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Jours tranquilles à Paris
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13 juin 2019

Greta - vu aujourd'hui

Synopsis

Quand Frances trouve un sac à main égaré dans le métro de New York, elle trouve naturel de le rapporter à sa propriétaire. C’est ainsi qu’elle rencontre Greta, veuve esseulée aussi excentrique que mystérieuse. L’une ne demandant qu’à se faire une amie et l’autre fragilisée par la mort récente de sa mère, les deux femmes vont vite se lier d’amitié comblant ainsi les manques de leurs existences. Mais Frances n’aurait-elle pas mordu trop vite à l’hameçon ?

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PAS GRAND-CHOSE À «GRETA»

Par Camille Nevers - LIBERATION

L’ennui procuré par ce jeu de piste hitchcockien vu et revu n’est compensé que par le génie trop solitaire d’Isabelle Huppert.

Greta (Isabelle Huppert), une ogresse à New York. Photo Metropolitan Filmexport  

Une femme, de dos, remonte un quai avec, niché sous le bras, son sac à main rigide - pardon, non, rémanence optique cinéphile, le sac, Greta ne l’a plus, l’ayant abandonné sur un siège du métro dans l’attente qu’une âme charitable le lui rapporte, à l’adresse indiquée sur la carte d’identité plastifiée glissée au milieu d’autres petites choses de sac de femme. Greta l’ogresse en Petit Poucet déploie ainsi son jeu de piste. A l’hameçon ne mordent curieusement que des jeunes filles. Admettons. Après quoi, le film ne sera plus qu’emprise, manip et perversité.

Après ce premier plan archi clignotant Marnie donc (comme un arbre de Noël qui aimerait se faire passer pour l’enseigne d’un spectacle sur Broadway), il s’exerce surtout dans l’heure et demie qui suit, de stress mécanique en réactions conditionnées, à être la copie couleur narrative de Psychose. Exception faite : pas de douche, pas de liquidation expresse de l’héroïne (Chloë Grace Moretz), et sans Norman Bates non plus puisque remplacé au débotté par… sa mère. Greta est ça très vite, Psychose revu et corrigé du point de vue de la mère tarée, en l’absence de sa progéniture disparue qu’elle a largement contribué à détruire. «Hitchcockerie» comme les années 80-90 en donnèrent à la pelle, et nantie d’un directeur photo dont l’élégance garce a consisté à soigner la lumière de ses décors de préférence à celle sur ses personnages, une chaise est mieux mise en valeur que chaque comédienne.

Faisons comme tout le monde pour tromper l’ennui du film : parlons d’Isabelle Huppert. Ce que Chabrol doit lui manquer, au moins autant qu’à nous, pour qu’elle donne ce que lui ne peut plus ni lui prendre ni lui rendre dans ce type de prestation tragico-pathétique, où elle ne peut plus compter que sur elle-même, trop seule, trop ouf, en roue libre ; il n’y a qu’une Breillat (Abus de faiblesse) ou un Verhoeven (Elle) pour savoir jouer encore à forces égales avec son magnétisme automate de brindille indestructible qui exige une acuité de regard aussi sûre que son intensité butée, sourire qui frise dans l’inexpressivité du masque. A défaut de regard enveloppant de cinéaste, et face à Chloë Grace Moretz au beau talent pâle et solide, il y avait quelque chose à jouer, proche de ce que travaille Killing Eve, série à cent coudées du film de Neil Jordan, à partir des carrures et émotivités opposées de Jodie Comer et Sandra Oh. Le film se contente de porter sur les nerfs, adieu Hitchcock, on se surprend à penser à Tex Avery et son running gag du marquage à la culotte - contre toute vraisemblance elle se tient là, partout - de Huppert façon Droopy, imperturbable dans son ubiquité quelconque. Elle est marrante.

Camille Nevers - LIBERATION

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7 juin 2019

Critique - Dora Maar, bien plus qu’une muse

Par Harry Bellet, Claire Guillot

Au Centre Pompidou, une grande rétrospective dévoile toutes les facettes de l’artiste, photographe surréaliste et peintre, au-delà de sa liaison avec Picasso.

La rencontre décisive entre Dora Maar et Pablo Picasso, racontée par l’historien Pierre Cabanne, a tout d’une scène de cinéma : aux Deux Magots, en 1936, la jeune femme brune sort son canif, et joue à piquer la table entre les doigts de sa main. Elle va vite, le sang coule. Subjugué, le peintre va jusqu’à récupérer les gants ensanglantés qu’il exposera dans une vitrine de son atelier.

La passion fougueuse entre la photographe farouche et le peintre espagnol a fait de Dora Maar (1907-1997) une figure légendaire. Elle l’a aussi enfermée dans un rôle bien trop étroit pour elle : celui de « la Femme qui pleure », la muse tragique aux ongles rouges qui a inspiré nombre de tableaux avant d’être abandonnée par le peintre et de finir sa vie recluse et mystique.

Dora Maar était pourtant une artiste reconnue bien avant leur liaison. Dans une grande rétrospective élaborée avec le Getty Museum de Los Angeles, le Centre Pompidou réunit près de 430 œuvres et documents qui retracent les multiples facettes de l’artiste : ses montages surréalistes remarquables, ses images de mode, ses photos de rue, son engagement politique et sa peinture, en grande partie inédite. La tâche n’a pas été simple pour les chercheurs. Le fonds a été dispersé aux enchères après la mort de Dora Maar et près de 80 prêteurs ont dû être sollicités.

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DORA MAAR SE DISTINGUE PAR SA TECHNIQUE SOLIDE, APPRISE À L’UNION CENTRALE DES ARTS DÉCORATIFS DE PARIS

Dès le début du long parcours chronologique, c’est une autre Dora Maar qui s’impose. Elle est cette figure moderne et indépendante qui inspire à Henri-Georges Clouzot son film Quai des Orfèvres en 1942. Dora Markovitch a juste 23 ans quand elle publie sa première photo. Elle ouvre son studio avec le décorateur de cinéma Pierre Kefer, signant d’abord à deux, puis seule, des publicités, des photos de mode et d’architecture, des nus.

Si toutes ses photos commerciales ne sont pas passionnantes – un peu trop de fers à friser – elle donne déjà à certaines une étrangeté toute surréaliste. Le corps de la mannequin Assia se dédouble dans des proportions démesurées, presque monstrueuses. Une publicité pour une crème antirides, associant une toile d’araignée au beau visage de son amie Nusch Eluard, se fait vanité.

Rencontre fondatrice et destructrice

Dora Maar se distingue par sa technique solide, apprise à l’Union centrale des arts décoratifs de Paris. Mais aussi par un style affirmé, très noir : elle cultive le songe, manie les rapprochements inattendus, cherche l’inquiétude dans le quotidien… Dans ses photos prises dans la rue dans les années 1930, elle prête vie aux mannequins des vitrines, cache un fantôme dans le pli d’une robe.

L’exposition insiste sur l’engagement politique très à gauche de Dora Maar, qui fit partie du groupe Octobre, troupe de théâtre d’agit-prop fondée par les frères Prévert. Elle participa aussi à Contre-Attaque, groupe d’artistes révolutionnaires, dont elle rédigera le premier manifeste. Mais même ses photos « sociales » très réussies, prises en Espagne, à Londres et dans la « Zone » à Paris, vont au-delà de la dénonciation de la misère et de la solidarité avec les démunis. Elle cherche les corps hors normes ou difformes, les regards vides ou détournés – aveugles, dormeurs, enfants aux yeux fermés – ou les inscriptions qui ouvrent sur l’inconscient de l’image.

Pour les surréalistes, fréquentés dès 1933, Dora Maar fut un membre à part entière et non une muse : proche du couple Breton et surtout du poète Paul Eluard, elle publie ses images dans les revues surréalistes comme Minotaure.

« C’est la seule photographe à avoir montré ses œuvres dans six grandes expositions internationales du surréalisme dans les années 1930 », souligne Karolina Ziebinska-Lewandowska, commissaire de l’exposition avec Damarice Amao. Elle y expose son Portrait d’Ubu, devenu une icône du surréalisme, monstre à la fois rondouillard et griffu composé à partir d’un fœtus de tatou.

Mais Dora Maar est surtout la reine du photomontage, mariant les images en virtuose pour créer des mondes hantés et pourtant réalistes : pour Le Simulateur (1935), elle renverse une photo de l’Orangerie de Versailles et y incruste la photo d’un enfant prise à Barcelone, le corps et le monument tournoyant dans un même cauchemar. Elle mêle parfois érotisme, voyeurisme et rituels étranges, dans un écho à l’œuvre de Georges Bataille, avec lequel elle eut une liaison.

DORA MAAR EST SURTOUT LA REINE DU PHOTOMONTAGE, MARIANT LES IMAGES EN VIRTUOSE POUR CRÉER DES MONDES HANTÉS ET POURTANT RÉALISTES

La rencontre avec Picasso, en 1936, est pour Dora Maar à la fois fondatrice et destructrice. Tout à leur souci (louable) de sortir l’artiste de l’ombre du peintre, les commissaires ont malheureusement limité le chapitre consacré à leur intense collaboration.

