procurent les mêmes sensations qu’un double-looping de montagne russe : l’impression d’être en apesanteur. « Il y a un paradoxe avec la corde, explique-t-elle : plus on est serrée, plus on a l’impression de s’envoler, libre. Probablement parce que ça rappelle quand la maman vous serrait très fort dans ses bras ou quand vous étiez à l’étroit dans la matrice. J’aime ne plus être qu’un objet sans défense, dont on peut faire ce que l’on veut. Quelqu’un s’occupe de moi et me couve, me berce, m’enveloppe. C’est si agréable. » Ageha semble brusquement lâcher prise. Plus de responsabilités. Juste se laisser enrober, enlacer, par un réseau de sensations tactiles qui forcent l’être à abandonner tout ego. Elle est dans le non-agir. Elle n’est plus que du plaisir, sa peau devient sa seule conscience… Il y a une forme d’abandon ou de ravissement dans cette pratique érotique.

Tout au long de l’attachement, notre guide a insisté pour que nous regardions le visage et en particulier les yeux de la personne attachée. La beauté du bondage se situe là précisément ?

La beauté est dans l’émotion que dégage la scène, dans le trouble manifesté par les acteurs. Il ne s’agit pas de « faire de l’art », mais de « faire de l’émotion », et qu’il est parfois nécessaire de détruire la beauté, d’humilier quelqu’un, de le mettre cul par-dessus tête, de l’enlaidir. Parce que la beauté est un masque et qu’il faut faire tomber le masque, afin que surgissent des choses plus profondes de l’ordre de la colère, de la peur ou de la honte. Au Japon, en tout cas, c’est le but. Le shibari doit servir de révélateur. C’est une action violente pour forcer la personne attachée dans ses retranchements les plus intimes. C’est quand elle « tombe le masque » qu’une femme se montre à nu, surtout dans ce pays qui accorde aux yeux la même valeur qu’au sexe chez nous. Les yeux font l’amour. Une personne aux yeux renversés, qui bascule dans ses émotions, c’est quelque chose de très troublant, parfois même bouleversant, à voir. Le shibari montre cela à voir : l’ouverture de l’âme.

Le blog d'Agnès Giard : http://agnesgiard.over-blog.com/

7 juin 2019

Paradis Latin - "L'Oiseau Paradis"

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La nouvelle expérience Cabaret par Kamel Ouali

Kamel Ouali, chorégraphe et metteur en scène créatif et passionné, relève le challenge lancé par le Paradis Latin pour cette nouvelle revue.

Son parcours est jalonné de collaborations artistiques variées dans l’univers du spectacle (Le Roi Soleil, Les Dix Commandements, Cléopâtre, collaborations avec Céline Dion, Mariah Carey, …) et de la télévision (Star Academy, La France a un incroyable talent). Vingt ans après “French Cancan” aux Folies Bergères, il revient à ses premières amours, le Cabaret.

Il explique : “Le Paradis Latin est une salle mythique et inspirante. Fidèlement à la tradition de ce lieu magique, je veux saisir les gens dès leur arrivée dans la salle et les immerger dans un univers surréaliste et surprenant pour leur faire vivre une expérience unique”.

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Iris Mittenaere, meneuse de revue

Iris Mittenaere Miss France et Miss Univers 2016 rejoint la nouvelle troupe en tant que meneuse de revue pour le lancement du nouveau spectacle de Kamel Ouali le 2 mai prochain, intitulé « L’Oiseau Paradis ».

À la fois reine de beauté et danseuse, Iris Mittenaere a su charmer le public aux quatre coins du monde lors de ses sacres.

« Ce sont de nombreux défis qui s’offrent à moi aujourd’hui avec le spectacle de Kamel Ouali: la scène, la chanson, les costumes, le Paradis Latin et la rencontre avec le public tous les soirs… C’est très excitant » nous confie notre nouvelle meneuse de revue.

Un spectacle original et grandiose

Le spectacle commencera dès l’arrivée des clients, dans le hall du Cabaret. Comédiens, danseurs, artistes plongeront les convives dans une ambiance surréaliste et saisissante !

