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Jours tranquilles à Paris

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7 avril 2020

Sasha Pivovarova (2008) Photo : Inez et Vinoodh

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 Photo ci-dessus Inez et Vinoodh

Inez van Lamsweerde (née en 1963)

La photographe. Alors qu’elle est encore étudiante à l’académie Gerrit Rietveld à Amsterdam, Inez van Lamsweerde rencontre le jeune styliste Vinoodh Matadin. Ils forment, depuis 1986, le duo Inez & Vinoodh et travaillent avec de nombreux magazines, maisons de haute couture et stars.

Sa série à connaître. Dans Thank You Thighmaster (1993), Inez van Lamsweerde retouche les corps féminins jusqu’à les rendre hybrides, afin de questionner la représentation de la féminité, la subversion de l’identité et le genre.

ines_van_lam____daniel_zuchnik___jpg_1536_north_446x655_transparentInez van Lamsweerde 

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7 avril 2020

Australie : le cardinal Pell est sorti de prison après sa victoire devant la Haute Cour

cardinal

L’Australien de 78 ans avait été condamné à six ans de prison pour des violences sexuelles sur deux adolescents dans les années 1990.

Le cardinal George Pell, un prélat qui fut l’un des plus puissants du Vatican, est sorti de prison après avoir gagné, mardi 7 avril, devant la Haute Cour d’Australie une longue bataille judiciaire pour faire annuler ses condamnations pour abus sexuels sur mineurs.

L’Australien de 78 ans, qui clamait son innocence, a été acquitté de cinq chefs d’accusation, au bénéfice du doute.

Ancien secrétaire à l’économie du Saint-Siège, le cardinal Pell avait été condamné en mars 2019 à six ans de prison pour des violences sexuelles commises sur deux adolescents de 13 ans en 1996 et 1997 dans la cathédrale Saint-Patrick de Melbourne, dont il était l’archevêque. En décembre 2018, un jury l’avait condamné pour ces infractions avant que la décision ne soit confirmée par un panel de trois juges de la cour d’appel de l’Etat de Victoria en août 2019, dans un arrêt partagé 2-1.

Culpabilité pas établie « selon le niveau de preuve requis »

Mardi, la Haute Cour d’Australie à Brisbane a estimé qu’il y avait « une possibilité importante qu’une personne innocente ait été condamnée parce que les preuves n’ont pas établi sa culpabilité selon le niveau de preuve requis ».

Les sept magistrats de la Haute Cour ont ainsi estimé à l’unanimité que la juridiction inférieure avait « omis de se pencher sur la question de savoir s’il restait une possibilité raisonnable que l’infraction n’ait pas été commise, de sorte qu’il aurait dû y avoir un doute raisonnable quant à la culpabilité du demandeur ».

Le cardinal George Pell a déclaré que cette décision avait réparé « une grave injustice » ajoutant : « Je ne veux pas que mon acquittement ajoute à la douleur et à l’amertume que beaucoup ressentent ; il y a certainement assez de douleur et d’amertume ». Le cardinal Pell a passé un an dans la prison de l’Etat de Victoria.

L’ancien trésorier du Vatican reste dans la prêtrise, mais son futur rôle dans l’Eglise catholique reste incertain. Au cours de son procès, il a été discrètement écarté des plus hautes instances, mais le Vatican avait résisté à l’ouverture d’une enquête interne.

7 avril 2020

Laetitia Casta photographiée par Jean Paul Goude pour les Galeries Lafayette

casta goude

7 avril 2020

Royaume-Uni - Covid-19 : Boris Johnson transféré en soins intensifs

COURRIER INTERNATIONAL (PARIS)

Le Premier ministre britannique, âgé de 55 ans, avait été admis dans un hôpital de Londres dimanche soir en raison de “symptômes persistants”. Le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, le remplacera “si nécessaire”.

La nouvelle “a fait frémir le gouvernement”, écrit le Financial Times : le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a été transféré en soins intensifs, lundi 6 avril dans la soirée, ses symptômes de Covid-19 s’étant “aggravés” au lendemain de son admission à l’hôpital St Thomas de Londres, selon le 10 Downing Street.