Dora Maar photographie Picasso, lui souffle des idées, le pousse à s’engager en politique. Lui la peint comme une figure tourmentée. Leur grande œuvre est Guernica, l’immense peinture dont Dora Maar va photographier toutes les étapes – ici seulement présentée sous forme de projection.

Débuts sous influence

La photo, bientôt, fait place à la peinture, qu’elle avait étudiée dès 1927 avec le peintre André Lhote. Ses débuts, clairement sous influence de Picasso, sont déroutants : dans un portrait daté de 1936, les yeux exorbités, le nez en patate, les lèvres en arc d’Eros, on pourrait penser qu’elle a esquissé une fusion de leurs deux visages. Elle signe la tête d’une femme de profil, avec une fleur qui tend ses pétales vers une lampe. L’œuvre, datée du 15 juillet 1937, n’a guère laissé de trace dans l’histoire de l’art, sauf à se souvenir que c’est Dora Maar qui aurait inspiré à Picasso l’image de la femme tenant une lampe figurant au centre de Guernica.

L’ARTISTE PLONGE DANS LA PEINTURE COMME DANS LA RELIGION, S’ASTREIGNANT CHAQUE JOUR À LA PRIÈRE ET AU PINCEAU

La guerre venue, les tableaux sont plus sombres. La dépression et l’hospitalisation qui suivent sa rupture avec Picasso en 1943 y sont sans doute pour quelque chose. Au moins doit-on lui reconnaître qu’ils ne doivent rien à personne, sauf peut-être à un vague souvenir d’André Marchand (1907-1997), un temps la vedette de la jeune peinture française d’après-guerre. Dora Maar les expose un peu, dans les années 1950, à la galerie Jeanne Bucher puis à la galerie Vendôme, chez Berggruen en 1957, à Londres, et y tient assez pour refuser de montrer autre chose : oubliées, ses photographies.

Puis, Picasso lui offre, peut-être pour mieux l’éloigner, une maison en Provence, à Ménerbes (Vaucluse). L’artiste plonge dans la peinture comme dans la religion, s’astreignant chaque jour à la prière et au pinceau, dans la même quête méditative. Vient là une série de paysages, originaux, mais qui eux non plus ne feront pas date, si on les sépare de son travail photographique.

C’est à ce stade de la visite que l’on découvre un des plus beaux moments de l’exposition : des petits formats, œuvres sur papier qui font lointainement penser aux paysages imaginaires de Victor Hugo, une forme de paysagisme abstrait qui mêle la peinture et la photo. Là, Dora Maar n’est plus un peintre banal, là, Dora Maar n’est plus une des nombreuses « ex » de Picasso. Là, Dora Maar est.

Rétrospective Dora Maar. Au Centre Pompidou, à Paris (4e). Jusqu’au 29 juillet, de 11 heures à 21 heures. centrepompidou.fr

9 juin 2019

Comment oser introduire une nouvelle pratique sexuelle dans son répertoire

Par Maïa Mazaurette

Ras le bol du trio caresses, sexe oro-génital, pénétration ? Oui, mais pas facile d’en parler à son partenaire. Pour vous aider, la chroniqueuse de La Matinale Maïa Mazaurette livre aujourd’hui une série de conseils autour de trois mots-clés : vulnérabilité, clarté et équité.

LE SEXE SELON MAÏA

Envie de nouveauté ? Ras le bol du trio caresses, sexe oro-génital, pénétration ? Ce n’est pas moi qui vous jetterai la première pierre : le répertoire sexuel « légitime » est finalement assez limité… mais surtout, la persistance des tabous rend son extension compliquée.

Bondage ? Exhibitionnisme ? Duos de choc, plans à trois, parties carrées ? Sex-machines connectées ? On ne se libère pas si facilement de la charge culturelle qui pèse sur nos chambres à coucher, ou des rôles alloués aux hommes et aux femmes. Il faut jouir, il faut bander, il faut rester homme, il faut faire la femme, il faut, il faut, il faut…

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Cette charge culturelle se reporte sur la communication la plus intime : vouloir sortir de sa zone de confort (et explorer sa zone de fantasme), c’est normal. Oser en parler, en revanche, constitue une autre paire de manches – même dans le cas de pratiques très banales.

Ainsi, selon une toute récente étude, 40 % des Français ne parlent pas de masturbation à leur partenaire, et 48 % des hommes ont déjà menti au sujet de leurs pratiques masturbatoires (Tenga, 2019).

Rien ne vaut une discussion

Si vous avez des fantasmes socialement transgressifs (« j’aimerais être travesti ») ou contradictoires avec vos valeurs (« attache-moi avec des menottes et un hareng »), entamez la conversation en embrassant votre vulnérabilité (oui, ce truc qui gratte, là). Vous manquez de mots ? Il existe des applications permettant aux couples de partager leurs fantasmes (en ne voyant apparaître que ceux qu’ils ont en commun), comme UnderCovers, Kindu ou Fantasmer)… mais rien ne vaut une discussion.

Cette vulnérabilité, paradoxalement, sera votre meilleure alliée : face à la tentation de l’arrogance (« ça fait dix ans qu’on est ensemble, il est temps d’aller en soirée cuir et tofu »), rappelez-vous que votre partenaire ne vous doit rien, que vous risquez de le/la braquer, et que les attitudes bravaches sont contre-productives. La froideur protège, d’accord. Mais elle peut aussi entraîner une confusion : manquez-vous de vulnérabilité par indifférence, par rigidité d’esprit, par manque d’empathie ? De l’extérieur, c’est difficile à dire.

Sexuellement, une bonne négociation commence en acceptant les règles du jeu : exposer son intimité peut susciter de l’enthousiasme, des orgasmes éblouissants… ou de cruels jugements, des fous rires, des incompréhensions. Cela peut faire du bien, ça peut faire très mal. N’hésitez donc pas à enrober : « je sais que ça peut surprendre », « j’ai une confession à faire », « c’est un peu embarrassant »… Ces précautions permettent d’éviter les réponses traumatisantes : « non, sérieusement, cuir et tofu ? »

Equité et pragmatisme

Deuxièmement, ne demandez pas plus que vous n’êtes prêt à offrir. Car ne nous leurrons pas : en l’état actuel du répertoire sexuel occidental contemporain, la plupart des fantasmes basiques induisent une prise de risque, même minimale.

Socialement, émotionnellement ou physiquement, au moins l’un des deux partenaires a quelque chose à perdre. Le BDSM (bondage, domination, sado-masochisme) remet en question les rapports de pouvoir dans le couple, la sodomie peut blesser, l’échangisme peut générer des doutes amoureux. Si vos fantasmes induisent des émotions compliquées, surtout des émotions asymétriques, il va falloir gérer cette asymétrie (avec la classe qui vous caractérise).

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Sur ce point spécifique, ma recommandation consiste à ne pas considérer qu’il existe des standards de dignité différents selon les personnes (il serait intéressant de pénétrer une femme, mais révoltant ou dégoûtant de pénétrer un homme, il serait excitant de tromper son partenaire, mais surtout pas qu’il ou elle prenne les mêmes libertés, etc.).

Plus un fantasme est transgressif, plus vous devez être prêt à retourner la faveur d’une manière ou d’une autre, avec équité et pragmatisme (en respectant les limites de votre partenaire, en considérant ses fantasmes avec bienveillance, en faisant des câlins, en cuisinant une tarte au citron meringuée).

« Humanisez » votre désir

Est-ce bassement transactionnel ? Oui. Et tant mieux, parce que l’inverse d’une transaction consiste à demander quelque chose en échange de rien – à demander une forme de sacrifice. Parce que nous ne vivons pas encore au paradis, parce que notre société est encore sexiste, âgiste, homophobe, cette logique sacrificielle reste d’actualité : on ne s’en débarrassera pas en la tassant sous le tapis, mais en la regardant en face (puis en la jetant par la fenêtre).

Autre recommandation : quand vous partagez votre fantasme, précisez le contexte. Car sans un minimum d’explications, votre demande peut être mal comprise. Planifiez-vous cette orgie pour participer, pour regarder, pour être cocufié ? Avez-vous envie d’être attaché(e) pour le frisson de l’interdit, pour expérimenter une restriction sensorielle, pour subir une situation de domination, pour l’inscrire dans un jeu de rôle spécifique, par curiosité, par affection sincère pour le gigot d’agneau ?

Cette contextualisation permettra à votre partenaire de mieux cerner la nature des actes fantasmés : outre que cela « humanise » votre désir, vous préparez le terrain pour la négociation (« si tu as envie de restriction sensorielle, je préférerais te bander les yeux »).

En outre, une telle conversation rend compte de la hiérarchie de vos désirs : cette histoire de suffocation relève-t-elle du fantasme fondamental ou de la simple passade ? Quelles sont vos limites absolues, quelles transgressions espérez-vous, et bon sang, où allez-vous ranger ces cordes après usage ?

