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Jours tranquilles à Paris
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19 octobre 2013

La Demeure du Chaos

thierry Ehrmann: images oniriques de la Demeure du Chaos / Abode of Chaos sur 9000 m2 . voir défiler l'ensemble des 72 prises de vue onirique:

Good news cette semaine sur la page officielle de Facebook toutes les vues intérieures les plus intimes à 360° ou interdites de la Demeure du Chaos, pauvre Mairie qui croyait interdire la visite intérieure, la contre- attaque sera 1000 fois plus cruelle car elle donnera la face cachée, infernale et décadente de la Demeure du Chaos Hidden Internet de la Demeure du Chaos) http://www.visiterlyon.com/la-demeure-du-chaos-visite-initiatique-2013.html
Dans l'attente voilà en deux url les photos les plus oniriques de la Demeure du Chaos /Abode of Chaos de mon vieux complice http://www.bricegenevois.com/ddc_spherique/ et http://www.bricegenevois.com/ddc_spherique_nuit

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Voir mes précédents billets sur la Demeure du Chaos

 

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2 août 2016

Milo Moiré se dénude pour Playboy (Germany)

ART — L'artiste performeuse originaire de Fribourg a eu le privilège de poser pour l'édition d'août de la version allemande de Playboy. Extrait de l'entretien. Milo Moiré, originaire de Fribourg qui s'est fait connaître en «pondant» des œufs dans des lieux publics, nue, fait de nouveau parler d'elle. L'artiste, souvent critiquée pour verser dans le putassier, a posé pour l'édition d'août de la version allemande de Playboy. Le magazine coquin dressera le portrait de celle qu'il qualifie de «Championne de la performance» au travers de huit pages d'interview et de photos hot. Voici en avant-goût de l'entretien. «Pour vous, en quoi réside spécialement le charme de l'Art-performance?», interroge Playboy. «Dans la création d'une image forte, directe et universellement compréhensible. Des neurosciences on sait que nous pouvons comprendre d'une certaine manière les sensations d'une personne agissant que nous voyons. Le spectateur apprécie l'Art-performance de manière presque physique», explique la performeuse suisse. Le magazine lui demande également ce qu'elle répond à ses détracteurs. Ceux qui critiquent son art et qui posent la question: jusqu'où s'étend l'art? Laisser entrevoir son intimité aux étrangers? «Chacun peut penser ce qu'il veut. Pour moi, mon travail est de l'art. Mes performances créent des métaphores, suscitent les associations, fournissent des contextes. Mais pour voir cela, il est nécessaire d'avoir un regard intensif», se défend l'artiste. (Le Matin)

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26 juillet 2016

Syrie. « Un plan pour "vidanger" le pays de ses chrétiens ? »

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Aujourd'hui, la ville d'Alep compte environ 170.000 chrétiens. 

Le Grand pardon de Sainte-Anne d'Auray (56) rassemble depuis hier des milliers de pèlerins. Il est présidé par Mgr Jean-Clément Jeanbart, l'archevêque d'Alep, qui évoque la situation en Syrie et les difficultés rencontrées par les chrétiens. Sur les bombardements. « Tous les jours, des bombes tombent. Et chaque jour, il y a de nouvelles victimes parmi les civils. Les rebelles ciblent les écoles, les hôpitaux, là où il y a des regroupements de civils. Il y a un mois, plusieurs obus sont tombés sur une école. Les trois prêtres et la vingtaine d'enfants ont juste eu le temps de se mettre à l'abri dans une cave... Nous sommes sous les bombes depuis cinq ans. L'archevêché a été bombardé six fois et détruit, mais nous n'avons pas de victimes à déplorer de notre côté... » Sur l'avancée de l'armée syrienne. « L'armée syrienne a éloigné les rebelles de la ville. C'est une situation critique pour eux... Un peu comme un chat qu'on coince et qui sort ses griffes. La guerre est toujours là. Heureusement, nous sommes dans une partie d'Alep qui est sécurisée par rapport aux incursions des islamistes. » Sur le début du conflit. « Avant le conflit, nous n'osions pas demander la religion des personnes croisées. Nous vivions en harmonie. Mais au départ, lors des trois ou quatre premiers mois de la révolution, nous étions heureux. Ce pays avait besoin de changements. Cela a vite dégénéré. On a vu des francs-tireurs faire feu sur des manifestants. Puis on s'est rendu compte qu'il y avait là quelque chose de bien organisé, de préparé depuis longtemps... Il y a une quinzaine d'années, certains pays du golfe ont déversé des milliards pour créer des écoles musulmanes qui ont éduqué les enfants à un fondamentalisme dangereux. Au début du conflit, des pays comme le Qatar ou l'Arabie saoudite ont ouvert des bureaux dans différents pays pour recruter des mercenaires, qu'ils ont grassement payés. » Sur les départs de Chrétiens. « Il y a 70 ans, 45 % des citoyens d'Alep étaient chrétiens. Nous sommes aujourd'hui environ 170.000. Beaucoup de jeunes s'en vont. À chaque bombardement massif, il y a de nouveaux départs. Peut-être y a-t-il un plan pour "vidanger" les Chrétiens de Syrie ? C'est très difficile de leur dire de rester. Mais c'est ma responsabilité. » Sur Bachar al-Assad. « Bachar al-Assad tient à conserver les chrétiens sur le territoire. Leur présence renforce le regroupement des minorités qui veulent maintenir un régime laïc en Syrie. Je dois dire que j'espère la victoire des troupes de Bachar El-Assad pour alléger le contingent de terroristes, même si les rebelles ne sont pas tous des terroristes. » Article de Gwen Rastoll

9 août 2013

Exposition : "Archive(s)" à la Chapelle du Saint Esprit à Auray - Morbihan (actuellement)

Exposition "image(s)" de Philippe COLLIN La Chapelle du Saint-Esprit, construite aux 13ème et 14ème siècles, est l’édifice le plus ancien d’Auray. Le lieu, par son histoire, mais aussi par ses dimensions, s’impose : un bâtiment de 47m de long sur 11,10m de large avec une hauteur sous voûte de 20m. L’énoncé des dimensions annonce les difficultés d’occupation de l’espace. Plusieurs solutions étaient envisageables : l’occupation de l’espace au sol avec une scénographie déambulatoire ; la hauteur du lieu permettait aussi d’envisager écrans et suspensions. Très vite, Philippe Collin a opté pour la solution visant à libérer l’espace pour mieux dialoguer avec lui : la surface au sol totalement vidée permet une visite de station en station, pour découvrir, contempler, ce qu’il appelle des image(s), tout en laissant le bâtiment s’exposer.

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"Je n'ai pas accroché du tout...désolé !" Jacques Snap

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18 mai 2019

Exposition "L'Art à Part" jusqu'au 08/06/2019

Concorde Art Gallery

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Michel De marmont

Créateur

Michel Zanin de Marmont Né à SAINT MAURICE (94410) en 1946. Peintre instinctif. École Saint Lambert à PARIS. Membre de la société  "ARTS,  SCIENCES &  LETTRES"  PARIS Membre du WHO'S WHO ART INTERNATIONAL *** En faisant exploser les couleurs de sa palette, l'artiste a voulu faire déborder le torrent de son imagination et canaliser l'éclectisme de sa démarche. La peinture moderne rejoint l'art séculaire du cloisonné, en gagnant un pari audacieux : tenter de faire régner l'ordre dans le monde de l'abstraction ! Dans un univers multidimensionnel, la vision du peintre l'emporte sur la construction, pour devenir création !! L'oeuvre est à la fois forte, homogène, authentique et originale !!! Dans cette quête de l'absolu et de la perfection, nous sommes invités à voyager à l'infini, en laissant vagabonder nos yeux au gré des traits du pinceau...

Michel de Marmont (1)

Michel de Marmont (2)

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25 mars 2019

Etam fait de Laetitia Casta une égérie de sa campagne estivale

Focalisant notamment sa communication sur des visages identifiés, à l’instar de Natalia Vodianova par le passé et de Constance Jablonski actuellement, Etam recrute une nouvelle ambassadrice pour cette saison en la personne de Laetitia Casta.