M. Johnson a demandé à son ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, de le remplacer “si nécessaire”.

Le chef du gouvernement, âgé de 55 ans, a été transféré à 19 heures lundi soir par mesure de précaution au cas où il aurait besoin d’un respirateur, mais il est resté conscient pour le moment. Il “reçoit d’excellents soins”, assure Downing Street dans un communiqué :

Le Premier ministre est soigné par les médecins de l’hôpital St Thomas, à Londres, après avoir été admis avec des symptômes persistants de Covid-19. Au cours de (lundi) après-midi, l’état de santé du Premier ministre s’est aggravé et, sur les conseils de son équipe médicale, il a été transféré (à l’unité de soins intensifs de l’hôpital). Le Premier ministre reçoit d’excellents soins et remercie tout le personnel du NHS [le système de santé public] pour son travail et son dévouement.”

“Il ne semble pas s’être reposé”

Selon un reporter politique de la BBC, le chef du gouvernement aurait reçu de l’oxygène lundi en fin d’après-midi avant d’être emmené en soins intensifs. “Tous les patients en soins intensifs ne sont pas placés sous respirateur, mais environ deux tiers le sont dans les vingt-quatre heures suivant leur admission”, décrypte par ailleurs un rédacteur santé-sciences de la chaîne d’information britannique. “Il s’agit d’une maladie qui attaque les poumons et peut provoquer une pneumonie et des difficultés respiratoires. L’organisme doit alors lutter pour apporter suffisamment d’oxygène au sang et aux organes vitaux.”

Lundi encore, Boris Johnson s’était dit “de bonne humeur” dans un message sur Twitter. Il avait révélé le 27 mars être atteint du Covid-19 dans une vidéo publiée sur le réseau social, rappelle The Telegraph. “Personne ne s’était vraiment trop inquiété (…), et encore moins Johnson lui-même”, qui, depuis lors, “a essayé de minimiser sa maladie avec son optimisme habituel”, écrit le quotidien conservateur. Pour le journal, “il ne semble pas s’être reposé comme il le devrait peut-être, en essayant de faire face à la plus grande crise depuis la Seconde Guerre mondiale tout en luttant en même temps (lui-même) contre le virus”.

“L’horrible virus ne fait pas de discrimination”

Les réactions de soutien à M. Johnson se sont multipliées lundi soir. Au Royaume-Uni, l’ancienne Première ministre Theresa May, qui a précédé M. Johnson à Downing Street, et l’ancien chef du Parti travailliste Jeremy Corbyn ont tous deux déclaré que leurs pensées allaient vers lui. Mme May a noté que “l’horrible virus ne [faisait] pas de discrimination”.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lui a également souhaité “un rétablissement rapide et complet”. Outre-Atlantique, le président américain, Donald Trump, a déclaré que les États-Unis “pri[ai]ent” pour Boris Johnson et a sommé les “géniaux” géants pharmaceutiques américains de l’aider.

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7 avril 2020

Boris Johnson hospitalisé, le Royaume-Uni en petite forme

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Par Sonia Delesalle-Stolper, Correspondante à Londres —  LIBERATION

Les interrogations autour de l’hospitalisation du Premier ministre et de sa capacité à gouverner se multiplient dans un contexte où l’absence de stratégie claire face à l’épidémie est de plus en plus criante.

Sur la rive sud de la Tamise, au coin du pont de Westminster, St Thomas’Hospital est un rectangle massif construit dans les années 70. S’il est en état de regarder par la fenêtre de sa chambre, Boris Johnson peut contempler le Parlement, juste en face, de l’autre côté du fleuve. A moins de 300 mètres se trouvent Downing Street et l’appartement, au numéro 11, où il était reclus depuis dix jours avant son admission à l’hôpital dimanche soir.

«Nuit confortable».

