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Jours tranquilles à Paris
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19 avril 2011

Save the date : Cérémonie du 8-Mai. Hommage présidentiel à la Résistance à Port-Louis (56)

 

Le président Nicolas Sarkozy célébrera le 66eanniversaire de la victoire des Alliés et de la fin de la Seconde Guerre mondiale, le dimanche 8mai, à Port-Louis. Après le traditionnel dépôt de gerbe au pied de la statue du général De Gaulle sur les Champs-Élysées, à Paris, le chef de l'État se rendra dans la cité morbihannaise pour une cérémonie et un discours dans lequel il rendra, notamment, «hommage à la Résistance», a indiqué la présidence.

A rapprocher de l'exposition sur "la Poche de Lorient"

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La poche de Lorient

Le 7 mai 1945, le cessez-le-feu est signé à Etel. La capitulation s'effectue le 10 mai à Caudan en présence du général Kramer, du général Rollins et du général Borgnis-Desbordes.

MAJ du 20 avril - Programme détaillé :

 

Le président de la République Nicolas Sarkozy assistera aux cérémonies du 8-Mai, au mémorial des morts de la Résistance, près de la citadelle de Port-Louis. Cette visite sera l'occasion d'un discours d'ampleur nationale, après ceux prononcés le 8mai 2008 à Ouistreham (Calvados), le 8mai 2009 à Sainte-Maxime (Var) et le8mai 2010 à Colmar (Haut-Rhin). Nicolas Sarkozy arrivera à la citadelle à 11h40, en provenance de Paris où il aura déposé une gerbe au pied de la statue du général DeGaulle, sur les Champs-Élysées. Il montera au bastion de Groix, sur les remparts de la citadelle d'où il recevra un salut de navires de la Marine nationale depuis la rade de Lorient. À 12h, la cérémonie commencera par un recueillement devant le monument aux victimes de la déportation et un dépôt de gerbe au mémorial des morts de la Résistance. Suivra une revue des troupes qui précédera la prise de parole. Le président de la République rejoindra ensuite la capitale.

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17 avril 2011

Jean Daniel Lorieux (photographe et peintre) expose à la Galerie Leadouze

Le photographe Jean-Daniel Lorieux a donné le ton pendant plus de vingt aux plus grands magazines de mode et a photographié de nombreuses personnalités. La peinture est sa deuxième passion. L'exposition présente un éventail de son oeuvre.

Jusqu'au 30 avril à la Galerie Leadouze - 16 avenue Matignon - Paris 8ème

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24 mai 2014

Coupe du monde : sexe autorisé pour les Bleus

Si les footballeurs brésiliens étaient mis en garde contre le "sexe acrobatique", et les Black Stars du Ghana carrément interdit de sport de chambre, Didier Deschamps a décidé, sur ce délicat sujet, de laisser libre champ aux joueurs. Si le sexe est donc autorisé, ainsi que les compagnes des joueurs, durant la Coupe du Monde 2014, il y a des limites : "Tout dépend quand, comment, combien. (…) Je ne suis pas médecin, je ne sais pas si c’est bon ou pas…", a expliqué Deschamps lors d'une conférence de presse. Avant d'admettre encore : "Je ne veux pas qu’ils soient coupés du monde extérieur." L'avis de l’ancien médecin de l’équipe de France, Jean-Pierre Paclet, va dans le sens de l'entraineur : "Tirer son coup, ça relaxe, mais il ne faut pas que ce soit toute la nuit. (…) Je suis donc très favorable au sexe avec sa régulière", indiquait-il au journal 20 Minutes, en avril dernier. Source Glamour.

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8 juin 2017

Pétition : signez pour demander aux autorités turques la libération du photojournaliste français Mathias Depardon

#FreeMathias

A l’heure où nous écrivons ces lignes, le photoreporter français Mathias Depardon est enfermé entre quatre murs de béton dans un centre de rétention dans le sud de la Turquie. Epuisé psychologiquement, coupé du monde, son calvaire dure depuis plus d'un mois.

Arrêté le 8 mai, Mathias Depardon devait pourtant être expulsé quelques jours plus tard. Mais le gouvernement d'Erdogan ne recule plus devant l'inique et l'absurde. Après avoir annihilé le pluralisme des médias turcs, il s’en prend désormais aux journalistes étrangers.

Nous ne le laisserons pas faire ! En France, la mobilisation est en train de grandir : un comité de soutien à Mathias Depardon, coordonné par Reporters sans frontières (RSF), mène déjà des actions pour obtenir sa libération.

Si vous aussi, vous voulez agir, montrer votre solidarité et nous aider à faire libérer Mathias, signez la pétition et partagez-là avec le hashtag #FreeMathias !

Nous comptons sur votre mobilisation !

Reporters sans frontières.

https://www.change.org/p/m-erdogan-lib%C3%A9rez-le-photojournaliste-fran%C3%A7ais-mathias-depardon

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17 avril 2011

Street Art : Shepard Fairey

 

A l'occasion de l'ouverture de l'exposition Art in the streets au MOCA de Los Angeles, Mediapart est allé à la rencontre de Shepard Fairey, un des funding fathers du Street Art made in California, connu du grand public pour son affiche de campagne en soutien à Obama.

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A propos du "street art" voir mes précédents billets : 28 octobre 2010, 31 mai 2010, 31 mai 2010 (encore).

 

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23 mai 2014

Save the date : D-DAY : un voyage photographique grand format dans les paysages du débarquement

Christophe Daguet photographie depuis 3 ans les historiques liés à la seconde guerre mondiale en Normandie.

Shootées au film, ces photos sont ensuite numérisées grâce à nos scanners X1 et X5. L'exposition est composée de tirages grands formats de 100*300cm et 200*600cm, véritables murs d'images panoramiques qui permettront de faire faire plonger le visiteur dans la nature normande.

Rendez-vous à Caen du 2 Juillet au 10 Septembre dans la Salle Saint-Sépulcre, classée au patrimoine des monuments historiques au pied du château de Caen et du Musée des beaux- arts.

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4 juin 2017

Zimoun au Cent Quatre - vu hier

Zimoun investit les espaces du CENTQUATRE-PARIS avec ses sculptures sonores pour sa plus grande exposition. Constituées de petits objets (cartons, balles, petits moteurs...), ses œuvres envoûtent le visiteur, tout en modifiant sa perception de l'espace.

Zimoun (né en 1977) est un artiste contemporain suisse. Il vit et travaille à Berne. Autodidacte, il est principalement connu pour ses sculptures sonores. Ses installations se composent de matières premières industrielles telles que boîtes de carton ou sacs en plastique, ou bien de vieux meubles ou objets quotidiens auxquels il adjoint des éléments mécaniques tels que moteurs à courant continu, câbles, microphones, haut-parleurs et des ventilateurs.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Zimoun

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6 juin 2017

Mario Testino à la Fondations Helmut Newton - Berlin

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Le photographe péruvien a fait de son nom une griffe. Il est à l'honneur à la Fondation Helmut Newton, à Berlin, avec son nouvel opus, Undressed.