Faites en sorte que le refus soit possible

N’hésitez pas à dire la vérité sur cette subite demande : en 2019, pas grand monde ne tombera des nues en apprenant que votre inspiration vient de la pornographie – ou d’une scène littéraire, ou d’une publicité. L’idée est que votre partenaire se rapproche de votre désir. Donnez-lui tous les éléments auxquels possiblement se raccrocher.

Parmi les points cruciaux, voici enfin certainement le plus important : faites en sorte que le refus soit possible. Subir un rejet fantasmatique est un moment difficile, nous sommes d’accord. Mais concéder une pratique sexuelle sans en avoir envie (ou qui nous dégoûte) est infiniment plus destructeur.

Ainsi, quand vous exposez vos rêveries érotiques, laissez de la place à votre partenaire : ne lui demandez pas de se prononcer pour ou contre dans la minute (ceci est une conversation, pas un soufflé au fromage), veillez à sa lucidité (après deux verres de vin, tout fout le camp), faites attention aux conditions du consentement (si vous êtes en situation de domination physique, sociale, culturelle, émotionnelle, etc.).

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Abstenez-vous de toute pression psychologique (aucun scénario d’infirmière ne justifie un comportement de malade) : même après #metoo, dire non demeure presque aussi compliqué que dire oui. Inutile donc d’en rajouter avec des formes de chantage : « notre couple se porterait mieux avec une ceinture de chasteté », « je serais humilié(e) d’avoir avoué mon fétichisme des orteils et que tu gardes tes chaussettes au lit », etc.

Pour résumer : vulnérabilité, clarté, équité… possible enthousiasme, et possible déception. Dans le monde des plaisirs pour adultes, on n’obtient pas toujours ce qu’on veut : le désir sexuel est par essence ordalique. Ce qui rend les choses encore plus délicieuses quand « ça » marche.

29 juin 2019

Origine du drapeau Gay

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Depuis plusieurs années, ce drapeau formé de 6 couleurs est l'emblème de la "communauté gay et lesbienne".

Ce drapeau aujourd'hui mondialement connu est né en 1978 à San Francisco...

Créé en 1978 à San Francisco par l'artiste Gilbert Baker, ce drapeau fût créé pour répondre aux besoins de la communauté Gay et Lesbienne, notamment pour les défilés.

Gilbert Baker s'inpire donc des symboles propres à la communauté hippie et au drapeau à 5 couleurs utilisé par les groupes de défense des Droits des Noirs.

Il créé donc un drapeau composé de 8 couleurs dont le choix était primordial. Chacune de ces couleurs ayant une signification représentant un aspect de la vie gay et lesbienne (le vert symbolisait l'homosexualité sous l'Angleterre Victorienne, le violet était un signe de reconnaissance dans les années 60 et le rose avait été utilisé par les allemands dans les camps de concentration).

Rose pour la sexualité

Rouge pour la vie

Orange pour la santé

Jaune pour le soleil

Vert pour la nature

Turquoise pour l'harmonie

Bleu pour l'art

Violet pour l'esprit

Ce drapeau sera utilisé en 1978 lors du défilé de la journée de liberté Gay et Lesbienne de San Francisco. C'est la seule année ou le drapeau sera composé de ces 8 couleurs.

Il faut rappeller que la couleur rose rappellait le triangle rose créé par les Nazis et utilisé dans les camps de concentration lors de la Seconde Guerre Mondiale pour différencier les homosexuels des autres. (Comme l'étoile jaune pour les juifs). Les personnes portant ce sigle étant encore plus maltraités que les autres.

En 1979, pour ce même défilé, Gilbert Baker demande à une compagnie de produire ce rainbow flag en série. Malheureusement, les couleurs rose et turquoise se seront pas disponible et ces couleurs seront donc supprimées du drapeau qui ne gardera plus que 6 couleurs. De plus, le bleu utilisé sera remplacé par un bleu royal.

Cette même année, le premier adjoint au maire ouvertement gay de San Fransisco fût assassiné. Le drapeau fût utilisé pour montrer l'unité des Gays suite à cette tragédie.

Cette fois, le rainbow flag mondialement connu aujourd'hui était né !

Rouge pour la vie

Orange pour le réconfort

Jaune pour le soleil

Vert pour la nature

Bleu pour l'Art

Violet pour la spiritualité

23 octobre 2020

Liban Retour à la case Saad Hariri

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Un an après, retour à la case départ. Alors que les Libanais ont célébré la semaine dernière le premier anniversaire de leur soulèvement pacifique contre les élites dirigeantes, le Premier ministre démissionnaire Saad Hariri prendra à nouveau la tête du prochain gouvernement. Désigné de justesse jeudi par 65 députés sur 118, ce milliardaire de 50 ans endosse pour la quatrième fois le rôle de Premier ministre. Malgré son image d’homme de compromis, il incarne aux yeux des Libanais une classe dirigeante incompétente et corrompue qui a mis le pays à genoux et contre laquelle ils se sont révoltés il y a un an. Après dix jours de concertations, cette nomination témoigne donc de l’impasse politique qui paralyse le Liban, sans gouvernement depuis la démission de Hassan Diab. Saad Hariri a déclaré jeudi vouloir «former un cabinet d’experts indépendants avec pour mission de présenter des réformes économiques, financières et administratives, contenues dans la feuille de route à l’initiative de la France», et ce «rapidement».

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Au Liban, Saad Hariri de retour dans le rôle improbable du sauveur

Par Benjamin Barthe, Beyrouth, correspondant Le Monde

Le chef de file de la communauté sunnite, renversé par la rue il y a un an, va tenter de former le gouvernement de sauvetage financier réclamé par Emmanuel Macron.

Lorsque Saad Hariri avait démissionné de son poste de premier ministre du Liban, le 29 octobre 2019, après treize jours de manifestations antisystème, il avait présenté sa décision comme une « réponse à la volonté des nombreux Libanais descendus dans la rue ». Jeudi 22 octobre, quasiment un an jour pour jour après ce retrait forcé, le même Saad Hariri a accepté, à l’invitation du président Michel Aoun, de former un nouveau gouvernement, en remplacement de Hassan Diab, démissionnaire depuis l’explosion du port de Beyrouth, début août. Le peuple libanais aurait-il changé d’avis en douze mois ?

Le chef de file des sunnites – la communauté à qui revient le poste de chef du gouvernement en vertu du système confessionnel libanais – se présente comme « l’unique et dernière chance » de sauver le pays du Cèdre du gouffre économique et social dans lequel il s’enfonce. Le jeune quinquagénaire, premier ministre à déjà trois reprises depuis 2009, serait converti à l’urgence des réformes exigées par le président français Emmanuel Macron lors de son double déplacement estival au Liban. Des mesures sans lesquelles les bailleurs de fonds du pays ne sortiront pas leur chéquier.

Le réprouvé de 2019 serait-il donc devenu l’homme providentiel ? Non, ce qui a changé en un an, c’est que « la rue » devant laquelle Saad Hariri avait prétendu s’incliner s’est vidée. Usés par les bastonnades et les gaz lacrymogènes des forces de sécurité, pris à la gorge par l’effondrement de la monnaie nationale, qui a anéanti leur pouvoir d’achat, démoralisés aussi par leurs propres carences, les indignés de l’automne 2019 ont baissé les bras. Samedi 17 octobre, seulement deux ou trois mille manifestants se sont retrouvés sur la place des Martyrs, dans le centre de Beyrouth, pour célébrer les un an du soulèvement.

La peur grandissante d’un scénario à la Vénézuelienne

Mercredi soir, des partisans du Courant du futur, le mouvement de Saad Hariri, se sont même permis d’incendier le « poing de la thawra » (révolution), la construction érigée sur cette esplanade, en hommage aux centaines de milliers de personnes qui ont rêvé d’un nouveau Liban. Le symbole a certes été reconstruit dans les heures qui ont suivi, mais dans les rangs des révolutionnaires, l’amertume est grande. « Hariri n’est pas aimé tandis que nos revendications bénéficient d’un large soutien populaire, mais nous n’y pouvons rien, le régime est trop fort, confie Karim Safieddine, membre de Mada, un collectif étudiant, qui milite pour un système plus égalitaire, libéré du carcan communautaire. C’est un moment de désenchantement terrible ».

L’homme d’affaires, héritier de l’empire politico-financier de son père, l’ancien premier ministre Rafic Hariri, assassiné en 2005, a habilement manœuvré pour récupérer son poste. Après avoir échoué à se succéder à lui-même en décembre 2019, ses ex-partenaires de gouvernement refusant de le laisser diriger un exécutif de technocrates où ils ne seraient pas représentés, il a su discrètement savonner la planche de Mustafa Adib, le diplomate à qui la tâche de remplacer Hassan Diab avait initialement échu. Celui-ci a jeté l’éponge fin septembre, victime des sempiternelles querelles de portefeuilles entre le pôle sunnite (le Futur) et le camp chiite (le Hezbollah pro-iranien et le parti Amal).