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Le duo estival composé de Laetitia Casta et Constance Jablonski. - Etam

L’actrice et mannequin française a été choisie pour mettre en valeur les collections lingerie et bain de l’enseigne tricolore pour le printemps-été 2019. Sur les réseaux sociaux, Etam a publié jeudi dernier un visuel montrant la façade de son prochain flagship dans le quartier de l’Opéra à Paris, dont la palissade est recouverte d’affiches de sa prochaine campagne emmenée donc par Constance Jablonski et Laetitia Casta. L’enseigne va de plus faire prochainement équipe avec le top model Tina Kunakey pour une capsule dédiée.

Pour Laetitia Casta, 2019 s’annonce chargée puisqu’elle est également devenue le nouveau visage de la marque de mode IKKS. Une collaboration qui doit prendre corps par le bais de plusieurs temps forts au cours de l'année et se déploiera à l’échelle européenne.

24 février 2019

Récit - Juan Guaido : le récit d’une irrésistible ascension

Par Marie Delcas, Bogota, correspondante, Sandrine Morel, Madrid, correspondance, Claire Gatinois, Sao Paulo, correspondante, Gilles Paris, Washington, correspondant, Jean-Pierre Bricoure, Caracas, envoyé spécial

Le tour de force de l’opposant vénézuélien, reconnu président par intérim par de nombreuses chancelleries, est le fruit de mois de tractations que « Le Monde » a reconstitués.

La main droite est ouverte et levée, l’autre posée sur un exemplaire de la Constitution. Il est peu avant 14 heures et le jeune député de l’opposition Juan Guaido fait face à plusieurs dizaines de milliers de manifestants rassemblés sur l’avenue Francisco de Miranda, cœur de Caracas. « Aujourd’hui 23 janvier 2019, lance-t-il, en tant que président de l’Assemblée nationale, invoquant les articles de la Constitution bolivarienne, devant Dieu tout-puissant et devant mes collègues de l’Assemblée, je jure d’assumer formellement les pouvoirs de l’exécutif national en tant que président en charge du Venezuela. » Tonnerres d’applaudissements.

A peine une dizaine de minutes plus tard, alors que les opposants au régime de Nicolas Maduro battent encore le pavé, Donald Trump annonce dans un communiqué et un tweet qu’il reconnaît le président par intérim.

La déclaration du président américain fait l’effet d’une bombe. Non seulement elle prend de court les dirigeants chavistes, surprend par son côté abrupt et risqué en termes diplomatiques, mais elle renvoie à une action coordonnée inédite.

Il est 15 heures et Luis Almagro, secrétaire général de l’Organisation des Etats américains, basée à Washington, félicite l’impétrant. Encore un quart d’heure et c’est au tour du Canada de reconnaître Juan Guaido. Arrive le Brésil, cinq minutes plus tard. Puis la Colombie et le Pérou. Encore deux heures, et c’est le président du Conseil européen, Donald Tusk, qui dit « espérer que toute l’Europe va être unie en soutien des forces démocratiques au Venezuela ».

Une partition complexe

Jamais un opposant au régime chaviste n’avait suscité un tel élan d’unanimité. En moins d’une après-midi, Juan Guaido, encore inconnu quelques jours plus tôt de la majorité des Vénézuéliens et de la communauté internationale, est devenu le visage d’une opposition qui s’était surtout distinguée, depuis des années, par ses divisions malgré les faiblesses du régime. Pour la première fois, glisse un diplomate occidental à Caracas, elle fait preuve d’une capacité à s’unir, et de manière significative.

Cette bascule spectaculaire n’a été possible qu’après des mois de tractations en coulisses, de diplomatie secrète, de messages cryptés. Avec le recours aussi à de nombreux intermédiaires auprès de figures historiques de l’opposition comme Leopoldo Lopez, assigné à résidence depuis sa sortie de prison en 2017, ou d’autres partis en exil.

Pour comprendre ce tour de force, il faut remonter les fils, reprendre les étapes. Il a pour point de départ Caracas, mais pas seulement. Il y a aussi Washington, avec un Donald Trump et une administration obnubilés par le Venezuela, comme ils peuvent l’être par l’Iran ou la Corée du Nord. Madrid aussi, où vit une grande partie de la diaspora antichaviste. Le Brésil encore, et la Colombie. Autant de lieux et d’acteurs multiples engagés dans une partition complexe.

Aux Etats-Unis, dès la campagne présidentielle de 2016, le candidat Trump a assuré que l’élection de son opposante démocrate, Hillary Clinton, transformerait le pays en « Venezuela à grande échelle ». En meeting en Floride – qui compte une importante communauté d’expatriés vénézuéliens, élément électoral à prendre en compte –, ce candidat peu versé dans la défense des droits de l’homme assure être « aux côtés du peuple opprimé » du Venezuela, « qui aspire à la liberté ».

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« Alignement des planètes »

Selon Fernando Cutz, chargé du Venezuela depuis janvier 2017 au sein du Conseil de sécurité national, le président Trump s’y intéresse « dès les premiers jours » de son arrivée à la Maison Blanche. Le contexte l’explique : un « alignement des planètes », comme l’a rappelé l’expert lors d’une récente conférence à Washington, avec l’arrivée au pouvoir de nouveaux gouvernements de droite en Argentine, en Colombie puis au Brésil, et la dégradation de la situation humanitaire au Venezuela.

De fait, dès son deuxième jour à la Maison Blanche, Donald Trump exige un topo. Il demande si une intervention militaire américaine peut être envisagée. Les conseillers, inquiets, répondent qu’une invasion serait un désastre. Un mois plus tard, il reçoit dans le bureau Ovale Lilian Tintori, l’épouse de l’opposant Leopoldo Lopez, en compagnie du vice-président Mike Pence et de Marco Rubio, sénateur républicain de Floride.

Fait notable, le président évoque le Venezuela avec tous les dirigeants d’Amérique du Sud qui lui rendent visite au début de son mandat : le Péruvien Pedro Pablo Kuczynski en février 2017, l’Argentin Mauricio Macri en avril, le Colombien Juan Manuel Santos en mai. Ce même mois, l’administration adopte les premières sanctions contre des figures du régime de Nicolas Maduro. D’autres suivront à l’été. La pression s’installe, une stratégie s’ébauche.

« Troïka de la tyrannie »

En plein mois d’août 2017, dans son golf du New Jersey, Donald Trump prend de court ses conseillers en déclarant : « Nous avons beaucoup d’options pour le Venezuela. Et, au fait, je ne vais pas exclure une option militaire. » L’entourage du président temporise, mais sa détermination ne fait plus l’ombre d’un doute, d’autant qu’un groupe d’Etat américains exaspérés par le statu quo vient de se constituer à Lima. En marge de l’Assemblée générale des Nations unies, le 16 septembre, Donald Trump ajoute : « Les Etats-Unis ont pris d’importantes mesures pour tenir le régime responsable de ses actes. Nous sommes prêts à prendre d’autres mesures si le gouvernement du Venezuela persiste sur la voie d’imposer un régime autoritaire au peuple vénézuélien. »

En novembre 2017, puis tout au long de 2018, l’administration multiplie les sanctions. Autour du président américain, plusieurs architectes de cette nouvelle approche sont des défenseurs historiques d’une diplomatie musclée.

Une des figures clés, déjà présente dans l’équipe de transition entre l’élection et l’investiture de M. Trump, s’appelle Mauricio Claver-Carone, avocat et fils d’émigré cubain. Il a été l’un des plus fermes détracteurs de la politique latino-américaine de Barack Obama. Nommé coordinateur et assistant spécial à la Maison Blanche, il rejoint une équipe de partisans d’une ligne dure, soutenu par le sénateur Marco Rubio.