Malice au pays des merveilles. C'est ainsi que Jean Cocteau avait surnommé Cecil Beaton, qui fit ses débuts en photographiant des «Bright Young Things», aristocrates des années vingt, hédonistes et déguisés. Pieds nus dans ses mocassins, Mario Testino n'écrit pas, ne dessine pas. À 62 ans, il a gardé l'enthousiasme d'un invité de la vie. Né à Lima, une ville habituée aux séismes, il a fait de la souplesse une devise. «C'est peut-être à cause des tremblements de terre. Je me suis toujours habitué à savoir bouger, à m'adapter.»

11 juin 2017

Rétrospective de Pierre et Gilles au Havre

Le MuMa du Havre, ville natale de Gilles, donne carte blanche à Pierre et Gilles, pour le second temps d’une grande rétrospective proposée en collaboration avec le Musée d’Ixelles à Bruxelles qui leur a consacré une exposition du 16 février au 14 mai 2017.

Il y a quarante ans, Pierre Commoy et Gilles Blanchard se rencontraient pour former presque aussitôt le duo Pierre et Gilles. Quarante ans d’une complicité amoureuse et artistique, qui a fait naître des portraits entre photographie et peinture, des images nourries d’art et de culture populaire devenues mythiques. Madonna, Jean-Paul Gaultier, Stromae, Isabelle Huppert… mais aussi des proches, incarnant marins ou soldats, ont défilé devant l’objectif du couple pour y être immortalisés, puis idéalisés au pinceau, dans un style unique, brillant mélange de références à la mythologie, aux religions, aux contes de fées, mais toujours ancré dans les réalités du monde contemporain.

Dans l’écrin du Musée d’art moderne André Malraux (MuMa), Pierre et Gilles ont imaginé une installation spécifique dans la grande nef du musée à partir des cabanes de plages typiques de la ville. Au rez-de-chaussée, ils revisitent l’accrochage à partir des riches collections du musée. Et pour mieux saisir l’histoire du duo avec le Havre, un « cabinet de curiosités » présente un ensemble d’objets personnels insolites, de dessins et d’œuvres de jeunesse, de toiles de peintres locaux, le tout dans une mise en scène dont seuls Pierre et Gilles ont le secret.

Sous le commissariat scientifique de Sophie Duplaix, conservatrice en chef au Musée national d’art moderne, Centre Pompidou (Paris), l’exposition rassemble plus de 80 œuvres datant de la fin des années 1970 à aujourd’hui regroupées en ensembles thématiques.

Pierre et Gilles, Clair-obscur

Jusqu'au 20 août 2017

MuMa – Musée d’art moderne André Malraux

2 Boulevard Clemenceau

76600 Le Havre

France

www.muma-lehavre.fr/

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Voir mes anciens billets sur Pierre et Gilles

18 mai 2014

70ème anniversaire du Débarquement en Normandie

Toute l'actualité des cérémonies et des initiatives locales organisées pour le 70ème anniversaire sont sur la page Normandie 1944-2014 ! Devenez fan !

All the news of the ceremonies organized for the D-Day 70th anniversary are on the Normandie 1944-2014 page! Become a fan!

https://www.facebook.com/Normandie1944.2014

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18 mai 2014

Festival Européen de la Photo de Nu - Cloture hier soir aux Carrières de Lumières aux Baux de Provence

Grâce à la collaboration des photographes présents pour cette soirée, voici quelques photos...de la projection des oeuvres des photographes du Festival Européen de la Photo de Nu.

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Marine Foissey "Les Marines"

http://www.marinefoissey.com/fr/accueil.html

Voir mon billet http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/2014/05/17/29887996.html#comments

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Julie Poncet

http://www.julieponcet.book.fr/galeries/stenocorpe/

http://www.julieponcet.book.fr/

https://www.facebook.com/julie.poncet.7

Voir mon billet http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/2014/05/17/29887996.html#comments

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Mon coup de coeur : Peau d'Âme - " Prendre la peau, se jouer des airs jusqu'à tordre l'âme en chair..."

Site : www.amezura.fr

Voir mon billet http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/2014/05/16/29882011.html#comments

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Byung Kwan Jin

http://www.bkjin.com/

"Affirmer". Affirmer c'est soutenir qu'une chose est vraie. Le corps humain est pour moi une source d'inspiration artistique. Le nu, qu'on appelle familièrement "le plus simple appareil" m'apparait comme un poème sans parole mais riche d'expression. Byung Kwan Jin.

Voir mon billet http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/2014/05/17/29885940.html#comments

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Irving S.T. Garp

Ami que j'ai eu l'occasion de rencontrer (autrement que via facebook) au Festival Européen de la Photo de Nu d'Arles, la semaine dernière. 

Lien vers son FB : https://www.facebook.com/irvingstgarp?fref=nf

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Irving le samedi 10 mai aux Baux de Provence

Pour les Carrières de Lumières se reporter à mon billet en cliquant ICI

18 mai 2014

Jean Turco "Prenez votre pied aux Baux-de-Provence"

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"Lorsque nous avons évoqué, avec mon ami Jean Michel Mathéossian, ce fil conducteur pour le happening du 13ème Festival Européen de la Photographie de Nu, notre idée ne faisait qu'effleurer l'équivoque. Et le pied dont il était question désignait principalement un des outils incontournables de la prise de vue photographique… Mais les Festivaliers et avec eux les élus et commerçants de cette extraordinaire cité, qui ont de l’humour et de l'imagination à revendre, ont rapidement oublié le pied que nous avions évoqué, et avec un sourire complice, ils ont pris le leur et démontré qu'il était sympathique de jouer sur l'objet ou sur les mots… L’histoire n'est pas finie et elle continue sur ce pied pour le happening de cette année." Jean Turco

Reportage photographique réalisé avec mon nouveau boitier Nikon D5300 et un objectif 18/300. Jacques Snap.

9 novembre 2019

Trente ans après la chute du mur de Berlin, l’héritage de la réunification continue de fragmenter l’identité allemande

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Par Thomas Wieder, Berlin, correspondant

La revendication d’une identité distincte de celle de l’Ouest est de plus en plus présente à l’Est où une majorité d’Allemands se considèrent comme des citoyens de seconde zone.

C’est un mur de 3 mètres de haut et 100 mètres de long, bordé d’un côté par un ruisseau et de l’autre par une petite route de campagne. A l’endroit du cours d’eau, un écriteau indique que celui-ci servait jadis de tracé à la frontière séparant la République fédérale d’Allemagne (RFA) et la République démocratique allemande (RDA). Sur la route, on pouvait encore voir, il y a quelques jours, une série d’affiches électorales accrochées aux lampadaires ou posées à même le sol. Toutes étaient à l’effigie du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), en campagne pour les élections régionales du 27 octobre en Thuringe.

Toutes évoquaient la « révolution pacifique » de 1989, dont l’Allemagne, cet automne, célèbre le trentième anniversaire. L’occasion pour l’AfD de se présenter comme le porte-parole des Allemands de l’Est en colère, de dénoncer les engagements non tenus de la réunification et de promettre d’« achever le tournant » amorcé en 1989. L’un des slogans du parti d’extrême droite : « Aujourd’hui comme hier : la liberté plutôt que le socialisme ».