“Les artistes et la brigade entraîneront l’audience dans un monde féérique tout au long de la soirée. Une interaction permanente avec le public fera de chaque spectacle un moment unique.”

Créatures, danseuses, effets spéciaux et nouvelles technologies se mélangeront au milieu d’une quinzaine de décors exceptionnels signés Alain Lagarde, créateur reconnu de décors d’opéras, comédies musicales et pièces de théâtres. S’y ajoutent plus de 500 costumes créés pour l’occasion par La maison de Couture Parisienne « On aura tout vu », qui a réalisé les costumes scéniques des plus grandes stars comme Beyoncé, Katy Perry, ainsi que de nombreux ballets pour l’opéra.

Après leur collaboration aux Folies Bergères (spectacle « French Cancan »), Marie-Laure Philippon rejoindra Kamel Ouali pour remonter un nouveau French Cancan au Paradis Latin, qui sera à la fois authentique, moderne et surprenant.paradis22

31 mars 2020

France-Coronavirus: 38 malades transférés par des TGV

France-Coronavirus: 38 malades transférés par des TGV demain d’Ile-de-France vers la province, dont 24 attendus en Bretagne

Trente-huit malades du coronavirus seront transférés depuis l'Île-de-France vers une autre région demain, annonce l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Si l’AP-HP refuse de préciser vers quelles régions, on apprend par ailleurs que 2 TGV médicalisés sont attendus demain en Bretagne en provenance de Paris.

Un TGV vers Rennes avec 12 patients à bord et un second, à destination de Brest avec un arrêt à Saint-Brieuc, avec également 12 malades.

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18 janvier 2020

Frot

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Qu’est-ce que le « vrai » sexe ? Encore aujourd’hui, nous établissons une différence artificielle entre les pratiques sans ou avec pénétration (les premières étant supposément moins « graves » que les secondes). Un système de pensée pratique, mais qui restreint ou rend invisibles des territoires entiers de l’érotisme. Ainsi, quand on pense au sexe entre hommes, c’est toujours la sodomie qui vient à l’esprit. Au risque d’oublier la masturbation partagée, le coït intercrural (entre les cuisses), mais aussi le frot, qui consiste à frotter les pénis l’un contre l’autre (attention à ne pas confondre avec le frottage, qui désigne n’importe quel frottement sensuel).

Le frein et la couronne constituant les parties les plus sensibles de la verge, on comprend l’intérêt : le frot est agréable, à peu près safe, et, cerise sur le popol, complètement égalitaire (pas de symbolique de domination, pas d’angoisses identitaires de type « qui fait la femme ? »).

Le frot n’est par ailleurs pas strictement réservé aux humains. Chez les bonobos mâles ou certaines baleines, on parle de « combat » de pénis. Lequel peut constituer, chez des espèces de vers hermaphrodites, une stratégie de reproduction ! Selon Wikipédia, « les individus se battent, utilisant des pénis blancs et pointus similaires à des dagues… Chacun des deux partenaires essaye de percer la peau de l’autre avec son pénis. L’un d’entre eux inséminera l’autre. La bataille peut durer une heure ».

Effrayant ? Pas plus que la pratique bien humaine consistant à considérer son pénis comme une arme (#masculinitétoxique). Pour rappel, quand vous parlez de votre sémillant « braquemard », il s’agit d’un couteau court et large, destiné à hacher et désherber. Faites le frot, pas la guerre ? Le Monde

25 mars 2019

Brexit : le Parlement tente de reprendre la main face à une Theresa May affaiblie

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Par Philippe Bernard, Londres, correspondant - Le Monde

Une semaine cruciale pour le Royaume-Uni – la sortie de l’Union européenne devait avoir lieu vendredi – s’ouvre sur des rumeurs de complots au sein du gouvernement pour écarter la première ministre.

Pour les Britanniques, la semaine qui s’ouvre devait être celle du départ de l’Union européenne. Dans chacun de ses innombrables discours, Theresa May s’est engagée à ce que le Brexit ait lieu le vendredi 29 mars, deux ans jour pour jour après qu’elle a déclenché la procédure de divorce, conformément à l’article 50 du traité de Lisbonne. Les partisans du Brexit avaient déjà baptisé le 29 mars « Independance Day ».