Le sénateur du Parti républicain de Floride, Marco Rubio arborant une casquette de soutien à Juan Guaido, à la frontière vénézuélienne avec la Colombie, le 17 février. | LUIS ROBAYO / AFP

Autre « faucon », le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, annonce le 1er novembre 2018, à Miami, que les Etats-Unis appliqueront une tolérance zéro en Amérique latine, qualifiant Cuba, le Nicaragua et le Venezuela de « troïka de la tyrannie ». Il affirme que les Etats-Unis vont appliquer de nouvelles sanctions visant le secteur aurifère vénézuélien et les entités détenues ou contrôlées par les militaires et services secrets cubains.

Visite secrète de Guaido à Washington

Le 12 décembre, Marco Rubio et le sénateur démocrate Bob Menendez (New Jersey) enjoignent M. Trump de contester la légitimité de Nicolas Maduro et de reconnaître l’Assemblée nationale (AN), tenue par l’opposition, comme la seule instance démocratique et représentative du pays, tandis que l’Assemblée constituante (ANC), élue dans des conditions controversées en juillet 2017, s’est arrogé l’essentiel des pouvoirs du Parlement.

Selon plusieurs sources, à peine quelques jours plus tard, mi-décembre, Juan Guaido, qui n’est pas encore le président de l’Assemblée nationale, traverse discrètement la frontière colombienne en contournant le poste douanier avant de s’envoler vers Washington pour une visite secrète. Il y rencontre Luis Almagro et Marco Rubio, comme l’a confirmé le bureau du sénateur. Son séjour a été préparé par deux exilés, Carlos Vecchio et David Smolansky. Juan Guaido ne rencontre pas Bob Menendez. Toutefois, la position de l’administration est largement partagée par le camp démocrate, qui reste néanmoins hostile à la moindre intervention militaire.

Autour du jour de l’an, le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, se réunit avec plusieurs alliés clés et évoque le cas vénézuélien. Le 2 janvier, il s’entretient avec ses homologues brésilien et colombien. Avec le président Ivan Duque, il ira même jusqu’à évoquer un plan d’action et une collaboration « régionale et internationale ».

A ce stade, les réseaux se densifient. L’activisme des opposants vénézuéliens en exil permet de pousser les pions auprès des différentes chancelleries. Un semblant d’unité se dégage. La pression de Washington fait le reste.

« Travail intense et collectif »

Antonio Ledezma, ancien maire de Caracas et figure de la diaspora, a lui aussi joué un rôle prédominant. Dès son arrivée en Espagne, fin 2017, il s’entretient avec le président du gouvernement espagnol d’alors, Mariano Rajoy. Quelques jours plus tard, il part pour Washington, où il voit des fonctionnaires de la Maison Blanche, du département d’Etat et du Congrès. Puis à Strasbourg, où il se réunit avec le président du Parlement européen, Antonio Tajani, et avec des responsables de tous les partis espagnols.

En janvier 2018, une réunion en Amérique du Sud lui donne l’occasion de dialoguer avec Mauricio Macri, Pedro Pablo Kuczynski et le Chilien Sebastian Piñera. De retour en Europe, M. Ledezma s’entretient en avril avec Emmanuel Macron, à l’Elysée. « Il nous a donné son soutien et son engagement à nous aider à résoudre la crise », affirme l’opposant.

A Madrid, sur une idée de Mariano Rajoy, l’ancien maire de Caracas décide d’aider à l’établissement d’un canal de communication entre l’UE et les quatorze pays des Amériques et des Caraïbes du « groupe de Lima ». Il évoque le sujet lors d’une nouvelle tournée au Pérou, où, le 14 avril, au siège de l’ambassade des Etats-Unis, il s’entretient avec le vice-président Mike Pence. Il se rend ensuite au Brésil, au Chili, au Costa Rica, au Panama, aux Etats-Unis puis au Mexique pour un premier contact avec l’entourage du nouveau président, Andrés Manuel Lopez Obrador. Celui-ci se démarquera de l’initiative.

« Le travail a été intense et collectif », insiste M. Ledezma. A ses côtés, on retrouve Carlos Vecchio, mais aussi Lester Toledo, le député du parti Voluntad Popular, celui de M. Guaido, la représentante de l’opposition vénézuélienne en Suisse, Maria-Alejandra Aristiguieta, l’ancien président du Parlement Julio Borges et le consultant Carlos Blanco. Au Venezuela, cette équipe est en contact avec l’ancienne députée de droite Maria Corina Machado et avec Leopoldo Lopez.

L’ancien maire de Caracas, Antonio Ledezma, en exil en Espagne, participant à une manifestation contre le président vénézuélien Nicolas Maduro, à Madrid, le 13 janvier. | OSCAR DEL POZO / AFP

L’histoire s’accélère

« La proclamation de Guaido s’est décidée en moins de vingt jours, précise Antonio Ledezma. Il y avait bien un plan qu’il allait être président de l’Assemblée, mais il n’y avait pas d’accord sur le fait qu’il assume une présidence temporaire. Certains, comme [l’ancien candidat à la présidentielle] Henrique Capriles, étaient contre. Maria Corina Machado et moi étions convaincus que Guaido devait franchir le pas en se basant sur la Constitution. Nous avons obtenu les soutiens de Leopoldo Lopez et de Julio Borges. »

Le 5 janvier, Juan Guaido est donc désigné, par un système de rotation, président de l’Assemblée nationale. Le 11, au lendemain de la prestation de serment de Nicolas Maduro pour un second mandat présidentiel de six ans, le conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis, John Bolton, publie un communiqué dans lequel il indique : « Nous appuyons en particulier la décision courageuse du président de l’Assemblée nationale, Juan Guaido, d’invoquer les dispositions prévues par la Constitution du Venezuela et de déclarer que Maduro ne détient pas légitimement la présidence du pays. »

L’histoire s’accélère. Après une brève tentative d’arrestation par des agents du service bolivarien de renseignement, le 13, Juan Guaido reçoit un appel de Mike Pence. Selon le compte rendu publié par la Maison Blanche, le vice-président exprime « le ferme soutien des Etats-Unis à l’Assemblée en tant que seul organe démocratique légitime du pays » et « encourage M. Guaido à construire l’unité des groupes politiques ».

Le jour même, Juan Guaido reçoit un coup de fil chaleureux du député Eduardo Bolsonaro, fils du président brésilien, Jair Bolsonaro, et émissaire informel de son père. Le parlementaire a offert un « soutien plein et entier à notre action pour restaurer notre démocratie », confie alors le Vénézuélien au quotidien O Globo.

« Grand marché diplomatique »

L’activisme d’Eduardo Bolsonaro n’est pas nouveau. En novembre 2018, soit quelques jours à peine après l’élection de son père, il avait rencontré Marco Rubio lors d’un déplacement de trois jours aux Etats-Unis. Casquette floquée « Trump 2020 » sur la tête, Eduardo Bolsonaro s’est d’abord entretenu avec deux hauts fonctionnaires de la Maison Blanche en marge d’une conférence à l’American Enterprise Institute, un cercle de réflexion conservateur où était également présent Mike Pence. Puis, avec Luis Almagro, il parle de « scénarios politiques aux Amériques ». Le lendemain, il rencontre le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, le sénateur du Texas Ted Cruz, ainsi que l’ancien conseiller stratégique du président et idéologue ultranationaliste Steve Bannon.

Dans la foulée, une rencontre avec Marco Rubio. Elle est brève, mais sans doute décisive. Le sénateur de Floride y aurait évoqué l’idée d’un « grand marché diplomatique » : en échange d’une aide pour, notamment, faire entrer le Brésil dans l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Brasilia s’engagerait dans la résolution de la crise au Venezuela.

Les comptes rendus et tweets des uns et des autres ne disent rien d’un tel accord. Quoi qu’il en soit, le 17 janvier, le président brésilien Jair Bolsonaro s’affiche aux côtés de Miguel Angel Martin, le président de la Cour suprême vénézuélienne en exil, affirmant que son gouvernement fera « tout son possible pour rétablir l’ordre, la démocratie et la liberté au Venezuela ». Sur la photo figure aussi Ernesto Araujo, le ministre brésilien des affaires étrangères qui, dans une note, s’empresse de décrire le Venezuela de Nicolas Maduro comme une « mécanique de crime organisé fondé sur la corruption généralisée, le narcotrafic et le terrorisme ».

