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Jours tranquilles à Paris

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9 avril 2020

SZYMON BRODZIAK - Photographer & Visualteller

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szymonbrodziak.com

Szymon Brodziak

Membre depuis 7 ans|Poznań, Polska

"To create black & white worlds, to tell stories inscribed within photographic frames. To evoke emotions and capture the beauty that decorates our interiors and enriches our inner selves."

SZYMON BRODZIAK

Photographer & Visualteller

What you see, is who you are - says Szymon Brodziak, the master of black and white photography. The youngest aritist exhibited at the Museum of Photography - Helmut Newton Foundation in Berlin (2015). The best black & white campaign photographer of the world, acclaimed by the jury of FashionTV Photographers Awards, during 2013 Cannes Film Festival. In 2019, Brodziak confirmed his mastery by winning 1st Place

in World's Top 10 Black&White Photographers by One Eyeland.

He loves to photograph women. He's inspired mainly by locations, where he brings to life his monochromatic visions. Brodziak received Johnnie Walker Keep Walking Award for constant fulfilment of dreams and passion for setting new paths in the search of beauty.

In Europe, Brodziak received plenty of medals and honourable mentions in numerous editions of the renowed Prix de la Photographie Paris, both for commercial and personal projects, including the title of Advertising Photographer of the Year (2016).

In the USA, he won first place in Fashion category in two photo competitions: International Photography Awards (2016) and Black and White Spider Awards (2016), which rewards the best monochromatic images from all over the word.

His first photo album Brodziak ONE had its official premiere in Rome (2014). It presents the first 10 years of his professional activity. The publication starts with a personal dedication from June Newton, wife to the legendary photographer Helmut Newton. Szymon's new photographic album entitled What you see is who you are won a Gold Medal (Book: Cover) and 2 Bronze Medals (Book: Fine Art & Other) at Prix de la Photographie Paris 2019 and Honorable Mention at 2019 International Photography Awards in the USA.

#brodziakpower

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Photo prise au salon International d'Art Contemporain - art3f - Porte de Versailles le 31 janvier 2020

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9 avril 2020

Milo bellissima

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9 avril 2020

Confinement prolongé Macron s’exprimera lundi (Lundi de Pâques)

Le confinement des Français « va être prolongé » au-delà du 15 avril. Emmanuel Macron s’exprimera lundi, peu après 20 h, pour présenter ses décisions concernant la lutte contre l’épidémie de coronavirus durant les prochaines semaines.

Déjà prolongé une fois jusqu’au 15 avril, le confinement va se poursuivre au-delà de cette date. Le président Emmanuel Macron s’adressera, lundi soir, aux Français, a indiqué l’Élysée, mercredi. La présidence n’a pas précisé la durée de cette nouvelle prolongation, dont l’annonce était attendue.

Dans son dernier avis, rendu public mardi soir, le Conseil scientifique avait en effet mis plusieurs conditions à la fin du confinement : que la « saturation » des services de réanimation soit « jugulée », qu’il y ait une « réduction du nombre de cas Covid-19 sur le territoire national » et que les « mesures de contrôle » qui prendront le relais soient « opérationnelles ».

Nouvelles restrictions

Sur les modalités même du confinement, de nouvelles restrictions sont entrées en vigueur, mercredi, alors qu’autorités et soignants craignent un relâchement avec la conjonction des beaux jours et des vacances de Pâques (en zone C pour le moment, Ile-de-France et Occitanie).

Dans la capitale et cinq autres départements franciliens, toute activité sportive individuelle est désormais interdite de 10 h à 19 h, face au nombre inhabituel de « joggeurs » multipliant les sorties.