Or, jeudi 21 mars à Bruxelles, la première ministre a été contrainte de solliciter un report de cette date, faute d’avoir réussi à faire ratifier par le Parlement l’accord qu’elle a conclu en novembre avec l’UE. Au lieu du report au 30 juin qu’elle demandait, l’UE lui a accordé un sursis seulement jusqu’au 12 avril, et jusqu’au 22 mai si elle obtient enfin l’aval des députés, perspective de plus en plus incertaine. Devant cette impasse persistante, la semaine, au lieu d’être placée sous le signe du « départ de l’UE », s’ouvre sur les rumeurs de complots ministériels destinés à provoquer un autre départ, celui de Theresa May.

Ce n’est pas la première fois, loin de là, que la presse spécule sur sa mise à l’écart. Mais la récente succession de bévues et d’humiliations – discours hostile à l’encontre des députés qu’elle cherche à rallier, rebuffade à Bruxelles et manifestation hostile d’un million de personnes à Londres – ne fait que renforcer l’ambiance de fin de règne. « Je crains que ce soit terminé pour la première ministre, a déclaré George Freeman, un député conservateur europhile et ancien conseiller de Mme May. Nous avons besoin d’une nouvelle cheffe du gouvernement capable de nouer un dialogue avec l’opposition et de construire une coalition en vue d’un plan B. »

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Appétits aiguisés

La proximité de la nouvelle date butoir du 12 avril fixée par l’UE aiguise les appétits. Deux journaux dominicaux ont rapporté que deux membres du gouvernement – l’europhile David Lindington, bras droit de Mme May, et l’eurosceptique Michael Gove, ministre de l’environnement – étaient prêts à supplanter la première ministre en arguant d’une situation d’urgence.

Les démentis catégoriques des intéressés sont loin d’avoir éteint les rumeurs de « coup d’Etat » contre Mme May et la presse soupèse les chances respectives des candidats à sa succession. M. Lidington a assuré que la première ministre faisait un « formidable travail ». « Si travailler auprès d’elle produit un effet, a-t-il rétorqué, c’est de vous guérir de la moindre ambition de vouloir être à sa place. »

Quant à l’ambitieux et roué M. Gove, il a déclaré de façon plus ambiguë que « ce n’est pas le moment de changer de capitaine ». Le chancelier de l’Echiquier (ministre des finances) Philip Hammond, lui, a assuré que ceux qui parlaient de « coup » visant Mme May « s’écoutent parler » et que « changer de première ministre n’aiderait pas à avancer ». Mais les déclarations du très flegmatique chancelier, pas plus que les autres, ne peuvent vraiment rassurer Mme May. Les députés conservateurs sont « très agacés » et « veulent à tout prix aller de l’avant », a-t-il déclaré dimanche matin sur SkyNews.

Partisan du maintien d’un maximum de liens avec l’UE conformément au souhait des chefs d’entreprise et de la City, M. Hammond a reconnu qu’il « paraît très difficile de rassembler une majorité » en faveur de l’accord défendu par Mme May. Il a soutenu l’idée d’une série de votes indicatifs du Parlement sur les options alternatives que la première ministre a toujours écarté comme la peste : maintien dans le marché unique et l’union douanière, voire second référendum, « une proposition parfaitement logique », a-t-il même affirmé. Cette idée d’un nouveau vote populaire a été puissamment défendue par les centaines de milliers de manifestants (plus d’un million selon les organisateurs), samedi dans les rues de Londres. Elle est aussi soutenue par une pétition en ligne qui, lundi 25 mars au matin, avait recueilli près de 5,5 millions de signatures.

Les Britanniques toujours « très divisés »

La tendance favorable au maintien dans l’UE (54 % contre 46 % pour le Brexit) reflétée par les enquêtes d’opinion encourage les partisans d’un deuxième référendum, option qui n’est cependant pas soutenue par une majorité de Britanniques. « Les Britanniques restent très divisés. La seule chose qui les rassemble à 88 % est que le gouvernement a terriblement mal géré le Brexit », commente Sara Hobolt, professeur de politique européenne à la London school of economics.