La peur grandissante d’un scénario à la Vénézuelienne, alimentée par une inflation à plus de 100 % sur un an et un taux de pauvreté autour de 50 %, a servi les ambitions de Saad Hariri, de même que le durcissement de la conjoncture diplomatique. Les Etats-Unis ont étendu leurs sanctions anti-Hezbollah à des personnalités alliées à ce mouvement, fragilisant Gebran Bassil, le chef du Courant patriotique libre (CPL, droite chrétienne), partenaire de la formation chiite et principal opposant au retour du cacique sunnite.

« Aussitôt après le renoncement d’Adib, Hariri a surgi et offert ses services pour sauver le Liban. La vérité, c’est qu’il ne voulait laisser personne d’autre que lui devenir premier ministre », soutient Hilal Khashan, professeur de sciences politiques à l’université américaine de Beyrouth. « L’incapacité du mouvement révolutionnaire à s’accorder sur un programme unifié et un leadership alternatif pour le pays aide la classe politique traditionnelle à se maintenir au pouvoir », estime Ali Hamadé, éditorialiste au quotidien de centre droit An-Nahar.

Soutien a minima

Les blocs parlementaires ont soutenu la candidature de Saad Hariri par une courte majorité de 65 députés sur 118. La chambre libanaise compte 128 sièges, mais deux élus ont boycotté les consultations organisées par le président Michel Aoun et huit ont démissionné après la déflagration du 4 août.

Le revenant a fait quasiment le plein des voix sunnites, obtenu le soutien du parti Amal du président du Parlement Nabih Berri et du bloc druze de Walid Joumblatt. En revanche, les grandes formations chrétiennes – CPL et Forces libanaises – et le Hezbollah n’ont pas voté pour lui, en s’abstenant toutefois de désigner un candidat alternatif.

Ce soutien a minima augure de tractations compliquées dans la phase à venir, celle de l’attribution des ministères souvent sujette à d’interminables marchandages. Conformément à la feuille de route d’Emmanuel Macron, que tous les partis libanais jurent, la main sur le cœur, vouloir appliquer, le premier ministre désigné entend former une équipe d’experts, sans attache partisane. Mais à l’instar de Gebran Bassil, plusieurs responsables politiques font valoir qu’un gouvernement dirigé par le chef du Courant du futur peut difficilement se prétendre indépendant.

Le leader du CPL est d’autant plus susceptible de vouloir placer ses hommes dans le futur cabinet, qu’il espère succéder dans deux ans à Michel Aoun, son beau-père, à la présidence de la République. Or à ce poste, réservé à un maronite, Hariri préférerait voir l’un des rivaux communautaires de Bassil, Sleiman Frangié. « Le confessionnalisme a pénétré le système politique libanais jusqu’à la moelle, impossible d’y échapper, prévient Hilal Khashan. Pour assembler son gouvernement, Hariri va devoir faire des concessions, qui risquent de ruiner par avance toute tentative de réforme. »

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15 octobre 2020

Jeanne Moreau

jeanne moreau newton

Vêtements, bijoux et photos... Des souvenirs de Jeanne Moreau, dont sa garde-robe à la ville comme à la scène, seront mis aux enchères du 16 au 22 octobre par Artcurial au profit de la fondation de l'actrice pour le théâtre, le cinéma et l'enfance, a annoncé la maison de ventes.

Estimés à partir de 250 euros, les 300 lots seront exposés en accès libre dès le premier jour de la vente dans les salons d'Artcurial. Les enchères se dérouleront uniquement en ligne, sur le site de la maison de ventes.

Un ensemble composé d'une veste sur jupe longue en soie rebrodée de perles et de sequins de la maison Chanel, porté au Festival de Cannes par Jeanne Moreau en 2003, une bague en or jaune ornée d’une perle dans un entourage de diamants, une boîte à chapeau Goyard et une paire de mules Roger Vivier portée dans le film "La Grande Catherine" (1968) de Gordon Flemyng sont au catalogue.

"A travers la vente de cette importante garde-robe, nous avons souhaité saluer le style intemporel et l’élégance de Mademoiselle Moreau, muse des cinéastes mais également des créateurs de mode", souligne Clara Vivien, spécialiste mode pour Artcurial.

Amie de nombreux couturiers, l'actrice décédée en 2017 a rencontré Pierre Cardin lors d’une séance d’essayage des costumes pour "Eva" (1962), film de Joseph Losey. Ils ont entamé une romance de plusieurs années.

Parmi les créations haute couture de Pierre Cardin pour Jeanne Moreau, seront proposés notamment aux enchères un ensemble pailleté cuivré, une robe du soir et un manteau en vinyle noir.

Des vêtements dessinés par Coco Chanel, Yves Saint Laurent et Karl Lagerfeld pour Jeanne Moreau, mais aussi une quarantaine de photographies de l'actrice signées Helmut Newton, Peter Lindbergh et Henri Cartier-Bresson, seront aussi dispersés.

3 octobre 2020

Cindy Sherman, liesse d’identités

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Par Judicaël Lavrador — Libération

La Fondation Louis Vuitton accueille une rétrospective des portraits de l’artiste américaine qui, depuis ses débuts, se déguise pour endosser des rôles qui dynamitent de façon virtuose les codes et les genres.

Cela fait maintenant quarante-cinq ans que Cindy Sherman prend la pose et les atours de personnages en tout genre sans donner le moindre signe d’avoir épuisé le filon, dont elle creuse encore régulièrement une nouvelle veine. Et, comme de juste, la rétrospective à la Fondation Louis Vuitton s’achève sur un ensemble inédit, bouclé cette année même, où l’artiste américaine joue les mecs, en les tirant vers une pente féminine qui, à mi-côte, verse dans un troisième sexe («Men»).

Que la créatrice persiste et signe, insiste et ne lâche pas son dispositif original (se tirer le portrait, déguisée), tout en l’amendant à la marge en se frottant à de nouvelles techniques, paraît proprement bluffant. Cette fidélité, plus que tenace, à son œuvre, à son intuition et à ses motivations premières, cette exposition pleine à ras bord de 170 photographies - 170 fois Cindy Sherman (ou plutôt 170 fois les autres) - en fait prendre la mesure, physiquement. D’autant plus que la scénographie en rajoute une couche en optant pour des cimaises aux couleurs stridentes (rose et vert) et en glissant, sur leurs tranches, des miroirs où le reflet des portraits qu’on a dans le dos surgissent au milieu de ceux qu’on a sous les yeux. L’effet est un peu terrifiant : on se sent suivi et débordé par une meute d’êtres à la mine pas toujours très amènes. Et vient alors cette conviction réjouissante : si pendant tout ce temps, Sherman fait du Sherman, tout en échappant à Sherman, c’est simplement qu’elle prend plaisir à le faire. Et que c’est là la potion de son œuvre magique.

Bricolage

Son secret, non pas de beauté (ce n’est pas trop l’enjeu), ni même d’éternelle jeunesse (la vieillesse ayant posé ses rides sur les derniers portraits), mais de bonheur se révèle en grand dans l’enfilade des salles : Sherman se marre au travail comme une gosse qui se déguise et s’invente, sans s’en interdire aucune, des vies, des identités, des professions, des destinées. Reprenant un album de portraits de la toute jeune Sherman, elle inscrit ainsi, à chaque page «That’s me», comme pour mieux souligner que se reconnaître soi-même, bambin, enfant, ado, est loin d’être une évidence. A 66 ans (elle ne fait son âge sur aucune photo), elle n’a pas changé sa manière de travailler : seule dans son atelier new-yorkais, elle fait tout toute seule. Aujourd’hui, tandis que la plupart des artistes de son rang (une superstar) s’entourent d’équipes techniques et délèguent, elle endosse tous les rôles : maquilleuse, costumière, accessoiriste, metteuse en scène, photographe, technicienne photo, sans oublier ceux de modèle et d’actrice. Son œuvre est un jeu de bricolage, qu’elle monte et démonte, sans se répéter comme elle monte et démonte les apparences, dynamitant l’assignation sociale et politique des genres et des identités. Mais, d’abord, sans doute, celle qui pèse sur les femmes. Marie Darrieussecq l’écrit ainsi au catalogue : «Cindy Sherman sait que toute femme est d’abord déguisée en femme… elle joue ces femmes… qui jouent le jeu… où la joueuse ne cesse de perdre».

Que devant chaque photographie, on croie ressentir le plaisir simple pris par l’artiste à échafauder ses mises en scène, n’empêche pas en effet d’éprouver un malaise bienvenu. Car là réside l’autre secret du génie de Sherman : nourrir ses photos d’une ambiguïté, sans cesse renouvelée, qui crispe et dérange, fait rire jaune et fait peur, révulse et attendrit, fait fuir et puis y retourner. Un exemple parmi tant d’autres avec la série «History Portraits» (1989-1990) dans laquelle Sherman se moule dans la posture hiératique et le luxueux apparat des modèles de la peinture classique. Pour incarner une Vierge à l’enfant aux seins carrossés comme des roues de secours, un bourgeois assis, replet et satisfait ou bien un seigneur de principauté italienne à la Renaissance affectant la bienveillance, elle fait au mieux (chinant aux puces les tissus dont elle confectionne les vêtements d’apparat, s’affublant de perruques, de prothèses et d’accessoires divers).