En ce lundi de Pâques, il s’agira de la quatrième allocution télévisée présidentielle depuis le 12 mars. Le chef de l’État « consultera, d’ici à lundi, un grand nombre d’acteurs publics et privés, français, européens et internationaux, afin d’échanger avec eux sur les grands enjeux relatifs au Covid-19 et de préparer les décisions qui seront annoncées lundi aux Français », a précisé l’Élysée, mercredi. La France a enregistré, mercredi, un nouveau très lourd bilan quotidien dans les hôpitaux, avec 541 décès supplémentaires en 24 heures 

9 avril 2020

Ren Hang - photographe

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9 avril 2020

Coronavirus : « La Chine a une responsabilité dans cette épidémie transmise par un animal sauvage interdit de commerce »

TRIBUNE - Sylvie Lemmet - Ex-directrice du Programme des Nations unies pour l’environnement

Olivier Blond - Président de l’association Respire

Yann Arthus Bertrand - Président de la fondation GoodPlanet

Dans une tribune au « Monde », Yann Arthus-Bertrand, Olivier Blond et Sylvie Lemmet s’indignent du non-respect par la Chine de sa signature de la Convention internationale contre le trafic des espèces sauvages (Cites), qui protège le pangolin.Publié hier à 11h32, mis à jour hier à 17h56   Temps deLecture 4 min.

Tribune. L’épidémie de Covid-19 est partie de Chine, d’où le virus est passé à l’être humain par le biais d’animaux sauvages, dont, semble-t-il, les pangolins – qui sont pourtant officiellement protégés. La Chine a donc une importante responsabilité dans la naissance de cette épidémie transmise au monde entier par un animal sauvage interdit de commerce, mais en vente publique dans ses marchés. Il faut en tirer une conclusion essentielle : respecter les traités internationaux sur la biodiversité ne doit être une option pour personne.

La Chine est en effet membre de la Convention internationale contre le trafic des espèces sauvages (Cites). Cette convention a alerté depuis 1994 sur les risques d’extinction du pangolin. Son commerce a été soumis à de fortes restrictions et interdit pour les espèces asiatiques. Pourtant, le pangolin est resté l’un des animaux les plus braconnés au monde. Il est utilisé en Chine pour sa viande ou pour la pharmacopée.

Les espèces de pangolin vivant en Asie ayant diminué de façon rapide, la Chine s’est tournée vers l’Afrique pour ses approvisionnements. Les forêts du continent fournissent plusieurs centaines de milliers de pangolins chaque année pour la consommation locale et l’exportation. Le Nigeria serait la plaque tournante des exportations vers la Chine.

Le rôle des Etats d’appliquer les conventions internationales

En septembre 2016, à Johannesburg, lors de à la 17e conférence des parties de la Cites, les huit espèces de pangolins, africaines et asiatiques, ont été intégrées à l’annexe 1, statut qui interdit tout commerce international de ces espèces sauf dérogation spécifique – notamment à des fins de recherche. La Chine s’est donc engagée, comme tous les autres pays signataires, à mettre fin au trafic et à la vente des pangolins.

Cela n’a pas empêché grand-chose. Comme pour la plupart des trafics, l’importance croissante des saisies policières montre tout juste l’importance grandissante du trafic, et les marchés continuent de vendre ces petits animaux timides ou leurs cadavres. Il est avéré que les trafics d’animaux sauvages sont aux mains de mafias puissantes. Mais c’est bien le rôle des Etats que d’appliquer les conventions internationales qu’ils signent, en informant leurs populations, en contrôlant les trafics. C’est leur responsabilité.

l’Etat chinois contrôle ses citoyens comme nul autre pays, et il est impossible de croire que ces trafics perdurent sans la complicité ou la tolérance de l’Etat.

Certains pays africains peuvent avoir des difficultés à lutter contre le braconnage. Face à des braconniers plus nombreux, mieux équipés et sans vergogne, les gardes forestiers risquent leur vie dans un combat inégal. Des dizaines d’entre eux sont morts, par exemple, en tentant de lutter contre le trafic de corne de rhinocéros, principalement vers l’Asie. Mais l’Etat chinois contrôle ses citoyens, ses frontières et ses communications comme nul autre pays, et il est impossible de croire que ces trafics perdurent sans la complicité ou la tolérance de parties importantes de l’Etat.

Même position de la Chine qu’en 2002 après le SARS ?