Clé de la stratégie de Mme May, un troisième vote des députés sur l’accord avec les Vingt-Sept (après deux rejets) sous-tendait le nouveau calendrier laborieusement négocié à Bruxelles. Il paraît désormais aléatoire. Mme May l’admet dans une lettre adressée aux députés vendredi 22 mars : elle n’organisera ce nouveau scrutin parlementaire que si elle est certaine de bénéficier d’un « soutien suffisant » des élus, ce qui est tout sauf certain.

Le lundi 25 mars pourrait marquer une nouvelle étape dans l’affaiblissement de la première ministre. Les députés pourraient prendre la main sur leur propre ordre du jour et donc sur le Brexit, en adoptant un amendement bipartisan prévoyant l’organisation de votes sur les différentes options alternatives au « deal » qu’ils refusent. Ces votes pourraient avoir lieu mercredi.

On prête à Mme May l’intention d’attendre leur résultat, soit pour tenter à nouveau de faire passer son accord, soit pour l’enterrer au profit d’un Brexit plus modéré. Dans ce cas, il lui faudra solliciter un nouveau délai de l’UE – option qu’elle exclut formellement aujourd’hui –, au risque d’amener les partisans d’un Brexit dur à déclencher des élections législatives pour tenter de faire élire un des leurs et reprendre la main. A moins qu’elle ne finisse par être sauvée une fois encore par l’incapacité des conservateurs à se mettre d’accord sur le nom d’un successeur.

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24 mars 2019

Toutankhamon - Grande Halle de La Villette

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“Lorsque mes yeux s’habituèrent à la lumière, les détails de la pièce émergèrent lentement de la pénombre, des animaux étranges, des statues et de l’or, partout le scintillement de l’or.” C'est ainsi que l'archéologue britannique Howard Carter parlait de la découverte du tombeau de Toutânkhamon, le 4 novembre 1922, au cœur de la Vallée des Rois. Un événement phare dans l'histoire de l'art qui a permis de percer à jour ce pharaon oublié, qui a régné durant la XVIIIème dynastie égyptienne, au 14e siècle avant J.C. Objet de tous les fantasmes, Toutânkhamon, dont la tombe est retrouvée intacte ainsi que ses nombreux trésors, devient alors une curiosité populaire et acquiert une célébrité hors norme, contrebalançant avec le maigre impact qu'il a eu sur l'histoire de l'Égypte. La preuve, en 1967, un million de visiteurs se rendait au Petit Palais à Paris pour s'émerveiller devant ses trésors. 50 ans plus tard, le Pharaon recrée l'engouement en étant à l'honneur d'une nouvelle exposition d'envergure donnée à la Grande Halle de La Villette ce printemps. Plus de 150 chefs-d'oeuvre, dont 50 voyageant pour la première fois hors d'Égypte, se donneront à voir dans une scénographie immersive. La pièce maîtresse ? La statue du dieu Amon protégeant Toutânkhamon, issue des collections du Louvre. Exceptionnelle, à l'image de cette grande exposition qui, après son tour du monde des capitales, posera ses valises définitivement au Grand Musée égyptien, actuellement en construction au Caire sur le plateau de Gizeh. 50 000 billets ont déjà été vendus, alors hâtez-vous de réserver les vôtres.

Du 23 mars au 15 septembre 2019, Grande Halle de La Villette

22 mars 2019

"Le choc des images est désastreux" : l'aveu d'échec d'Emmanuel Macron auprès de ses conseillers

macron ski

Le président de la République a piqué une énorme colère auprès de son Premier ministre et de son ministre de l'intérieur, après l'acte XVIII des gilets jaunes.

"Il suffit que je fasse un break de vingt-quatre heures pour que la maison ne soit pas tenue !" Emmanuel Macron n'aura décidément pas profité de son escapade blanche à la station de ski de La Mongie (Hautes-Pyrénées) pour se "ressourcer". L'acte XVIII des gilets jaunes est en effet venu contrecarrer ses projets et l'a forcer à regagner Paris plus tôt que prévu.