Déviants

Elle fait l’impossible. Car, comment une photo pourrait-elle reproduire une peinture ancienne, et une femme du XXe siècle ces versions du pouvoir ou de l’Immaculée Conception, sans que ça grince et que ça coince ? Les êtres qu’on voit poser ne sont d’aucun temps ni d’aucune chair. A la fois très ressemblants à ceux qu’on admire en peinture, et pourtant complètement déviants. On pourrait dire qu’en vivant leur vie, le temps d’une pose, Sherman rend service aux gens, archétypes d’une classe sociale, d’une tranche d’âge, d’un genre (sexuel ou artistique), d’un lifestyle, en démontrant que ça ne peut pas coller. Que la photo qu’ils donnent d’eux-mêmes n’imprime pas. Ainsi, ces femmes riches et âgées, mondaines amatrices d’art, de la série «Society Portraits» peuvent bien afficher leur plus beau sourire, perce derrière, dans leurs yeux, et leurs rides récalcitrantes à la chirurgie esthétique, l’angoisse de vieillir, de se flétrir et de voir son image, sa place dans le cadre public ou privé, dans la sphère amoureuse, familiale, amicale, partout, se rétrécir. Cette angoisse, la mieux partagée du monde peut-être, l’est en tout cas par l’artiste qui, même si ellea beau se marrer en se déguisant, l’avoue sans ambages : «Pour moi, c’est un peu effrayant de me voir. Et c’est encore plus effrayant de me voir dans ces femmes âgées.»

Cindy Sherman Une rétrospective (de 1975 à 2020) Fondation Louis Vuitton, 75016. Jusqu’au 3 janvier 2021.

26 mars 2014

Martin Paar à la MEP

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Après Ralph Gibson, Mimmo Jodice ou Bruce Davidson, c'est à Martin Parr que la Maison européenne de la photographie a donné carte blanche pour nous livrer sa vision de Paris. Pendant 2 ans, le photographe britannique a posé son regard ironique chez nous, de Notre-Dame à la Goutte d'Or. Résultat, 60 images colorées et décalées qui sont exposées à la MEP à partir d'aujourd'hui (jusqu'au 25 mai 2014)

Ne vous attendez pas à voir les vrais Parisiens dans leur vie quotidienne. Martin Parr a beaucoup photographié les touristes et les lieux touristiques, ou des évènements qui attirent les foules.

Il se défend, d'ailleurs, de faire un portrait objectif de Paris : "On sait tous que c'est très subjectif et très partiel." Et puis "le tourisme est une part intégrante de la vie économique parisienne", fait-il remarquer. Sans les touristes, que serait Paris, où selon lui "la moitié des restaurants sont pour les touristes", des restaurants que les Parisiens évitent, parce qu'ils sont un peu "snobby" par rapport aux touristes.

1 avril 2012

Birmanie: allègresse à Rangoun

La ville birmane s'est éveillée dans le calme ce dimanche. Puis des hurlements de joie ont résonné. La LND, parti d'Aung San Suu Kyi, aurait largement remporté les élections partielles dans le pays.

Voir la liste des mes billets sur Aung San Suu Kyi en cliquant ICI

11 novembre 2016

INSIDE - Exposition de Frédéric Fontenoy

INSIDE

Exposition de Frédéric Fontenoy

Vernissage le 11 novembre à partir de 18h00

Exposition du 11 au 20 octobre

Le Ballon Rouge Galerie & Studio Photo

▬▬▬▬▬▬▬ L’exposition ▬▬▬▬▬▬▬

C’est en 2006 que Frédéric Fontenoy entreprend un travail fictionnel, mêlant dans des scènes intimes, l’histoire des avant-gardes artistiques et politiques de la première moitié du vingtième siècle à un érotisme aussi subtil que puissant. On reconnaît, parmi les symboles dont joue Frédéric Fontenoy, des évocations de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que nombre de citations de travaux surréalistes : l’espace de la photographie s’inscrit ainsi dans des temps simultanés et fait appel à l’inconscient collectif.

Point capital de ces « scènes de la chambre noire » : le photographe est aussi, dans le cadre, le seul personnage masculin. Grand ordonnateur de ces mises en scène, ce double diablement imaginatif et pervers semble vouloir rendre la folie à sa plus ambitieuse expression, qui est l’Art. L’espace de la photographie, parfois démultiplié en surface l’est aussi en profondeur, et ce rapport double du photographe à son sujet n’est pas le moindre de ses jeux de miroirs.

Dispositif optique, la chambre de Frédéric Fontenoy est un espace mental qui en contient bien d’autres…

Frédéric Fontenoy a participé à de multiples expositions collectives et art fairs, en Europe. Il a aussi plusieurs expositions personnelles à son actif à Milan, Budapest, Paris, Bruxelles, Ljubljana…

▬▬▬▬▬▬▬ Signature ▬▬▬▬▬▬▬

A l’occasion de vernissage, Frédéric Fontenoy dédicacera ses livres, venez rencontrer le photographe à la galerie Le Ballon Rouge Galerie & Studio Photo !

https://www.facebook.com/leballonrougeparis/

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23 mai 2015

Festival de Cannes - Catherine Deneuve

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Les plus belles photos du Festival de Cannes par les photographes de Paris Match . @FestivaldeCannes 2005 . Catherine #Deneuve invitée par le festival a donner sa "leçon" de #cinéma face à une salle comble . Catherine Deneuve a évoqué les souvenirs de sa carrière, de sa vie , sans oublier sa jeunesse de star et ses premiers #tournages. Elle a même confessé sa préférence pour les baisers filmés par #Hitchcock et #Kazan. Catherine Deneuve avec ses leçons d'actrice a séduit la salle en prof de charme . Elle pose ici pour Sebastien Micke de Paris Match, sur la terrasse de sa suite au Majestic. @Mbrincourt.parismatch#cannes2015

8 avril 2014

A ne surtout pas louper ! Pierre et Gilles !

Pour leur première exposition à la Galerie Daniel Templon, ils poursuivent leur travail à quatre mains -Pierre le photographe et Gilles le peintre- et proposent un ensemble inédit de toiles réinterprétant le mythe du "héros". De la culture de la rue aux références à l'histoire de l'art, on découvre une galerie de portraits, tels Achille ou Prométhée, jusqu'à un couple heureux, "marié pour tous".

30 rue Beaubourg, Paris III. Du 10 avril au 31 mai.

The duo's latest show has work reinterpreting the idea of the hero through the lens of art history and the street.

"Le Printemps arabe (modèle Tahar Bouali)", 2013; "Narcisse (modèle Matthieu Charneau)", 2013, courtesy Galerie Daniel Templon, Paris et Bruxelles ©Pierre et Gilles

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Nous avons le plaisir de vous inviter au vernissage de l'exposition de

PIERRE & GILLES
Héros

le jeudi 10 avril 2014 de 17h à 20h30
en présence des artistes

Exposition du 11 avril au 31 mai 2014
du mardi au samedi de 10h à 19h

GALERIE DANIEL TEMPLON
30 rue Beaubourg
75003 Paris
(au fond de la cour)
01 42 72 14 10
www.danieltemplon.com

Voir mes précédents billets sur Pierre et Gilles en date des 06/04/2014, 27/04/2013, 17/05/2012, 15/04/2012, 01/04/2012, 11/02/2012, 30/06/2011, 25/06/2011, 24/06/2011, 23/06/2011, 02/06/2011, 07/10/2010.

Pour y accéder cliquez sur le lien suivant : http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/index.html

6 avril 2014

Charles Péguy (1873 - 1914)

Charles Pierre Péguy (Orléans, 7 janvier 1873 ; Villeroy, 5 septembre 1914) est un écrivain, poète et essayiste français. Il est également connu sous les noms de plume de Pierre Deloire et Pierre Baudouin.

Son œuvre, multiple, comprend des pièces de théâtre en vers libres, comme Le Porche du Mystère de la deuxième vertu (1912), et des recueils poétiques en vers réguliers, comme La Tapisserie de Notre-Dame (1913), d'inspiration mystique, et évoquant notamment Jeanne d'Arc, un personnage historique auquel il reste toute sa vie profondément attaché. C'est aussi un intellectuel engagé : après avoir été militant socialiste libertaire, anticlérical, puis dreyfusard au cours de ses études, il se rapproche à partir de 1908 du catholicisme et du conservatisme ; il reste connu pour des essais où il exprime ses préoccupations sociales et son rejet de la modernité (L'Argent, 1913).

Cliquez ICI

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Mémorial à Villeroy-sur-Marne (Le nom de Péguy se trouve en haut à droite).

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Lieutenant de réserve, il part en campagne dès la mobilisation en août 1914, dans la 19e compagnie du 276e régiment d'infanterie. Il meurt pendant les combats de la Bataille de l'Ourcq à la veille de la Première bataille de la Marne, tué d'une balle au front, le samedi 5 septembre 1914 entre Penchard et Villeroy (près de Le Plessis-l'Évêque, lieu cité pour sa mort sur la fiche du Ministère de la Défense), près de Meaux, alors qu'il exhortait sa compagnie à ne pas céder un pouce de terre française à l'ennemi.