La Chine vient d’annoncer l’interdiction de la consommation et du commerce d’animaux sauvages. Mais en 2002, après le SARS qui a émergé de chauves-souris et de civettes, le pays avait fait de même, avant de les réautoriser trois mois plus tard… Comment croire que cette fois-ci la situation ait vraiment changé ? D’autant plus que les interdictions actuelles ne concernent pas les animaux utilisés pour la pharmacopée traditionnelle.

Or, les autorités chinoises recommandent désormais contre le coronavirus un traitement à base de bile d’ours. La production de cette bile suppose des souffrances terribles dans les fermes d’élevage. D’autres traitements sont constitués à partir de crottes ou de parties de chauves-souris, dont les chercheurs pensent qu’elles hébergent le coronavirus.

L’élevage d’animaux sauvages est une industrie de 70 milliards d’euros, qui emploie 14 millions de personnes, en Chine

Que ce soit pour les ours, les chauves-souris, les pangolins ou d’autres animaux encore, les permis d’élevage d’animaux sauvages camouflent le plus souvent un trafic d’importations illégales. Et les enjeux sont majeurs : selon une étude chinoise officielle citée par le Los Angeles Times, l’élevage d’animaux sauvages est une industrie de près de 70 milliards d’euros, qui emploie 14 millions de personnes, en Chine – en particulier dans les zones les plus pauvres. Or, cette industrie est fortement encouragée par l’administration.

L’enjeu dépasse la crise mondiale du coronavirus

La Chine devait accueillir la COP15 de la Convention sur la diversité biologique des Nations unies (CDB) au mois d’octobre 2020, mais celle-ci vient d’être repoussée à cause de la pandémie. Cette conférence doit fixer les objectifs et les moyens nécessaires pour stopper le déclin de la biodiversité. C’est aussi l’occasion de réfléchir à une nouvelle gouvernance mondiale de la biodiversité, qui ne permette pas d’échapper à ses obligations. Il est temps de confronter les pays à leurs responsabilités en matière de biodiversité et d’espèces menacées.

L’enjeu dépasse la crise mondiale du coronavirus : c’est aussi celui des maladies émergentes, dont entre 60 et 75 % proviennent d’espèces animales sauvages. La crise mondiale qui affecte des milliards d’habitants de la planète n’est pas due à la malchance ou à l’ignorance ; elle est liée à l’absence de mise en œuvre d’engagements internationaux par certains pays, qui jouent avec la santé de leur population comme avec celle de la planète entière. La Chine devra désormais adopter un comportement exemplaire si elle veut demeurer un hôte crédible de la future Conférence sur la diversité biologique.

Sylvie Lemmet(Ex-directrice du Programme des Nations unies pour l’environnement), Olivier Blond(Président de l’association Respire) et Yann Arthus Bertrand(Président de la fondation GoodPlanet)

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9 avril 2020

Laetitia Casta

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9 avril 2020

Décès de Christian Bonnet

CARNAC LA TRINITÉ-SUR-MER LORIENT - NANTES. Mme Marie-Christine Bonnet, Mme Denis Bonnet, M. Rémi Bonnet, le baron et la baronne Gérard d’Espalungue d’Arros, ses enfants ; M. Tugdual de Penanster, M. et Mme Jacques Porcheret, Mme Christophe Marcille, M. et Mme Olivier de Veyrinas, M. et Mme Renaud Bonnet, M. et Mme Etienne Gouyou-Bonnet, Mme Marie-Pierre Bonnet et Victor Viollier, Adrien Bonnet, Antoine d’Espalungue d’Arros, ses petits-enfants ; ses quinze arrière-petits-enfants et toute la famille ont, en union avec Christiane, son épouse ; Francis, Denis, Eric, ses fils ; Efflam, son petit-fils, la tristesse de faire part du rappel à Dieu, muni des sacrements de l’Église, de Chr i st i a n B O N N E T Ancien ministre Membre honoraire du Parlement Ancien maire de Carnac Officier de la Légion d’honneur Commandeur de l’Ordre de Saint-Grégoire Le Grand La cérémonie religieuse aura lieu dans la plus stricte intimité familiale, compte tenu des circonstances actuelles. Une messe sera célébrée ultérieurement à Carnac. La famille remercie chaleureusement Béatrice, Fève et tout le personnel de la Villa Tohannic, à Vannes, pour l’humanité et la qualité de leur accompagnement. CARNAC. M. Olivier Lepick, maire de Carnac, le conseil municipal et les employés communaux ont le regret de vous faire part du décès de M. Christian BONNET Ancien maire, maire honoraire Ancien ministre Ancien sénateur Ancien député Ancien conseiller général En raison de cette situation particulière, les obsèques seront célébrées dans la plus stricte intimité. CRACH - LA TRINITÉ  