Dans le Canard enchaîné du 20 mars, on en apprend plus sur son amertume. Le président en a gros sur le cœur et n'a pas hésité à qualifier ses collaborateurs d'"incapables" et "dilettantes". A commencer par le Premier ministre selon l'hebdomadaire, resté injoignable une bonne partie du samedi 16 mars : "Castaner m'a dit qu'il avait essayé de le joindre une bonne dizaine de fois", s'est plaint Jupiter.

"Des bandes de voyous et de factieux"

En privé auprès de ses conseillers, le président n'a pas hésité à commenter les images à ses yeux terribles pour l'exécutif : "Entre les images du ski, celles de la boîte de nuit et celles de Paris qui brûle, le choc des images est désastreux". Il a ensuite évoqué le mouvement des gilets jaunes en des termes qui ne laissent aucune place au doute : "Nous ne sommes plus face à un mouvement social mais un mouvement de destruction sociale, a-t-il critiqué. Il ne sert à rien de chercher à convaincre ceux qui continuent de manifester et se sont radicalisés. Ce sont des bandes de voyous et de factieux. Ils sont hors de portée des arguments (...). Un mort, c'est ce qu'ils cherchent pour trouver un second souffle, mais le maintien de l'ordre est désormais impératif."

Sur la gestion de la journée par les forces de l'ordre, il n'y est pas non plus allé avec le dos de la cuillère : "La riposte policière n'a pas été à la hauteur et la responsabilité du gouvernement est clairement engagée. Rien ne peut expliquer que, pendant des heures, les Champs-Elysées aient été laissés à des voyous."

18 mars 2019

La démission du cardinal Barbarin pas encore acceptée par le Pape

François attend les suites de l'appel du cardinal et du parquet pour se prononcer. Pour l'instant, le primat des Gaules reste en poste.

Visiblement, il ne s'est rien passé au Vatican ce lundi entre le pape François et le cardinal Barbarin. L'archevêque de Lyon - officiellement reçu de 10 heures à 10 h 30 - a remis sa lettre de démission au chef de l'Église catholique. Les deux hommes ont échangé. Puis le rendez-vous suivant est arrivé. La matinée du Pape était très chargée. Il enchaînait les audiences. Deux heures plus tard, le bulletin officiel de la salle de presse du Vatican a confirmé sur un mode laconique que la rencontre avait bien eu lieu.

Il était par ailleurs rigoureusement impossible d'approcher le cardinal français. Ses communicants répondaient aux abonnés absents. Devant l'affluence journalistique, Alessandro Gissotti, en charge de la salle de presse du Vatican, a toutefois dû préciser, vers 13 heures, qu'«aucune autre communication» - tant de la part du Vatican que du diocèse de Lyon - n'interviendrait pour le moment.

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28 novembre 2011

Pour Moody's, la crise menace désormais tous les Etats européens

22654496_pL'agence de notation redoute «la probabilité de défaillances multiples d'Etats de la zone euro» et pointe l'absence de réponse politique satisfaisante. L'aggravation rapide de la crise de la dette dans la zone euro menace les notes de solvabilité de tous les Etats européens, a averti dimanche l'agence d'évaluation financière américaine Moody's. Dans un "commentaire spécial" sur les pays européens, l'agence indique qu'elle considère toujours que la zone euro maintiendra son unité sans autre défaillance que celle de la Grèce, mais note que même ce "scénario 'positif' est porteur de conséquences très négatives pour les notes" des pays européens.

L'agence, qui a récemment averti que la France pourrait perdre son "triple A" lui permettant d'emprunter à des taux avantageux sur les marchés, indique ainsi clairement qu'aucun pays, même parmi ceux jugés les plus solides, comme les Pays-Bas, l'Autriche, la Finlande, voire l'Allemagne, n'est à l'abri d'un abaissement de note. "L'aggravation ininterrompue de la crise de la dette publique et des banques de la zone euro menace la qualité de crédit de tous les pays européens", écrit-elle. "Alors que la zone euro dans son ensemble possède une force économique et financière énorme, la faiblesse de ses institutions continue d'entraver la résolution de la crise et de peser sur les notes" attribuées à la dette de ses pays membres, ajoute-t-elle. "En l'absence de mesures politiques qui stabiliseraient la situation des marchés à court terme, ou de stabilisation de ces marchés pour toute autre raison, le risque de crédit (associé au pays européens) va continuer de monter", estime l'agence.