Selon le maréchal Juin, le 5e bataillon du 276e RI, dans lequel se trouvait Charles Péguy, est venu en soutien sur le flanc gauche de l'attaque de Penchard, menée par la brigade marocaine, pour une mission de sacrifice sur un terrain à découvert. L'attaque échoua faute d'une préparation d'artillerie.

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3 avril 2014

Martin Parr à la M.E.P. (vu hier)

Depuis 1982, l'association Paris Audiovisuel puis la Maison Européenne de la Photographie confie à de grands photographes le soin de nous livrer leur vision de Paris. Après Henri Cartier-Bresson, Édouard Boubat, Ralph Gibson, Duane Michals, Mimmo Jodice, William Klein, Bruce Davidson, c'est à Martin Parr qu'est donnée cette carte blanche.

Depuis trente-cinq ans, Martin Parr photographie des scènes de la vie ordinaire qui ont le don de nous prendre au dépourvu, pressentant la vulnérabilité inhérente à chacun de nous.

Aujourd’hui il nous invite à le suivre à travers Paris. Pendant deux ans, Martin Parr s’est penché sur les Parisiens et les Parisiennes et a photographié les Champs-Élysées, les touristes, le 14 juillet, les défilés de mode, le salon d’aéronautique du Bourget, Paris Plage, les musées, les foires d’art, le salon de l’agriculture…

Une soixantaine d’œuvres, images inédites et clichés plus anciens, illustre ainsi le Paris de Martin Parr, notre capitale vue par le plus anglais des photographes.

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Reportage photographique réalisé par Jacques Snap avec une GOPRO

Voir mes précédents billets sur Martin Parr : 26/03/2014, 11/02/2014, 17/09/2013, 14/06/2013, 17/05/2012/07/05/2012, 03/05/2012, 13/04/2012, 10/10/2011, 03/10/2011, 11/4/2010, 07/04/2011, 10/10/2010, 15/09/2010.

Pour consulter ces billets cliquez sur le lien suivant : http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/index.html

11 août 2019

Des dizaines de milliers de personnes rassemblées à Moscou pour réclamer des élections libres

Par Benoît Vitkine, Moscou, correspondant

Ce rassemblement, le plus important depuis des années en Russie, avait été autorisé par les autorités.

Ni la pluie, ni les nombreux départs en vacances du mois d’août, ni surtout la répression des autorités n’ont eu raison de la contestation contre le pouvoir qui secoue Moscou depuis près d’un mois. Samedi 10 août, une nouvelle manifestation « pour des élections libres » a réuni le chiffre record de plusieurs dizaines de milliers de personnes dans le centre de la capitale russe.

Selon le comptage de l’ONG spécialisée « Compteur blanc », réputée pour son sérieux, ce sont même 49 900 personnes qui étaient présentes sur l’avenue Sakharov. Ce comptage était d’autant plus aisé que la manifestation avait été autorisée et que les protestataires devaient passer en rang par des portiques. La police assure de son côté avoir recensé 20 000 manifestants, soit le même chiffre que lors du rassemblement du 20 juillet, alors que l’avenue Sakharov était alors bien moins remplie.

Le centre de Moscou avait à nouveau été transformé en camp retranché, avec des cordons de forces antiémeutes positionnés dans chaque rue pour éviter que des participants au rassemblement ne se dispersent dans la ville.

In fine, de petits groupes ont de fait commencé à défiler en scandant des slogans hostiles au pouvoir, donnant lieu aux scènes désormais rituelles d’arrestations musclées. Dans la soirée, l’ONG OVD-Info recensait ainsi 146 interpellations.

Contre toute attente, ce rassemblement constitue donc le plus important depuis le début du mouvement, il y a un mois. La mobilisation dépasse également de loin ce qui avait été observé il y a un an lors des rassemblements contre la réforme des retraites, et elle est désormais comparable avec le mouvement de 2011-2012 contre les fraudes aux législatives et le retour de Vladimir Poutine au Kremlin. D’autres rassemblements se déroulaient également en province, où plusieurs dizaines d’arrestations ont eu lieu.

Rejet des candidats d’opposition

Ce mouvement de contestation a démarré après le rejet, pour des prétextes douteux, d’une soixantaine de candidats indépendants aux élections locales du 8 septembre. Ces candidats, issus du camp libéral ou alliés de l’opposant Alexeï Navalny, paraissaient en mesure de mettre en difficulté les représentants du pouvoir. A travers toute la Russie, ce sont des centaines de candidats d’opposition qui ont été bloqués de la même façon, accusés de falsifications ou refusés pour des vices de forme.

Malgré le caractère très local de ces scrutins de septembre, cette interdiction a choqué de nombreux Russes, qui y voient un déni de démocratie et un raidissement du pouvoir face à la moindre tentative de contester son monopole.

De nombreuses personnalités qui étaient restées jusqu’à présent silencieuses, notamment dans le monde de la musique, ont appelé ces derniers jours à se joindre au mouvement, contribuant à sa popularité.

A l’inverse, la mairie de Moscou organisait ce samedi, au pied levé, un festival de musique gratuit, espérant comme la semaine passée attirer la frange la plus jeune des éventuels manifestants. Près de la moitié des artistes annoncés se sont toutefois désistés, soit en appelant explicitement à manifester, soit en faisant part de problèmes « éthiques ».

Répression du mouvement et intimidation

Après avoir tergiversé face à cette crise, les autorités ont choisi il y a environ deux semaines la manière forte. Outre les violences policières constatées chaque samedi et les arrestations massives de manifestants pacifiques, pour la plupart rapidement relâchés, c’est dans l’arrière-salle des tribunaux que se jouent la répression du mouvement, et l’intimidation de ceux qui seraient tentés de le rejoindre.

Tous les candidats interdits, transformés en meneurs de facto de la contestation, sont ainsi emprisonnés, condamnés à des peines administratives allant jusqu’à trente jours de détention pour participation ou appel à des manifestations interdites. La dernière des candidates en liberté, Lioubov Sobol, qui a entamé une grève de la faim le 13 juillet, a été interpellée dans la matinée de samedi.

Quant à Alexeï Navalny, le dirigeant de l’opposition qui est aussi en prison pour trente jours, son « Fonds de lutte contre la corruption », dont les vidéos dévoilant les manigances des élites russes cumulent des dizaines de millions de vues sur YouTube, est dans le viseur de la justice, qui a déjà gelé les comptes de l’organisation.

Cette enquête pour « blanchiment d’argent » est intervenue au lendemain d’une nouvelle investigation du Fonds sur la numéro deux de la mairie de Moscou, accusée d’avoir mis la main sur des biens immobiliers publics d’une valeur de 94 millions d’euros.

Enquête pénale pour « troubles massifs à l’ordre public »

Surtout, l’ouverture d’une enquête pénale pour « troubles massifs à l’ordre public » a permis des arrestations de simples manifestants ces derniers jours et des dizaines de perquisitions.

Treize personnes, qui semblent pour l’essentiel avoir été choisies de façon aléatoire, sont pour l’instant détenues pour ce motif et risquent jusqu’à quinze ans de prison. Parmi elles, un homme qui avait été filmé le 3 août en train de faire mine de relever la visière d’un policier antiémeute. Pour le reste, les juges ne présentent aucune preuve de la participation des personnes arrêtées à de quelconques actions violentes. Cette semaine, le parquet a aussi demandé le retrait de ses droits parentaux à un couple ayant manifesté avec son enfant.

« Les autorités savent se montrer flexibles tant que les demandes de la société civile ne concernent pas des sujets politiques », écrivait cette semaine Alexandre Baounov, du Centre Carnegie à Moscou :

« Mais pour Vladimir Poutine, les élections sont quasiment devenues des questions de sécurité nationale. (…) C’est le gouvernement lui-même qui a choisi l’escalade. Il a choisi de répondre par la violence à des manifestations pacifiques, comme si une révolution menaçait. Son message est : “Vous voulez la révolution ? Nous sommes prêts, battons-nous !” »

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Cette stratégie montre toutefois ses limites. En témoigne la mobilisation massive de ce 10 août. De très localisé, l’enjeu est devenu national, et les manifestants de l’avenue Sakharov n’exigent désormais plus seulement le droit de voter pour le candidat de leur choix, mais aussi la libération des « prisonniers politiques » et le départ de Vladimir Poutine, au pouvoir depuis vingt ans.

3 août 2019

Paris - Trottinettes mal garées : désormais, les usagers sont aussi verbalisés

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Depuis le 30 juillet à Paris, les opérateurs comme les usagers sont passibles d'une amende en cas de trottinettes mal garées. Le montant a été fixé à 35 euros.

Le ras-le-bol des piétons face aux trottinettes électriques à Paris a poussé la mairie à agir. Désormais, les utilisateurs de trottinettes électriques en libre-service vont en avoir pour leur argent. Depuis le 30 juillet, en cas de flagrant délit, ils devront payer une amende de 35 euros.