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Christian Bonnet

Homme politique

Responsable politique aux nombreux mandats locaux et plusieurs fois ministre, figure incontournable de la droite bretonne et du centre droit, qui appartint à ses différentes mouvances, du Mouvement républicain populaire (MRP) à l’Union pour la démocratie française (UDF), Christian Bonnet est mort le 7 avril, à l’âge de 98 ans, dans une maison de retraite de Vannes, dans le Morbihan.

Christian Bonnet est né le 14 juin 1921 à Paris. Fils aîné de Pierre Bonnet et de Suzanne Delebecque, il est en lien de parenté avec la famille de François Michel Le Tellier de Louvois, ministre de la guerre de Louis XIV. Après sa scolarité, il suit les cours de l’Ecole libre des sciences politiques de Paris. C’est sur les bancs de Sciences Po qu’il rencontre, en 1941, sa future épouse, Christiane, originaire de Lorient, avec laquelle il aura six enfants. Lorsqu’il s’installe, en 1947, à Auray, en Bretagne, c’est pour prendre la direction d’une entreprise de conserves de poisson (Delory), à Quiberon. Il est pris de passion pour le Morbihan.

L’intérieur, son « mont Blanc »

Il disait souvent « être entré en politique comme on entre en religion » et il s’est très largement impliqué dans ses multiples mandats. Il est élu député MRP du Morbihan le 2 janvier 1956. Il exercera cette fonction pendant dix-huit ans (de 1956 à 1972, puis de 1981 à 1983, au sein de l’UDF). En 1958, il devient conseiller général dans le canton de Belle-Ile-en-Mer. Il le restera pendant quarante-deux ans.

Christian Bonnet occupe ensuite également plusieurs postes ministériels, sous les présidences de Georges Pompidou et de Valéry Giscard d’Estaing. Il est d’abord secrétaire d’Etat au logement de 1972 à 1974 dans le gouvernement de Pierre Messmer. Il gère ensuite le portefeuille de l’agriculture sous les premiers ministres Jacques Chirac et Raymond Barre, entre 1974 et 1977.

Mais c’est surtout au ministère de l’intérieur, sous Raymond Barre, qu’il s’illustre de 1977 à 1981. Il succède à ce poste à Michel Poniatowski. A cette fonction éminente, qu’il considère comme le « mont Blanc de [sa] carrière », son action est marquée par la mort de Jacques Mesrine, ennemi public numéro un, abattu par des policiers porte de Clignancourt, à Paris, le 2 novembre 1979. « C’était un bandit, ce Mesrine, un type excentrique. Le but était bien de l’arrêter, pas de l’abattre, mais les circonstances en ont décidé autrement. Je n’ai donc aucun regret », confiera-t-il sur cette fin violente.

Un autre événement marque son mandat : l’attentat à la bombe contre la synagogue de la rue Copernic, à Paris, le 3 octobre 1980, qui fait quatre morts et 46 blessés. C’était le premier attentat antisémite en France depuis la fin de la seconde guerre mondiale, frappant de stupeur l’opinion publique. Il reste à ce poste jusqu’à la défaite de Valéry Giscard d’Estaing face à François Mitterrand en mai 1981.

Dans le Morbihan, il fut aussi maire de Carnac pendant trente-deux ans de 1964 à 1996, puis premier adjoint d’une ville qu’il a contribué à transformer en une agréable station balnéaire. Le maire de Carnac, Olivier Lepick, a salué, dans Le Télégramme, « un maire visionnaire, qui a su préserver sa ville du béton. C’était un menhir géant au milieu des menhirs ».