Le président brésilien Jair Bolsonaro posant aux côtés de Miguel Angel Martin, le président de la Cour suprême vénézuélienne en exil, le 17 janvier à Brasilia. | ALAN SANTOS / SERVICE DE PRESSE DE LA PRESIDENCE BRESILIENE / AFP

Cette même journée, Ernesto Araujo s’entretient à Brasilia avec Antonio Ledezma, Julio Borges et Carlos Vecchio. Des représentants de la diplomatie américaine et du groupe de Lima sont présents, ainsi que l’omniprésent Eduardo Bolsonaro. « Là, nous sommes tombés d’accord sur le fait qu’il fallait consolider les soutiens internationaux pour reconnaître Guaido s’il franchissait le pas », précise M. Ledezma. Peu après, le Brésil se dit prêt à reconnaître Juan Guaido comme président, si l’Assemblée nationale en décidait ainsi.

Cargaison humanitaire estampillée « US aid »

Le 22 janvier, une délégation d’élus de Floride se rend à la Maison Blanche pour demander à Donald Trump de faire de même. Mike Pence s’entretient avec lui au téléphone, le soir même. Il veut s’assurer que le jeune député invoque bien la Constitution pour justifier son action.

La suite est connue. Nicolas Maduro a dénoncé un putsch et Juan Guaido annoncé l’arrivée pour le 23 février d’une aide humanitaire internationale.

La Maison Blanche a été la première à envoyer une cargaison, estampillée « US aid », à Cucuta, à la frontière colombienne. Cette semaine encore, lors d’un discours à Miami, devant des étudiants en grande majorité vénézuéliens et d’origine cubaine, Donald Trump a rappelé qu’il était toujours à la recherche d’une transition pacifique entre les deux leaders, mais que « toutes les options » restaient « ouvertes ».

24 février 2019

La Mairie de Paris dit stop à la Grossophobie à la veille de la Fashion Week

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Par Corinne Jeammet (avec AFP) @Culturebox

La ville de Paris met à l'honneur les femmes plantureuses le temps de l'exposition "Grossophobie, Stop ! Ensemble Réagissons". Son but : "interpeller" contre les discriminations au moment de la semaine du prêt-à-porter féminin automne-hiver 2019-20 qui se tient du 25 février au 5 mars dans la capitale.

Campagne d'information aux Parisien.nes et défilé de mode pour personnes grosses : la Ville de Paris s'attaque à la grossophobie. En décembre 2017, l'événement "Grossophobie, stop ! Ensemble réagissons" dénoncait ce phénomène discriminatoire lié à l'apparence physique. Ainsi lors d'un défilé des modèles non-professionnelles portaient des vêtements de créatrices de différents pays qui avaient imaginé une garde-robe grande taille afin de célébrer la diversité des corps, la beauté de toutes les femmes. Une façon glamour de questionner des normes esthétiques survalorisant la minceur qui constituent une forme de violence à l’égard de celles et ceux qui ne s’y conforment pas.

Une exposition photos en guise de témoignages

Aujourd'hui, une exposition photos de ces femmes rondes fait revivre l'événement. Jusqu'au 9 mars, via 29 panneaux affichés en plein air sur les façades de la Caserne Napoléon des modèles témoignent de ce que ce défilé leur a apporté : chaque photo est accompagnée d'un message du mannequin qui évoque l'influence positive de ce défilé.

Discrimination

"Tout le monde a le droit à la mode", lance Gerrie, professeure d'espagnol et mannequin ronde qui dévoile ses mensurations sur sa carte de visite. Sa photo est affichée sur une façade de la mairie de Paris. "J'en suis sortie renforcée dans ma lutte contre les discriminations", peut-on lire à côté de la photo de Gerrie Palacios Bideau, en robe et escarpins noirs sur le podium. "Je suis grosse, je suis grande, je suis noire (...) J'ai assez souvent senti la discrimination dans ma vie", raconte à l'AFP cette femme de 36 ans, dégoûtée des "conseils" donnés par certains médecins et des gens de son entourage. "Tu devrais faire du sport : j'ai 15 ans de sport de combat derrière moi, je suis judoka ceinture marron... Tu devrais manger moins : c'est souvent quand je mange moins que je stocke le plus...". "Nous ne sommes pas là pour faire l'apologie de notre pathologie mais même en étant obèse, on a besoin de sortir de chez soi, de s'habiller, de s'insérer socialement", poursuit-elle.

L'exposition est organisée par Hélène Bidard, maire-adjointe chargée de l'égalité femmes/hommes et de la lutte contre les discriminations avec pour directeur artistique Vincent Mc Doom, star de la téléréalité et mannequin noir transgenre.

"Ma grand-mère, mes soeurs étaient toutes rondes et se plaignaient tout le temps qu'elles ne pouvaient pas s'habiller, faire ci, faire ça, parce que le regard public les dérangeait, elles se renfermaient sur elles-mêmes et à ce moment-là elles prenaient du poids", raconte à l'AFP Vincent Mc Doom. Mince, il a choisi la grossophobie comme thème de la lutte contre les discriminations, jugeant que les transgenres et les homosexuels étaient déjà bien représentés.

Karl Lagerfeld, comme d'autres stylistes, n'aimait pas les rondes

Sur les podiums, on voit toutes les couleurs de peau, l'âge cesse d'être un tabou mais il est encore rare de voir des mannequins rondes, encore moins à Paris qu'à New York ou à Londres. 

Connu pour son franc-parler, Karl Lagerfeld, la superstar planétaire de la mode, décédé le 19 février, a résumé tout haut ce que d'autres stylistes des grandes maisons laissent entendre quand on les interroge sur le choix des modèles : "Personne n'a envie de voir des femmes rondes sur les podiums". "Ce sont les grosses bonnes femmes assises avec leur paquet de chips devant la télévision qui disent que les mannequins minces sont hideux", ajoutait-il dans une interview au magazine allemand Focus en 2009, propos qui avaient suscité une plainte d'une association de défense des personnes rondes.

Les choses changent grâce à nombreuses "influenceuses" rondes populaires sur les réseaux sociaux, estime Vincent Mc Doom. "Maintenant c'est la mode qui est en retard".

Le mot grossophobie validé par les dictionnaires

Pour Hélène Bidard à l'origine d'une initiative pour faire valider le mot "grossophobie" par les dictionnaires Larousse et Robert (ce qu'elle a obtenu), le milieu de la mode "est en train de bouger, il y a un effet #Metoo dans tous les domaines". "Mais c'est trop lent et on part de très loin, c'est encore très dur d'avoir une diversité", déclare-t-elle. Accusée par des détracteurs de promouvoir l'obésité, elle répond : "nous faisons exactement le contraire. Lutter contre l'obésité ce n'est pas lutter contre les obèses, personne ne choisit de l'être, il faut accompagner ces personnes-là".

2 janvier 2019

Au Casino de Paris ce soir : Paul Taylor

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Un show en anglais et en français, dans lequel l'humoriste se pose des questions existentielles. Bilingue, il est confus quant à son identité : Anglais ou Français ? Combien de bises doit-on faire lorsque l'on dit bonjour ? Pourquoi y-a-t-il 15 jours dans deux semaines ? Ce sont des questions que Paul Taylor se pose tous les jours. Il parle français comme un « Froggy » mais il pense comme un « Rosbif »…

L'humoriste s'est fait connaître avec sa vidéo en ligne « La Bise », qui se moque en anglais de cette pratique bien française. À la suite de ce succès, Canal + lui demande de faire un programme régulier, ce qui donnera 34 épisodes de What the Fuck France. Son show #Franglais est sur les planches depuis 2016.