La ville a renforcé son dispositif d'"interdiction totale de stationner sur le trottoir". Désormais, l'usager est obligé de garer sa trottinette sur les places de stationnement des deux-roues et voitures.

A Paris, garer sa trottinette électrique sur le trottoir est désormais officiellement interdit 

Depuis mardi, la municipalité a dressé plus de 130 verbalisations pour stationnement gênant de trottinettes et mis en fourrière plus de 110 engins. Elle souligne toutefois que "la mise en place progressive d'emplacements dédiés a commencé, pour un objectif de 2.500 à la fin de l'année". Chaque emplacement pourra contenir "environ" 6 trottinettes - soit 15.000 places.

On ne gare pas sa trottinette électrique n'importe où.

Paris souhaite réguler davantage ce nouveau moyen de déplacement qui contribue à réduire l’usage de la voiture polluante pour assurer la sécurité routière et pacifier les rues et les trottoirs 

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15.000 trottinettes à Paris

Cette mesure sera-t-elle efficace ? Difficile de l'imaginer tant le nombre d'opérateurs et de trottinettes est important dans la capitale : 15.000 trottinettes électriques en libre-service.

Quand l'usager est pris en flagrant délit, l'amende de stationnement gênant lui est directement adressée par les policiers municipaux. Mais quand la trottinette a été abandonnée, "c'est à l'opérateur" de s'acquitter dans un premier temps de l'amende puis de retrouver le fautif, explique la mairie de Paris.

Paris lance ses premières aires de parking pour trottinettes électriques   

Prévenir plutôt que punir

Toutefois, la plupart des loueurs affirment privilégier la prévention plutôt que la répression et promettent pour l'instant de ne pas envoyer les amendes à l'utilisateur.

VOI incite ainsi les utilisateurs à garer leur trottinette aux endroits dédiés avec un système de "parking bonus", qui récompense financièrement ceux qui le font. Ces parkings sont signalés sur l'application (6.000 pour VOI, 4.500 pour Bird, par exemple). Un dispositif qui donne de "très bons résultats", notamment au Danemark, selon Lucas Bornert, directeur général de VOI France. Les opérateurs misent également sur la diffusion de messages prévenant de l'interdiction en vigueur, comme Bird qui va "contacter les utilisateurs dans les jours qui viennent"

Lime, de son côté, a "déployé une patrouille urbaine" de 50 personnes dont la mission est "de repositionner les trottinettes mal garées", indique Arthur-Louis Jacquier, responsable à Paris.

La moitié des applis de trottinettes électriques ont déjà échoué à Paris   

N'ayant à ce jour "sanctionné [aucun] utilisateur", Lime prévient: "Si, dans le futur, nous constatons que certains clients, de manière systématique, se garent mal, on serait éventuellement en mesure d'impacter cela sur les utilisateurs".

Avec, en plus de l'amende, une mise en fourrière de 49 euros pour chaque véhicule, reste à savoir si la bienveillance des loueurs va résister à l'arrivée prévue par la mairie de Paris des quelque 20.000 trottinettes supplémentaires d'ici 2020.

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14 août 2019

Milo Moiré

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Milo Moiré est une artiste et modèle suisse. Performeuse et peintre, elle utilise souvent sa propre nudité dans ses œuvres et dans celles d’autres artistes.

Biographie

Née en Suisse le 9 mai 1983, d'origine slovaque et espagnole, Milo Moiré est diplômée en psychologie à l’Université de Berne et vit et travaille à Düsseldorf, en Allemagne, avec son compagnon et agent, le photographe allemand Peter H. Hergarten (alias Peter Palm), dont elle est aussi muse et modèle.

Durant l'été 2017 elle participe à la 5e saison de l'émission allemande Promi Big Brother, lors de laquelle elle termine deuxième.

Œuvres et performances principales

The Script System (2013) : performance vidéo.

Milo Moiré voyage et évolue, nue, sur le réseau de tramway de Düsseldorf, avec peint sur sa peau, en noir, en lettres capitales et en anglais, sur différentes parties du corps, les noms des vêtements qui s’y seraient trouvés si elle avait été habillée5 (tandis que les autres voyageurs, de simples usagers, semblent prêter peu d’attention à sa nudité). Du fait du montage, chaque scène se répète, avant de laisser place à la suivante, alors que sur la bande son domine le bruit d’une machine à écrire en cours d’utilisation.

The Split Brain (La bruja de nieve) (2013) : vidéo, filmée par le photographe Peter Palm.

Milo Moiré danse et se déplace nue dans une rue enneigée de Düsseldorf, dans le district d'Oberkassel6.

PlopEgg #1 - A Birth of a Picture (2014) : performance réalisée lors de la foire d'art contemporain de Cologne.

Milo Moiré « pond » sur une toile des œufs remplis de colorants qu’elle a auparavant insérés dans son vagin, réalisant ainsi une peinture abstraite avec une technique proche du dripping.

The Naked Life - "How little abstraction can art tolerate?" (2015) : vidéo filmée au LWL-Museum für Kunst und Kultur (de) de Münster (Allemagne) pour la clôture de l'exposition The Naked Life

Milo Moiré évolue nue au milieu des œuvres, tenant un bébé dans ses bras.

Le 8 janvier 2016, en signe de protestation contre les agressions sexuelles de la nuit de la Saint-Sylvestre, elle se poste nue devant la cathédrale de Cologne avec une pancarte sur laquelle on peut lire « Nous ne sommes pas du gibier, même lorsque nous sommes nues ».

Mirror Box (juin 2016) : performance réalisée à Düsseldorf, Amsterdam et Londres.

Partiellement cachée par une boîte faite de miroirs, Milo Moiré se promène avec un porte-voix et propose à des inconnus, hommes et femmes (majeurs), de toucher, durant 30 secondes, ce qui est caché par la boîte, c'est-à-dire ses seins ou sa vulve.

31 juillet 2019

Russie: l'opposant Alexeï Navalny vraisemblablement empoisonné après son arrestation

Arrêté et emprisonné lors des manifestations pour des élections libres en Russie, le dissident a vu subitement ses yeux gonfler et découvert des abcès sur son corps.

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L'opposant Alexeï Navalny lors d'une manifestation à Moscou le 20 juillet avant son arrestation.

RUSSIE - D’un coup, ses yeux ont gonflé et de multiples abcès sont apparus sur son corps. L’opposant numéro un au Kremlin Alexeï Navalny, hospitalisé dimanche 28 juillet depuis sa cellule de prison, a été vraisemblablement victime d’un “agent toxique”, a estimé ce lundi 29 juillet son médecin personnel dans un contexte de regain de répression du mouvement de contestation.

“Je présume que la cause de la ‘maladie’ d’Alexeï Navalny peut être un certain agent toxique”, a écrit la docteure Anastasia Vassilieva sur sa page Facebook.

“C’est véritablement un empoisonnement, par une matière chimique inconnue”, a déclaré aux journalistes un peu plus tard son avocate devant l’hôpital où Alexeï Navalny a été admis. La docteure a ajouté peu après que l’opposant a été renvoyé en prison alors qu’il n’est “pas totalement rétabli”.

Elle a expliqué se baser sur les informations dont elle dispose sur ses symptômes, ainsi que sur l’attitude “bizarrement nerveuse” du personnel de l’hôpital, qui l’a laissé voir son patient mais pas l’examiner. ll a été hospitalisé au motif officiel d’une réaction allergique.

Contacté par l’AFP, un représentant de l’hôpital s’est contenté d’indiquer que son état était “satisfaisant” et sa température normale.

Opposant numéro un à Poutine, Alexeï Navalny, 43 ans, a été renvoyé en prison mercredi dernier, à deux jours d’un rassemblement de l’opposition pour des élections libres, qui s’est soldé par plus de 1.400 arrestations à Moscou, selon une ONG spécialisée dans le suivi des manifestations.

Selon son médecin, Alexeï Navalny souffre notamment d’un gonflement des paupières et a de multiples abcès sur le cou, le dos, le torse et les coudes.

“L’origine de la réaction allergique n’a pas été détectée. Toute sa vie durant, Alexeï n’a jamais eu de réaction allergique”, a relevé la porte-parole de l’opposant, Kira Iarmych, sur Twitter.

Actuellement en Russie, des militants affrontent le pouvoir lors de manifestations interdites et durement réprimées nées à la suite du rejet des candidatures de l’opposition pour les élections locales de septembre.