Klaus Grünzner et Marcel Zapf ne s’en ­cachent pas : ils sont atterrés par la façon dont le parti d’extrême droite instrumentalise l’histoire de l’Allemagne à des fins électoralistes. Les deux hommes ont grandi de part et d’autre de ce mur de béton qui, de 1966 à 1989, coupait en deux Mödlareuth, village de 40 habitants surnommé le « petit Berlin » au temps de la guerre froide et où s’est rendu le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo jeudi 7 novembre, deux jours avant de participer aux cérémonies du 30e anniversaire de la chute du Mur dans la capitale allemande.

Les deux Allemagnes ont parfois tant de mal à se comprendre

Aujourd’hui, Klaus Grünzner est le maire de Töpen, la partie bavaroise de Mödlareuth jadis en Allemagne de l’Ouest ; Marcel Zapf, lui, est le maire de Gefell, la moitié du village autrefois en RDA et désormais dans le Land de Thuringe. De sensibilité conservatrice, les deux hommes reconnaissent volontiers que des erreurs ont pu être commises lors de la réunification. Mais ils ne comprennent pas qu’un parti comme l’AfD puisse en faire son fonds de commerce électoral, ni que, dans l’espace public, les discours négatifs l’emportent parfois sur les jugements positifs. Surtout, ils s’inquiètent de constater que, trente ans après, les deux Allemagnes ont parfois tant de mal à se comprendre.

Pour les deux maires, en effet, l’histoire a définitivement tranché : « Il faut se souvenir de ce qu’était notre vie à l’époque. Ici, nous avons été élevés avec l’idée que nos voisins de l’Ouest, de l’autre côté du Mur, étaient les méchants. Bien sûr, la réunification a pu déstabiliser. Mais à trop parler des ratés, certains oublient l’essentiel, à savoir cette liberté que nous avons gagnée, nous, les gens de l’Est », explique Marcel Zapf. Klaus Grünzner, lui, se souvient de « la joie incroyable » qui a explosé le 9 décembre 1989 quand, un mois après celui de Berlin, le mur de Mödlareuth s’est ouvert à son tour. Un mur dont 100 mètres (sur 700) ont été conservés en guise de mémorial. Un mur dont le vestige, selon les deux maires, devrait inciter les quelque 80 000 visiteurs de passage chaque année à Mödlareuth à se féliciter du chemin parcouru plutôt qu’à ruminer les frustrations nées de la réunification.

Comme tous les ans à l’approche du Jour de l’unité allemande, célébré le 3 octobre depuis 1990, la plupart des médias ont épluché les statistiques afin de brosser un comparatif entre les « deux » Allemagnes. Comme d’habitude, les mêmes chiffres ont donné lieu à des interprétations contrastées. A l’instar du taux de chômage, certains journaux se ­contentant d’observer que celui-ci reste aujourd’hui plus élevé à l’Est (6,6 %) qu’à l’Ouest (4,7 %), l’ex- RDA ayant perdu une bonne partie de ses forces vives. D’autres ont opté pour une lecture plus positive, soulignant que l’écart entre les deux parties de l’Allemagne s’est considérablement réduit en quinze ans. En 2005, le taux de chômage était ainsi de 18,7 % à l’Est et de 9,9 % à l’Ouest.

MOINS DE 40 % DES ALLEMANDS DE L’EST CONSIDÈRENT AUJOURD’HUI LA RÉUNIFICATION COMME UN SUCCÈS, UN TAUX QUI N’ATTEINT PAS 20 % CHEZ LES MOINS DE 40 ANS ; ET MOINS DE LA MOITIÉ DES HABITANTS DES NOUVEAUX LÄNDER SE DISENT ­SATISFAITS DU FONCTIONNEMENT DE LA DÉMOCRATIE

Sans surprise, ce sont les dynamiques positives, plutôt que les disparités persistantes, que le délégué du gouvernement fédéral chargé des nouveaux Länder a choisi de mettre en lumière, le 25 septembre, lors de la présentation de son « Rapport annuel sur l’état de l’unité allemande ». Lors de sa traditionnelle conférence accompagnant la parution de ce document d’une grosse centaine de ­pages, le titulaire du poste, Christian Hirte, membre de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), a dressé le même constat que les fois précédentes : « La situation de l’Est est bien plus positive que ne l’est sa réputation (…). L’économie et la société [y] sont dans un bien meilleur état que ce qu’on pouvait attendre et imaginer il y a trente ans. »

Huit jours plus tard, c’est pourtant un discours à la tonalité légèrement différente qu’a prononcé Angela Merkel à l’occasion des ­cérémonies officielles du Jour de l’unité allemande, qui avaient lieu, cette année, à Kiel (Schleswig-Holstein), au bord de la Baltique. « En vingt-neuf ans, les succès enregistrés sont extraordinaires (…). Mais nous savons que ce n’est là qu’une partie de la vérité. Car le bilan des vingt-neuf années de réunification, c’est aussi le fait qu’une majorité d’Allemands de l’Est ont le sentiment d’être des citoyens de seconde classe au sein de la République fédérale, comme le montrent les sondages », a rappelé la chancelière, avant de citer les chiffres suivants : moins de 40 % des Allemands de l’Est considèrent aujourd’hui la réunification comme un succès, un taux qui n’atteint pas 20 % chez les moins de 40 ans ; et moins de la moitié des habitants des nouveaux Länder se disent ­satisfaits du fonctionnement de la démocratie.

Persistance de certains écarts

Comment expliquer un tel sentiment ? Il y a d’abord la persistance de certains écarts, que le temps n’a pas comblés et qui nourrissent les inquiétudes et les impatiences des Allemands de l’Est : les déséquilibres entre les ­salaires, inférieurs en moyenne de 15 % à l’Est, ou encore le fait que, vingt-neuf ans après la réunification, seules 37 des 500 plus grandes entreprises du pays ont leur siège à l’Est.

Ces disparités, et la façon dont elles sont vécues, sont au cœur des travaux de l’historien Ilko-Sascha Kowalczuk, qui vient de publier un passionnant ouvrage sur le « processus de réunification » dans lequel il montre « comment l’Allemagne de l’Est est devenue une partie de la République fédérale » (Die Übernahme, « La prise de contrôle », en français, C. H. Beck, non traduit). Etudes d’opinion à l’appui, il ­observe que deux perceptions a priori contradictoires cohabitent bien souvent chez le même individu : « Quand on demande aux ­Allemands de l’Est s’ils sont satisfaits de leur condition personnelle, c’est-à-dire en tant qu’individus, les deux tiers environ répondent oui. En même temps, ils sont de plus en plus nombreux à dire que ça ne va pas aussi bien que ce qu’ils avaient imaginé il y a trente ans. »

Sentiment de déclassement

Pour comprendre ce qui nourrit ce sentiment de déclassement, il faut remonter aux premiers temps de la réunification. A la joie immense de la fin 1989 ont succédé les attentes immenses de l’année 1990, puis les premières désillusions. Celles-ci sont apparues après quelques mois seulement, quand les Allemands de l’Est ont réalisé qu’avant de profiter des « paysages florissants » promis par le chancelier Helmut Kohl en juillet 1990, la réunification allait d’abord chambouler leur vie, brouiller leurs repères et bousculer leurs certitudes. « En 1994, seuls 18 % des quelque 10 millions d’actifs est-allemands avaient le même poste qu’à la veille de la réunification, alors que le chômage, lui, a explosé », passant de 10 % à 16 % de la population active sur la même période, rappelle M. Kowalczuk.