Il finit sa carrière en tant que sénateur du Morbihan. Elu en 1983, il est réélu en 1992 et achève définitivement son mandat au Palais du Luxembourg en 2001. François Goulard, président du conseil départemental du Morbihan, se souvient d’un Christian Bonnet à deux faces : « Aussi sérieux et rigoureux dans ses fonctions que drôle et humain à côté. » « Notre pays perd un républicain opiniâtre et un serviteur de l’Etat exigeant », a souligné de son côté le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner.

9 avril 2020

A la Demeure du Chaos....

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9 avril 2020

Inquiétude au Royaume-Uni sur la capacité du gouvernement à agir en l’absence de Boris Johnson

Par Cécile Ducourtieux, Londres, correspondante

Alors que le premier ministre est hospitalisé, médias et politiques s’interrogent sur la capacité de son cabinet à répondre, en son absence, au défi posé par l’épidémie.

Les Britanniques sont sous le choc. Leur premier ministre Boris Johnson, 55 ans, devait à nouveau passer la nuit en soins intensifs mardi 7 avril, dans un état « stable » mais grave, des suites de l’infection due au nouveau coronavirus, alors que le pays a enregistré un nombre record de décès en vingt-quatre heures (786, pour un total de 6 159) et que les scientifiques conseillant Downing Street ne voient toujours pas venir le pic épidémique.

Et alors que cette situation inédite et inquiétante risque de se prolonger – personne n’imagine que M. Johnson, même s’il échappe à la mise sous ventilation, ne sera complètement rétabli dans les jours qui viennent –, une question étreint les Britanniques. Ce qui reste du gouvernement est-il capable de prendre les décisions complexes et délicates auxquelles le pays risque de faire face en pleine crise pandémique ?

L’émotion était palpable chez les responsables politiques qui ont défilé, mardi, sur les antennes nationales, pour dire leur soutien au premier ministre, hospitalisé depuis dimanche 5 avril au soir dans l’unité de soins intensifs de l’hôpital St Thomas à Londres.

Boris « est un battant », soulignait, les larmes aux yeux, le député Iain Duncan Smith, ex-président du Parti conservateur au début des années 2000. « Il est une véritable figure de proue, il va s’en sortir », assurait Lindsay Hoyle, le speaker (président) de la Chambre des communes. « Les gens sont anxieux », avouait aussi Keir Starmer, le tout nouveau leader des travaillistes, précisant que son parti « agira dans l’intérêt du pays ».

Popularité de Boris Johnson

Présent dans le paysage médiatique et politique national depuis près de trente ans, Boris Johnson est une figure familière des Britanniques : tous connaissent sa tignasse blonde, sa propension à faire des blagues, son charme, son énergie communicative. Grand promoteur du Brexit, souvent approximatif, notamment avec la vérité, il a suscité beaucoup de critiques mais il reste populaire. Très bien élu lors des élections générales de décembre 2019, il dispose d’une légitimité et d’une autorité indéniables.

Lundi 6 avril, suite à l’aggravation de l’état de M. Johnson, Downing Street a précisé de manière un peu énigmatique, que Dominic Raab, ministre des affaires étrangères et premier secrétaire d’Etat, avait été désigné par le chef du gouvernement pour être son « suppléant (…) là où ce serait nécessaire ».

M. Raab a présidé lundi et mardi les réunions quotidiennes « covid-19 » avec les autres ministres du cabinet (les membres les plus importants du gouvernement). Etaient présents, par visioconférence, le ministre d’Etat Michael Gove, celui de la santé Matt Hancock, le chancelier de l’Echiquier Rishi Sunak, mais aussi Patrick Vallance, conseiller scientifique en chef et Chris Whitty, conseiller médical en chef.