1 décembre 2017

La neige à Paris

 

Neige à Paris #neige #snow Photo @matdemart



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25 novembre 2017

Les Arts Décoratifs - Exposition Dior

 

À PARTIR DU MARDI 26 DÉCEMBRE, L'EXPOSITION "CHRISTIAN DIOR, COUTURIER DU RÊVE" FERMERA TOUS LES SOIRS À 22H (fermeture des salles à 21h45 / fermeture des caisses à 21h15) © Les Arts Décoratifs, Paris / photo : @LucBoegly Exposition présentée jusqu'au 7 janvier 2018 : bit.ly/ChristianDior_AD Billetterie en ligne : bit.ly/billetterie_AD ------ #musée #musee #museum #Paris #instamuseum #muséedesartsdécoratifs #museedesartsdecoratifs #exposition #exhibition #mode #fashion #ChristianDior_AD #expos #dior #ChristianDior #lesartsdecoratifs #nathaliecriniere #lesartsdécoratifs #Dior #swarovski #LucBoegly @nathalie_criniere #nathaliecriniere #nathaliecrinière #scenographie #scénographie #scenography #expo @dior



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30 mai 2012

"Moi, Président"

"Moi, président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l'Elysée. Moi, président de la République, je ne traiterai pas mon Premier ministre de collaborateur.Moi, président de la République, je ne participerai pas à des collectes de fond pour mon propre parti dans un hôtel parisien. Moi, président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante, je ne nommerai pas les membres du parquet alors que l'avis du Conseil Supérieur de la Magistrature n'a pas été dans ce sens. Moi, président de la République, je n'aurai pas la prétention de nommer les présidents des chaînes publiques, je laisserai ça à des instances indépendantes. Moi, président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire. 

Moi, président de la République, j'aurai aussi à coeur de ne pas avoir de statut pénal du chef de l'Etat, je le ferai réformer de façon à ce que si des actes antérieures à ma prise de fonction venaient à être contestés je puisse dans certaines conditions me rendre à la convocation de tel ou tel magistrat ou m'expliquer devant un certain nombre d'instances. Moi, président de la République, je constituerai un gouvernement qui sera paritaire, autant de femmes que d'hommes. Moi, président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres qui ne pourraient pas rentrer dans un conflit d'intérêt. Moi, président de la République, les ministres ne pourraient pas cumuler leurs fonctions avec un mandat local parce que je considère qu'ils devraient se consacrer pleinement à leurs tâches. Moi, président de la République, je ferai un acte de décentralisation parce que je pense que les collectivités locales ont besoin d'un nouveau souffle, de nouvelles compétences, de nouvelles libertés. 

Moi, président de la République, je ferai en sorte que les partenaires sociaux puissent être considérés aussi bien les organisations professionnelles que les syndicats et que nous puissions avoir régulièrement des discussions pour savoir ce qui relève de la loi, ce qui relève de la négociation. Moi, président de la République, j'engagerai de grands débats, on a évoqué celui de l'énergie. Et il est légitime qu'il puisse y avoir sur ces thèmes là de grands débats. Moi, président de la République, j'introduirai la représentation proportionnelle pour les élections législatives pour celles de 2017 car je pense qu'il est bon que l'ensemble des sensibilités politiques soient représentées. 

Moi, président de la République, j'essaierai d'avoir de la hauteur de vue pour fixer les grandes orientations, les grandes impulsions mais en même temps je ne m'occuperai pas de tout et j'aurai toujours le souci de la proximité avec les Français."

lui_president

8 mai 2012

Les Grecs condamnent la rigueur dans les urnes

drapeauC'est un vote de "colère", note le Guardian. Dimanche, à l'occasion d'un scrutin législatif crucial, les Grecs ont infligé un cinglant camouflet aux deux principaux partis du pays et rejeté sans détour les politiques d'austérité censées juguler la crise, soulignent le Spiegel Online et le Washington Post. D'après les résultats définitifs du vote, Nouvelle Démocratie (droite) a recueilli 18,85 % des suffrages et le Pasok (socialiste) 13,18 %. A eux deux, ils totalisent 149 des 300 sièges du Parlement, perdant du même coup la majorité. Cette faillite électorale rebat la donne politique et fait le jeu de deux autres formations : Syriza (16,78 %), coalition de la gauche radicale, et surtout Chryssi Avghi ("l'Aube dorée"), mouvement ouvertement fasciste qui prône l'expulsion de tous les immigrés (El Pais). Avec 6,97 % des voix, ce dernier fait pour la première fois son entrée au Parlement. Une percée jugée inquiétante par The Independent et qui confirme le scénario esquissé dès samedi par La Libre Belgique. Au-delà des frontières, cette répudiation du bipartisme traditionnel - conjuguée à la "victoire éclatante" du socialiste François Hollande à la présidentielle française - n'a pas manqué de provoquer une "onde de choc" sur le Vieux Continent, note le Daily Telegraph. Avec la même interrogation : quid de l'avenir des Hellènes au sein de la zone euro ? A en juger par le titre peu engageant de la FAZ - "Le mauvais présage grec" -, les augures ne sont pas bons. Preuve en est, le chef de file des conservateurs, Antonis Samaras, s'est déclaré lundi soir incapable de former un gouvernement de coalition (Le Temps). 

5 août 2018

Amy Winehouse par Blake Wood

Le photographe Blake Wood a rencontré Amy Winehouse au sommet de sa carrière et ne l’a plus quittée pendant deux ans. En 85 photos couleur ou noir et blanc, ce recueil retrace la période qu’ils ont passée ensemble, des moments privés immortalisés à Londres, Paris ou Sainte-Lucie. Les clichés, jamais montrés jusqu’à présent, saisissent une facette rare, plus légère, de cette icône tant regrettée, et constituent un hommage intime à Winehouse telle qu’elle désirait se voir elle-même.

Quand en 2007, au lendemain d’une rupture, le photographe américain de 22 ans Blake Wood arrive à Londres, un ami commun lui présente Amy Winehouse. La chanteuse à la voix brute et sensuelle, qui vient de remporter cinq Grammy Awards pour son album de 2006, Back to Black, est alors au sommet de sa gloire, mais elle se débat dans une relation sentimentale compliquée et vit difficilement l’attention permanente que lui portent les médias. Unis par une même créativité et des histoires personnelles similaires, Wood et Winehouse bâtissent rapidement une amitié profonde, et ne se quitteront plus pendant deux ans.

Les images de Winehouse en concert à Paris ou jouant de la batterie dans le studio aménagé chez elle à Camden Town, à Londres, côtoient les portraits tendres de la jeune femme insouciante et détendue à Sainte-Lucie ou charmeuse devant l’appareil photo, pour composer ce journal intime en images de la diva de la soul au moment où elle était l’une des voix les plus célèbres sur la planète.

L’histoire de cette étroite collaboration émotionnelle se raconte à travers l’objectif de son confident, au fil de 85 photos couleur et noir et blanc, la plupart inédites, qui révèlent l’amour, la confiance et le respect qu’ils se vouaient l’un à l’autre. Guidé par un texte de la célèbre critique de la culture pop Nancy Jo Sales, découvrez une facette rare et plus légère de cette icône regrettée, totalement elle-même sous le regard de son ami, une fille de Londres, qui profitait à fond de la vie.

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24 novembre 2016

Ernest Pignon Ernest – Estampes Récentes

Du 24 novembre 2016 au 21 janvier 2017 – Galerie Lelong

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 Il est le pionnier de l’art urbain en France, alors évidemment on ne finira jamais de célébrer son talent. Ernest Pignon Ernest a su témoigner d’une audace et d’une maîtrise technique sans limite au cours de sa carrière qui débuta dans les années 1960. En créant des images éphémères laissant ainsi son empreinte sur les murs des plus grandes capitales, il a contribué à rendre le monde plus poétique mais aussi plus identifiable. En justicier du street-art, il a pour vocation de faire apparaître les choses. La galerie Lelong présente quelques unes des plus célèbres sérigraphies numériques de l’artiste, toutes réalisées au Studio Franck Bordas à Paris. Retrouvez les personnages (dont Pasolini et les fabuleuses extases) d’un des plus grands artistes français destinés à vagabonder pour toujours dans nos villes.

Ernest Pignon Ernest is the pioneer of French street art, and therefore his work will always be celebrated. He creates fleeting images which leave their mark on the walls of the greatest capital cities, helping to make the world  a more lyrical and identifiable place.

GALERIE LELONG

Du 24 novembre 2016 au 21 janvier 2017

13 rue de Téhéran, 75008 – M° Miromesnil (9/13)

Du mardi au vendredi de 10h30 à 18h et le samedi de 14h à 18h30

Fermé le dimanche et le lundi

Entrée libre

26 novembre 2016

Les FEMEN peintes par Vladimir Titov

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Exposition à la Concorde Art Gallery

Vladimir Titov

Artiste peintre français d'origine russe.

Il appelle son style New Renaissance car d'une part pour lui c'est le retour aux valeurs de la Renaissance et d'autre part il utilise les techniques de l'époque. Cela commence par la préparation des toiles ce qui donne comme résultat le jeu de surface des toiles. Ainsi, les craquelures apparaissent donnant aux tableaux l'aspect ancien. Le jeu de surface donne le jeu de couleurs.

Il n'utilise que trois couleurs pour ses créations ainsi que le blanc, mais jamais le noir, ce qui donne les couleurs propres, sans grisailles. Finalement, il utilise la technique sfumato inventée au XVI siècle.

Par son style il marie la modernité et les techniques anciennes dont la valeur a été prouvée par le temps.

Pour lui les maîtres de la peinture sont Leonard de Vinci, Raphaël et Ingres. Vladimir préfère le nu car il considère que la femme est la dernière création de Dieu. Elle le fascine depuis toujours.

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