Plus de deux décennies se sont écoulées ­depuis. Le chômage de masse des années 1990 n’est plus qu’un mauvais souvenir pour une majorité d’Allemands de l’Est, tandis que certains bassins d’emploi de l’ouest du pays – comme en Sarre ou en Rhénanie-du-Nord-Westphalie – connaissent des situations plus préoccupantes que nombre de ­territoires d’ex-RDA. Les chiffres ne reflètent cependant qu’une partie de la réalité et, outre les courbes et les diagrammes, c’est la forme concrète prise au quotidien par la ­réunification qui a laissé les traces les plus douloureuses. Parfois jusqu’à aujourd’hui, comme le montrent les débats sur le rôle de la Treuhand, ce fantôme des années 1990 revenu hanter l’actualité allemande à la faveur du 30e anniversaire de la chute du Mur.

Créée en 1990 et dissoute en 1994, la Treuhand fut l’agence chargée de privatiser l’économie de l’ex-RDA. Son nom est devenu le symbole de la transition souvent brutale du socialisme au capitalisme. Il sert aussi de « lieu de mémoire » négatif à ceux qui, depuis cette époque, voient la réunification davantage comme une annexion ou une entreprise de spoliation. Les débats politiques rejoignent ici les enjeux mémoriels. Ainsi, il n’est pas anodin que les deux partis qui prétendent défendre les intérêts des Allemands de l’Est, Die Linke, héritier du Parti socialiste unifié (SED) de RDA, d’un côté, et l’AfD de l’autre, aient récemment demandé l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur le rôle de la Treuhand.

Cette démarche s’inscrit dans un double calendrier : historique d’abord, avec l’ouverture en cours des 45 kilomètres d’archives de cette institution qui privatisa plus de 13 000 entreprises ; électoral ensuite, Die Linke et l’AfD ayant opportunément déposé leur demande de commission d’enquête au printemps, à quelques semaines de trois scrutins régionaux en ex-Allemagne de l’Est (Brandebourg, Saxe et Thuringe).

Débats sur la Treuhand

Les débats sur la Treuhand – à laquelle plusieurs reportages et documentaires ont été consacrés ces derniers mois en Allemagne – sont révélateurs d’un changement de perspective mémorielle. Au lendemain de la réunification, les années 1990 et 2000 furent avant tout celles de la découverte de l’histoire de la RDA, rendue possible notamment par l’accès aux archives de la Stasi, l’ancienne police politique du régime. Mais le temps avançant, le regard s’est lui aussi ­déplacé en aval, de sorte qu’après la période de la RDA celle de la réunification est devenue à son tour un objet d’étude et un nouveau terrain de controverses.

Ce changement de focale explique en partie pourquoi les thèmes qui dominent le débat public en cette année du 30e anniversaire de la chute du Mur ne sont pas tout à fait les ­mêmes qu’il y a cinq ou dix ans. Certes, l’approche des commémorations a donné lieu, comme les fois précédentes, à une avalanche de publications, d’expositions et d’émissions sur l’histoire de l’Allemagne de l’Est et la « révolution pacifique » de 1989. Mais les avancées de l’historiographie autant que l’évolution du climat politique dans les nouveaux Länder, marqué par la percée de l’AfD, ont fait émerger de nouvelles problématiques.

« Déséquilibres criants »

Parmi elles, la question de l’inégale représentation des Allemands de l’Est et de l’Ouest dans les postes de pouvoir du pays est sans doute celle qui a été la plus fortement mise en lumière ces derniers temps. Vingt-neuf ans après la réunification, « les déséquilibres restent criants », observe ainsi Raj Kollmorgen, professeur de sociologie à l’université de Zittau-Görlitz (Saxe), auteur de travaux de ­référence sur la question. Alors que les Allemands de l’Est – définis ici comme les personnes nées et/ou ayant grandi jusqu’à l’âge adulte dans les nouveaux Länder – représentent environ 17 % de la population totale, ils ne sont que 3 % dans les conseils d’administration des trente plus grandes entreprises allemandes et 2 % dans la haute magistrature, tandis qu’aucun d’entre eux n’est représenté parmi les quelque 80 présidents ou recteurs d’université du pays.

Masquée par quelques contre-exemples éclatants, à commencer par celui d’Angela Merkel, née à Hambourg, en RFA, en 1954, mais dont les parents se sont installés en RDA alors qu’elle n’avait que quelques semaines, cette sous-représentation des Allemands de l’Est au sein des élites du pays « prendra nécessairement très longtemps pour être comblée », explique Raj Kollmorgen. Or, il s’agit d’un des facteurs majeurs accréditant l’idée selon ­laquelle une barrière empêcherait les Ossis (Allemands de l’Est) d’appartenir à la même classe que ceux de l’Ouest. Politiquement, le thème est sensible. L’AfD l’a bien compris : aux dernières élections régionales, le parti d’extrême droite a habilement articulé l’affrontement peuple-élites et l’opposition Est-Ouest, choisissant de transformer un vieux problème social en nouvel enjeu identitaire.

« Prédateurs »

Ce choix de l’AfD d’appuyer sur les plaies de la réunification, en suggérant que les Allemands de l’Ouest continueraient de tenir ­délibérément sous tutelle ceux de l’Est, a fait l’objet de nombreuses réfutations, ces derniers temps, outre-Rhin. Plusieurs études ont ainsi montré qu’un grand nombre de dirigeants du parti d’extrême droite se présentant comme les porte-voix du « peuple » de l’Est avaient en réalité fait l’essentiel de leur carrière à l’Ouest. A l’instar d’Alexander Gauland, le coprésident de l’AfD, ou de Björn Höcke, son chef en Thuringe, où, le 27 octobre, le parti est arrivé à la deuxième place derrière Die Linke avec 23,4 % des voix. De ce point de vue, le parcours de ces responsables politiques ressemble à s’y méprendre à celui des chefs d’entreprise venus de RFA pour ­diriger les anciennes sociétés de RDA après la réunification, à ceux-là mêmes que les dirigeants de l’AfD dépeignent comme des ­« prédateurs » quand ils font campagne dans les nouveaux Länder.

Pour expliquer cette sous-représentation, certains chercheurs avancent enfin que la responsabilité n’en incombe pas ­nécessairement aux dirigeants venus de l’Ouest. « Beaucoup d’Allemands de l’Est se sont mis hors jeu en refusant de participer à la course au pouvoir au nom de certaines valeurs ou parce qu’ils ont choisi la sécurité plutôt que le goût du risque », explique ainsi Raj Kollmorgen.

Cette réflexion du sociologue fait écho à une problématique plus large, mais de plus en plus souvent mise en avant dans les débats sur la réunification allemande : l’affirmation nette, à l’Est, d’identités distinctes de celles de l’Ouest. Le phénomène prend plusieurs formes. La plus connue est la volonté de sauvegarder un patrimoine – monuments ou simples objets du quotidien – hérité de l’époque de la RDA. Dans son livre Le Pays disparu (Gallimard, « Folio Histoire », 480 pages, 9 euros), l’historien Nicolas Offenstadt, ­professeur à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, explique que cette distance vis-à-vis de « l’iconoclasme » des années 1990 ne doit pas être lue comme « une réaction infantile face aux difficultés de l’unification » ou au « mépris souvent affiché par les Wessis [Allemands de l’Ouest] » à l’égard des Allemands de l’Est, mais davantage comme la volonté de se « réapproprier un passé » en l’inscrivant dans une « continuité biographique ».