Alors que des pays comme l'Italie ou la Hongrie ont de plus en plus de mal à se financer à des taux viables sur les marchés, Moody's écrit que "l'élan politique pour mettre en oeuvre une solution efficace à la crise pourrait n'être trouvé qu'après une série de chocs, ce qui pourrait mener davantage de pays à se voir privés d'accès aux marchés du financement pour une période prolongée". L'agence fait là référence aux pays comme l'Irlande, la Grèce, le Portugal ou encore la Hongrie, qui ont dû bénéficier d'un ou plusieurs plans de sauvetage financier de la part de l'Union européenne ou du Fonds monétaire international. Selon elle, d'autres pays pourraient avoir besoin de faire appel à ce genre de solution si l'UE ne parvient pas à trouver rapidement une réponse adéquate à la crise, et ces pays verraient alors très probablement leur note abaissée à celle d'un investissement "spéculatif".

Au vu des événements des dernières semaines, Moody's indique devoir considérer "la probabilité d'un scénario encore plus négatif". Selon elle, "la probabilité de défaillances multiples (...) d'Etats de la zone euro n'est plus négligeable" et ne cesse d'augmenter en l'absence de solution à la crise. Si cette probabilité devait se matérialiser, cela augmenterait la probabilité qu'un ou plusieurs pays quittent la zone euro, ajoute l'agence, pour qui ce scénario d'une "fragmentation de l'euro" aurait des "répercussions négatives pour tous les pays de la zone euro et de l'UE".

Pour Moody's, la situation évolue en permanence, et de nouveaux "chocs" (nouveaux plans de sauvetage ou hausse des taux auxquels les Etats empruntent) pendant que les responsables politiques définissent de nouvelles mesures sont "susceptibles de mener à des changements de note au cas par cas" pour certains pays. (AFP)

30 septembre 2011

Affaire DSK / Tristane Banon

zone2_fr_v5Plus de deux heures. C’est le temps qu’a duré la confrontation entre Dominique Strauss-Kahn et Tristane Banon, hier. Les deux témoins, entendus sans avocats, sont arrivés en début de matinée au siège de la brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), dans le 13e arrondissement. Peu avant midi, DSK a quitté les lieux, souriant. Une vingtaine de minutes plus tard, la jeune femme l’a imité, mais à bord d’une voiture de police. Les deux parties auraient maintenu leur version des faits, selon l’avocat de Dominique Strauss-Kahn.

Henri Leclerc, défenseur de l’ancien directeur général du FMI, a déclaré n’avoir aucun commentaire à faire dans l’immédiat. Le parquet doit maintenant décider du sort à donner à la plainte pour tentative de viol de Tristane Banon. Il a le choix entre l’ouverture d’une information judiciaire ou un classement sans suite. Une enquête préliminaire est en cours depuis juillet, après la plainte déposée plus de huit ans après les faits présumés, qui se seraient déroulés en 2003 à Paris. Tristane Banon a déjà annoncé qu’elle contesterait un éventuel classement sans suite de sa plainte. Elle a en effet la possibilité de saisir un juge d’instruction pour solliciter une autre analyse, si le parquet classe l’affaire. De son côté, l’ex-patron du FMI et ancien favori des sondages pour la présidentielle de 2012, déjà entendu seul au début septembre, a reconnu avoir fait des avances à la jeune femme et tenté de l’embrasser sans succès, mais nie toute agression sexuelle ou tentative de viol. Tristane Banon affirme que Dominique Strauss-Kahn, qu’elle était venue interviewer, s’est jeté sur elle et qu’elle n’a pu échapper au viol qu’après un pugilat. Un récit qualifié d’« imaginaire » et « calomnieux » par DSK. Hier soir au « 20 heures » de TF1, Tristane Banon a qualifié cette confrontation de « première victoire », reconnaissant toutefois que, huit ans après les faits présumés, « la preuve matérielle, elle n’existe pas ».

7 avril 2018

EGOÏSTE

 

 

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