Mais Dominic Raab, qui fut le ministre du Brexit de Theresa May, n’est pas pour autant un véritable chef du gouvernement par intérim (Boris Johnson reste le premier ministre, à moins de démissionner ou de décéder). De quelle autorité disposera M. Raab quand il s’agira de trancher des questions difficiles ? Arrêter, par exemple, une stratégie pour la levée du confinement, qui dure depuis plus de quinze jours et qui va probablement devoir être prolongé à partir de lundi 13 avril ? Et s’il s’agissait de faire face à une question relevant de la sécurité nationale ?

« Primus inter pares, le premier d’entre nous »

Dans un pays sans Constitution écrite, difficile de trancher de manière définitive. « Nous ne sommes pas dans un régime présidentiel, le premier ministre est un primus inter pares dans le cabinet, le premier d’entre nous. Et au sein du cabinet, les décisions sont prises au consensus, c’est lui le véritable organe de décision », rappelait, mardi, le ministre Michael Gove.

A en croire une étude tout juste rédigée par Ketaki Zodgekar et Catherine Haddon, deux expertes du think-tank Institute for Government, « il n’est pas prévu de pouvoirs formels pour un ministre qui remplacerait un premier ministre dans l’incapacité de remplir ses fonctions. Un tel rôle découle de la seule autorité du premier ministre et en pratique, la décision de [désigner un suppléant] doit être soutenue par le reste du cabinet. »

Si tous les ministres du cabinet sont sur la même longueur d’onde, l’intérim peut se passer sans encombre. Mais les problèmes risquent d’apparaître en cas de conflits entre ministres. Or les médias britanniques insistent depuis plusieurs jours sur les tensions entre le chancelier de l’Echiquier Rishi Sunak, qui est pressé de lever le confinement, et Matt Hancock, le ministre de la santé, soucieux de préserver au maximum le système hospitalier national (le NHS).

Si l’état de santé du premier ministre se dégradait encore, Dominic Raab « devrait user d’autorité et savoir quand agir. Mais ce sera très difficile car il sera entouré de gens qui savent ce que Boris Johnson a dit, qui croient qu’il sera peut-être vite de retour, ou qui poursuivent leur agenda personnel », a estimé Lord Michael Heseltine mardi au micro de la BBC Radio4 ; cette autorité morale chez les conservateurs fut vice-premier ministre de John Major entre 1995 et 1997, mais il ne s’est jamais retrouvé dans la situation de M. Raab.

« Un incroyable esprit d’équipe »

« Nous partageons un incroyable esprit d’équipe », affirmait M. Raab mardi matin, à propos du cabinet. Le diplomate de 46 ans, brexiter de la première heure, est considéré comme un proche de M. Johnson et bénéficie en tout cas de sa confiance.

Il a voulu de nouveau rassurer en soirée, lors de la conférence de presse désormais quotidienne de Downing Street. « Au cabinet, nous savons exactement ce qu’attend [Boris Johnson] de nous en ce moment. Et suite à notre réunion d’aujourd’hui, je veux rassurer le premier ministre et nos concitoyens. Son équipe ne fléchira pas, elle ne reculera pas devant la tâche en ce moment crucial. Nous allons garder toute notre concentration et notre détermination pour délivrer le plan du gouvernement visant à vaincre le coronavirus. »

A court terme, il s’agit encore de « ralentir les contaminations », afin de réduire le nombre de cas graves nécessitant des hospitalisations et aider ainsi le NHS à supporter la charge. La délicate question de la sortie du confinement ne devrait pas se poser dans l’immédiat a suggéré M. Raab, le pic épidémique n’étant pas encore en vue. L’augmentation des cas de contamination semblait certes ralentir mardi, « mais cette tendance ne sera pas claire avant au moins une semaine » a prudemment estimé Patrick Vallance.

9 avril 2020

Sarah Moon (née en 1941)

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La photographe. L’ancienne mannequin française Sarah Moon a apporté un nouveau souffle à la photographie, avec ses campagnes publicitaires poétiques, mais aussi ses photographies et ses films artistiques.

Sa série à connaître. En 1968, avec la complicité de la styliste Corinne Sarrut et du publicitaire Robert Delpire, Sarah Moon façonne l’identité de la marque Cacharel avec des compositions oniriques aussi narratives que référencées.

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