« Ce beau récit s’est fissuré »

Pour Raj Kollmorgen, le cas du patrimoine illustre un phénomène plus large : le passage à une nouvelle phase mémorielle concernant le rapport de la société allemande aux événements de 1989-1990. « La vingtaine d’années qui a suivi la chute du Mur a été dominée par un récit héroïque. On était passé de la nuit à la lumière, l’Ouest avait gagné, la démocratie avait triomphé et l’économie de marché l’avait emporté. Depuis une dizaine d’années, ce beau récit s’est fissuré, explique le sociologue. D’un côté, on a entrepris une relecture de l’histoire de la République démocratique allemande, plus nuancée et mettant en avant certaines réalisations, en matière de politique familiale par exemple. De l’autre, on a commencé à questionner la façon dont s’est opérée la réunification, en se rendant compte que, s’ils avaient beaucoup gagné, les Allemands de l’Est ont également beaucoup payé. »

De ce point de vue, la tentative d’essentialisation par l’AfD d’une « identité » est-allemande irréductible à celle de l’Ouest n’est que l’expression extrême d’un phénomène diffus, mais dont la réalité est incontestable : les Allemands de l’Est sont de plus en plus visibles dans le débat public, la montée de l’extrême droite ayant eu à ce niveau-là un « effet positif », selon Raj Kollmorgen : « Celui de braquer les projecteurs sur une partie du pays à laquelle on s’intéressait moins et que l’on regardait de façon souvent assez caricaturale. »

Double héritage de la guerre froide et de la réunification

Cette évolution est très nette chez Angela Merkel. Pendant très longtemps, la chancelière allemande a scrupuleusement évité de se présenter comme une Ossi, au risque de passer pour indifférente au sort de ses concitoyens d’ex-RDA, ce dont l’AfD a, une fois de plus, parfaitement su jouer en l’accusant de « trahison ». Un tournant a eu lieu en début d’année, quand Mme Merkel a accordé un grand entretien à l’hebdomadaire Die Zeit, se faisant interroger pour l’occasion par Jana Hensel, journaliste et écrivaine née en RDA en 1976 et considérée comme porte-voix de cette génération d’Allemands de l’Est marqués par l’héritage de la réunification.

Mercredi 6 novembre, à trois jours de l’anniversaire de la chute du Mur, Angela Merkel a franchi un pas supplémentaire, en se confiant cette fois au Spiegel en des termes qu’elle n’avait jamais employés. Reconnaissant que « tout est allé très vite » et que « des fautes » ont été commises après le « tournant » de 1989. Admettant que « pour les Allemands de l’Est d’une certaine génération, l’existence qui a suivi la “révolution pacifique”, bien que libre, ne fut pas pour autant facile ». Et rendant un vibrant hommage à la « bravoure des citoyens de RDA » lors de la chute du Mur, « à une époque où tout le monde en Allemagne de l’Ouest ne faisait pas preuve d’un grand courage ». Des propos qui collent incontestablement à un certain air du temps, en ce trentième anniversaire qui rappelle combien le double héritage de la guerre froide et de la réunification continue de fragmenter l’identité allemande.

8 novembre 2019

Jean Paul Goude pour RSF

Attention, événement ! Pour la première fois, l'album de Reporters sans frontières ouvre ses pages à Jean-Paul Goude !

Artiste touche à tout, rêveur à l'univers festif et graphique, Jean-Paul Goude est l'auteur d'images qui sont entrées dans la mémoire collective. Son talent l'a mené vers les sommets de la publicité : Kodak, Guerlain, Lee Cooper, Chanel, les Galeries Lafayette... Décoré du Lion d'or du Festival international de la publicité à Cannes en 1985, son art incarne la création française, encore aujourd'hui.

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10 novembre 2019

Paris : les Tulipes de Jeff Koons ont été taguées

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La sculpture de l’artiste américain a été la cible d’un graffeur vandale. Une enquête est ouverte.

Par Céline Carez

Qui a tagué le bouquet de Tulipes géantes de l'artiste américain Jeff Koons? Qui a écrit « 11 Trous du c… » sur cette sculpture que le philosophe Yves Michaud avait précédemment qualifié de « Onze anus colorés montés sur tiges »?

Une enquête pour « dégradations de biens publics par tags » a été ouverte et confiée au commissariat de police du VIIIe. La DR-PP (direction du Renseignement de la préfecture de police de Paris) a été également été sollicitée.

De son côté, la Ville de Paris, propriétaire de l'oeuvre haute de 12 mètres qui trône dans les jardins devant le Petit Palais, a porté plainte. Et envoyé en express ses services de nettoyage pour faire disparaître l'outrage.

Un cadeau des Etats-Unis

La découverte remonte à ce jeudi. A 16 h 30, des policiers en patrouille remarquent la présence du tag tracé au feutre rouge sur la plaque en bas du « Bouquet ».

Cette oeuvre, représentant une main tenant des tulipes multicolores, inaugurée en grande pompe le 4 octobre dernier, est un cadeau des Etats-Unis à la Ville de Paris après les attentats de 2015-2016. L'oeuvre avait créé une polémique.

En janvier 2018, une trentaine de personnalités politiques, artistiques, professionnels du marché de l'art avaient signé une tribune « Non au cadeau de Jeff Koons ». Le collectif y dénonçait de l'opportunisme.

Ce vendredi, au commissariat du VIIIe, les policiers en charge de l'enquête, exploraient le cercle des détracteurs de l'artiste.

Jeanne d'Hauteserre choquée

Ce vendredi après-midi, Jeanne d'Hauteserre, la maire (LR) du VIIIe, s'est dite « choquée » et a qualifié de « désagréable » ce vandalisme sur son arrondissement. « C'est d'une vulgarité ! », a-t-elle lâché. Et de préciser : « qu'on aime ou qu'on n'aime pas cette sculpture contemporaine, on n'a pas à dégrader une oeuvre sur la voie publique qui de plus est un cadeau des Etats-Unis, pays ami ».

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Jeanne d'Hauteserre rapproche la polémique des Tulipes de Jeff Koons de celle du « Plug anal ». Cette oeuvre monumentale, de son vrai nom « Tree » (NDLR : arbre, en anglais), de l'Américain Paul McCarthy, avait été installée dans l'arrondissement voisin, place Vendôme (Ier) en octobre 2014. L'oeuvre avait été vandalisée, dégonflée.

17 mai 2014

"Bring Back our Girls"

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Cinq chefs d’Etat africains ont adopté samedi à Paris, avec le soutien des Occidentaux, un plan de «guerre» contre le groupe islamiste armé nigérian Boko Haram, qualifié de «secte terroriste» et de «menace majeure» pour la stabilité de la région. «Nous sommes ici pour déclarer la guerre à Boko Haram», a résumé le président camerounais Paul Biya, après que son homologue français François Hollande, hôte du sommet, eut annoncé l’adoption d’un «plan global régional à moyen et long terme» contre le groupe radical. Le sommet de Paris réunissait les présidents nigérian, tchadien, camerounais, nigérien et béninois, ainsi que des représentants des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de l’Union européenne. Le plan adopté prévoit «la coordination du renseignement, l’échange d’informations, le pilotage central des moyens, la surveillance des frontières, une présence militaire autour du lac Tchad et une capacité d’intervention en cas de danger», a détaillé François Hollande, répétant que Boko Haram était «lié au terrorisme en Afrique». Au cours de la réunion, M. Hollande avait indiqué que Boko Haram avait des «liens établis» avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et d’autres organisations terroristes en Afrique. «Ce groupe terroriste est armé avec des moyens lourds et a des moyens financiers», a-t-il ajouté lors de la conférence de presse finale, indiquant que les armes venaient notamment de Libye.