L’état de santé réel de Boris Johnson, testé positif au Covid-19 il y a onze jours, interroge de plus en plus alors que le pays est aux prises avec une crise historique. Selon les scientifiques, le pic de l’épidémie devrait toucher le Royaume-Uni d’ici sept à dix jours. Aux inquiétudes autour de la santé du Premier ministre et de sa capacité à gouverner depuis un lit d’hôpital, se greffe un sentiment global de confusion concernant la stratégie du gouvernement, le tout sur fond d’escarmouches entre les différents ministres encore en bonne santé.

Le Premier ministre est «plus que jamais aux commandes du gouvernement», a voulu rassurer lundi matin sur tous les médias Robert Jenrick, ministre au Logement. Mais quelques minutes plus tard, Downing Street précisait que Boris Johnson resterait «hospitalisé le temps qu’il faudra», avant d’ajouter qu’il avait passé «une nuit confortable». Le porte-parole annonçait aussi l’annulation pure et simple de la réunion hebdomadaire du cabinet, qui rassemble chaque mardi les 26 principaux ministres autour du chef du gouvernement. Dans un tweet publié en début d’après-midi lundi, Boris Johnson a indiqué qu’il avait «bon moral» et restait «en contact avec [s] on équipe alors que nous luttons ensemble contre ce virus».

Lundi matin, la réunion quotidienne de crise sur la gestion de l’épidémie de Covid-19 a été présidée par le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab. Constitutionnellement, sa position de First Secretary of State le désigne pour assurer les affaires courantes lorsque le Premier ministre est dans l’incapacité de le faire. A ses côtés opère Mark Sedwill, secrétaire général du gouvernement et, à ce titre, plus haut fonctionnaire du pays. Depuis plusieurs jours, les rumeurs abondent sur une mésentente entre ces deux personnages mais aussi entre le ministre de la Santé, Matt Hancock, et le ministre d’Etat Michael Gove, en charge de la bonne marche du gouvernement.

Officiellement, Boris Johnson a été hospitalisé peu après 20 heures dimanche, juste au moment où l’adresse exceptionnelle à la nation de la reine Elizabeth II était diffusée. Il a été conduit en voiture et non en ambulance à l’hôpital, sur recommandations de ses médecins, inquiets de voir ses symptômes persister après dix jours d’isolement.

Il souffrait notamment toujours d’une «forte fièvre et d’une toux», a indiqué Downing Street. Selon le Times, il aurait reçu de l’oxygène à son arrivée à St Thomas’Hospital, avant de subir une batterie d’examens, dont Downing Street n’a pas précisé la teneur.

Silhouette.

L’agence de presse russe RIA Novosti avait affirmé dimanche soir que le Premier ministre avait été intubé et placé sous respirateur artificiel, ce qui a été catégoriquement démenti par Downing Street. «Si ses symptômes ne se sont pas améliorés, ils ne se sont pas non plus aggravés», a précisé le porte-parole.

Boris Johnson, qui jouit en général plutôt d’une bonne santé, était apparu en public la dernière fois jeudi soir à 20 heures. Silhouette solitaire, il était sorti dans la nuit sur le seuil de Downing Street pour applaudir les personnels de santé, comme dans le reste du pays. Vendredi, une courte vidéo sur Twitter le montrait les traits tirés et le souffle court. Il y annonçait qu’il restait en quarantaine car il souffrait de symptômes persistants, «notamment de la fièvre». Dimanche, le Sunday Times faisait mention de réunions par visioconférence avec des ministres et conseillers la semaine précédente, entrecoupées de violentes quintes de toux du Premier ministre.

Le gouvernement britannique a été touché au cœur par l’épidémie de Covid-19. Outre Boris Johnson, son conseiller spécial Dominic Cummings, trois autres conseillers et le conseiller médical en chef, Chris Whitty, se sont isolés après avoir développé des symptômes du virus. Le ministre de la Santé, Matt Hancock, avait annoncé être positif exactement en même temps que Boris Johnson, mais s’est remis plus vite. Depuis trois jours, il est de retour en première ligne et mène les conférences de presse quotidiennes sur l’épidémie. Mais l’impression de confusion domine. La stratégie gouvernementale a déjà évolué brutalement, après de violentes critiques sur un important retard pris au début de l’épidémie, notamment autour de l’idée de laisser se développer une immunité collective. Des annonces contradictoires se suivent, ajoutant au sentiment que personne n’est réellement aux commandes.