9 mai 2013

Marion Cotillard in David Bowie’s “The Next Day”

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L'icône du rock britannique n'en finit pas de faire parler : après un album préparé en catimini, dont la sortie a créé l'événement cet hiver, après une exposition qui attire les foules au Victoria and Albert Museum à Londres, David Bowie a dévoilé, mercredi 8 mai, un clip provocant, retiré de YouTube quelques heures à peine après sa mise en ligne. La plateforme n'a pas donné d'autres explications à ce retrait que le "non-respect de ses conditions d'utilisation". Le mélange de sang, de sexe et de religion convoqué dans une atmosphère décadante n'y est probablement pas étranger.

La chanson "The Next Day" ouvre et donne son nom à l'album de Bowie, qui a été unanimement salué par la critique et le public comme l'un des meilleurs de ses dernières années. Pour accompagner cette troisième sortie single, David Bowie a fait appel à la réalisatrice Floria Sigismondi, qui avait déjà réalisé le clip de "The Stars (Are Out Tonight)" avec Tilda Swinton. Deux stars du cinéma ont également été invitées sur la vidéo de "The Next Day" : l'acteur britannique Gary Oldman, ami de longue date du chanteur, et la Française Marion Cotillard.

18 mars 2018

POUTINE

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#Russie : Vladimir #Poutine plébiscité pour un quatrième mandat

Les partisans de Vladimir Poutine se sont rassemblés à deux pas du Kremlin pour fêter la victoire dès le premier tour de leur champion, dimanche 18 mars. Le président a été réélu à la tête de la Russie, pour 6 années de plus, avec une note aux allures de raz de marée: près de 76,7% des voix. Une victoire sans appel, malgré une participation dans les attentes du #Kremlin , aux alentours des 67%.

La participation à l'élection présidentielle en Russie est inférieure à 70% du montant alloué à la présidence, mais reste à un niveau honorable et deux points supérieurs au taux de participation à l'élection présidentielle de 2012.

1 septembre 2018

« Gaulois réfractaires au changement »

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Il était fier comme un coq (français) devant la reine Margrethe II. En visite officielle à Copenhague, mercredi 29 août, Emmanuel Macron a voulu flatter son hôte, en louant « ce peuple luthérien qui a vécu des transformations ces dernières décennies. » Aurait-il pu s’arrêter là ? Non. Plutôt que de se contenter de glorifier le modèle danois, le chef de l’État a voulu le comparer au peuple français, des « Gaulois réfractaires au changement » selon lui. Immédiatement, médias et opposants politiques sont montés au créneau. Pour dénoncer un mépris – inédit de la part d’un président en exercice, disent certains – mais aussi une erreur historique qui a la vie dure.

Ce n’est pas la première fois qu’Emmanuel Macron use de cette métaphore. Dans les colonnes de Paris Match, en juin 2017 alors qu’il était encore candidat à la présidentielle, il avait déjà évoqué « notre ADN gaulois. » Un terme qu'il n’avait employé qu’à une seule reprise, toujours selon Paris Match et « Le Poids des mots » (base de données des discours du président)… jusqu’à cette fameuse soirée avec Margrethe.

Avant lui, un ancien président s’était approprié ce « Gaulois » à des fins idéologiques. En pleine campagne pour la primaire de la droite en 2016, Nicolas Sarkozy avait déclaré à propos de l’intégration : « Dès que vous devenez français, vos ancêtres sont gaulois. J’aime la France, j’apprends l’Histoire de France, je vis comme un Français. » Après cette sortie, l’ex-locataire de l’Élysée avait été sous le feu des critiques. « Oui, il y a parmi nos ancêtres des Gaulois. Il y a aussi des Romains, des Normands, des Celtes, des Burgondes, etc. C’est ça la France », s’était alors agacée Najat Vallaud-Belkacem. Quelques historiens s’étaient étouffés en l’écoutant et avaient même proposé à Monsieur Sarkozy quelques leçons de rattrapage.

L'école de la République

S’ils avaient été élèves sous la IIIe République, Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy auraient pu en effet croire à une telle ineptie. Les enfants de l’époque lisaient tous Le Petit Lavisse qui commençait ainsi : « Autrefois, notre pays s’appelait la Gaule et ses habitants, les Gaulois. » On prétend que l’introduction de ce petit manuel, paru en 1884, aurait forgé cette croyance populaire plus que tenace. Mais cette Gaule n’a jamais vraiment existé. Elle est un raccourci inventé de toutes pièces par les Romains pour désigner cette terre que se partageaient plusieurs ethnies. Il n’y avait donc pas un peuple gaulois, mais des peuples gaulois qui avaient immigré des quatre coins du monde connu. Celtes, Wisigoths, Normands et quelques autres s’implantaient sur un même territoire et y juxtaposaient us, coutumes et langues, sans vraiment les mélanger. Longtemps dans notre Histoire, on a préféré oublier les Gaulois – considérés comme trop rustres peut-être – pour prétendre que les Français descendaient des Troyens ou d’autres populations prestigieuses, voire quasi-divines. Napoléon III, qui se donnait des airs de César, a été le premier à ressortir ces lointains aïeuls.

Dire que les Français sont des Gaulois pose alors un problème éthique. Quand Ernest Lavisse publiait son manuel d’Histoire, il s’inscrivait très clairement dans un patriotisme exacerbé, nécessaire après la défaite de Sedan en 1870. Il contribuait à l’écriture du « roman national » qui, dans ses relents de propagande, faisait gober que les Français n’avaient toujours été qu’unité. Une version que l’historienne Suzanne Citron a toujours eu à cœur de combattre. « Le problème, c’est qu’on a occulté le récit véridique de notre histoire, beaucoup plus multiculturel et multiethnique », écrit-elle dans Le Mythe national. L’histoire de France revisitée. Si depuis la fin des années 1960, l’Éducation nationale tente de casser toutes ces images d’Épinal, de temps à autre, certains hommes politiques s’autorisent à ressasser ces vieilleries. Ainsi, en pleine campagne électorale, François Fillon avait replacé Vercingétorix sur le piédestal des héros nationaux. Tout comme Emmanuel Macron qui se remémore les grandes lignes d’un manuel de la IIIe République, tout en se justifiant, dès le lendemain, d’avoir fait un « trait d’humour. » C’est certainement cela le nouveau monde.

 PIERRICK GEAIS

Journaliste pour Vanity Fair

16 décembre 2011

ERDEVEN : ma plage souillée ?

BREST (AFP) - Un cargo battant pavillon maltais transportant du ballast s'est échoué à cause de la tempête près de la côte sud de la Bretagne, non loin de la ria d'Etel (Morbihan), en provoquant une pollution du rivage, a-t-on appris vendredi auprès de la préfecture maritime de Brest.

Le plan POLMAR a été déclenché quand une fuite d'hydrocarbures a été constatée sur l'une des cuves formant une nappe d'1 km sur 5 m se dirigeant vers la plage d'Erdeven, entre Lorient et la presqu'île de Quiberon, selon un communiqué de la préfecture du Morbihan.

Des barrages flottants vont être déployés pour tenter de contenir la pollution et les autorités préparent une opération de pompage et dépotage vers des bacs de décantation à terre pour vider le navire qui contient 180 tonnes de fuel et 40 tonnes de gazole, selon la même source.

Les 19 membres d’équipage ont été évacués par hélicoptère vers la base aéronautique navale de Lann-Bihoué, selon la préfecture maritime.

Le TK Bremen, un navire de 109 mètres, avait quitté le port de Lorient jeudi après-midi pour mouiller au nord de l'île de Groix afin d'attendre de meilleures conditions météorologique avant de reprendre sa route vers l'Angleterre, selon la préfecture maritime.

Le cargo a eu de grosses difficultés pour tenir son mouillage, a tenté de rejoindre un secteur plus abrité mais s'est mis à dériver avant de demander assistance au centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) d’Etel, selon la même source.

Le remorqueur portuaire de Lorient n'a pu se rendre sur place compte tenu des conditions météo et à 2H00, le TK BREMEN a alerté qu’il venait de s’échouer selon la préfecture maritime.

Ma plage

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7 décembre 2017

Début de la Fête des Lumières à Lyon....