- Jonathan »'pleinement engagé»' à retrouver les lycéennes -

Le sommet de Paris s’est tenu un peu plus d’un mois après l’enlèvement de plus de 200 lycéennes à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, par Boko Haram, une secte islamiste apparue en 2002 et qui s’est peu à peu transformée en groupe armé dont les attaques sanglantes ont fait des milliers de morts depuis 2009. Il s’est aussi déroulé quelques heures après une attaque dans l’extrême nord du Cameroun contre un camp de travailleurs chinois, attribuée à Boko Haram et qui a fait au moins un mort selon les autorités camerounaises, 10 autres Chinois étant probablement kidnappés. Le président nigérian Goodluck Jonathan, critiqué pour sa gestion de la crise et sa lenteur à réagir, a assuré qu’il était «pleinement engagé» pour retrouver les malheureuses lycéennes, alors que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont engagé des moyens (notamment des avions côté américain) pour collecter du renseignement. «Parallèlement à la réunion des chefs d’Etat, nous avons aussi eu des réunions des services concernés et les états-majors pourraient être également mobilisés. Des moyens ont été dégagés, des surveillances vont être opérées, des avions», a d’ailleurs précisé M. Hollande, en citant notamment les Rafale français basés à N’Djamena.

- Lutter contre la misère, terreau de la violence -

Le but principal du sommet était d’amener les pays de la région à collaborer au plan sécuritaire, ce qui n’est pas toujours le cas notamment entre le Nigeria et le Cameroun, longtemps brouillés pour un différend territorial. «Nous sommes ici pour affirmer notre solidarité et notre détermination à lutter contre Boko Haram, qui est devenu un problème régional, sinon continental», a déclaré le président camerounais Paul Biya. «Nous sommes décidés à mutualiser nos efforts, nos ressources, au niveau régional et international», a assuré son homologue béninois Thomas Boni Yayi. Le président tchadien Idriss Deby a souligné «la détermination à faire face aux terroristes qui gangrènent la région». «Ces terroristes ont déjà fait du mal dans la sous-région, les laisser continuer, c’est prendre le risque de laisser l’ensemble de la sous-région, de l’Afrique dans le désordre», a-t-il dit. Son homologue nigérien Mahamadou Issoufou a insisté quant à lui sur la nécessité de prévoir à long terme «un développement économique et social de la zone» pour lutter contre la misère, terreau favorable à l’émergence de mouvements tels que Boko Haram. Les participants se sont également engagés à «accélérer la mise en place de sanctions internationales, en priorité dans le cadre des Nations Unies, à l’encontre de Boko Haram, d’Ansaru (un mouvement dissident), et de leurs principaux responsables», selon les conclusions de la réunion. Ce sommet est intervenu alors que Paris est en train de réorganiser son dispositif militaire en Afrique «pour une conception régionale du contre-terrorisme», selon le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian, qui détaillera prochainement le dispositif des 3000 soldats français dans la zone. Source AFP

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17 mai 2014

Exposition collective dans le cadre du Festival Européen de la Photo de Nu (derniers jours)

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Marine Foissey "Les Marines"

http://www.marinefoissey.com/fr/accueil.html

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Deux photos ci-dessus "Le souvenir de Lily" de Pascale Miller

Site de Pascale Miller = http://www.pascalemiller.fr/

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Julie Poncet (photo ci-dessus)  expose à l'Espace Van Gogh (Arles)

http://www.julieponcet.book.fr/galeries/stenocorpe/

http://www.julieponcet.book.fr/

https://www.facebook.com/julie.poncet.7

Photographe lyonnaise autodidacte, Julie Poncet affectionne la mise en scène. Elle aime créer des ambiances graphiques, à la fois design et rétro et raconter des histoires. Deux éléments ponctuent régulièrement son travail : l’opposition rouge-vert et les gambettes.
Réalisant principalement des autoportraits, c’est assez naturellement qu’elle s’est essayée au Nu. La technique du sténopé lui a permis d’explorer cette facette intime de la photographie sans avoir à se dévoiler complètement.
Ses sources d’inspirations comptent aussi bien des photographes ( Erwin Olaf, Mac Adams, Alex Prager, Wing Shya, et Gregory Crewdson…) que des réalisateurs (Alfred Hitchcock et Wong Kar Wai notamment.)

 

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"« Sténocorpée » est une série d’autoportraits réalisés au sténopé (sténopé numérique réalisé dans un bouchon de boîtier).
Inspirée de la série « cORpuS » de Louis Blanc, qui réalise des autoportraits dénudés en noir et blanc, cette série se veut être une réponse au féminin, un dialogue qui se noue à travers les corps.
J’aime le rendu doux et légèrement voilé du sténopé pour réaliser des nus tout en pudeur et velouté. "
Julie PONCET

 

3 juin 2017

Etats Unis : La sortie de l’accord de Paris signe la victoire d’une minorité très idéologique

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Par Gilles Paris, Washington, correspondant

La décision de Donald Trump conforte sa base électorale, conservateurs, libertariens, évangéliques, complotistes et climatosceptiques en tous genres.

Quelques jours avant l’annonce par Donald Trump du retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris, jeudi 1er juin, le détail d’un sondage de la chaîne conservatrice Fox News a tracé, le 25 mai, une ligne de fracture qui permettait d’anticiper sa décision.

Recroquevillé jusqu’à présent sur sa base électorale face aux turbulences qui ne cessent de secouer le début de son mandat, M. Trump savait qu’elle ferait bon accueil à cette rupture, pourtant refusée par une majorité d’Américains, selon des études convergentes.

Alors que 60 % de personnes interrogées par Fox News s’avouaient « inquiètes » face au changement climatique (contre 40 % d’avis opposés), ses électeurs du 8 novembre 2016 campaient sur une position inverse. En effet, 75 % d’entre eux assuraient n’éprouver aucune inquiétude à ce propos (contre seulement 12 % des électeurs de la démocrate Hillary Clinton), tout comme une large majorité d’électeurs protestants évangéliques blancs (60 %) et conservateurs (69 %).

« Je prie Jésus, mais pas la Mère nature »

Le polémiste conservateur Erick Erickson avait résumé le sentiment d’une partie de cette coalition hostile à l’accord de Paris en publiant le message suivant sur son compte Twitter, le 31 mai : « Je prie Jésus, mais pas la Mère nature. Il nous a dit d’en prendre soin, mais ça ne veut pas dire que je me soucie du réchauffement climatique. »

Le 28 mai, au cours d’une rencontre avec ses administrés, un représentant républicain du Michigan, Tim Walberg, ancien pasteur, n’avait pas dit autre chose après avoir reconnu la réalité du changement climatique. « En tant que chrétien, je crois qu’il y a un créateur, Dieu, qui est beaucoup plus grand que nous. Et je suis convaincu que, s’il y a un véritable problème, il peut en prendre soin », avait-il assuré.