Phare.

Il y a deux semaines, le ministre de la Santé avait ainsi annoncé en fanfare que 3,5 millions de tests anticorps, permettant d’établir qui est immunisé contre le Covid-19 après une infection, étaient sur le point d’être mis à disposition des personnels de santé. John Newton, tout juste nommé par le gouvernement pour superviser la question des tests, a révélé lundi dans le Times qu’aucun des tests en cours d’évaluation n’était fiable et qu’il faudrait sans doute plusieurs mois avant d’en mettre au point un qui le soit.

Dimanche soir, posée et calme, la reine Elizabeth II a emprunté les mots d’une chanson célèbre de Dame Vera Lynn, 103 ans et vedette pendant la Seconde Guerre mondiale : «Nous nous reverrons», a promis la reine, seul phare rassurant du moment au Royaume-Uni.

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7 avril 2020

La Demeure du Chaos

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7 avril 2020

La parole politique mise à mal dans la lutte contre le Covid-19

Par Alexandre Lemarié

La défiance d’une partie de l’opinion et la prolifération de « fake news » mettent en difficulté le gouvernement dans sa gestion de la crise.

Le phénomène n’est pas nouveau. Mais il s’amplifie avec l’épidémie de coronavirus. Alors que l’exécutif doit faire face à une crise sanitaire sans précédent, la défiance envers la parole officielle atteint des sommets. Selon un sondage Elabe publié le 1er avril, seulement 41 % des Français font confiance au pouvoir pour « lutter efficacement contre l’épidémie », soit 18 points de moins en deux semaines.

Plus grave, près de deux Français sur trois pensent que le gouvernement leur ment sur la gestion de l’épidémie : 63 % estiment qu’on leur « cache des choses », selon un sondage OpinionWay, publié le 30 mars ; 70 % que l’Etat « ne dit pas la vérité aux Français », dans une étude Odoxa, publiée cinq jours plus tôt. « La confiance dans la parole politique était déjà basse au début du quinquennat. Elle a baissé au moment des gilets jaunes, et continue de s’effriter. Le discrédit est aujourd’hui majeur », se désole l’ex-député La République en marche (LRM), Matthieu Orphelin.

Un souci de taille pour l’exécutif, au moment où il doit convaincre la population de respecter ses consignes de confinement, sur le long terme. Sans se relâcher, alors que des dizaines de Français ont pris des libertés avec l’attestation de déplacement, ce week-end. « On constate un délitement de la parole politique, réduite au même niveau que le pékin moyen sur Facebook », regrette le délégué général adjoint de LRM, Pierre Person.

Les critiques de l’opposition et des personnels soignants contre la pénurie de matériel ont contribué à nourrir la défiance actuelle. « Dans l’opinion, on constate une très forte grogne contre le manque de masques et des tests, avec l’idée que les premiers à en pâtir sont les salariés, qui continuent à travailler sur le terrain », observe Jérôme Fourquet, directeur du pôle opinion à l’IFOP. Avant de pointer le risque d’une recrudescence d’un clivage entre « les élites » et « le peuple » : « Cela réactive un ressentiment de la France d’en bas contre les technos, accusés de ne pas avoir suffisamment préparé le pays à affronter une telle crise. On retrouve un syndrome du mouvement des gilets jaunes, avec l’idée que la classe politique aurait collectivement failli. »

Si la volte-face de l’exécutif sur la question des masques suscite le trouble en interne - « Dire qu’il n’y avait pas besoin de masques est une erreur, qui a entaché la crédibilité du propos du gouvernement dans son ensemble », enrage un député LRM – elle donne surtout des arguments à l’opposition. La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, est allée jusqu’à dénoncer un gouvernement, qui ment sur « absolument tout, sans aucune exception ». Des propos « démagogiques », selon les macronistes. « Marine Le Pen affaiblie la démocratie en se faisant porte-drapeau des complotistes en tout genre, assène le député LRM Pieyre-Alexandre Anglade. Elle mélange faits et avis pour créer de la confusion. »