 

C'est l'heure de commencer la #FDL2017 ✨ 🕗 Golden Hours, Place des Jacobins // ©Fabrice Dimier // #FDL2017 #fetedeslumieres #lyon #OnlyLyon #ILoveLyon #ILoveTCL #patrimoine #cettesemainesurinstagram #instalove #instagood #photooftheday #photooftheday #cartepostale #colorful #instagood #instabeautiful #instalove #videomapping #travelstagram #wanderlust #love_france_ #visitfrance



369 Likes, 5 Comments - Fête des Lumières (@fetedeslumieres) on Instagram: "C'est l'heure de commencer la #FDL2017 ✨ 🕗 Golden Hours, Place des Jacobins // ©Fabrice Dimier //..."

 

28 mars 2014

Laetitia Casta fait son entrée au Musée Grévin

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L'actrice et mannequin Laetitia Casta va inaugurer sa statue au Musée Grévin le 31 mars prochain.

Elle n'aurait pu rêver place plus judicieusement choisie. La statue de cire qui reprendra les traits de la belle Laetitia Casta va en effet se retrouver entre Mister "What Else ?", Georges Clooney, et son ami Brad Pitt ! Que du bon monde dans ce coin du musée donc... L'Académie Grévin, présidée par Bernard Pivot, a salué  une "véritable icône de la mode et actrice de grand talent", et une "personnalité hors du commun". La star immortalisée portera une robe verte signée Roberto Cavalli, réplique de celle qu'elle portait au Festival de Cannes 2011.

Malgré une carrière d'actrice exigeante (La jeune fille et les loups, Gainsbourg (Vie héroïque), Une histoire d'amour...), l'image de Laetitia Casta reste très liée à celle de la mode, un monde qu'elle n'a jamais vraiment quitté. La star s'est d'ailleurs illustrée en posant sur les Maillol du Jardin des Tuileries, sous l'objectif du sulfureux Terry Richardson. La série de clichés très osés, publiée en 2011 pour le magazine Purple Fashion, a refait parler d'elle avec la condamnation récente de la revue à payer 100 000€ pour atteinte aux droits patrimoniaux et moraux de Maillol.

Les fans de Laetitia Casta seront en tout cas ravis de la retrouver en juin 2014 sur grand écran : l'actrice est à l'affiche de "Sous les jupes des filles", le deuxième film (mais le premier à sortir au cinéma) d'Audrey Dana.

 

19 septembre 2016

Normandie. Les enchères s'envolent pour les chars de 39-45

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Des chars américains adjugés 280.000 euros et 230.000 euros, un side-car allemand 130.000 euros ou une jeep à 77.000 euros : les prix ont flambé, hier, lors d'une vente aux enchères de véhicules de la Seconde Guerre mondiale, provenant d'une collection privée, organisée près des plages du Débarquement. De quatre à sept fois leur valeur estimée ! 70 % des lots les plus chers ont été achetés par des Américains, selon Artcurial, organisateur de cette vente record de 2,7 millions d'euros. (Photo AFP)

5 février 2014

Collecte de soutiens-gorge pour les Femen

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A l'initiative d'organisations proches de la droite catholique, une manifestation se déroulera samedi à Paris pour réclamer la dissolution des Femen. Pour l'occasion, une collecte de soutiens-gorge est organisée.

Les opérations répétées des Femen dans les lieux de culte catholiques ou dirigées contre des ecclésiastiques passent mal auprès des fidèles. A l'initiative de l'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne (AGRIF), une association proche des milieux traditionnalistes, une manifestation se déroulera samedi à Paris pour réclamer la dissolution du groupe féministe.

L'appel à la manifestation a été signé une série de personnalités telles que Jacques Bompard, député-maire d'Orange (Ligue du Sud), Béatrice Bourges, présidente du Printemps Français, Bruno Gollnisch, député européen (FN), Alain Escada, président de Civitas. 38 signatures au total, issues de mouvances proches.

"Rhabiller les Femen"

Pour l'occasion, à grands renforts de réseaux sociaux, les organisateurs de la manifestations appellent à une vaste collecte de soutiens-gorge "usés" destinés à "rhabiller les Femen" symboliquement lors du rassemblement. Mais derrière cette initiative, les revendications prennent un ton beaucoup moins léger.

"Les Femen constituent très exactement (...) une vivante quintessence de l'idéologie  de toute la gauche révolutionnaire rouge-verte, c'est pour cela que leur chef a été utilisée comme modèle pour la Marianne nationale" peut-on lire sur le site internet qui a été créé pour l'occasion.

Cible privilégiée

Cette manifestation intervient à la suite d'une série de provocations menées par les Femen contre des édifices, des symboles ou des personnalités catholiques : qu'il s'agisse des interventions contre les archevêques de Maline-Bruxelles et Madrid, d'un suicide fictif à Notre-Dame de Paris ou de l'"avortement de Jésus" suivi d'une miction dans l'église de la Madeleine peu avant Noël.

Les Femen, quant à elles, assument pleinement ces opérations contre la "secte catholique" qu'elles dénoncent sur leur site internet. Dans un communiqué, diffusé à la suite de l'intervention dans l'église de la Madeleine, elles annoncent leur intention de poursuivre sur cette voie. "Le relais topless de FEMEN continue, de lieu saint en lieu saint... Quelle sera notre prochaine destination ? Dieu seul le sait..." est-il indiqué.

Voir mes précédents billets sur les FEMEN

7 janvier 2014

Gavrinis

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Construit au début du 5ème millénaire avant Jésus-Christ, le tumulus de Gavrinis abrite un magnifique dolmen dont les nombreuses sculptures d’une beauté exceptionnelle constituent le joyau de l’art mégalithique. En effet, sur les 29 supports qui délimitent l’espace intérieur, 23 sont richement sculptés. Depuis sa découverte en 1832, ce monument reste toujours aussi mystérieux. Est-ce une sépulture, un temple ? Comment comprendre ces signes gravés ?…..

En 1977, Hélène Fleury a publié, dans le premier ouvrage de l’Association Archéologique Kergal, le résultat de ses recherches sur le symbolisme des signes gravés de Gavrinis. Dans ce texte, elle décrit étape après étape chaque pierre, comme si la progression dans ce couloir était la continuité d’une histoire, d’un mouvement à l’image d’une bande dessinée vielle de 7000 ans. Cette bande dessinée est composée de symboles, « que nous retrouvons sur toute la terre et à toutes les époques, comme des constantes liées à la structure de l’esprit humain et indépendantes du temps et de l’espace. Constantes qui sont liées à la vision et à l’appréciation que l’homme a de l’univers et de lui-même …. » souligne Hélène Fleury.
Etant donné que les dimensions de ce dolmen ne permettent pas de réaliser des prises de vues de qualité sans entraîner d’éventuelles dégradations irréparables, François Cerf a contourné cette difficulté en utilisant les nombreuses photographies prises dans le monument avant sa restauration. Il a ainsi reconstitué informatiquement Gavrinis en images de synthèse en trois dimensions tout en illustrant et animant le texte de 1977.
La grande force de ce film est la mise en évidence et en valeur de la qualité et la beauté des gravures ainsi que certains détails souvent difficiles à percevoir. Nous découvrons la description complète de la structure architecturale, ses remarquables orientations astronomiques et plusieurs comparaisons avec d’autres monuments.

Ceci sans jamais en dénaturer la vérité et surtout en laissant le spectateur recevoir les multiples impressions qui sont générées par l’architecture et les gravures et de ce monument. « Gravinis, montagne sacrée », est non seulement très beau, mais surtout très impressionnant car il engendre de nombreuses interrogations sur la nature de ces gravures auxquelles François Cerf ne donne jamais de réponses. Le plus étonnant est que même si nous n’y connaissons strictement rien, ce film nous provoque un flot de réflexions dont nous aimerions bien connaître les significations. D’ailleurs, la plupart des conférences qui suivent la projection peuvent durer des heures tant le public, expert ou néophyte, réfléchi aux différentes hypothèses si habilement suggérées.