Erick Erickson, moquant « l’hystérie » qui a accompagné selon lui l’annonce de M. Trump, a fait mine de s’étonner sur Twitter vendredi matin : « Attendez ! Quoi ? La planète est toujours là ? Il y a toujours de l’oxygène ? Fascinant. »

Saluant un discours « magnifique » du président des Etats-Unis, Mark Levin, une autre figure ultra conservatrice, a dénoncé lui aussi, jeudi, l’influence d’une « gauche socialiste » jugée « non autochtone » (non américaine) car venue d’Europe, sur son podcast The Mark Levin Show.

Une dénonciation quasi complotiste

« Le véritable objectif de ceux qui se présentent comme des progressistes mais qui sont des régressistes n’était pas d’inverser le changement climatique », a-t-il assuré, « il s’agissait d’utiliser le pouvoir du gouvernement pour redistribuer la richesse » des Etats-Unis à des pays étrangers. « Le mouvement environnemental fait partie d’un mouvement idéologique », a-t-il encore affirmé.

Car la dénonciation quasi complotiste des projets de « la gauche » recoupe les préoccupations d’une autre grande famille conservatrice : celle qui dénonce les abus d’un Etat fédéral jugé tentaculaire – une controverse qui trouve ses racines à la création des Etats-Unis –, alors que les grandes avancées sur l’environnement ont souvent coïncidé avec des présidences républicaines, comme l’adoption de la pierre angulaire de l’action environnementale américaine : le Clean Air Act, ratifié par Richard Nixon en 1970, et étendu, en 2005, par George W. Bush.

Autre paradoxe, la lutte contre le réchauffement climatique est reprise à leur compte depuis jeudi par des Etats, qu’ils soient démocrates (Californie, Etat de New York, Etat de Washington), mais aussi républicain (Massachusetts).

Dans sa défense des intérêts américains, Donald Trump n’a mentionné que des villes de la « Rust Belt », pas celles qui font déjà face à la montée des eaux comme la Nouvelle Orléans (Louisiane), ou Miami (Floride). Des élus républicains de Floride, Vern Buchanan et Carlos Curbelo, ont d’ailleurs condamné sa décision.

Un enjeu idéologique

A l’opposé, une myriade de groupes de pression d’inspiration libertarienne et conservatrice, The Competitive Enterprise Institute, The Heartland Institute, The Heritage Foundation et le CATO Institute, se sont mobilisés inlassablement contre l’accord de Paris.

Les deux derniers ont fourni l’essentiel de l’argumentaire utilisé par Donald Trump jeudi, avec les rapports tout aussi alarmistes produits par le courant pro business conservateur représenté par The US Chamber of Commerce et l’American Council for Capital Formation.

Ils étaient motivés à la fois par des convictions climatosceptiques et la hantise des réglementations, incarnées par le directeur de l’agence de protection de l’environnement, Scott Pruitt.

Ces groupes sont soutenus par des milliardaires très impliqués dans le débat politique, comme les frères Charles et David Koch, ainsi que par Robert Mercer et sa fille Rebekah, dont est proche le conseiller stratégique du président, Stephen Bannon. Pour ce dernier, la « bataille de Paris » recoupait enfin un dernier enjeu idéologique d’essence nationaliste : la reconquête d’une souveraineté américaine jugée menacée par le multilatéralisme.

Pendant la semaine qui s’est écoulée, le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, et Scott Pruitt, déterminant dans la bataille contre l’accord de Paris, n’ont cessé d’être interrogé sur les convictions du président américain, qui n’a pas cité une seule fois l’expression « réchauffement climatique » dans son discours de jeudi. M. Trump croit-il à sa réalité ? Aucun des deux n’a jamais répondu.

3 juin 2017

Déjeuner au Procope

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Ouvert depuis 1686, le Procope est le premier café de la capitale, l’un des plus jolis endroits de Saint-Germain et un lieu chargé d’histoire. Un chapeau bicorne de Napoléon encadré sur un mur de l’entrée, la table attitrée de Voltaire, les panneaux « Citoyens » et « Citoyennes » sur les portes des toilettes, le moindre détail de ce restaurant du 6e arrondissement nous rappelle le passé du lieu et nous fait voyager dans l’histoire de Paris et de France.

Le café Procope dans le 6e arrondissement

Notre conseil : On oublie que le Procope est devenu une véritable attraction touristique et on profite du cadre exceptionnel du restaurant. On y vient pour déjeuner la semaine (le restaurant propose une formule entrée + plat à 21,50 euros) ou on entre simplement pour jeter un oeil sur cette décoration atypique qui nous emmène 200 ans dans le passé.

Le Procope – 13, rue de l’Ancienne Comédie, 75006

Métro : Odéon (lignes 4 et 10)

Du jeudi au dimanche de 11h30 à minuit (jusqu’à 1h du matin le samedi)

9 avril 2011

Coca Cola : soirée privée au Centre Pompidou

karl_lagerfeld_referencePour le lancement de ses nouvelles bouteilles désignées par le célèbre couturier, Coca Cola avait vu les choses en grand et organisé une pétillante soirée de lancement au centre Beaubourg jeudi soir. En clin d’oeil sympathique au créateur, et d’une certaine manière afin de lui rendre hommage, la marque a eu l’idée d’habiller ses serveurs comme Karl Lagerfeld: costume et cravate noir, chemises blanches, et surtout perruque grise, catogan et lunettes de soleil.

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5 novembre 2019

L'ex-agent de Banksy dévoile des photos inédites de l'artiste « en plein travail »

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© Brook Mitchell/Getty Images

Dans Banksy captured, qui paraîtra en décembre, Steve Lazarides, ancien agent et photographe de l'artiste, propose une série de clichés inédits de ce dernier à l’œuvre durant leurs onze années de collaboration. Le 30 juillet dernier, Lazarides avait donné un avant-goût de son livre en publiant des photos exclusives de Banksy sur Instagram. Une publication passée relativement inaperçue du fait de la faible popularité de Lazarides sur le réseau social. Comme il fallait s'y attendre, aucune des photos ne montre le visage du graffeur.

Figure de proue du street art depuis maintenant deux décennies, Banksy n’en reste pas moins l’un des personnages les énigmatiques du paysage artistique international. Résolument anticapitaliste, le Britannique originaire de Bristol génère pourtant plusieurs millions d'euros de revenu grâce aux ventes aux enchères de ses réalisations. Sa plus récente, Le parlement des singes, est partie pour 9,9 millions de livres (11.46M€) le 4 octobre dernier à Londres.

7 avril 2011

"Initials BB" de Serge Gainsbourg

 

DSC_0478web_copieUne nuit que j'étais

A me morfondre

Dans quelque pub anglais

Du coeur de Londres

Parcourant l'Amour Mons-

Tre de Pauwels

Me vint une vision

Dans l'eau de Seltz

 

B Initials

B Initals

B Initials

B.B.

 

Tandis que des médailles

D'impérator

Font briller à sa taille

Le bronze et l'or

Le platine lui grave

D'un cercle froid

La marque des esclaves

A chaque doigt

 

B Initials

B Initals

B Initials

B.B.