Perméabilité de la société aux théories du complot

Au-delà du rôle joué par l’opposition, les responsables de la majorité s’inquiètent surtout de la prolifération des fausses informations, qui rejaillissent sur Internet, et de la perméabilité de la société française aux théories du complot. Dans un sondage IFOP diffusé le 28 mars, 26 % des Français estiment que le coronavirus a été créé intentionnellement en laboratoire. « Sur les réseaux sociaux, toutes les paroles se valent. Notre société verse dans l’idée qu’on cacherait la vérité sur nombre de sujets », se désole Pierre Person. « Les théories complotistes percent dans notre pays, avec une remise en cause de toute parole officielle, qu’elle soit politique, scientifique ou médiatique, s’alarme Aurore Bergé, porte-parole de LRM. Il y a un vrai risque que la crise sanitaire et économique actuelle rejaillisse sur une crise démocratique et d’information. »

Déterminé à traquer « les fausses informations », le mouvement présidentiel a mis en place une rubrique « désintox » sur le site Internet de LRM pour mener la bataille sur les réseaux sociaux. Une initiative essentielle aux yeux du délégué général, Stanislas Guerini, qui y voit un affrontement idéologique entre deux modèles. « C’est un combat à la vie, à la mort entre ceux qui ont la conviction que c’est dans les démocraties qu’on trouvera la solution à cette crise multiforme face à ceux qui ont une tentation populiste, voire autoritaire. »

« La crise du coronavirus est un test pour la démocratie, qui doit affronter les mensonges des nationalistes qui se prétendent mieux à même de protéger les peuples que les autres, observe M. Anglade, en dénonçant des ingérences étrangères. Derrière la guerre sanitaire, se joue une guerre d’influence menée par la Chine ou la Russie, qui présentent leurs systèmes politiques comme des modèles pour vaincre la pandémie. »

« Clarté » et « transparence »

Un combat qui tient à cœur à Emmanuel Macron. Le 16 mars, lors de sa deuxième allocution télévisée, il a mis en garde les Français contre les « fausses informations », qui « circulent à tout va ». « Evitez de croire dans toutes les fausses rumeurs, les demi-experts ou les faux-sachants », a-t-il demandé, en vantant « la parole claire » et « l’information transparente » de l’exécutif.

« Clarté » et « transparence ». C’est justement les mots d’ordre d’Edouard Philippe dans sa communication de crise. Après quelques faux pas, le premier ministre a multiplié les prises de parole, ces derniers jours, pour rassurer sur la gestion du gouvernement. Sa méthode ? Tout dire, sans nier les problèmes ou les hésitations. Le 2 avril, sur TF1, le locataire de Matignon a ainsi reconnu les « vraies difficultés » auxquelles se heurte la France pour s’approvisionner en masques ou admis des « tensions très fortes » sur certains médicaments. « Nous ne savons pas tout », a-t-il encore affirmé le 1er avril devant la mission d’information de l’Assemblée. Comme s’il s’agissait de tout mettre sur la table, afin de se prémunir contre toute accusation de mensonge.

7 avril 2020

Le chanteur CHRISTOPHE avec LAETITIA CASTA

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7 avril 2020

Frank Von Mars - photographe

Le photographe Frank Von Mars  et le mannequin Mia se sont associés pour l' éditorial exclusif NAKID intitulé L'origine Du Monde '. Cet ensemble est un hommage à «L'Origine du monde», une peinture de Gustave Courbet. Mars est né à Mars, vivant sur Terre et basé à Londres (Royaume-Uni).

Si vous aimez cette histoire visuelle, montrez-leur un peu d'amour, ce n'est qu'un aperçu des choses incroyables qu'ils ont créées - rendez-vous sur leur Instagram ci-dessous pour en savoir plus sur cet artiste génial et soutenir leur créativité et votre inspiration quotidienne en les suivant !

Découvrez plus de Frank Von Mars et leur travail ici: 

https://www.instagram.com/frankvonmars/

https://www.frankvonmars.com/

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7 avril 2020

Milo Moiré - photos : Peter Palm

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