Sur les musiques d’Alain Kremski, avec les voix de Valérie Lesort Hecq et Yannick Guimond cette visite, approfondie, unique et jamais réalisée sous cette forme de Gavrinis, prouve qu’il reste encore de nombreuses énigmes à découvrir.

Sophie Lesort

Projection et conférence de François Cerf, le 15 janvier à 19h30 à la Galerie de L’entrepôt – 7 rue Francis de Pressensé 75014 Paris – Renseignement : 01 45 40 64 75 ou animation@lentrepot.fr

31 décembre 2013

Ce soir les Voeux du Président de la République

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L'exercice est traditionnel, mais il s'annonce d'ores et déjà délicat pour le chef de l'État : François Hollande s'efforcera mardi soir lors de ses deuxièmes voeux aux Français, de les convaincre du bien-fondé de la voie qu'il suit, et ce, en dépit des incertitudes sur le front du chômage et de la croissance. Le tout à la veille d'une année électorale difficile et alors qu'il est crédité de la cote de popularité la plus faible des présidents de la Ve République.

Il y a un an, François Hollande avait fait le pari de parvenir, "coûte que coûte" à inverser la courbe du chômage fin 2013, faisant ainsi de cet indicateur le marqueur de son action. Las, douze mois plus tard, le retournement n'est pas avéré, malgré les explications du gouvernement pour tenter de démontrer que tel est bien le cas. Fin décembre, la publication des chiffres du chômage de novembre a montré une nouvelle hausse (+ 17 800), après une baisse en octobre (- 20 500). Il faudra cependant attendre fin janvier et les chiffres de décembre pour savoir si le pari présidentiel est gagné ou perdu.

Une réforme fiscale encore floue

Depuis Riyad où il était en déplacement dimanche, le chef de l'État a affirmé qu'il continuerait "cette bataille pour que le chômage recule et recule encore dans l'année 2014". Manière de décliner l'argumentaire du gouvernement selon lequel arithmétiquement la courbe de l'inversion est "bien amorcée" mais surtout de demander du temps. "François Hollande va s'appuyer sur les premiers résultats enregistrés, sur sa volonté de parvenir à un recul durable du chômage, qui a tout juste commencé à reculer, sur sa volonté que la croissance qui repart tout juste, progresse davantage", affirme à l'AFP un proche du président. Les économistes tablent sur une hausse du PIB de 1 % en 2014 après + 0,2 en 2013, insuffisante pour permettre une création d'emplois, autres que les emplois aidés.

Le chef de l'État est attendu en outre sur le dossier fiscal, devenu au fil des derniers mois confus. À la "pause fiscale" décrétée à la fin de l'été par François Hollande a répondu cet automne le ras-le-bol fiscal des Français, puis l'annonce d'une "remise à plat du système fiscal" par Jean-Marc Ayrault, au nom de la nécessité d'un environnement fiscal stable et juste. Avec pour résultat un peu plus de flou, sur les contours de la réforme et son calendrier. Le président a depuis précisé qu'il n'était pas question de toucher à ce qui avait été fait depuis le début de son quinquennat, comme le crédit d'impôt compétitivité emploi.

La montée du populisme

Lundi à Riyad, devant un aréopage de chefs d'entreprise français et saoudiens, il a pris l'engagement "d'assurer" la "stabilité fiscale et des normes". "La stabilité fiscale doit être la règle, la simplification doit être le comportement quotidien de l'administration française et l'attractivité doit être la priorité", a-t-il dit. Selon un de ses proches, cela signifie qu'on ne touchera pas à la fiscalité des entreprises, si ce n'est dans le sens de la baisse. "La priorité, c'est l'économie elle-même", a ajouté ce dernier. Pour les particuliers, en revanche, mystère. Mais déjà, les hausses de TVA au 1er janvier pourraient, une fois en application, ranimer la fronde fiscale.

Côté front électoral, si le Parti socialiste affiche peu d'inquiétudes pour les municipales, il se fait plus de soucis pour les européennes, avec la montée des populismes. À cet égard, François Hollande devrait prendre le contre-pied et vanter les mérites de l'Union européenne. Il pourrait ainsi insister, selon un proche, sur l'accord relatif à l'union bancaire pour démontrer que "l'Europe se protège de ses banques", sur les avancées concernant les travailleurs détachés.... Mais en moins de dix minutes - le format classique des voeux présidentiels -, François Hollande ne pourra pas balayer tous les sujets et répondre aux inquiétudes. Ce qu'il devrait faire le 14 janvier, lors de sa conférence de presse. Source : AFP

21 décembre 2013

Pinault sous les verrous à la Conciergerie

Posted in Le billet d’Emmanuel Perrault   

Afin de vous rendre compte de l’étendue et de la richesse de la collection de François Pinault, vous pouvez vous rendre à Venise depuis 2006 au Palazzo Grassi, pour voir sa première exposition Where are you going ?, suivi quelques années plus tard de l’inauguration de la Pointe de la Douane avec Mapping the studio ou celle présentée jusqu’à la fin de l’année 2014, Prima Materia.

Si vous n’avez pas eu la possibilité d’aller à Venise, vous pouviez toujours vous rattraper en 2007, avec la première exposition en France de sa collection, Passage du temps au Tri Postale à Lille ou encore Qui a peur des artistes ? en 2009 à Dinard et la même année au Garage Melnikov à Moscou, Un certain Etat du Monde ?

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Damien Hirst, The fragile truth

Voici une séance de rattrapage à la Conciergerie, avec une exposition sur le thème de l’enfermement, en résonnance avec cette ancienne prison. A triple tour est la première présentation à Paris d’un ensemble important d’œuvres de la collection François Pinault et c’est d’autant plus intéressant que la plus grande partie des œuvres sélectionnées n’a jamais été présentée au public. Dans ce même lieu, il y a deux ans, Claude d’Anthenaise nous proposait une très belle exposition d’art contemporain sur la place et les rôles la figure de l’animal dans l’imaginaire et la pratique des artistes d’aujourd’hui.

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Old persons home, Sun Yuan et Peng yu

A triple tour est une exposition particulièrement intéressante avec des stars du marché comme une très grande armoire de médicaments de Damien Hirst, The fragile truth (photo), sur l’enferment chimique, la phobie de la maladie et de la décadence, mais aussi beaucoup d’autres artistes moins connus du grand public. Au milieu de l’exposition vous tombez sur 13 sculptures de dictateurs, vieux impotents en fauteuil roulant, grandeur nature, vous poursuivant dans les allées, le Old persons home de Sun Yuan et Peng yu (photo) toujours sur l’enfermement dû à l’âge, à l’impossibilité de se déplacer seul. Ils ont beau avoir eu l’argent et le pouvoir, il arrive toujours un temps où l’on dépend des autres et où l’on est à sa merci.

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Plus politique sur les sociétés sclérosées par la dictature, les 38 photographies colorisées par l’artiste russe de Sots Art Boris Mikhaïlov datant d’entre 1971 et 1986. Toujours en Europe de l’Est, Diana Thater nous plonge dans son installation vidéo monumentale, Chernobyl (photo). Le mythe de la caverne de Platon revu et corrigé sur la zone de confinement autour de la centrale ukrainienne. Prométhée est-il allé trop loin après avoir volé le feu sacré de l’Olympe ?

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Autoportrait dans l’installation vidéo de Diana Thater, Chernobyl

Très graphique et photogénique la toile de Raphaëlle Ricol, Malgré la différence (photo), représentent le KKK et l’intégrisme musulman rassemblés et enfermés dans des dogmes idéologiques. Les 50 œuvres des 22 artistes rassemblées dans cet espace de 1500m2 sont à découvrir jusqu’au 6 janvier 2014 à la Conciergerie de Paris.

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Raphaëlle Ricol, Malgré la différence

http://www.monuments-nationaux.fr/fr/actualites/a-la-une/bdd/actu/1299/a-triple-tour-collection-pinault/

http://abonnes.lemonde.fr/culture/article/2013/11/08/l-art-de-l-enfermement-selon-m-pinault_3510403_3246.html

 

15 décembre 2013

C'est à la fois tragique et... comique !