 

Jusques en haut des cuisses

Elle est bottée

Et c'est comme un calice

A sa beauté

Elle ne porte rien

D'autre qu'un peu

D'essence de Guerlain

Dans les cheveux

 

B Initials

B Initals

B Initials

B.B.

 

A chaque mouvement

On entendait

Les clochettes d'argent

De ses poignets

Agitant ses grelots

Elle avança

Et prononça ce mot :

Alméria !

1 juin 2017

Grande roue : double mise en examen pour Marcel Campion

EXCLUSIF Recel de favoritisme et abus de biens sociaux à hauteur de 75 000 €... Le roi des forains a passé la journée d’hier chez le juge


Par Nicolas Maviel


En sa qualité de gérant de la société Fêtes loisirs, Marcel Campion a été mis en examen hier soir pour recel de favoritisme mais aussi abus de biens sociaux à hauteur de 75 000 € dans le cadre de l’accord de gré à gré qui le lie avec la Ville de Paris pour l’implantation de sa grande roue place de la Concorde (VIII e) depuis 2015.

Une journée complète d’audition, débutée à 9 h 30 et terminée peu après 21 heures, pour le roi des forains avec son avocate M e Marie-Alix Canu-Bernard. Une journée éprouvante pendant laquelle il s’est battu, mais est également apparu atteint par son audition au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris par le juge Renaud Van Ruymbeke. Mais le vieux lion n’est pas prêt à rendre les armes, tout comme son avocate. « Le mettre en examen pour favoritisme alors qu’il s’agit d’un accord de gré à gré est une ineptie juridique ! assène M e Marie-Alix Canu-Bernard. Il s’agit d’un accord entre deux parties. Où est le favoritisme ? Je vais d’ailleurs déposer une requête en nullité pour cette mise en examen dès demain (NDLR : aujourd’hui). »

Le second volet touche à l’abus de bien social. Lors d’une perquisition à son domicile, le 6 octobre dernier, les enquêteurs avaient saisi nombre de documents, mais aussi d’importantes sommes d’argent liquide. Plus de 300 000 €. « Là encore, il n’est mis en examen que pour 75 000 € via sa société Fêtes loisirs. Une demande en restitution des sommes saisies va partir rapidement, explique M e Marie-Alix Canu-Bernard. Mais dans ce dossier, la vraie question est de savoir où est l’intention de favoritisme et qui veut la peau de Marcel Campion. Ce qu’il subit est juste improbable et il est le seul à subir ce traitement à Paris. C’est le résultat d’une campagne d’une certaine presse. »

Marcel Campion, qui n’a pas souhaité s’exprimer directement, a longtemps joué avec les autorisations de la Ville de Paris pour ne pas démonter sa grande roue. Il n’a pas hésité par le passé à montrer sa force en réunissant ses amis forains à la Concorde pour obtenir de rester plus longtemps face à l’Arc de triomphe.

Il semble toutefois que cette période de grâce commencée sous Jacques Chirac puis Bertrand Delanoë, quand ils étaient à la tête de la Ville de Paris, soit terminée. En effet, la mairie avait porté plainte lorsqu’elle avait appris qu’au lendemain de la clôture d’un appel d’offres au printemps 2015, l’unique concurrent de Marcel Campion avait été contacté via un faux courriel censé émaner de la mairie pour discuter du dossier de la grande roue alors que son identité ne pouvait être connue qu’au sein des services de la Ville. La mairie s’est depuis constituée partie civile dans cette enquête pour s’assurer notamment « qu’aucune des procédures d’attribution qui concernent la société Fêtes loisirs n’a été faussée ».

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16 mai 2014

Marc Lagrange (photographe) - Vernissage hier soir

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Vernissage - Martial Lenoir "Regarde moi" avec Marc Lagrange (photographe belge) et Martial Lenoir (photographe français). Galerie Schwab Beaubourg 35 rue Quincampoix

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http://www.lagrange.be/

http://www.galerieschwabbeaubourg.com/

http://www.galerieschwabbeaubourg.com/fr/marc-lagrange.html

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Reportage photographique : Jacques Snap

5 novembre 2019

Le prix Goncourt décerné à Jean-Paul Dubois, le prix Renaudot à Sylvain Tesson

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Par Raphaëlle Leyris

Le Goncourt récompense avec « Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon » un roman sur l’échec, l’art de gâcher sa vie et la manière dont les morts nous accompagnent. Le Renaudot a, lui, été remis à Sylvain Tesson pour « La Panthère des neiges ».

Le prix Goncourt a été attribué à Jean-Paul Dubois pour Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon (L’Olivier). Etaient également en lice : Soif, d’Amélie Nothomb (Albin Michel), Extérieur monde, d’Olivier Rolin (Gallimard) et La Part du fils, de Jean-Luc Coatalem (Stock). C’est, comme chaque année, depuis le restaurant parisien Drouant, où se réunissent les jurés, que la nouvelle a été proclamée, lundi 4 novembre.

Annoncé dans la foulée, et dans le même établissement, le prix Renaudot est, lui, décerné à Sylvain Tesson pour La Panthère des neiges (Gallimard). Eric Neuhoff a reçu, pour sa part, le Renaudot essai pour (Très) cher cinéma français (Albin Michel) .

C’est un beau roman sur l’échec qui remporte ainsi le plus convoité des prix littéraires français. « Il y a une infinité de façons de gâcher sa vie », assure son narrateur, Paul Hansen. Il en connaît un rayon en la matière, par son père, pasteur danois à la foi chancelante, autant que par sa mère, Anna, à l’athéisme aussi irréductible que son amour du cinéma – elle travaillait comme programmatrice dans une salle toulousaine, ce qui ne fut pas sans susciter nombre de frictions entre les époux.

Paul s’est lui aussi appliqué, à sa manière, à saboter sa propre existence : on fait sa connaissance au pénitencier de Montréal, où l’a conduit un acte qu’il ne révélera que tardivement, et où il partage sa cellule avec un colossal biker.

Voitures, tondeuses, dentistes, chevaux…

Paul n’éprouve aucun remord à l’égard des faits qui lui ont valu son emprisonnement, mais cela n’empêche pas Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon d’être un roman du regret et de la perte. Jean-Paul Dubois fait jaillir des éclats de burlesque ou d’onirisme, voire de chamanisme, dans le récit douloureux de son narrateur, qui a l’élégance de ne jamais se départir d’un léger sourire.

A cela, il ajoute la nécessaire pincée d’obsessions bien connue de ses lecteurs – les voitures, les dentistes, les tondeuses, les chevaux, les accidents d’avion… Le miracle est que cet attelage qu’on pourrait imaginer bigarré constitue un poignant hommage aux morts, et à la manière dont on habite le monde à leurs côtés.

Né en 1950 à Toulouse, où il vit toujours dans la maison de son enfance, Jean-Paul Dubois a longtemps été grand reporter au Nouvel Observateur. Jaloux de son temps et de sa liberté, il l’a quitté le jour même de 2004 où Une vie française (L’Olivier) a reçu le prix Femina. Depuis, il continue d’écrire, tous les trois ou quatre ans, sur les 31 jours d’un mois de mars, un roman dont les personnages s’appellent Paul et Anna, d’une noirceur et d’un humour mélancolique qui les rendent immédiatement reconnaissables.

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