Failed Taliban suicide bomber was arrested and a full body search by police revealed a protective metal shield around his genital area. Asked for it's purpose, his response was damn funny, he wanted to keep his penis safe after blowing himself up, so as not to have any sexual problems when he meets 72 virgins in paradise.

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14 décembre 2013

Astérix : exposition à la BNF

Jusqu'au 26 janvier 2014 - Bibliothèque François-Mitterrand / Grande Galerie

En mars 2011, Albert Uderzo faisait don à la Bibliothèque Nationale de France des planches originales de trois albums d’Astérix : Astérix le Gaulois, premier titre de la série, publié dans le journal Pilote à compter du 29 octobre 1959 ; La Serpe d’or, second épisode ; enfin Astérix chez les Belges, vingt-quatrième album dont René Goscinny, décédé le 5 novembre 1977, ne vit jamais la publication.

Ce don exceptionnel est au cœur de l’exposition que la BnF consacre à la célèbre bande dessinée savourée depuis plus de 50 ans par petits et grands, au fil de 32 aventures (bientôt 33) traduites en 107 langues et dialectes et vendues à plus de 350 millions d’exemplaires à travers le monde.

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Embrassant l’œuvre dans sa genèse, son univers, sa dimension phénoménale et son universalité, cette rétrospective propose un voyage aux sources, une immersion dans le monde de ces irréductibles Gaulois et une analyse de la potion qui fait le succès pérenne de leurs aventures. Invite au rire, elle met en scène la vis comica sans cesse à redécouvrir et appréhendée ici au plus près du processus créatif. Rendant hommage au talentueux dessinateur autant qu’au génial scénariste, l’exposition restitue l’alchimie de leur profonde amitié.

Le parcours se penche tout d’abord sur le berceau d’Astérix, retraçant parallèlement l’enfance et la jeunesse des deux auteurs puis leur rencontre, leurs créations communes, le lancement de Pilote pour lequel ils se mirent en quête d’un nouveau personnage et le choix final de « nos ancêtres les Gaulois » qui s’impose alors comme une évidence eu égard à la prégnance du mythe qui nimbe ces derniers.

La naissance actée par la toute première planche originale ouvre une bulle qui immerge le visiteur dans l’univers d’Astérix dressant une véritable galerie de portraits hauts en couleurs ainsi qu’une revue des voyages à la découverte de l’Autre. Planches originales ou imprimées, notes manuscrites et scénarios dactylographiés dialoguent ici avec des pièces archéologiques qui sont autant d’attributs emblématiques de la série rappelant son ancrage historique mais aussi sa distanciation parodique.

La troisième partie mesure le « phénomène Astérix » à travers son expansion nationale et internationale, les adaptations cinématographiques, l’exploitation publicitaire, la déclinaison en jeux et jouets, jusqu’à la création d’un parc d’attractions.

Vient alors le temps d’analyser ce succès. Sur le mode ludique, l’exposition décortique l’humour désopilant porté par le comique scénaristique, langagier et graphique. Elle met également en exergue la force des valeurs incarnées par cette geste parodique. Le parcours s’achève par une incursion dans l’intimité des auteurs au travail symbolisant l’osmose entre deux génies du neuvième art pour qui, selon le mot de René Goscinny en 1976, « Moi, c’est l’autre. ».

10 décembre 2013

Le nyotaimori

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Le nyotaimori est une ancienne tradition de restauration japonaise. Le terme signifie littéralement « le corps décoré d'une femme ». La pratique consiste à servir des sushis sur le corps d'une geisha nue. Les clients viennent picorer de leurs baguettes les sushis disposés sur ce « corps-table ». Autrefois autorisée en Chine, cette expérience y est désormais interdite pour des raisons sanitaires.

Le nyotaimori : l’érotisme culinaire au comble de son raffinement

Autrefois, les geishas pratiquaient le nyotaimori au même titre que la calligraphie ou la cérémonie du thé. L'apprentissage commençait pendant l'enfance jusqu'à seize ans. Pendant l'entraînement six oeufs de poule sont disposés en différents points du corps de l'apprentie geisha qui reste étendue et figée durant quatre heures sans que les oeufs ne bougent. Des glaçons sont ensuite jetés au hasard sur son corps. Si un seul oeuf glisse, on reprend depuis le début. Cet entraînement permet à la geisha de rester allongée, immobile et sereine, quel que soit le comportement des clients. Par ailleurs, les restaurateurs recrutent des jeunes filles extrêmement patientes. Par exemple, ils ne prennent que des filles appartenant au groupe sanguin A. Selon la tradition japonaise, les personnes de ce type sont sereines. Enfin, la geisha pratiquant le nyotaimori est choisie vierge, car son hymen intact garantit sa pureté intérieure et sa netteté extérieure.

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L’hygiène des « corps-tables »

Quatre-vingt-dix minutes avant de commencer le service, les geishas se livrent à une toilette méticuleuse. Les jambes et les aisselles sont intégralement épilées à la cire et les poils pubiens taillés ou rasés. En effet, les clients exigent des geishas impeccables. Aucun déodorant ou parfum n'est utilisé pour ne pas dénaturer la saveur des sushis.

Le déroulement du repas

Certains clients prennent le repas sur le dos et les fesses de la geisha alors que d’autres se servent sur le devant du corps. Autrefois, les sushis étaient disposés à des endroits précis du corps. Par exemple, l'ikura (oeufs de saumon) était placé sur le cœur. Aujourd'hui, les restaurants ne respectent plus ces exigences et disposent les mets de façon décorative. Il faut également limiter le nombre de sushis pour que le corps de la geisha ne soit pas dissimulé. Les grands poissons tels le tai ou la langouste servent à compléter la décoration. Le sexe et les mamelons sont recouverts de feuilles de vigne et de pétales de fleurs tout comme la chevelure.

Une pratique qui s’exporte outre-Atlantique

A Miami, le restaurant Kung Fu kitchen and Sushi a proposé le nyotaimori jusqu'au 30 septembre. Nathan Lieberman, le restaurateur, a ajouté cette pratique à sa carte pour 500 dollars (405 euros). Les clients peuvent déguster leur plat sur le corps d'un mannequin. Ce sont souvent des groupes organisant des fêtes ou encore des enterrements de vie de garçon qui sont les plus demandeurs. Concernant l’hygiène, Nathan Lieberman déclare que les mannequins-plats sont propres et désinfectés comme « des chirurgiens » et les parties les plus intimes des top-models dissimulés sous des feuilles de bananes. Selon la FDA, si le restaurant n’enfreint pas les règles de la FDA notamment si aucun contact direct avec la peau n’est constaté, alors la pratique est tout à fait légale.

Cliquez sur le lien suivant :

http://www.tout-bon.com/manger-des-sushis-sur-des-filles-nues/

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3 décembre 2013

Kate Moss en petit lapin de Playboy...

Moss for Playboy – Following up a preview last month, Kate Moss’ 60th Anniversary cover for Playboy has finally been released courtesy of E Online. The British supermodel poses for renowned fashion photographers Mert Alas and Marcus Piggott in the sultry image where she takes on the iconic bunny outfit. Compare to Kate’s recent Interview cover also shot by Mert & Marcus. See more previews of the shoot below.

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14 avril 2016

Sabine Pigalle expose actuellement à la Galerie Acte 2

Sabine Pigalle est née en France en 1963. Son travail se concentre sur la réinterprétation des mythes. Histoire religieuse, mythologies, peinture primitive et aussi maniérisme sont à la fois source d’inspiration et matière première pour son exploration artistique.

Sabine Pigalle produit des photographies hybrides, principalement dédiées à l'art du portrait, qui combinent le contemporain avec des références à l'art antique. Jouant avec les détails, combinant les références au moyen de techniques de juxtapositions et de collages multiples, tant visuels que temporels, Sabine Pigalle nous propose un travail sur la mémoire.

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9 rue des Arquebusiers – 75003 Paris

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